FAR Labé 2027 : Mamadou Thug veut fédérer les forces vives autour d’un festival à l’ambition grandissante

À quelques mois de la prochaine édition du Festival des Arts et du Rire (FAR) Labé, son initiateur, Mamadou Thug, entend donner une nouvelle dimension à l’événement. Pour lui, la réussite du festival ne peut plus reposer sur les seuls efforts de son équipe. Il appelle les ressortissants de Labé, les opérateurs économiques, les entreprises, les médias et surtout l’État à unir leurs forces pour faire de la ville une véritable destination culturelle.
À Labé, l’ambition autour du Festival des Arts et du Rire se précise. Alors que les préparatifs de l’édition 2027 commencent à prendre forme, Mamadou Thug veut déjà mobiliser les énergies. L’initiateur du FAR Labé est convaincu d’une chose : pour franchir un nouveau cap, le festival doit désormais s’appuyer sur une mobilisation beaucoup plus large.
« Aujourd’hui, chaque personne peut aider cet événement à sa manière », insiste-t-il, appelant les filles et les fils de Labé à s’approprier davantage cette initiative culturelle.
Pour l’humoriste et acteur culturel, il ne s’agit pas nécessairement de disposer de moyens considérables pour contribuer. Chacun, selon ses possibilités, peut participer à la construction et au rayonnement du festival. Une vision qui traduit, selon lui, la nécessité de transformer le FAR Labé en un véritable projet collectif.
Dans son plaidoyer, Mamadou Thug interpelle particulièrement les ressortissants de Labé qui disposent de capacités financières et pourraient davantage accompagner les initiatives culturelles de leur région.
« Combien de personnes originaires de Labé peuvent réellement venir nous épauler ? Il y en a énormément », déplore-t-il.
L’initiateur du festival évoque notamment son entourage et les nombreuses personnes originaires de la même région susceptibles de soutenir le projet.
« Moi, j’ai des idées pour faire avancer la culture, mais je n’ai peut-être pas toujours les moyens nécessaires. Cependant, je sais que j’ai des frères, des tontons, des cousins et des amis originaires de la même région et de la même ville que moi, qui ont la capacité de soutenir ce projet. Malheureusement, certains refusent catégoriquement de le faire », regrette-t-il.
Au-delà de la question financière, son message porte surtout sur la solidarité. Mamadou Thug estime que les initiatives culturelles locales ne peuvent atteindre leur plein potentiel sans l’implication des communautés auxquelles elles sont destinées.
Pour défendre cette vision, l’initiateur du FAR Labé s’appuie sur l’exemple de plusieurs pays africains où les grands rendez-vous culturels bénéficient du soutien conjugué des communautés, des entreprises, des institutions et des pouvoirs publics.
« Si vous regardez la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou d’autres pays à travers le monde, vous constaterez que les grands événements existent parce qu’il y a des personnes derrière eux pour les accompagner », souligne-t-il.
Pour lui, l’enjeu dépasse donc largement la seule organisation d’un festival de musique, d’humour ou d’arts. Il s’agit de contribuer à positionner Labé sur la carte des destinations culturelles africaines.
« Pour que Labé devienne davantage une grande destination culturelle, il faut que chacun apporte sa pierre à l’édifice », plaide Mamadou Thug.
Dans cette perspective, il insiste sur les effets de visibilité que peut générer le festival. Une interview réalisée à Labé, une publication sur les réseaux sociaux ou encore la venue d’un artiste extérieur peuvent, selon lui, contribuer à promouvoir l’image de toute une région.
« Lorsqu’un média vient à Labé pour réaliser une interview et la diffuser, ce n’est pas seulement Mamadou Thug qui est vu. C’est Labé qui est mis en avant, c’est toute notre région qui est valorisée », explique-t-il.
Même logique lorsqu’un artiste venu d’ailleurs immortalise son passage dans la ville et partage des images avec son public : « Ce n’est pas seulement Thug qui en bénéficie : c’est notre Labé qui est montré au monde. »
Dans son argumentaire, Mamadou Thug veut également convaincre sur un autre terrain : celui de l’économie.
À ses yeux, les grands événements culturels ne doivent pas être considérés uniquement comme des espaces de divertissement. Ils peuvent aussi stimuler le commerce, l’hôtellerie, le transport, la restauration et plusieurs autres secteurs de l’économie locale.
« Un festival apporte énormément d’argent dans les caisses de l’État », affirme-t-il, en mettant en avant les différentes dépenses générées par l’événement.
Les achats effectués sur les marchés profitent aux commerçants, les prestations mobilisent différents acteurs économiques et les dépenses liées au transport et au carburant participent, selon lui, à créer une chaîne de retombées économiques.
À travers cet argument, l’initiateur du FAR Labé entend rappeler que soutenir le festival revient aussi à accompagner une dynamique économique locale susceptible de profiter à plusieurs catégories d’acteurs.
Dans son appel à la mobilisation, Mamadou Thug ne limite pas ses attentes aux ressortissants de Labé. Il souhaite également une implication plus forte des pouvoirs publics.
L’État, les entreprises, les opérateurs économiques, les médias, les artistes et les acteurs culturels sont ainsi invités à s’engager davantage aux côtés du festival.
L’objectif affiché est clair : faire de l’édition 2027 un rendez-vous culturel d’une dimension supérieure, capable d’attirer davantage de public, d’artistes, de partenaires et de médias.
Après plus d’une décennie d’existence, le FAR Labé se trouve ainsi à un tournant. Pour son initiateur, le prochain défi n’est plus seulement d’organiser une nouvelle édition, mais de construire autour du festival une véritable dynamique territoriale.
Car derrière la réussite du FAR Labé, Mamadou Thug voit une ambition plus large : faire de la culture un levier de visibilité, d’attractivité et de développement pour Labé et l’ensemble de la région.
Antoine Neima pour Planete7.info
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