Conakry : Elles’Coaching renforce les capacités des femmes élues pour un leadership local plus impactant

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Réunies autour d’un même objectif : mieux assumer leurs responsabilités au sein des collectivités locales, les femmes élues des treize communes de Conakry ont bénéficié, ce mardi 7 juillet 2026, d’une journée de formation axée sur le leadership, la communication et les outils d’aide à la décision. Initiée par Elles’Coaching, cette session de renforcement des capacités s’est tenue au Chapiteau by Issa, en format fermé, dans le cadre du programme Elles’Coaching Conakry.

À travers cette initiative, les organisateurs ambitionnent d’accompagner les nouvelles actrices de la gouvernance locale en leur offrant des compétences pratiques nécessaires à l’exercice de leurs mandats. Prise de parole en public, relation avec les médias, communication institutionnelle, outils numériques et intelligence artificielle figuraient parmi les principaux modules dispensés au cours de cette rencontre.

Pour Mariam Tendou Kamara, cofondatrice de BE IMPACT et coordinatrice du programme Elles’Coaching, cette démarche s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement du leadership féminin. Elle estime que l’accès des femmes aux postes électifs doit nécessairement être accompagné d’un investissement dans la formation.

« Nous avons entendu l’appel du Président de la République qui a dédié son mandat aux femmes. Il revient donc aux acteurs engagés de proposer des solutions concrètes pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle », a-t-elle expliqué.

Selon elle, la représentativité des femmes dans les instances de décision ne peut être durable sans un renforcement de leurs capacités. « On ne peut pas donner 30 % aux femmes sans les former ni les accompagner. La formation doit devenir un réflexe de perfectionnement, au même titre que tout ce qui contribue à notre épanouissement », a-t-elle soutenu.

Une nécessité également soulignée par Fatou Souaré Hann, cofondatrice de BE IMPACT et coordinatrice du programme. Elle rappelle que plusieurs conseillères communales font leurs premiers pas dans l’arène politique et doivent disposer des outils nécessaires pour répondre aux exigences de la gestion publique locale.

« Le quota légal de 30 % est désormais une réalité, mais l’enjeu est maintenant de permettre à ces femmes de s’affirmer dans leurs fonctions. Elles doivent maîtriser la prise de parole, les médias, les outils numériques et les nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle, afin d’accéder aux espaces de décision et d’y rester durablement », a-t-elle indiqué.

Intervenant sur les modules consacrés à la communication et à l’intelligence artificielle générative, Maladho Diallo a insisté sur l’importance pour les élues de maîtriser leur image publique et leurs moyens d’action.

« Nous avons travaillé sur la relation avec les médias, la prise de parole en public ainsi que les stratégies à adopter durant les cent premiers jours de mandat. L’objectif est qu’elles repartent mieux outillées et qu’elles deviennent, à leur tour, des ambassadrices de la formation dans leurs communes respectives », a-t-il expliqué.

Du côté des participantes, la satisfaction était palpable. Fatoumata, conseillère communale à Dixinn, estime avoir acquis de nouvelles méthodes pour mieux communiquer avec les citoyens.

« J’ai appris qu’un bon discours doit avoir une introduction, un développement et une conclusion. Il faut également maîtriser sa voix, ses gestes et son attitude. Ce sont des éléments essentiels pour nous, les femmes élues », a-t-elle témoigné.

À Tombolia, Mirabelle Bilivogui voit cette formation comme un tremplin pour renforcer la confiance des femmes dans l’exercice de leurs responsabilités. « Le leadership et la prise de parole en public nous donnent davantage de force pour nous imposer aux niveaux national et international », a-t-elle affirmé.

Même enthousiasme chez Fanta, conseillère communale à Kaloum, qui considère cette expérience comme un déclic personnel. « Cette formation m’a ouvert les yeux. Même si je n’ai pas fait de longues études, j’ai compris aujourd’hui l’importance de continuer à apprendre et d’encourager d’autres femmes à suivre cette voie », a-t-elle confié.

Au terme de cette journée, des certificats ont été remis aux participantes, symbolisant l’aboutissement de cette première étape. À travers Elles’Coaching Conakry, les initiateurs entendent faire de la formation un levier durable d’autonomisation et d’émergence d’un leadership féminin capable de contribuer efficacement à la gouvernance locale en Guinée.

Salif Camara pour Planete7.info

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