Drame de Dar-Es-Salam : Amara Camara met en avant les indemnisations et les occupations illégales

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Après l’éboulement meurtrier survenu à Dar-Es-Salam, le président de la République, Mamadi Doumbouya, s’est rendu ce samedi sur le site du drame. Au-delà du constat des dégâts, la visite a été marquée par les explications du Général Amara Camara sur les indemnisations, les occupations de la zone et le déguerpissement qui, selon lui, était déjà programmé avant la catastrophe.

À Dar-Es-Salam, le drame a laissé derrière lui des familles endeuillées et un site profondément marqué par l’éboulement d’une partie de la décharge. Ce samedi, le président de la République, Mamadi Doumbouya, s’est rendu sur les lieux pour constater l’évolution de la situation et mesurer l’ampleur des conséquences de cette tragédie.

Le chef de l’État était accompagné notamment du Général Amara Camara, du ministre Aboubacar Camara et du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané.

Sur place, la visite présidentielle s’est déroulée dans un contexte particulièrement lourd. Il s’agissait à la fois de constater les dégâts, de témoigner de la compassion aux familles frappées par le drame et de s’assurer de l’application des mesures décidées par les autorités.

Face aux interrogations suscitées par l’occupation de cette zone à risque, le Général Amara Camara a livré la position des autorités. Selon le ministre d’État, plusieurs démarches auraient été entreprises avant le drame afin de libérer les lieux.

« Les indemnisations ont été données plusieurs fois aux occupants de ces lieux, mais malheureusement, les occupations illégales ont continué, et ça a mené là où ça devrait mener », a-t-il déclaré.

Une affirmation qui replace la question de l’occupation du site au cœur du débat, alors que les conséquences humaines de l’éboulement relancent la question de la prévention des risques et de l’aménagement des zones dangereuses.

Mais pour Amara Camara, la situation ne saurait être interprétée comme une indifférence des autorités face au drame. Il insiste notamment sur le déplacement du président de la République sur le terrain.

« Le plus important aujourd’hui, c’est que les vies ont été perdues, très malheureusement. Ce n’est pas ce que veut le président de la République », a-t-il souligné.

Autre révélation faite au cours de cette visite : l’opération de déguerpissement de la zone était, selon le Général Amara Camara, déjà prévue avant la catastrophe.

« Le déguerpissement devait commencer sur le même site dans des conditions très normales, avec ou sans drame. Le drame est venu effectivement accélérer », a-t-il expliqué.

La catastrophe aurait ainsi précipité une opération qui était déjà envisagée par les autorités. Désormais, la priorité est de sécuriser le site et d’empêcher de nouvelles occupations dans cette zone exposée.

Au-delà de l’urgence, les autorités affichent également une ambition à plus long terme pour Dar-Es-Salam. Le site pourrait connaître une transformation complète avec l’évacuation des ordures et la création d’un parc urbain.

Le projet, porté par le CEDR, vise à débarrasser progressivement les lieux des déchets qui s’y trouvent et à réaménager l’espace.

« Il est prévu de faire disparaître, grâce à un projet que le CEDR a mis en place, tout ce qu’il y a ici comme ordures, et il doit être transformé en parc urbain pour contribuer à l’embellissement de notre belle capitale », a indiqué Amara Camara.

Cette perspective dessine ainsi un nouveau visage pour un espace aujourd’hui associé au drame et à la douleur. Mais avant toute transformation, l’urgence demeure celle de la sécurisation et de la prise en charge des conséquences humaines de la catastrophe.

Alors que les opérations se poursuivent sur le terrain, les familles des victimes restent au centre des préoccupations. Les autorités annoncent que des communications seront faites dans les prochains jours concernant les dispositions qui seront prises en leur faveur.

Au terme de la visite, le Général Amara Camara a présenté, au nom du chef de l’État, les condoléances aux familles endeuillées et à l’ensemble du peuple de Guinée.

« Dieu accepte leur âme au paradis », a-t-il conclu.

À Dar-Es-Salam, le drame a donc accéléré une opération que les autorités affirment avoir programmée de longue date. Entre sécurisation, déguerpissement, indemnisation et projet de réaménagement, l’après-éboulement ouvre désormais une nouvelle étape, avec en toile de fond une question essentielle : comment éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise ?

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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