Assassinat d’un taxi-moto à Sangarédi : le Syndicat national exige une enquête approfondie

Un crime d’une extrême gravité a endeuillé la ville minière de Sangarédi. Dans la nuit du jeudi au vendredi 09 janvier 2025, entre 3 heures et 4 heures du matin, un conducteur de taxi-moto a été retrouvé sans vie dans la localité de Limaniya, dans des circonstances encore troubles.
La victime, identifiée sous le nom d’Amadou Oury Diallo, conducteur de taxi-moto immatriculé 0167, a été découverte gisant dans un couloir situé à proximité immédiate des maquis du secteur. Son corps présentait une grave blessure à la tête, laissant présager un acte de violence d’une rare brutalité.

Sur les lieux du drame, les enquêteurs ont retrouvé une bouteille de liqueur de marque Guluxe, abandonnée à quelques mètres du corps. Toutefois, la nature et la profondeur de la blessure observée soulèvent de sérieuses interrogations. De nombreuses zones d’ombre subsistent quant à la capacité de cet objet à infliger une telle plaie mortelle, renforçant les doutes sur le déroulement exact des faits et les moyens utilisés par l’auteur du crime.

Profondément affecté par cette tragédie, le secrétaire général du Syndicat national des taxis-motos de Sangarédi a exprimé son indignation et sa douleur face à la perte d’un membre respecté de la corporation.
« Amadou Oury Diallo était un taxi-maître exemplaire, discipliné et irréprochable. Il respectait scrupuleusement les règles et principes du syndicat. Sa disparition est une perte immense pour notre corps », a-t-il déclaré avec émotion.
Au-delà de l’hommage, le responsable syndical a fermement exigé l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’identifier les auteurs de ce crime odieux.
« À ce stade, aucune information fiable ne permet de situer les responsabilités. Nous appelons les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire. Justice doit être rendue pour Amadou Oury Diallo », a-t-il insisté.

Ce drame remet une fois de plus au cœur du débat la question de l’insécurité autour des maquis de Sangarédi, souvent implantés au sein des marchés et des quartiers résidentiels. Fréquentés à des heures tardives et généralement dépourvus de dispositifs de sécurité adéquats, ces lieux sont de plus en plus perçus comme des zones à risques pour les citoyens, notamment les travailleurs nocturnes tels que les taxi-motos.
En attendant les conclusions de l’enquête, la population de Sangarédi reste sous le choc, tandis que la corporation des taxis-motos réclame justice, vérité et des mesures urgentes pour renforcer la sécurité urbaine.
Salif Camara pour Planete7.info
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