Autonomisation des femmes en Guinée : Mariama Daff plaide pour un meilleur accès au financement

Dans l’émission « Face à Pathé », l’entrepreneure Mariama Daff a appelé à repenser les mécanismes d’accompagnement et de financement des femmes en Guinée. Elle estime que l’accès difficile au crédit, les exigences de garantie des banques et l’insuffisance du suivi constituent des freins majeurs à la concrétisation de leurs projets économiques.
En Guinée, l’autonomisation économique des femmes demeure un enjeu important du développement social et économique. Si de nombreuses femmes portent des initiatives et développent des projets, leur passage de l’idée à une activité génératrice de revenus reste souvent confronté à d’importantes difficultés.
Invitée de l’émission « Face à Pathé », présentée par Pathé Diallo, Mariama Daff a livré son analyse sur les obstacles qui continuent de limiter l’autonomisation des femmes. Pour l’entrepreneure, l’un des principaux défis réside dans l’accès au financement, mais également dans l’absence d’un accompagnement durable.
Interrogée sur les erreurs les plus fréquentes dans la manière d’aborder l’autonomisation des femmes, Mariama Daff insiste sur la nécessité d’aller au-delà des appuis financiers ponctuels.
« Alors déjà, l’accès au financement qui n’est pas du tout facile. Aujourd’hui, les femmes, elles ont beaucoup de projets, des projets avec des initiatives aussi très solides. Mais elles manquent en fait d’accompagnement et de revenus. Et il ne suffit pas seulement de donner de l’argent à la femme. Il faudrait mettre en place un suivi, c’est-à-dire un accompagnement sur une durée qui va permettre à la femme d’avoir de vrais revenus. Surtout parce qu’elles ont des idées, mais comment matérialiser ces idées-là ? », explique-t-elle.
À travers cette intervention, l’entrepreneure souligne l’importance d’un suivi dans la durée. Selon elle, le financement doit s’accompagner d’un encadrement permettant aux bénéficiaires de mieux structurer leurs projets, de développer leurs activités et de parvenir à générer des revenus durables.
Au-delà de l’accompagnement, Mariama Daff appelle également à une réforme des mécanismes de financement. Répondant à la question de savoir quelle mesure elle proposerait au gouvernement pour accélérer l’autonomisation économique des femmes, elle met l’accent sur l’accès au crédit.
« Alors, franchement, la réforme, en fait, s’agirait de mettre en place un système qui va permettre à ces femmes d’accéder facilement au crédit. Parce qu’aujourd’hui, on a des femmes qui ont tellement de bons projets, mais qui ne répondent pas aux demandes des banques pour des raisons de garantie. Donc, il faudrait vraiment mettre en place ce système pour leur permettre aussi d’accéder facilement au financement, développer leur économie et augmenter leurs revenus surtout », sollicite-t-elle.
Pour l’entrepreneure, les exigences bancaires, notamment en matière de garanties, constituent un obstacle à l’initiative économique de nombreuses femmes. Elle plaide ainsi pour des mécanismes de crédit plus adaptés à leurs réalités, afin de leur permettre de financer leurs projets et de renforcer leur indépendance financière.
À travers cet appel, Mariama Daff invite les pouvoirs publics et les acteurs du financement à repenser leur approche de l’autonomisation des femmes. Une démarche qui, selon elle, devrait associer accès au crédit, accompagnement de proximité et suivi durable, pour permettre aux femmes guinéennes de transformer leurs initiatives en véritables activités économiques.
Sylla Ama pour Planete7.info
Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com
Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.