Affaire des 43 milliards GNF au CNT : Danger Le Comédien interpelle la justice sur la nécessité de situer les responsabilités

L’affaire du présumé détournement de 43 milliards de francs guinéens au sein du Conseil national de la transition (CNT) continue de provoquer des réactions dans l’opinion publique. L’humoriste guinéen Noé Koulemou, connu sous le nom de scène de Danger Le Comédien, a livré son analyse sur cette affaire qui fait débat, appelant les autorités judiciaires à établir les responsabilités.
Dans un entretien accordé à notre rédaction, l’artiste a exprimé sa profonde indignation face aux accusations rapportées par plusieurs médias, tout en insistant sur la nécessité d’une enquête transparente afin que la vérité soit connue.
« 43 milliards disparaissent comme ça dans la nature, c’est un crime contre l’humanité. Aujourd’hui, on voit que Conakry est sale, les marchés sont désordonnés, les hôpitaux manquent d’équipements et des enfants meurent. Mais que 43 milliards disparaissent dans ce pays, c’est dangereux », a déclaré Danger Le Comédien.
Pour l’humoriste, cette affaire dépasse le simple cadre financier et interpelle sur la gestion des ressources publiques. Il estime que toute personne impliquée, quel que soit son rang, doit répondre de ses actes devant la justice si les faits sont établis.
Appelant à l’intervention de la justice, Danger Le Comédien a réaffirmé sa confiance dans les institutions chargées de lutter contre la corruption et les infractions économiques et financières.
« J’ai confiance en la justice et au président de la République. Ils peuvent vraiment tout faire pour récupérer l’argent du peuple guinéen. Il faut empêcher que cet argent disparaisse », a-t-il soutenu.
L’artiste a également salué l’action de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) et le travail de son procureur spécial, Charles Wright, qu’il considère comme un acteur important dans la lutte contre la corruption.
« Si on avait deux ou trois Charles Wright dans ce pays, l’argent de la Guinée ne disparaîtrait jamais », a-t-il conclu.
Alors que les débats se poursuivent autour de ce dossier, les regards restent tournés vers la justice pour déterminer la réalité des faits et situer les éventuelles responsabilités.
Oumar Sylla Bah pour Planete7.info
Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com
Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.