Permis de conduire à Mamou : l’inspecteur régional Oumar Barry clarifie les nouvelles mesures

L’inspecteur régional des transports de Mamou, Oumar Barry, a apporté ce jeudi 27 novembre 2025 d’importantes précisions sur la décision récemment annoncée concernant le permis de conduire obligatoire pour les conducteurs de moto. Une intervention destinée à lever toute confusion au sein des usagers, alors que des interrogations persistent autour des procédures et des coûts.
Dès l’entame, M. Barry a tenu à rappeler que l’exigence d’un permis de conduire ne relève pas d’une simple directive administrative, mais d’une obligation légale inscrite dans le Code de la route.
« Ce n’est pas une annonce improvisée. Les textes exigent qu’aucun conducteur ne circule sur la voie publique sans être dûment autorisé. Nous ne faisons qu’appliquer la loi », a-t-il insisté.
Face aux débats suscités par les tarifs, l’inspecteur a expliqué que le montant du permis ne doit pas être confondu avec les différentes étapes obligatoires de son obtention.
Le permis B, initialement fixé à 1 090 000 GNF selon une décision conjointe du Budget, des Finances et des Transports,
- a été ramené à 895 000 GNF pour tenir compte des réalités économiques des conducteurs de moto,
- puis ajusté à 580 000 GNF après de nouvelles négociations avec les syndicats, notamment celui des mototaxis.
À cela s’ajoute la visite médicale obligatoire, désormais facturée 120 000 GNF (contre 200 000 GNF auparavant). Cette visite évalue la vision, la santé générale et détermine le groupe sanguin du candidat, un paramètre essentiel en cas d’accident.
Concernant la formation, les auto-écoles agréées ont également réduit leurs frais pour les mototaxis :
- 150 000 GNF pour cette catégorie,
- contre 260 000 GNF pour les autres candidats.
Le ministère des Transports annonce que la campagne de sensibilisation et de régularisation débutera le 29 novembre 2025, avec un déploiement progressif sur plusieurs mois, en fonction de l’évolution sur le terrain.
Pour l’instant, l’opération concerne principalement le Grand Conakry, où les infrastructures de formation sont déjà fonctionnelles. La régionalisation du processus, notamment à Mamou, se fera progressivement avec l’appui des services déconcentrés.
Le ministère précise également qu’il n’y aura ni obligation immédiate, ni contrôle automatique, afin de laisser aux conducteurs le temps de se conformer aux nouvelles dispositions.
Il s’agit avant tout d’un lancement officiel du processus d’obtention du permis moto, et non d’une opération répressive.
Les mesures annoncées résultent d’un long travail mené par une commission regroupant :
- le Ministère des Transports,
- les syndicats professionnels,
- l’Association des auto-écoles,
- l’opérateur technique Thomas Greg (en charge de la production des permis),
- les centres médicaux agréés,
- et la police routière.
Le parcours d’obtention du permis demeure celui reconnu au niveau national :
- formation en auto-école, examen théorique, puis examen pratique.
M. Oumar Barry invite l’ensemble des mototaxis de Mamou et d’autres régions à entamer leurs démarches dès le 29 novembre 2025 dans les auto-écoles agréées.
Il rappelle que la régularisation profite avant tout aux conducteurs eux-mêmes :
- meilleure sécurité,
- réduction des risques d’accident,
- reconnaissance légale sur les routes.
Le ministère appelle par ailleurs tous les citoyens à la sérénité et à accompagner ce processus présenté comme une étape majeure de professionnalisation du secteur du transport moto en Guinée.
Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info
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