Cinéma guinéen : la 5e édition du Salon s’ouvre sous le signe de la professionnalisation et de la coopération internationale

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Le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) a abrité ce jeudi une conférence de presse annonçant l’ouverture de la cinquième édition du Salon du cinéma guinéen, prévue du 9 au 10 mai 2025. Un rendez-vous désormais incontournable qui ambitionne de redonner ses lettres de noblesse au septième art guinéen et d’en faire un moteur de développement culturel, économique et social.

Contrairement aux festivals classiques, ce salon se distingue par sa vocation professionnelle. « Ce n’est pas un événement destiné à projeter des films pour le grand public, mais un espace de rencontres entre professionnels du secteur », a souligné Lucie Touya, co-directrice du CCFG. Elle insiste sur la dimension stratégique de cette plateforme : « Le Salon du cinéma guinéen, qui prend de l’ampleur chaque année, vise à structurer une véritable industrie du cinéma en Guinée et à rayonner au-delà de nos frontières. »

Placée sous le thème « Mécanismes de la production du cinéma guinéen », cette édition met l’accent sur les défis structurels auxquels font face les créateurs. Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, le salon entend favoriser la coopération sud-sud et renforcer les ponts entre cinéastes africains.

Le salon poursuit une triple ambition :

  • Plaidoyer pour une politique culturelle en faveur du cinéma guinéen ;
  • Création d’un espace d’échange pour les professionnels locaux et étrangers ;
  • Promotion de la production et de la coproduction de films guinéens.

À travers cette initiative, les organisateurs aspirent à transformer le cinéma en levier de création d’emplois et de richesses, grâce à la formation, aux rencontres professionnelles et au soutien à la production locale.

Plusieurs ateliers de renforcement de capacités sont prévus, animés par des professionnels de renommée internationale :

  • Assistanat à la réalisation, avec Abdou Sané (Sénégal) ;
  • Écriture de court-métrage, avec Pape Lopy ;
  • Production cinématographique, avec Souleymane Kébé (Sénégal) ;
  • Écriture de série TV, avec Françoise Ellong Gomez.

Ces ateliers s’adressent principalement aux étudiants en audiovisuel, professionnels du secteur, chaînes de télévision, entreprises privées, mécènes et cinéphiles.

Pour Oumar Kourouma, délégué général du salon, l’enjeu est clair : « Il est temps pour nous, en tant que peuple, de nous exprimer à travers notre art et notre culture. Ce salon est un cadre d’échanges et de réflexions sur les problématiques qui freinent notre cinéma. Il est ouvert à toutes les voix, d’ici et d’ailleurs. »

Cette cinquième édition marque un tournant stratégique. À la croisée des talents et des idées, le Salon du cinéma guinéen s’annonce comme une étape décisive pour positionner la Guinée sur l’échiquier cinématographique africain et mondial. Un événement structurant, qui célèbre la créativité nationale tout en jetant les bases d’une industrie cinématographique pérenne.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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