25 août 1958-25 août 2026 : Elhadj Django Cissé appelle à préserver la mémoire historique de la Guinée

68 ans après la visite historique du général Charles de Gaulle à Conakry, le Secrétaire général du PDG-RDA de Kindia, Elhadj Django Cissé, invite les jeunes générations à mieux connaître cette page décisive de l’histoire de la Guinée et à en préserver la mémoire.
Le 25 août 1958 demeure gravé dans les annales de l’histoire politique guinéenne. Ce jour-là, le général Charles de Gaulle foulait le sol de Conakry, quelques semaines seulement avant le référendum qui allait déterminer l’avenir de la Guinée au sein de la Communauté française.
À l’occasion du 68e anniversaire de cette visite historique, Elhadj Django Cissé, Secrétaire général du PDG-RDA de Kindia, appelle à faire de cette date un véritable moment de transmission. Pour lui, la mémoire de cette période ne doit pas se limiter aux commémorations : elle doit être enseignée et expliquée aux nouvelles générations afin de mieux comprendre le chemin parcouru vers l’indépendance.
« C’est vraiment nécessaire que la nouvelle génération soit informée de cette date », insiste-t-il, estimant que chaque génération porte la responsabilité de transmettre aux suivantes les enseignements de son histoire.
Pour illustrer cette nécessité, le responsable politique s’appuie sur une comparaison familiale : « Un père de famille ne vit que pour préparer les enfants et leur confier maintenant tout le secret pour que la vie de cette famille continue. Ainsi va pour le compte de notre beau pays, la Guinée. »
En revenant sur le 25 août 1958, Elhadj Django Cissé décrit une capitale guinéenne en effervescence pour accueillir le dirigeant français. Selon son témoignage, la population s’était massivement mobilisée dans les rues de Conakry.
« Il est venu, ça a trouvé toute la population en blanc. Les instruments de musique, les tam-tams, tout était là, et les rues étaient bondées vraiment de Guinéens pour pouvoir recevoir ce grand leader français », raconte-t-il.
Mais derrière les manifestations populaires et l’accueil réservé au général de Gaulle se jouait une bataille politique dont les conséquences allaient dépasser largement cette journée.
Pour Elhadj Django Cissé, les échanges entre les deux hommes ont constitué un moment de confrontation politique majeur. « Les deux discours ont été des chocs historiques », estime-t-il, en référence aux positions exprimées par Charles de Gaulle et Ahmed Sékou Touré sur l’avenir de la Guinée.
Quelques semaines après cette visite, la Guinée était appelée à se prononcer sur le projet de Constitution française dans le cadre du référendum du 28 septembre 1958.
Le « Non » défendu par Ahmed Sékou Touré et les responsables politiques guinéens allait conduire la Guinée à devenir le seul territoire de l’Afrique française à rejeter la proposition constitutionnelle. Le 2 octobre 1958, le pays proclamait officiellement son indépendance.
Cette séquence historique reste notamment associée à la célèbre formule d’Ahmed Sékou Touré : « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage. »
Pour Elhadj Django Cissé, cette période illustre la place déterminante du combat politique et du dialogue dans l’accession de la Guinée à la souveraineté.
« Au lieu que nous prenions des bâtons, des cailloux pour pouvoir obtenir l’indépendance, voilà qu’avec les discours, ces rencontres-là ont fait qu’on a obtenu l’objet », souligne-t-il.
À 68 ans de la visite du général de Gaulle à Conakry, le responsable du PDG-RDA de Kindia estime que la connaissance de cette période demeure indispensable, notamment pour la jeunesse.
Au-delà de la célébration d’une date historique, son appel porte donc sur la transmission de la mémoire nationale. Pour lui, comprendre les événements du 25 août 1958, le référendum du 28 septembre et l’indépendance du 2 octobre permet aux jeunes générations de mesurer les sacrifices, les choix politiques et les aspirations qui ont façonné la Guinée moderne.
Préserver cette mémoire, c’est ainsi, selon Elhadj Django Cissé, éviter que les grandes étapes de l’histoire nationale ne s’effacent avec le temps. C’est aussi permettre aux générations futures de mieux comprendre le passé pour réfléchir avec davantage de responsabilité à l’avenir de la Guinée.
Sylla Ama pour Planete7.info
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