Festival des Arts et du Rire : l’ONACIG dévoile une ambitieuse stratégie pour industrialiser le cinéma guinéen

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À l’occasion de la cinquième journée du Festival des Arts et du Rire (FAR), un important panel consacré au développement du secteur culturel et cinématographique a réuni journalistes, acteurs culturels, réalisateurs et passionnés du septième art autour des enjeux de modernisation du cinéma guinéen.

Invité principal de cette rencontre, le directeur général de l’Office national du cinéma, de la vidéo et de la photographie de Guinée (ONACIG), Amara Traoré, a présenté les grandes réformes engagées par son institution afin de poser les bases d’une véritable industrie cinématographique nationale.

Dans son intervention, le patron de l’ONACIG a particulièrement insisté sur le rôle stratégique du plan de développement élaboré par son institution. Selon lui, ce document constitue désormais une feuille de route essentielle pour structurer le secteur, orienter les professionnels et rassurer les investisseurs intéressés par les domaines du cinéma, de la vidéo et de la photographie.

Face aux participants, Amara Traoré a expliqué que cette vision permettra d’améliorer l’encadrement des initiatives culturelles tout en favorisant une meilleure compréhension des mécanismes de production, de gestion et de financement des œuvres cinématographiques en Guinée.

« Le plan stratégique joue un rôle fondamental parce qu’il constitue notre feuille de route. Sa vulgarisation permettra aux investisseurs et aux professionnels de mieux comprendre les opportunités et les défis du secteur cinématographique guinéen », a-t-il affirmé.

Au-delà de la planification, le directeur général de l’ONACIG ambitionne de mettre en œuvre des actions structurantes capables de transformer durablement le paysage culturel national. Ces réformes visent notamment à renforcer la professionnalisation des acteurs du secteur, améliorer la gouvernance culturelle et créer un environnement plus favorable au développement des industries créatives.

Cependant, le conférencier n’a pas éludé les difficultés auxquelles fait face son institution. Il a notamment dénoncé certaines insuffisances observées sur le terrain, parmi lesquelles le manque de coordination et l’absence d’actions concrètes dans plusieurs régions du pays.

Pour Amara Traoré, cette situation demeure préoccupante pour une direction nationale chargée de conduire la politique cinématographique, vidéographique et photographique sur l’ensemble du territoire.

« Il est regrettable de constater certaines insuffisances alors que nous sommes appelés à agir sur toute l’étendue du territoire guinéen », a-t-il déploré.

Malgré ces défis, le responsable de l’ONACIG s’est montré résolument optimiste quant aux perspectives de réforme engagées ces dernières années. Il a annoncé que l’institution se prépare désormais à déployer des agences régionales à travers le pays afin de renforcer sa représentativité et sa proximité avec les acteurs culturels locaux.

Selon lui, cette nouvelle dynamique permettra à l’ONACIG d’assurer efficacement ses missions et d’accompagner l’émergence d’une industrie cinématographique compétitive en République de Guinée.

« Aujourd’hui, nous sommes prêts à déployer des agences sur toute l’étendue du territoire afin de rendre notre représentativité effective partout. L’objectif est de permettre à l’ONACIG de mener pleinement ses actions et de contribuer à l’industrialisation du cinéma guinéen », a souligné le directeur général.

À travers cette prise de parole, l’ONACIG réaffirme ainsi sa volonté de faire du cinéma guinéen un véritable levier de développement économique, de création d’emplois et de rayonnement culturel, aussi bien sur le plan national qu’international.

Antoine Neima pour Planete7.info

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