Infra for Africa 2026 : « 40 % des financements de Simandou 2040 viendront du secteur privé », annonce Mariama Ciré Sylla

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À l’occasion du Forum Infra for Africa 2026, organisé par Africa50, la Guinée a défendu sa nouvelle stratégie de financement des grands projets structurants. La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, y voit une opportunité de renforcer l’attractivité du pays et de mobiliser davantage de capitaux privés pour concrétiser les ambitions de Simandou 2040.

La Guinée entend désormais davantage s’appuyer sur les investissements privés pour accélérer la transformation de son économie. C’est l’un des principaux messages portés par la délégation guinéenne au Forum Infra for Africa 2026, organisé par Africa50, où les autorités ont présenté les grandes orientations du programme Simandou 2040 et multiplié les échanges avec des investisseurs et partenaires financiers.

Pour Mariama Ciré Sylla, cette participation a constitué une véritable vitrine pour présenter les ambitions économiques du pays et attirer de nouveaux partenaires.

« La participation de la Guinée à l’Infra for Africa Forum a permis de partager la vision de transformation économique du programme Simandou 2040 », a expliqué la ministre, soulignant l’importance des échanges avec les institutions financières et les investisseurs privés.

Selon elle, le choix d’Africa50 comme cadre de présentation n’est pas anodin. L’institution panafricaine, spécialisée dans le financement des infrastructures, dispose notamment de capacités d’investissement en fonds propres et de mobilisation de capitaux privés. Une approche qui correspond aux objectifs de financement définis dans le cadre de Simandou 2040.

« Le programme Simandou 2040 prévoit que 40 % des financements attendus viendront notamment du secteur privé et 30 % des partenaires techniques et financiers », a-t-elle rappelé.

Au-delà de la présentation du programme Simandou 2040, la rencontre a permis aux autorités guinéennes de mettre en avant les performances économiques récentes du pays ainsi que les réformes engagées pour améliorer son environnement d’investissement.

La ministre a notamment évoqué une croissance économique de 7,1 % en 2025, avec une projection de 8,6 % pour 2026, avant une ambition de croissance à deux chiffres à l’horizon 2030.

Mariama Ciré Sylla a également mis en avant l’évolution de la notation souveraine de la Guinée, passée, selon elle, de B+ avec perspectives stables en septembre 2025 à B+ avec perspectives positives en mars 2026.

Pour le gouvernement, ces indicateurs doivent contribuer à renforcer la confiance des investisseurs et à positionner la Guinée comme une destination plus attractive pour les capitaux privés.

Dans cette dynamique, plusieurs nouveaux mécanismes institutionnels ont également été présentés aux partenaires.

La ministre cite notamment le Guinea Development Board, destiné à faciliter et promouvoir les investissements privés, ainsi que le Delivery Unit, chargé d’améliorer le suivi et l’exécution des projets sur le terrain.

À ces dispositifs s’ajoute le projet de mise en place de fonds souverains, présenté comme un outil destiné à mieux gérer les revenus issus des ressources minières et à préserver une partie des bénéfices pour les générations futures.

Le déplacement de la délégation guinéenne n’a toutefois pas été limité à la présentation de la stratégie économique du pays.

Plusieurs discussions ont porté sur des partenariats susceptibles de déboucher sur des financements concrets.

« On a discuté de partenariats concrets avec des partenaires tels que l’Atidi, Africa50, mais aussi avec des partenaires institutionnels habituels de la Guinée, tels que la Banque africaine de développement », a indiqué Mariama Ciré Sylla.

La Banque africaine de développement aurait notamment réaffirmé sa disponibilité à accompagner la Guinée dans la mise en œuvre de Simandou 2040. Une volonté que la ministre présente comme un signal important pour le financement des futurs projets structurants.

La rencontre a également permis à la Guinée de partager son expérience avec d’autres pays africains. Des échanges ont notamment eu lieu avec des responsables de la Tanzanie et du Rwanda autour de la mobilisation des ressources, de l’investissement public et des mécanismes de financement du développement.

Ces discussions devraient déboucher sur la signature de mémorandums et de protocoles de partenariat destinés à favoriser le partage d’expériences et l’adoption de bonnes pratiques.

L’Assemblée générale d’Africa50 a, pour sa part, permis à la Guinée de réaffirmer son intérêt pour les investissements dans plusieurs secteurs stratégiques.

Les infrastructures routières, l’énergie et l’agriculture figurent notamment parmi les domaines identifiés pour de futures collaborations avec l’institution panafricaine.

« On a parlé de routes, on a parlé de centrales énergétiques, on a parlé aussi d’appui sur des projets agricoles », a précisé la ministre.

La Guinée entend ainsi poursuivre les discussions engagées avec Africa50 dans les prochains jours, avec l’objectif de transformer les échanges du forum en projets et partenariats opérationnels.

À travers cette offensive auprès des investisseurs et des institutions financières, le gouvernement cherche surtout à donner une traduction concrète à l’un des principes centraux de Simandou 2040 : faire du secteur privé un partenaire majeur du financement et de la transformation économique du pays.

Reste désormais à convertir les engagements et les discussions nouées à l’occasion d’Infra for Africa en financements effectifs et en projets visibles sur le terrain.

Sylla Ama pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

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