Effondrement de l’immeuble de Démoudoula : un journaliste soudanais réfugié en Guinée lance un appel à l’aide après avoir tout perdu

Réfugié en Guinée pour fuir la guerre au Soudan, un journaliste soudanais se retrouve aujourd’hui confronté à une nouvelle tragédie. Rescapé de l’effondrement de l’immeuble de Démoudoula, il affirme avoir perdu tous ses biens et appelle les autorités, le HCR et les organisations humanitaires à lui venir en aide, ainsi qu’à sa famille.
Dans un témoignage poignant, ce journaliste soudanais raconte avoir quitté son pays pour échapper aux violences qui y sévissent, avec l’espoir de reconstruire sa vie dans un environnement sûr. Mais l’effondrement de l’immeuble où il résidait à Démoudoula a brutalement réduit à néant cette quête de sécurité.
« Je suis venu en Guinée pour fuir les horreurs de la guerre qui ravage mon pays. Je pensais y trouver la sécurité et la protection, mais le destin m’a confronté à une nouvelle tragédie. L’effondrement de l’immeuble dans lequel je vivais m’a fait perdre tous mes biens et a laissé ma famille et moi sans abri », confie-t-il.
Selon lui, les conséquences de ce drame vont bien au-delà des pertes matérielles. Son épouse et ses enfants vivent désormais dans une grande précarité, profondément marqués par cette épreuve.
« Aujourd’hui, mon épouse, mes enfants et moi vivons dans une profonde détresse. Mes enfants sont traumatisés, ma femme est profondément affectée, et je vis dans l’angoisse et l’incertitude, après avoir perdu le sentiment de sécurité que nous étions venus rechercher en Guinée », déplore-t-il.
Malgré cette situation difficile, le journaliste tient à saluer l’élan de solidarité dont il dit avoir bénéficié dès les premières heures du drame. Il remercie le peuple guinéen, les forces de sécurité ainsi que les habitants du quartier.
« Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au peuple guinéen pour sa solidarité, ainsi qu’aux forces de sécurité qui sont intervenues avec professionnalisme et rapidité. J’adresse également mes sincères remerciements aux voisins et aux jeunes volontaires qui ont risqué leur vie pour nous sauver des décombres », témoigne-t-il avec émotion.
Il indique également que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a été la première institution à lui apporter un soutien après la catastrophe.
« À ce jour, aucun responsable gouvernemental ne nous a rendus visite pour s’enquérir de notre situation ou nous apporter un soutien. En revanche, le HCR s’est rapidement déplacé pour nous rencontrer au domicile d’un ami guinéen où nous avons trouvé refuge. Nous saluons ce geste et leur exprimons notre reconnaissance », affirme-t-il.
Face à cette situation, le journaliste lance un appel pressant au HCR, aux autorités compétentes et aux organisations humanitaires afin que des solutions durables soient trouvées pour sa famille.
Il sollicite notamment un logement sécurisé, une assistance humanitaire, ainsi qu’un accompagnement psychologique et social pour aider sa famille à surmonter cette épreuve.
Enfin, il invite les médias nationaux et internationaux à porter son histoire à la connaissance du public, estimant que son combat ne s’est pas arrêté au moment où il a été extrait des décombres.
« Je suis sorti vivant des décombres, mais le combat pour retrouver une vie digne et un sentiment de sécurité est loin d’être terminé. Ma famille et moi avons besoin d’une solidarité concrète et d’une mobilisation urgente pour retrouver l’espoir », conclut-il.
Oumar Sylla Bah pour Planete7.info
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