Éboulement à Dar-Es-Salam : le président de l’ONG « Même Droit pour les Enfants » appelle à une journée de deuil

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Le drame survenu à la décharge de Dar-Es-Salam continue de susciter l’émoi à Conakry. Alors que les opérations de recherche se poursuivaient encore ce dimanche 23 août 2026, plusieurs heures après l’éboulement meurtrier provoqué par les fortes pluies de la nuit, des voix s’élèvent pour réclamer un hommage national aux victimes.

Président de l’ONG « Même Droit pour les Enfants », Mamadou Oury Bah s’est rendu sur les lieux du sinistre pour constater l’ampleur de la catastrophe et mesurer les conséquences humaines de l’éboulement. Sur place, il n’a pas caché son émotion face à une situation qu’il qualifie de tragédie majeure pour la Guinée.

« Le constat déjà, il est amer parce que vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a eu pas mal d’enfants qui ont été… C’est une crise que la Guinée a subie aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Particulièrement préoccupé par le nombre d’enfants touchés, le responsable de l’organisation de défense des droits des enfants estime que l’ampleur du drame justifie une réponse à la hauteur de la tragédie. Il appelle ainsi les autorités guinéennes à décréter une journée de deuil afin de permettre à la nation de rendre hommage aux victimes.

« Il faut déclarer demain même une journée, voire même une journée sans activité, pour le repos de l’âme de ceux qui ont perdu aujourd’hui », a plaidé Mamadou Oury Bah.

Pour lui, cette catastrophe ne saurait être considérée comme un événement ordinaire dans une capitale où plusieurs familles viennent de perdre des proches. Il déplore notamment ce qu’il considère comme une réaction insuffisante face à l’ampleur du drame.

« On ne peut pas rester comme ça dans la pleine capitale et subir tout ce drame-là et que cela se passe inaperçu », a-t-il insisté.

Au-delà de l’hommage aux victimes, le président de l’ONG « Même Droit pour les Enfants » invite également les autorités à tirer les leçons de cette catastrophe. Il appelle à des mesures concrètes pour mieux encadrer l’occupation des zones à risque et prévenir de nouvelles pertes en vies humaines.

La question de la délocalisation de certains sites exposés avait déjà été évoquée, rappelle-t-il, appelant désormais les autorités compétentes à passer des intentions aux actes.

« Nous observons tous ensemble pour voir les mesures que le département en tant que tel […] doit réellement appliquer sur le terrain », a-t-il souligné.

Alors que les secours poursuivaient leurs opérations à Dar-Es-Salam dans l’après-midi, l’émotion restait vive sur le site. Pour les familles endeuillées et les proches toujours dans l’attente, l’urgence demeure la recherche des personnes ensevelies et la prise en charge des survivants.

Mais au-delà de l’intervention immédiate, ce drame relance également la question de la sécurisation des zones à risque dans la capitale guinéenne et de la responsabilité des autorités face à ces espaces exposés. Pour Mamadou Oury Bah, l’heure est désormais à l’action afin que cette tragédie ne se reproduise plus.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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