Adoption de la Constitution : Amadou Oury Bah ferme la porte à une démission du gouvernement

Alors que la Guinée s’apprête à tourner une page décisive de son histoire politique avec l’adoption de sa nouvelle Constitution, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a tenu à clarifier une question qui alimente depuis plusieurs jours les débats dans l’opinion : celle d’une éventuelle démission de son gouvernement après la promulgation de la Loi fondamentale.
Dans une déclaration prononcée ce mercredi, le chef du gouvernement a été catégorique : ni lui ni son équipe ne quitteront leurs fonctions à la suite de l’adoption du nouveau texte constitutionnel.
« Une fois que la Constitution est adoptée, il est impératif de se conformer aux principes qu’elle énonce, et celle-ci devra être promulguée dans les plus brefs délais après un passage de 72 heures devant la Cour suprême. Or, en aucun cas, il n’est stipulé dans les articles de cette nouvelle Constitution que le gouvernement doit démissionner », a-t-il déclaré, mettant ainsi fin aux spéculations.
En réaffirmant la continuité de l’action gouvernementale, Amadou Oury Bah a tenu à rassurer sur la ligne de conduite de l’exécutif dans cette phase charnière de la transition. Selon lui, la priorité doit être donnée à la stabilité institutionnelle, condition sine qua non pour la réussite du processus démocratique enclenché par le référendum du 21 septembre.
« Certains peuvent espérer des changements continus, mais notre objectif est la stabilité. Cette stabilité doit être ancrée dans le respect scrupuleux des règles démocratiques et constitutionnelles, avec une vision ouverte et constructive pour le présent et l’avenir », a-t-il insisté.
Pour le Premier ministre, l’adoption de la Constitution n’est pas une fin en soi, mais le point de départ d’une nouvelle ère politique, qui doit se construire sur la continuité de l’État et la consolidation des institutions.
Cette mise au point intervient alors que certaines voix, dans les milieux politiques et de la société civile, réclamaient une recomposition du gouvernement après l’adoption de la nouvelle Loi fondamentale. Pour Amadou Oury Bah, une telle démarche ne repose sur aucun fondement juridique et risquerait de perturber un processus déjà salué pour son bon déroulement.
Le Premier ministre rappelle que la prochaine étape reste la promulgation de la Constitution, qui doit intervenir dans les 72 heures suivant l’avis de la Cour suprême, avant d’ouvrir la voie aux futures échéances électorales : présidentielle, législatives, communales, régionales et sénatoriales.
En réaffirmant la volonté de son gouvernement de poursuivre sa mission, Amadou Oury Bah envoie un message clair : le retour à l’ordre constitutionnel se fera dans la continuité et sans rupture brutale. Cette posture, dit-il, reflète la maturité d’un État en transition, soucieux de garantir la paix, la stabilité et la confiance des citoyens.
« L’efficacité de l’action publique exige des institutions stables et des transitions maîtrisées. La Guinée doit avancer dans la sérénité vers les prochaines étapes démocratiques », a-t-il conclu, appelant à l’unité nationale autour du projet républicain.
Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info
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