Route Labé-Tougué : Maimouna Barry salue une avancée historique et appelle à la vigilance sur les travaux

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Après l’autorisation de ratification de l’accord de prêt de 300 millions d’euros destiné à la construction et au bitumage de la route Labé-Tougué, la députée nationale Maimouna Barry salue une avancée majeure pour le désenclavement de Tougué. Si elle se réjouit de cette décision parlementaire, la première secrétaire parlementaire de l’Assemblée nationale insiste sur le respect des délais, la qualité des infrastructures et le suivi rigoureux des engagements gouvernementaux.

L’autorisation de ratification de l’accord de prêt de 300 millions d’euros pour la construction et le bitumage de la route Labé-Tougué suscite l’espoir chez les représentants de Tougué. Pour l’honorable Maimouna Barry, députée nationale et première secrétaire parlementaire de l’Assemblée nationale, cette décision marque un tournant dans les perspectives de désenclavement de la préfecture.

« C’est une avancée historique. Depuis l’indépendance, c’est la toute première fois », a-t-elle déclaré, exprimant sa satisfaction d’avoir pris part au vote autorisant cette convention de financement.

Pour l’élue, la réalisation de cet axe routier constitue un enjeu majeur pour la mobilité des populations et le développement socio-économique de Tougué. Longtemps confrontées aux difficultés d’accès à certaines localités, les populations nourrissent désormais l’espoir de voir leurs conditions de déplacement s’améliorer grâce à cette infrastructure.

Mais pour Maimouna Barry, l’autorisation parlementaire ne représente qu’une première étape. Le véritable défi réside désormais dans la concrétisation du projet, conformément aux engagements pris.

Tout en saluant l’avancée enregistrée, la députée appelle à un suivi rigoureux de l’exécution du projet. Elle estime que le contrôle parlementaire doit permettre de s’assurer du respect des délais, de la qualité des travaux et des normes applicables aux infrastructures.

« Il ne faudrait pas que ça se limite à cette ratification. Nous avons fait des exigences. C’est le contrôle de l’action gouvernementale, le contrôle de l’exécution et le respect des délais, et surtout la qualité des travaux », a-t-elle insisté.

L’élue précise que les réserves exprimées par certains parlementaires au cours des débats ne constituaient pas nécessairement une opposition au projet. Elles visaient plutôt à attirer l’attention du gouvernement sur la nécessité de respecter ses engagements et de garantir une réalisation conforme aux attentes des populations.

Maimouna Barry évoque notamment des situations dans lesquelles des projets annoncés comme étant en cours d’exécution n’auraient pas enregistré d’avancées visibles après certaines périodes d’interruption des activités parlementaires.

« Pour pouvoir aider un président de la République, en qualité de membre de la majorité présidentielle, je dois veiller au respect des normes et à la qualité des travaux. Je dois également encourager le gouvernement à respecter les délais », a-t-elle expliqué.

À travers cette position, la députée défend une approche fondée sur le suivi de l’action gouvernementale, y compris au sein de la majorité présidentielle.

Pour les représentants de Tougué, le développement de la préfecture ne saurait se limiter à la construction d’une route. Les besoins en infrastructures sociales ont également été évoqués lors des discussions parlementaires.

Selon Maimouna Barry, les échanges ont notamment porté sur la construction d’écoles, la réalisation de centres de santé et l’accès à l’eau potable à travers des forages. Elle souligne toutefois que certaines informations, notamment le nombre d’établissements scolaires prévus, n’avaient pas encore été communiquées aux députés au moment des débats.

L’élue affirme que l’adoption de la convention est intervenue avec des recommandations dont elle souhaite voir la prise en compte dans la mise en œuvre du projet.

À ses yeux, le bitumage de la route Labé-Tougué doit servir de point de départ à une dynamique de développement plus large, susceptible de favoriser l’accès aux services sociaux de base et de stimuler les activités économiques locales.

« Quand une route passe, c’est le développement communautaire qui s’ensuit. Parce qu’après une route, nous verrons la construction des hôpitaux, des écoles, des marchés », a-t-elle déclaré.

Consciente des attentes suscitées par cette annonce, Maimouna Barry invite les habitants de Tougué à demeurer attentifs à l’évolution du projet et à saisir leurs représentants en cas de difficultés constatées sur le terrain.

Pour elle, la vigilance citoyenne et le suivi des engagements constituent des leviers essentiels pour que le financement autorisé débouche sur des réalisations concrètes.

« Nous sommes tous de Tougué parce que Tougué fait partie de la Guinée », a-t-elle affirmé, assurant que les députés restent disponibles pour accompagner les populations et veiller au respect des engagements pris.

L’autorisation de ratification de l’accord de prêt constitue ainsi une étape importante pour le projet de construction et de bitumage de la route Labé-Tougué. Mais pour les populations, l’enjeu dépasse désormais l’annonce du financement : il s’agit de voir le chantier se concrétiser, dans le respect des délais et des exigences de qualité.

Pour Maimouna Barry, la portée de cette avancée historique se mesurera donc moins à l’adoption de la convention qu’aux résultats obtenus sur le terrain.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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