
Dans la région administrative de Mamou, les professionnels des médias prennent part à une formation stratégique de deux jours, du 27 au 28 avril 2026, consacrée au monitoring des discours de haine et des incitations à la violence. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités des acteurs de l’information face aux défis croissants liés à la désinformation et aux tensions sociales.

Organisé par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, en collaboration avec le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée, et en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement et UNICEF, cet atelier bénéficie du financement du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix. L’objectif est clair : doter les journalistes d’outils concrets pour identifier, analyser et contrer les contenus à caractère haineux dans l’espace public et médiatique.
La cérémonie d’ouverture, tenue ce lundi à 11 heures, a été présidée par Mamadi Kandja Keïta, Directeur de cabinet du Gouverneur de Mamou. Elle a réuni plusieurs acteurs du secteur, dont Habib Samaké, représentant du SPPG, témoignant de l’engagement collectif pour une presse responsable.

Durant ces deux jours, les participants suivent des modules pratiques axés sur des thématiques clés : le rôle des médias face aux discours de haine, les techniques de collecte et de vérification de l’information, ainsi que la mise en place de comités de veille citoyenne à l’échelle régionale. Ces mécanismes visent à instaurer une surveillance proactive et à renforcer la capacité de réponse face aux dérives informationnelles.
Dans un contexte guinéen marqué par des tensions sociopolitiques, cette formation apparaît comme une réponse structurée pour promouvoir un journalisme éthique et préventif. En renforçant les compétences des journalistes, les organisateurs entendent consolider la résilience des communautés face à la manipulation de l’information et aux risques de violence.
Au-delà de l’aspect technique, cette initiative porte une ambition plus large : faire des médias des acteurs clés de la cohésion sociale. À travers la mise en place de comités de veille régionaux, elle jette les bases d’un dispositif durable capable de prévenir les conflits et de promouvoir une culture de paix. Une démarche qui positionne la Guinée sur la voie d’une presse plus responsable, engagée et au service de l’intérêt collectif.
Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info
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