Guinée : démunie face à la maladie, M’mah Kaba sollicite la solidarité pour financer ses soins

Éprouvée par des problèmes de santé et confrontée à de graves difficultés financières, M’mah Kaba, une femme d’une quarantaine d’années, peine à poursuivre sa prise en charge médicale. Après avoir vendu certains de ses objets de valeur pour financer ses examens, elle lance un appel à la solidarité afin de réunir les moyens nécessaires à la poursuite de ses soins.
Derrière cet appel à l’aide se dessine le parcours difficile d’une femme qui dit avoir épuisé ses ressources face à la maladie. Veuve, sans moyens financiers suffisants et marquée par la perte de ses huit enfants, M’mah Kaba affirme ne plus savoir vers qui se tourner pour faire face aux dépenses liées à sa prise en charge médicale.

Dans un témoignage empreint de détresse, elle revient sur les démarches entreprises pour comprendre l’origine de ses problèmes de santé, les examens qu’elle a dû effectuer et les difficultés financières qui compromettent aujourd’hui la poursuite de ses soins.
Selon son témoignage, les premiers symptômes sont apparus après le décès de son mari. Pensant initialement souffrir d’une infection vaginale, elle a entrepris des traitements avec le soutien de sa famille. Mais l’absence d’amélioration l’a finalement conduite à consulter un médecin.
Après cette première consultation, elle affirme avoir reçu une prescription médicale et une recommandation de se rendre à l’hôpital de Calière pour des examens complémentaires.
Sur place, plusieurs analyses ont été réalisées, notamment pour rechercher une éventuelle tuberculose. D’après M’mah Kaba, les résultats ont permis d’écarter cette hypothèse, sans toutefois lui apporter, à ce stade, une explication précise de son état de santé.

Son parcours l’a ensuite conduite dans une clinique située à Sangoyah. Elle rapporte que le Dr Keita lui aurait expliqué que son utérus était enflé et que cette anomalie serait à l’origine du gonflement de son ventre. Des examens supplémentaires, dont un scanner, lui auraient alors été recommandés afin de poursuivre les investigations médicales.
Si les consultations et les examens ont permis de poursuivre les investigations, leur coût représente désormais un obstacle majeur pour M’mah Kaba.
Pour financer sa prise en charge, elle affirme avoir vendu certains de ses objets de valeur. Malgré ces sacrifices, elle n’est pas parvenue à réunir à temps la totalité des sommes nécessaires.
« On a un peu retardé le scanner à cause du manque d’argent », confie-t-elle.
Selon son récit, cet examen était facturé à 2,3 millions de francs guinéens. Faute de pouvoir réunir immédiatement cette somme, elle indique avoir finalement rassemblé 2,1 millions de francs guinéens, un montant que le médecin aurait accepté.
Mais le scanner n’a pas mis fin à ses difficultés financières. À la suite de cet examen, une ordonnance d’un montant de 3 millions de francs guinéens lui aurait été prescrite. Pour l’ensemble du traitement, elle affirme que le coût annoncé s’élève à 6 millions de francs guinéens.
Une charge financière qu’elle dit désormais incapable d’assumer. Après avoir mobilisé ses maigres ressources pour les premières étapes de sa prise en charge, elle se retrouve dans l’incapacité de financer la suite des soins.
À ces difficultés médicales et financières s’ajoutent des épreuves personnelles particulièrement douloureuses. M’mah Kaba affirme avoir donné naissance à huit enfants, tous décédés. Un drame familial qui, selon son témoignage, s’ajoute à la perte de son mari et à la précarité dans laquelle elle dit vivre aujourd’hui.
Désormais démunie face aux dépenses médicales, elle en appelle à la générosité des personnes de bonne volonté. Son souhait est de pouvoir poursuivre les examens et le traitement prescrits, dans l’espoir de retrouver la santé.
« Au nom de Dieu, aidez-moi ! Je suis issue d’une famille pauvre », implore-t-elle.
À travers cet appel, M’mah Kaba espère trouver des personnes disposées à lui apporter un soutien financier pour poursuivre sa prise en charge médicale. Pour cette femme qui affirme avoir épuisé ses dernières ressources, la solidarité apparaît aujourd’hui comme un espoir face à des dépenses qu’elle ne peut plus supporter seule.
Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info
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