Rentrée scolaire à Lelouma : écoles publiques et privées confrontées à de sérieux défis

À Lelouma, la rentrée scolaire 2026-2027 démarre dans un contexte difficile. Manque de tables-bancs, déficit d’enseignants, difficultés de prise en charge des contractuels et instabilité de l’électricité pèsent sur le fonctionnement de plusieurs établissements publics et privés. Les responsables scolaires appellent à une mobilisation accrue des autorités, des parents d’élèves et de l’ensemble des acteurs de l’éducation.
La reprise des cours ne rime pas encore avec des conditions d’apprentissage satisfaisantes à Lelouma. Dans plusieurs établissements de la préfecture, les responsables scolaires doivent composer avec un déficit de moyens matériels et humains qui complique le bon déroulement de l’année scolaire.

Dans certaines salles de classe, les tables-bancs ne sont pas en nombre suffisant. Dans le secteur public, le manque d’enseignants constitue également une préoccupation majeure. À ces difficultés s’ajoutent les problèmes liés à la prise en charge des enseignants contractuels et le faible accompagnement dont bénéficieraient certains établissements.
Au lycée Diala, le proviseur Faya Marc décrit une situation qui affecte directement le fonctionnement de l’établissement.

« Nous sommes confrontés à plusieurs difficultés, notamment le manque d’équipements scolaires et l’insuffisance de ressources humaines. Il est nécessaire que les différents acteurs s’impliquent davantage afin d’améliorer les conditions de travail et d’apprentissage », explique-t-il.
Les difficultés ne concernent pas uniquement les établissements publics. Dans le secteur privé, les responsables scolaires sont eux aussi confrontés à des contraintes financières et pédagogiques qui compliquent la gestion quotidienne des établissements.

Au Groupe scolaire Thiaghe, le directeur des études, Moustapha Bangoura, met notamment l’accent sur la prise en charge des enseignants. Selon lui, les difficultés financières contraignent parfois certains parents d’élèves à participer directement au paiement d’enseignants contractuels, voire de certains enseignants titulaires.
« Certains parents sont obligés de contribuer sur leurs propres moyens pour permettre à l’école de fonctionner et pour assurer la prise en charge de certains enseignants. Cette situation devient difficile pour les familles comme pour les établissements », déplore-t-il.
Une situation qui illustre, selon les responsables scolaires, les difficultés auxquelles plusieurs établissements de Lelouma sont confrontés pour assurer leurs missions dans de bonnes conditions.
La situation des enseignants contractuels demeure également au cœur des préoccupations. Plusieurs d’entre eux seraient confrontés à des difficultés de prise en charge, alors que leur présence reste indispensable au fonctionnement de certains établissements.

Au collège Balaya, le directeur des études, Hamidou Diallo, appelle à une implication plus importante de l’ensemble des acteurs du système éducatif.
« Nous avons besoin d’un accompagnement pour pouvoir assurer correctement notre mission. Le manque d’enseignants et d’équipements crée des difficultés dans le fonctionnement des établissements. Il faut que les autorités, les parents et les responsables scolaires travaillent ensemble pour trouver des solutions », souligne-t-il.
À ces difficultés s’ajoute la question de l’accès à l’électricité. Dans plusieurs zones de Lelouma, le courant serait disponible seulement quelques heures par jour, notamment entre 19 heures et 22 heures.
Une durée jugée insuffisante par les enseignants pour préparer leurs cours, corriger les copies ou effectuer certaines tâches pédagogiques à domicile. Cette instabilité énergétique vient ainsi compliquer davantage les conditions de travail du personnel enseignant.
Face à cette situation, les responsables d’établissements appellent les autorités administratives locales à renforcer leur accompagnement. Ils plaident notamment pour davantage d’équipements scolaires, la mise à disposition d’un nombre suffisant d’enseignants, une meilleure prise en charge des contractuels et un soutien accru aux établissements.
Ils invitent également les parents d’élèves à renforcer leur implication dans le suivi scolaire de leurs enfants.
À Lelouma, l’année scolaire 2026-2027 débute donc entre volonté de bien faire et difficultés persistantes. Derrière la reprise des cours se pose désormais un enjeu essentiel : réunir les conditions nécessaires pour permettre aux élèves d’apprendre et aux enseignants d’exercer leur métier dans de meilleures conditions.
Antoine Neima pour Planete7.info
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