Présidentielle du 28 décembre : les acteurs sociopolitiques divisés sur la candidature du Général Mamadi Doumbouya

L’annonce officielle de la candidature du Général Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle du 28 décembre prochain ravive le débat politique en Guinée. Celui qui a conduit la transition depuis le coup d’État du 5 septembre 2021 et qui avait, à plusieurs reprises, assuré ne pas vouloir se présenter se retrouve désormais au cœur d’une controverse nationale.
Pour certains acteurs politiques, cette candidature pose une véritable question de principe. D’autres, en revanche, estiment qu’elle s’inscrit pleinement dans le cadre juridique établi par la nouvelle Constitution.

Parmi les premiers à défendre cette position, l’honorable Oyé Béavogui, porte-parole du Forum Ensemble pour la Guinée, affirme sans détour : « Du moment que nous sommes sous l’empire juridique de la nouvelle Constitution, rien n’empêche le Général Mamadi Doumbouya de se porter candidat. »
Selon lui, la candidature du chef de la transition ne fausse en rien la compétition électorale : « Certes, il est président de la Transition, mais il est guinéen tout comme vous et moi. À ce titre, il est libre de briguer la magistrature suprême au même titre que tout autre citoyen. »
![]()
Une position également soutenue par l’honorable Boubacar Siddighy, président du parti UMP. Il rappelle que la loi reste la seule référence valable : « Aux termes de la Constitution, tout Guinéen non déchu de ses droits civiques et régulièrement inscrit sur la liste électorale peut être candidat. Je ne vois donc pas en quoi des critiques contraires aux textes peuvent l’en empêcher. »
Et d’ajouter : « Aucune candidature ne fausse une élection. Tous les candidats partent à égalité de droit, même s’ils n’ont pas le même poids politique. Le peuple décidera souverainement de celui qu’il juge apte à diriger le pays. »

Du côté du parti GUIDE, son président Ibrahima Tenemba Kourouma adopte un ton plus critique envers la classe politique : « Ceux qui s’adonnent à ces critiques manquent de diligence et de clairvoyance. La classe politique guinéenne a failli à son devoir, en se positionnant dans une opposition radicale face à une transition qui n’était ni un parti politique ni un président élu. »
Ainsi, si une partie de la scène politique salue la candidature du Général Doumbouya comme un gage de continuité et de stabilité, d’autres y voient au contraire une menace pour l’alternance démocratique et l’esprit de la transition.
À mesure que le scrutin approche, les débats s’intensifient, dessinant une campagne électorale qui s’annonce déjà sous haute tension.
Salif Camara pour Planete7.info
Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com
Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.