
À partir du 31 août, 130 femmes issues des différents quartiers et districts de la commune urbaine de Kindia bénéficieront d’une formation en alphabétisation fonctionnelle et en notions pratiques de gestion. Une initiative portée par la Commune urbaine de Kindia avec l’accompagnement de la Fondation des Universités et Instituts Mahatma Gandhi de Guinée, qui entend renforcer l’autonomie économique des bénéficiaires.
À Kindia, l’apprentissage ne se limite pas aux salles de classe. Dès le lundi 31 août, 130 femmes issues des différents quartiers et districts de la commune urbaine vont reprendre le chemin de la formation, avec un objectif concret : apprendre à lire, à écrire et à mieux gérer leurs activités économiques.
Initiée par la Commune urbaine de Kindia, en collaboration avec la Fondation des Universités et Instituts Mahatma Gandhi de Guinée, cette formation en alphabétisation fonctionnelle s’étendra sur un mois. Les bénéficiaires seront réparties en deux groupes de 65 femmes et suivront les cours trois jours par semaine, selon un système d’alternance destiné à leur permettre de poursuivre leurs activités quotidiennes.

Au-delà de la lecture et de l’écriture, le programme prévoit également l’apprentissage de quelques notions pratiques de gestion. Une approche qui vise particulièrement les femmes engagées dans le petit commerce, la transformation et d’autres activités génératrices de revenus.
Pour Hadja M’Balou Fofana, vice-maire de la Commune urbaine de Kindia, chargée notamment de la formation et des ressources humaines, cette initiative répond à une réalité vécue par de nombreuses femmes de la commune.
« L’initiative vient de la Commune urbaine ; nous avons sollicité un accompagnement de l’Institut Mahatma Gandhi pour la formation des femmes en alphabétisation. L’objectif, c’est de former 130 femmes issues des quartiers et des districts de la commune, pour les outiller à l’alphabétisation fonctionnelle et aux petites notions de gestion », explique-t-elle.
Pour l’élue locale, ces femmes jouent déjà un rôle important dans l’économie de leurs communautés, mais leur manque de formation constitue parfois un frein à leur autonomie.
« Nos femmes sont souvent des entrepreneures ; elles vendent, elles font de la transformation, mais elles n’ont pas vraiment eu la chance d’être formées en français. Nous avons donc jugé utile de leur permettre d’avoir quelques notions en alphabétisation afin qu’elles puissent être indépendantes », ajoute-t-elle.
Derrière cette formation, la Commune urbaine de Kindia ambitionne de faire de l’alphabétisation un véritable outil d’autonomisation. Pour Hadja M’Balou Fofana, l’enjeu dépasse largement la capacité à déchiffrer des mots ou à écrire quelques phrases.
« Une femme formée, c’est une société éduquée. Si la femme est formée, elle peut aider son enfant, aider son mari et aider sa communauté. La femme formée ne se limite pas seulement à savoir parler en français ; elle peut mieux exercer son métier et participer au développement de sa communauté », souligne-t-elle.
Les apprentissages seront ainsi orientés vers des besoins très concrets du quotidien. Écrire son nom, noter un numéro de téléphone, rédiger quelques mots ou encore tenir ses comptes : des compétences élémentaires qui peuvent pourtant faire une réelle différence dans la vie professionnelle et sociale des bénéficiaires.
« Nous voulons que chacune d’elles puisse écrire son nom, son numéro de téléphone, écrire quelques lettres et tenir ses comptes. C’est ce que nous voulons faire. Le résultat attendu, c’est d’avoir des femmes formées en alphabétisation et capables de mieux se prendre en charge », précise la vice-maire.
La Commune urbaine de Kindia souhaite également faire de cette première expérience un point de départ. Les résultats obtenus au terme de la formation pourraient ouvrir la voie à de nouvelles cohortes afin de toucher davantage de femmes dans la commune.
La vice-maire appelle donc les bénéficiaires retenues à considérer cette opportunité avec sérieux et détermination.
« Elles ne sont pas les seules femmes de Kindia. Si le choix est tombé sur elles, c’est déjà un avantage. Elles doivent prendre cette formation au sérieux, se concentrer et donner le maximum d’elles-mêmes. Si cette première cohorte donne de bons résultats, nous pourrons continuer et élargir la formation à beaucoup d’autres femmes », lance-t-elle.
À travers cette initiative, la Commune urbaine de Kindia entend ainsi investir dans une compétence qui peut produire des effets durables : permettre à des femmes déjà actives dans l’économie locale de mieux lire, écrire, compter et gérer leurs activités.
La vice-maire a enfin salué l’accompagnement de la Fondation des Universités et Instituts Mahatma Gandhi de Guinée et exprimé le souhait de voir ce partenariat se poursuivre.
« La commune bouge, et nous bougeons avec », a-t-elle conclu.
Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info
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