Drépanocytose, rhumatisme et diabète : Hadja Aïssatou Diallo et la Fondation H DJIDJA veulent bâtir un hôpital de 300 à 500 lits en Guinée

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Arrivée ce jeudi 27 août 2026 à Conakry en provenance de la Belgique, Hadja Aïssatou Diallo, infirmière de formation et elle-même atteinte de drépanocytose SS, entend donner une nouvelle dimension à son combat contre les maladies chroniques. À travers la Fondation « H DJIDJA », qu’elle a créée, elle ambitionne de sensibiliser les populations et de construire en Guinée un hôpital spécialisé de 300 à 500 lits.

Son histoire est celle d’une femme qui a choisi de transformer une épreuve personnelle en engagement collectif. Atteinte de drépanocytose SS, Hadja Aïssatou Diallo connaît de l’intérieur les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec cette maladie. Infirmière de formation, elle a décidé de mettre son expérience et son vécu au service des malades.

C’est dans cette dynamique qu’est née la Fondation « H DJIDJA », une initiative portée depuis la Belgique et désormais tournée vers la Guinée.

« Je suis la fondatrice de la Fondation H DJIDJA. Cette fondation a pour objectif d’aider les personnes atteintes de drépanocytose, de rhumatisme et de diabète de type 1 et 2 », explique-t-elle.

Pour la fondatrice, l’un des principaux défis reste la sensibilisation. En Guinée, estime-t-elle, certaines maladies sont encore mal comprises par une partie de la population, notamment la drépanocytose et le rhumatisme, souvent confondus.

« En Guinée, les gens ont du mal à faire la différence entre la drépanocytose et le rhumatisme, pourtant c’est différent », souligne Hadja Aïssatou Diallo.

À travers sa fondation, elle souhaite donc aller directement à la rencontre des populations afin de mieux expliquer ces pathologies, leurs manifestations et surtout les moyens de vivre avec elles.

La démarche de la Fondation « H DJIDJA » ne se limite pas à la prise en charge médicale. Elle entend également mettre l’accent sur l’information, la prévention et l’accompagnement des malades au quotidien.

Lors de sa présence en Guinée, Hadja Aïssatou Diallo prévoit ainsi des rencontres avec les personnes concernées pour leur fournir des conseils adaptés, notamment sur l’alimentation et les comportements à adopter selon leur pathologie.

« Nous sommes venus en Guinée pour aller à la rencontre des personnes et leur faire savoir que cette fondation est créée pour les sensibiliser et montrer comment vivre avec ces maladies », affirme-t-elle.

Elle ajoute : « On va leur dire ce qu’ils doivent manger s’ils ont le diabète de type 1 ou de type 2, ou bien s’ils ont la drépanocytose. »

Mais derrière cette campagne de sensibilisation se cache une ambition beaucoup plus importante : contribuer à renforcer l’offre de soins destinée aux personnes souffrant de maladies chroniques en Guinée.

Le projet phare porté par Hadja Aïssatou Diallo est la construction d’un hôpital spécialisé d’une capacité comprise entre 300 et 500 lits. Une infrastructure qu’elle souhaite voir implantée en Guinée afin d’offrir une meilleure prise en charge aux personnes atteintes de drépanocytose, de diabète et de rhumatisme.

Pour concrétiser cette ambition, la fondatrice de « H DJIDJA » souhaite obtenir l’accompagnement des autorités guinéennes.

« En plus, nous voulons rencontrer l’État pour nous aider à construire cet hôpital de 300 à 500 lits que l’on veut construire », plaide-t-elle.

La fondation bénéficie déjà, selon sa promotrice, d’une certaine reconnaissance en Belgique, où elle est implantée.

« Nous vivons en Belgique et la fondation est connue là-bas. Le maire et l’État de là-bas connaissent la fondation », indique-t-elle.

Elle souhaite désormais que cette dynamique puisse s’étendre à la Guinée et obtenir le soutien des pouvoirs publics pour faire avancer le projet.

Avant de porter son projet sur le terrain, Hadja Aïssatou Diallo affirme avoir consacré plusieurs mois à la régularisation et à la légalisation de la fondation en Guinée.

« Au mois de mai, juin et juillet, j’étais là pour avoir les documents qui légalisent cette fondation. Ça a été tout un parcours difficile », raconte-t-elle.

Malgré les difficultés rencontrées, elle dit avoir reçu des assurances de la part de plusieurs responsables. En juin, une présentation de la fondation aurait notamment été organisée auprès de l’État-major.

« Le mois de juin, nous avions fait la présentation de la fondation chez l’État-major et ils nous avaient dit qu’ils allaient nous accompagner », rapporte-t-elle.

Elle évoque également une rencontre avec le ministre de la Jeunesse et des Sports de l’époque, qui, selon elle, avait également promis son accompagnement.

Reconnaissante envers les responsables qui ont manifesté leur disponibilité, Hadja Aïssatou Diallo tient à saluer leur soutien.

Derrière ce projet se trouve surtout une expérience personnelle. Vivre elle-même avec la drépanocytose SS a été, pour Hadja Aïssatou Diallo, un puissant facteur de motivation.

Son parcours d’infirmière lui a également permis de mesurer les difficultés rencontrées par les malades et les familles confrontées à ces pathologies.

Son ambition est désormais de faire de cette expérience une force pour les autres.

À travers « H DJIDJA », elle veut porter un message simple : mieux informer, mieux accompagner et, à terme, offrir aux malades des conditions de prise en charge plus adaptées.

Pour y parvenir, elle compte sur l’engagement des autorités, mais aussi sur l’implication de son équipe et des personnes qui accompagnent le projet.

Elle adresse notamment ses remerciements à Alpha Yaya Belgique, qu’elle cite pour son accompagnement, ainsi qu’à Newton, secrétaire général de la fondation, Alpha Boubacar Diallo, trésorier, Cheick Sylla, conseiller, et Mamadou Bhoye Diallo.

« Je les remercie tous vraiment », conclut-elle.

Avec son arrivée à Conakry, Hadja Aïssatou Diallo entend ainsi franchir une nouvelle étape. Entre sensibilisation, accompagnement des malades et projet de construction d’un hôpital de 300 à 500 lits, la fondatrice de « H DJIDJA » veut faire de son combat contre la drépanocytose, le diabète et le rhumatisme une cause collective en Guinée.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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