Élection papale : quand la peau semble déranger plus que la pensée

Je ne suis pas chrétien mais musulman, et je me garderais bien de m’ingérer dans les enjeux liés à l’élection du pape.
Cependant, je trouve qu’il serait indigne de mettre l’accent sur la couleur de peau au lieu de la valeur intrinsèque.
Dans les débats autour de la succession papale, il me semble que le cardinal Sarah est présenté presque partout comme un des plus méritants.
Mais hélas, il est systématiquement écarté par certains commentateurs sans que ses détracteurs n’avancent de véritables arguments fondés sur ses compétences, sa foi, son intégrité ou sa vision. J’ai entendu plusieurs fois des phrases du genre “il est le meilleur mais il a peu de chance »
Ce silence sur les critères objectifs me pousse à croire que ce sont malheureusement des considérations plus subjectives — voire identitaires — qui influencent certains jugements.
Quand on évoque la « tête du pape » sans s’arrêter à la qualité intrinsèque des candidats, on s’expose au risque de confondre tradition et préjugés.
Ne serait-il pas plus juste de recentrer le débat sur la valeur spirituelle et intellectuelle des personnes concernées, plutôt que sur des apparences ou des origines ?
Il semble qu’un chef d’État d’un pays européen exercerait actuellement, au nom de ses agissements permanents, des pressions pour empêcher l’élection du cardinal Sarah.
C’est une faute, une injustice, et cela doit être dénoncé.
Magaye GAYE
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