Kindia : Ismaël Nabé lance le premier Recensement général des entreprises en Guinée

Le ministre du Plan et de la Coopération internationale a lancé, ce mercredi 16 septembre 2026 à Kindia, la phase régionale du RGE1. Prévue pour durer deux mois, cette opération mobilisera plus de 1 000 agents à travers le pays pour établir une cartographie du tissu entrepreneurial guinéen.
Après Conakry, la ville de Kindia accueille à son tour le lancement du premier Recensement général des entreprises (RGE1). Présidée par le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, la cérémonie s’est tenue ce mercredi 16 septembre 2026 en présence des autorités administratives, des opérateurs économiques et de plusieurs acteurs du secteur privé.

Retenue comme région pilote, Kindia constitue la deuxième étape de cette opération nationale destinée à mieux connaître les entreprises, leurs secteurs d’activité et leur répartition géographique. À travers ce recensement, les autorités ambitionnent de disposer de données fiables pour orienter les politiques publiques et renforcer l’accompagnement du secteur privé.
Face aux représentants des services déconcentrés de l’État et aux acteurs économiques de la région, le ministre Ismaël Nabé a expliqué les enjeux de cette initiative, présentée comme une première dans l’histoire statistique et économique du pays.

« Nous sommes à Kindia ce matin pour continuer le travail déjà commencé à Conakry. La région de Kindia a été choisie comme région pilote, parce que beaucoup de nos activités ont lieu ici. Kindia est une ville cosmopolite, une ville tampon, mais aussi une ville de sagesse », a-t-il déclaré.
Pour le ministre, cette étape doit permettre de recueillir des informations sur l’ensemble de l’écosystème économique local, notamment auprès des autorités administratives, des maires, des chefs de quartier, des présidents de marchés et des opérateurs économiques.
« Nous sommes donc venus lancer cette opération et échanger avec nos services déconcentrés, les sous-préfets, les maires, les chefs de quartier, les présidents des marchés et tout l’écosystème économique afin de faire la cartographie économique de notre pays. Ce recensement, c’est la première fois dans l’histoire de la Guinée qu’il y a un recensement général des entreprises », a-t-il ajouté.
L’opération ne se limite toutefois pas à la seule identification des entreprises. Elle doit également contribuer à une meilleure compréhension des activités économiques exercées sur le territoire national.

Ismaël Nabé a tenu à préciser la vocation statistique de l’initiative, en écartant toute assimilation à un mécanisme de contrôle.
« Ce n’est pas un instrument de contrôle, mais un instrument de connaissance. C’est un instrument qui va aider les politiques publiques à prendre des décisions en faveur du secteur privé, mais aussi permettre à nos partenaires économiques et financiers, un peu partout dans le monde, de savoir où sont nos entrepreneurs, qui sont nos entreprises et quels types d’activités ils exercent sur l’étendue du territoire », a-t-il expliqué.
Le RGE1 doit s’étendre progressivement aux différentes régions administratives du pays. Selon les précisions fournies par le ministre, plus de 1 000 agents seront déployés sur le terrain pour conduire cette opération pendant deux mois.
« Cet exercice va durer deux mois. Sur toute l’étendue du territoire, plus de 1 000 agents vont être déployés dès demain pour cet exercice d’envergure », a annoncé Ismaël Nabé.

Le ministre a également salué l’accompagnement des autorités administratives, de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat ainsi que des organisations patronales, dont la mobilisation est jugée essentielle à la réussite de l’opération.
S’inscrivant dans une démarche de planification économique, le recensement doit permettre à l’État de mieux cerner les réalités du secteur privé et de disposer d’informations utiles à la prise de décision.
« Un pays qui connaît ses données, c’est un pays qui planifie mieux ; et un pays qui planifie mieux, c’est un pays qui va se développer », a souligné Ismaël Nabé.

Pour le ministre du Plan et de la Coopération internationale, cette initiative s’inscrit également dans les ambitions de développement portées par les autorités guinéennes.
« C’est l’objectif affiché par Son Excellence le Président Mamadi Doumbouya dans le cadre de la vision Simandou 2040, qui est le programme de développement socio-économique durable de notre pays pour les quinze prochaines années », a-t-il déclaré.
À travers cette opération, le gouvernement entend renforcer la connaissance du tissu entrepreneurial national et améliorer les bases statistiques nécessaires à la planification du développement économique.

Présente à la cérémonie de lancement, la Chambre nationale du commerce, de l’industrie et de l’artisanat de Guinée a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les équipes chargées du recensement.
Abdourahamane Kaba, trésorier principal de l’institution, a mis en avant l’implantation de la Chambre de commerce à travers le pays et son rôle d’interface entre l’État et les opérateurs économiques.
« Le rôle de la Chambre du commerce est indéniable dans la réussite de ce recensement général. Vous n’êtes pas sans savoir que la Chambre de commerce est l’institution la mieux représentée sur l’ensemble du territoire. Nous sommes au niveau des régions, des préfectures, des sous-préfectures et des districts », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette présence territoriale constitue un atout pour faciliter la mobilisation des acteurs économiques et contribuer à la réussite de l’opération.
« Notre rôle, c’est d’être le relais entre l’État et le secteur privé. Si on nous confie cette tâche, nous vous rassurons que la Chambre de commerce va se donner à fond pour la réussite de ce recensement, car nous savons ce que cela va nous rapporter en tant qu’entreprises », a assuré Abdourahamane Kaba.

Il a également insisté sur le lien entre le recensement et la promotion du contenu local, notamment à travers le renforcement des capacités des entreprises guinéennes.
« Nous allons dans le sens d’aider le contenu local et qui parle de contenu local parle des entreprises locales. Le contenu local ne peut avoir sa valeur que si nous sommes bien formés et bien accompagnés », a-t-il ajouté.
Avec le lancement régional de Kindia, le premier Recensement général des entreprises entre dans une nouvelle phase de son déploiement national. Pendant deux mois, les équipes mobilisées devront recueillir les informations nécessaires à l’identification des entreprises, de leurs secteurs d’activité et de leur répartition géographique.
À terme, cette opération doit fournir aux pouvoirs publics et aux acteurs économiques une meilleure visibilité sur le tissu entrepreneurial guinéen, afin de soutenir la planification économique et l’accompagnement du secteur privé.
Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info
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