Guinée–Royaume-Uni : un portefeuille de projets de plus de 1,8 milliard de livres sterling au cœur du WCAF V

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À l’ouverture de la 5ᵉ édition du Forum sur le commerce et l’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest et du Centre francophone (WCAF V), le 20 octobre 2026 à Conakry, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABÉ, a mis en avant les perspectives du partenariat économique entre la Guinée et le Royaume-Uni. Au centre de cette coopération, un portefeuille de projets dépassant 1,8 milliard de livres sterling, destiné notamment au financement d’infrastructures structurantes et au renforcement des services essentiels.

La Guinée entend franchir une nouvelle étape dans sa coopération économique avec le Royaume-Uni. À l’occasion du lancement officiel de la cinquième édition du WCAF, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABÉ, a réaffirmé la volonté des autorités guinéennes de bâtir un partenariat durable, fondé sur la confiance, l’investissement et la création de valeur partagée.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a rappelé l’importance de l’accord-cadre stratégique signé en juin 2025 entre la Guinée et UK Export Finance (UKEF). Cette entente s’inscrit dans une dynamique de mobilisation de financements autour d’un portefeuille de projets dépassant 1,8 milliard de livres sterling. Les initiatives concernées couvrent plusieurs secteurs essentiels au développement du pays, notamment la Cité administrative de Koloma, les réseaux de transmission électrique, l’adduction d’eau potable, les infrastructures routières et logistiques, ainsi que les équipements éducatifs et de formation.

Pour Ismaël NABÉ, ce partenariat illustre une évolution de la coopération internationale, qui doit désormais aller au-delà des engagements diplomatiques et financiers pour produire des résultats tangibles. « Passer de la coopération à la transformation », selon l’esprit du thème retenu pour cette édition, signifie notamment dépasser la simple mobilisation des capitaux pour s’intéresser aux réalisations qu’ils permettent de financer.

Le ministre a également mis en avant les signaux qu’il considère comme encourageants pour la crédibilité économique de la Guinée. Il a rappelé que le pays avait obtenu, en septembre 2025, sa première notation souveraine auprès de S&P Global Ratings, avec une note de B+ assortie d’une perspective stable. En mars 2026, cette notation a été confirmée et la perspective relevée à positive. Il a aussi évoqué la révision, en octobre 2026, du classement du risque-pays de la Guinée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), passé de la catégorie 7 à la catégorie 6.

Ces évolutions, présentées par le ministre comme des signaux favorables, s’inscrivent dans les efforts engagés pour améliorer la lisibilité de l’environnement économique et renforcer les possibilités d’accès aux financements. La Guinée travaille également à la mise en place d’un fonds souverain destiné à contribuer à la stabilité macroéconomique, à soutenir l’investissement productif et à préserver une partie de la richesse nationale au bénéfice des générations futures.

Au-delà des infrastructures, les autorités guinéennes souhaitent élargir les perspectives de coopération à des secteurs comme l’énergie, l’agriculture, l’agro-industrie, le numérique, la formation professionnelle et le développement urbain. Le ministre a insisté sur la nécessité de rechercher des partenaires capables d’apporter non seulement des capitaux, mais aussi des technologies, des compétences, des standards de qualité et une vision de long terme.

L’enjeu demeure toutefois celui de la mise en œuvre. Ismaël NABÉ a appelé les participants au forum à faire émerger des solutions concrètes, à rapprocher les projets des financements et à définir des feuilles de route assorties de responsabilités précises et de mécanismes de suivi.

À travers le WCAF V, Conakry veut ainsi favoriser un dialogue économique susceptible de déboucher sur des engagements opérationnels entre les pouvoirs publics, les institutions financières, les entreprises et les investisseurs. Pour la Guinée, la réussite de cette coopération se mesurera moins au nombre d’accords conclus qu’à sa capacité à soutenir la réalisation des projets, à créer des emplois et à générer une valeur durable pour l’économie nationale.

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