Élections couplées du 31 mai 2026 : la DGE ferme la porte aux dérogations et défend la caution électorale

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À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la Direction générale des élections (DGE) a tenu à clarifier sa position face aux critiques croissantes portant sur le montant de la caution exigée aux candidats.

Lors d’une conférence de presse organisée à son siège, la directrice générale, Dienabou Touré, a livré une mise au point sans ambiguïté sur une question devenue centrale dans le débat politique. Plusieurs acteurs dénoncent en effet une caution jugée excessive, estimant qu’elle constitue un frein à la participation et un facteur d’exclusion.

Face à ces accusations, la responsable de la DGE a adopté un ton ferme :

« La caution de candidature est éliminatoire. Je le dis haut et fort. Certains ont sollicité des dérogations en rencontrant des responsables de la Banque centrale et du Trésor. Mais j’ai clairement refusé. Accorder une exception serait injuste pour ceux qui ont respecté les règles. Il n’y a donc eu aucune dérogation », a-t-elle martelé, se disant prête à assumer pleinement cette position.

Revenant sur le cadre juridique, Dienabou Touré a rappelé que le montant de la caution s’appuie sur des dispositions légales précises, notamment l’article 275, qui confie à une commission financière le soin de proposer les montants ainsi que les plafonds de dépenses électorales.

« L’organe compétent détermine ces montants dans les délais fixés par la décision », a-t-elle précisé.

La directrice générale a par ailleurs appelé les acteurs politiques à davantage de réalisme quant à leurs ambitions électorales.

« Nous avons enregistré au minimum deux dossiers de candidature par commune. Ceux qui annonçaient des centaines, voire des milliers de candidats ne se sont pas tous présentés. La caution vise aussi à encadrer les candidatures. Ce n’est pas une initiative de la DGE, mais l’application stricte de la loi », a-t-elle souligné.

Tout en défendant la rigueur actuelle du dispositif, la responsable n’exclut pas d’éventuelles évolutions :

« La loi pourra être révisée à l’avenir. Mais, pour l’heure, nous appliquons les textes en vigueur. »

Ces précisions interviennent dans un climat politique sous tension, à quelques semaines d’un scrutin décisif pour l’avenir institutionnel du pays.

 

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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