Guinée : l’UPEMGUI salue le moratoire sur les sachets d’eau et appelle à préparer l’après

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Soulagée par le moratoire de six mois accordé par le gouvernement aux producteurs de sachets plastiques destinés au conditionnement de l’eau minérale et minéralisée, l’Union des producteurs des eaux minérales de Guinée (UPEMGUI) y voit une occasion de préparer la transition vers des emballages plus respectueux de l’environnement. L’organisation appelle les acteurs du secteur à mettre ce délai à profit pour développer des alternatives durables et renforcer la valorisation des déchets plastiques.

Un délai supplémentaire pour s’adapter aux nouvelles exigences environnementales. L’Union des producteurs des eaux minérales de Guinée (UPEMGUI) accueille avec soulagement la décision du gouvernement d’accorder un moratoire de six mois sur la production des sachets plastiques utilisés pour le conditionnement de l’eau minérale et minéralisée.

Cette mesure intervient après l’entrée en vigueur, le 21 septembre 2026, de l’interdiction de la fabrication, de l’importation, de la détention en vue de la commercialisation et de l’utilisation des emballages et objets en plastique à usage unique. Annoncé le 7 octobre, le moratoire concerne exclusivement les sachets d’eau et ne remet pas en cause l’interdiction générale applicable aux autres produits plastiques concernés.

Pour les professionnels du secteur, cette décision offre une période de répit face aux contraintes liées à l’application de la nouvelle réglementation. Elle constitue également une occasion de préparer les changements nécessaires, sans perdre de vue les objectifs de protection de l’environnement.

Dans sa déclaration, l’UPEMGUI a exprimé sa reconnaissance au président de la République, au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble des acteurs ayant contribué à l’obtention de ce délai supplémentaire.

L’organisation tient toutefois à souligner que ce moratoire ne saurait être considéré comme une fin en soi. « L’obtention de ce délai moratoire n’est pas une fin en soi. C’est un défi majeur lancé à l’ensemble de la nation », affirme-t-elle.

Au-delà du soulagement suscité par cette décision, l’UPEMGUI considère les six mois accordés comme une période déterminante pour préparer l’avenir de la filière. Les producteurs et les industriels sont ainsi appelés à rechercher des solutions d’emballage plus respectueuses de l’environnement et à adapter progressivement leurs activités aux nouvelles exigences réglementaires.

Cette période doit également permettre de mieux organiser la gestion des stocks existants et d’anticiper les investissements nécessaires à la transition.

Pour l’association, l’enjeu consiste à concilier les impératifs environnementaux avec les réalités économiques auxquelles sont confrontées les entreprises du secteur. Une adaptation progressive apparaît ainsi essentielle pour permettre aux opérateurs de préparer des solutions viables et durables.

L’UPEMGUI appelle également à renforcer les initiatives en faveur de la collecte, du tri et de la transformation industrielle des déchets plastiques. L’objectif est de favoriser leur valorisation et de contribuer à la réduction de leur impact sur l’environnement.

L’organisation encourage, dans cette perspective, les investissements dans les technologies propres ainsi que le développement de solutions alternatives aux emballages plastiques concernés.

Cette démarche rejoint les orientations annoncées par le gouvernement, qui entend encourager la transition vers des emballages plus durables, notamment à travers des mesures d’incitation en faveur de la production et de l’importation d’emballages biodégradables, de résine PET et de préformes.

Pour l’UPEMGUI, la réussite de cette transition nécessite une mobilisation collective des pouvoirs publics, des producteurs, des industriels et de l’ensemble des acteurs concernés par la gestion des déchets.

Si le moratoire permet temporairement la poursuite de la production des sachets plastiques destinés au conditionnement de l’eau minérale et minéralisée, il ne constitue pas un abandon de la politique de réduction des plastiques à usage unique. L’interdiction générale demeure applicable aux autres emballages et objets concernés par la réglementation.

Dans ce contexte, les six mois accordés aux producteurs représentent une période de préparation dont l’utilisation sera déterminante pour la suite.

Pour l’UPEMGUI, il s’agit désormais de transformer ce délai en une véritable opportunité d’adaptation, d’innovation et d’investissement. L’objectif est de préparer une transition progressive vers des emballages plus respectueux de l’environnement, tout en tenant compte des contraintes économiques et des besoins des consommateurs.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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