ONU : Lula dénonce l’embargo contre Cuba et alerte sur ses conséquences humanitaires

À la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, à New York, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a vivement dénoncé l’embargo économique et le « cerclage énergétique » imposés à Cuba. Il a appelé la communauté internationale à prendre en compte les conséquences de ces mesures sur la population cubaine, dans un contexte de grave crise économique et énergétique.
Lors de son intervention, mardi 22 septembre, Lula a consacré une partie de son discours à la situation de l’île caribéenne. Il a notamment fustigé les restrictions américaines visant Cuba, qu’il considère comme une forme de « punition collective » touchant des millions de personnes.
« À Cuba, le monde assiste, consterné, à la punition collective de dix millions de personnes au moyen d’un embargo économique et d’un cerclage énergétique illégaux », a déclaré le président brésilien.
Par cette déclaration, le chef de l’État brésilien a placé la question cubaine au cœur de son plaidoyer en faveur du multilatéralisme, de la souveraineté des États et du dialogue international. Il a également dénoncé les conséquences humanitaires que peuvent entraîner les mesures de pression économique lorsqu’elles affectent directement l’accès des populations à l’énergie et aux services essentiels.
La déclaration de Lula intervient alors que Cuba traverse une crise énergétique particulièrement sévère. L’île fait face à d’importantes pénuries de carburant et à des coupures d’électricité répétées. Le 18 septembre 2026, une nouvelle panne générale du réseau électrique a plongé une grande partie du pays dans le noir, un épisode présenté comme le sixième effondrement majeur du réseau depuis le début de l’année.
La situation énergétique cubaine s’est également détériorée après la diminution des approvisionnements en pétrole en provenance du Venezuela. La capture de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis en janvier 2026 a notamment privé La Havane d’un allié énergétique majeur, accentuant les difficultés d’approvisionnement de l’île.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de durcissement de la pression américaine sur Cuba. Depuis le début de l’année, les restrictions visant les approvisionnements pétroliers ont contribué à aggraver les pénuries de carburant et les difficultés du secteur énergétique cubain.
En dénonçant la situation de Cuba, Lula a une nouvelle fois défendu une approche fondée sur la souveraineté nationale, la coopération entre États et le règlement des différends par la voie diplomatique.
Son intervention intervient dans un discours plus large consacré aux crises internationales, à la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et à la nécessité, selon lui, de renforcer le multilatéralisme face à la multiplication des conflits.
La question cubaine demeure par ailleurs un sujet de tensions récurrentes entre Washington et La Havane. À l’ONU, Lula a ainsi choisi de mettre l’accent sur les conséquences de la politique de sanctions sur la population cubaine, appelant implicitement la communauté internationale à ne pas rester indifférente face à l’aggravation de la crise humanitaire et énergétique qui frappe l’île.
Oumar Sylla Bah pour Planete7.info
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