Permis minier : Derrière les accusations, la main de ceux qui veulent abattre Ousmane Doumbouya

En Guinée, les accusations circulent souvent plus vite que les faits. Et ces derniers jours, c’est Ousmane Doumbouya, conseiller à la Présidence, qui en fait l’amère expérience. Une campagne virale le lie à une affaire d’attribution de permis minier, dans laquelle il serait, selon certains relais, au cœur d’une affaire de corruption à plusieurs millions de dollars. Une version jugée absurde par ceux qui suivent de près le dossier.
C’est sur les réseaux sociaux que l’affaire a éclaté, avant d’être reprise dans certaines publications en ligne. Le schéma est connu : on lance une rumeur, on cite des montants faramineux ici, 20 millions de dollars, on y ajoute des noms bien placés, et on laisse la machine s’emballer. En l’occurrence, le nom d’Ousmane Doumbouya a été associé à celui du ministre des Mines dans un récit que plusieurs sources qualifient de fiction organisée.
Dans le cercle présidentiel, l’indignation est palpable. Loin de l’image que tentent de dresser les accusateurs, le conseiller est présenté comme un homme d’appareil respecté, méthodique, et très attaché à la réserve. Un profil qui ne cadre pas avec les faits évoqués. Pour un proche du dossier, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une manipulation. « Je peux vous assurer qu’il n’a strictement rien à voir avec ce dossier. Aucun lien, ni avec les Chinois ni avec les Guinéens qui se disputent le permis », assure un acteur informé.
La stratégie n’est pas nouvelle. Dans un contexte où la politique s’entremêle souvent aux intérêts économiques, jeter le discrédit sur un collaborateur du Président peut servir plusieurs desseins : fragiliser une influence, détourner l’attention ou encore régler des comptes internes. D’autant plus que la personne visée est connue pour sa proximité ancienne avec le chef de l’État, Mamadi Doumbouya.
Le recours à l’accusation publique, sans base légale ni enquête formelle, s’inscrit dans une dynamique préoccupante. Cette affaire soulève une question plus large : comment protéger les institutions et leurs agents contre les dérives de l’espace médiatique et numérique ? Dans une démocratie en construction, la gestion de la réputation est devenue un terrain de confrontation en soi.
Pour les observateurs avertis, cette affaire pourrait ne pas résister longtemps à l’examen des faits. « La seule vérité dans cette affaire liée à l’attribution du permis minier, c’est la volonté manifeste de nuire à la réputation d’Ousmane Doumbouya », résume une source bien introduite. Et de conclure : en l’absence de preuve, c’est bien la rumeur qui devrait s’effondrer.
AOD
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