Kindia : le Ramadan s’ouvre sous le poids de la flambée des prix

À Kindia, le mois sacré de Ramadan commence dans un contexte économique difficile. Dès le premier jour, mercredi 18 février, les marchés de la ville affichent une flambée généralisée des prix des denrées de première nécessité, plongeant vendeuses et consommateurs dans une vive inquiétude.
Au grand marché central, les étals regorgent de produits essentiels, mais les prix ont grimpé de manière spectaculaire. Les condiments, incontournables pendant le jeûne, connaissent des hausses records : le sac d’aubergines est passé de 150 000 à près de 500 000 francs guinéens, le gombo atteint désormais jusqu’à un million de francs, et le sac de piment frôle les 1 200 000 FG. Même la pomme de terre affiche une augmentation significative, de 300 000 à 350 000 FG.

Pour les commerçantes, cette situation est difficile à accepter, surtout en période de partage et de solidarité. Fatoumata Camara, vendeuse au marché central, s’indigne : « La vie est vraiment chère à Kindia. Les hausses touchent tous les produits essentiels. »

Sa collègue, Mamadama Camara, pointe également la flambée des prix de l’oignon, du cube Maggi et des spaghettis : « Les ménagères apportent de l’argent, mais cela ne suffit plus. Nous appelons les autorités à alléger le panier de la ménagère pendant ce mois saint. »

Les consommateurs ressentent également la pression. M’Mahawa Sylla, venue faire ses provisions, témoigne : « Même avec 400 000 FG, il est désormais difficile de couvrir nos besoins quotidiens. Nous demandons au président de la République, Mamadi Doumbouya, de nous aider face à cette hausse généralisée. »
Face à cette situation, les autorités affirment avoir pris des mesures préventives. Un accord entre le gouvernement et les opérateurs économiques prévoit la fixation des prix de certains produits de première nécessité, appuyée par une exonération des taxes douanières. Le président de la Chambre préfectorale de commerce, d’industrie et d’artisanat de Kindia, Elhadj Ousmane Baldé Bodjé, précise : « Nous avons obtenu l’exonération des taxes au port, permettant à la Chambre nationale de commerce de fixer les prix pour tous les Guinéens durant le Ramadan. Les antennes régionales et préfectorales sensibilisent les commerçants pour appliquer ces mesures. »

Pourtant, sur le terrain, la réalité reste difficile. À Kindia, les ménages continuent de subir la hausse vertigineuse des prix, rendant le mois de Ramadan, traditionnellement symbole de partage et de modération, particulièrement lourd pour le budget des familles.
Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info
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