
L’interdiction des sachets d’eau à usage unique commence à se faire sentir sur le terrain en Guinée. Quelques jours seulement après l’entrée en vigueur de la mesure, les sachets d’eau se raréfient dans plusieurs points de vente. Une évolution que Mohamed Kourouma, PDG de Hamana Groupe, interprète comme un premier signe d’adhésion de la population à la décision des autorités.
Pour l’opérateur économique, la rapidité avec laquelle les sachets ont disparu des circuits de distribution témoigne surtout d’une prise de conscience autour du respect de la réglementation.
« L’État a interdit l’eau en sachet. Maintenant, dans trois jours, tout a disparu. Ça veut dire que la loi a commencé, la Guinée a commencé à comprendre qu’il faut respecter la loi. C’est la loi qui est importante », souligne-t-il.
Mais derrière cette disparition rapide se pose une autre question : celle de la capacité de l’offre actuelle à répondre aux besoins de la population. Mohamed Kourouma rappelle qu’une importante partie des consommateurs dépendait de l’eau conditionnée en sachets et estime que les capacités de production disponibles ne suffisent pas encore à couvrir l’ensemble de la demande.
Pour le patron de Hamana, l’application de la mesure doit ainsi s’accompagner d’une réflexion sur l’approvisionnement en eau potable. L’enjeu consiste, selon lui, à faire respecter l’interdiction tout en évitant que les populations ne soient confrontées à des difficultés durables d’accès à l’eau.
Il appelle donc à une collaboration entre les pouvoirs publics et les opérateurs du secteur afin d’anticiper les éventuelles tensions sur l’offre et de mettre en place des solutions adaptées.
« Je pense qu’ils vont trouver la solution », assure Mohamed Kourouma.
Oumar Sylla Bah pour Planete7.info
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