Guinée : la Loi de finances rectificative 2026 adoptée à l’unanimité par les députés

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Réunis en séance plénière ce samedi 24 octobre, les députés guinéens ont approuvé à l’unanimité la Loi de finances rectificative 2026. Cette révision budgétaire intervient dans un contexte économique international incertain, marqué notamment par une révision à la baisse des prévisions de croissance, désormais estimées à 8,6 %.

L’Assemblée nationale guinéenne a adopté à l’unanimité, ce samedi 24 octobre 2026, le projet de Loi de finances rectificative (LFR) pour l’exercice 2026. Présente à l’hémicycle lors de cette séance plénière, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a défendu les ajustements proposés, justifiés par l’évolution de la conjoncture économique et sociale.

Selon la ministre, cette révision vise à adapter les prévisions budgétaires initiales aux réalités économiques, aussi bien nationales qu’internationales. « Ce projet de loi de finances rectificative a pour objectif d’ajuster les finances initiales de 2026 aux différents changements liés au contexte économique et social, tant national qu’international », a-t-elle expliqué devant les députés.

Parmi les principaux éléments avancés par la ministre figure la révision des perspectives de croissance économique. Les prévisions pour 2026 ont été revues à la baisse de 0,9 point, notamment en raison des répercussions de la crise internationale.

Le taux de croissance attendu pour l’année en cours est ainsi ramené à 8,6 %, contre une croissance de 20 % enregistrée en 2025, selon les chiffres présentés par la ministre. Cette révision traduit la nécessité, pour les autorités, d’ajuster les projections budgétaires à un environnement économique marqué par des incertitudes.

Si l’adoption du texte marque une étape importante dans l’ajustement des finances publiques, la question de l’utilisation effective des ressources budgétaires reste au cœur des préoccupations exprimées par les parlementaires.

Prenant la parole au cours des échanges, Hon. Me Kéoulén Doré a insisté sur la nécessité d’évaluer les dépenses publiques à l’aune des besoins réels des citoyens. Pour lui, chaque ligne budgétaire doit être examinée en fonction de sa pertinence et de ses effets concrets sur les conditions de vie des populations.

« Ce qui nous intéresse en tant que députés, c’est de voir derrière chaque ligne budgétaire la priorité et, derrière celle-là, l’impact que cette ligne-là va avoir sur la vie de nos compatriotes », a-t-il souligné.

Le député a également rappelé que l’adoption d’un budget ne saurait, à elle seule, garantir des résultats tangibles. Il estime que l’efficacité de la politique budgétaire doit avant tout se mesurer à travers la mise en œuvre effective des dépenses prévues et les changements qu’elles produisent dans le quotidien des Guinéens.

« Il ne s’agit pas de voter un budget. Encore faudrait-il que l’exécution de ce budget-là puisse avoir un impact sur la vie de nos compatriotes », a-t-il insisté.

Tout en réaffirmant sa confiance envers le gouvernement et la ministre chargée des Finances, Hon. Me Kéoulén Doré a assuré que les députés continueraient à exercer leur mission de contrôle. L’examen de l’exécution budgétaire, le suivi des dépenses publiques et la formulation de recommandations demeurent, selon lui, essentiels pour veiller à ce que les ressources mobilisées répondent aux priorités nationales.

L’adoption à l’unanimité de la Loi de finances rectificative 2026 ouvre ainsi la voie à l’application des ajustements budgétaires proposés par le gouvernement. Dans un contexte économique international incertain, l’attention se porte désormais sur leur mise en œuvre et sur leur capacité à produire des effets concrets au bénéfice des populations guinéennes.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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