Permis moto à Kindia : le Directeur régional des Transports éclaire les citoyens et appelle à la responsabilité

Dans un contexte de multiplication des accidents impliquant des taxi-motos, le Directeur régional des Transports terrestres de Kindia, Dr Mohamed Komoro, a apporté ce samedi 6 décembre 2025 des précisions essentielles sur le processus d’obtention du permis de conduire pour motos. Interrogé par notre rédaction, il a rappelé que cette démarche s’inscrit dans une volonté ferme de l’État de renforcer la sécurité routière.
Selon lui, l’acquisition du permis répond désormais à une procédure claire et structurée :
« Pour avoir ce permis, il faut remplir certaines obligations. Vous vous rendez d’abord au bureau régional des Transports terrestres pour une évaluation. Après cette étape, la DNTT vous délivre un certificat. C’est ce document qui vous permet ensuite de vous rendre dans une société agréée pour établir votre permis », explique-t-il.
Le responsable souligne que l’initiative vise à réduire le nombre important d’accidents recensés dans la région : « Il y a tellement d’accidents à Kindia causés par les taxi-motos. Si ces conducteurs connaissaient le code de la route, beaucoup de drames seraient évités. L’État a lancé ce processus parce qu’il se soucie de la vie de nos conducteurs. »
Dr Komoro invite par ailleurs les détenteurs de motos à considérer cette mesure comme un investissement pour leur propre sécurité :
« Toute personne détentrice d’un engin doit connaître le code de la route. Tu le fais pour toi et pour autrui. Si tu ne peux pas te protéger, protège au moins la vie des autres », insiste-t-il.
L’annonce de cette réforme suscite des réactions diverses au sein de la corporation des taxi-motos.

Pour certains, comme Moustapha Camara, cette décision marque une avancée majeure :
« C’est une bonne chose. Les accidents sont fréquents en Guinée, surtout à Kindia. L’État a pris la bonne décision. Le permis permettra de distinguer les professionnels des simples débrouillards et donnera plus de crédibilité à notre métier. »

D’autres, en revanche, redoutent un coût jugé excessif. Mohamed Sylla, taxi-moto depuis plusieurs années, exprime son inquiétude :
« On travaille toute la journée juste pour nourrir la famille. Si on doit payer près d’un million, comment va-t-on faire ? L’État doit revoir ce montant. Cette somme est trop lourde pour nous. »
L’instauration des permis A et A1 à Kindia s’impose comme une réforme majeure visant à professionnaliser le secteur du transport à moto et à réduire les accidents. Si le principe est salué pour son impact potentiel sur la sécurité, la question du coût demeure au cœur des préoccupations.
Entre la nécessité de protéger les usagers de la route et les réalités économiques des conducteurs, le débat reste ouvert. Les autorités sont désormais interpellées pour trouver un équilibre permettant d’allier sécurité, accessibilité et justice sociale.
Sylla Ama, Correspondant à Kindia pour Planète7.info
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