“Pas de preuves, pas de polémique” : la réponse ferme d’Ousmane Gaoual aux accusations d’Élie Kamano

Le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, s’est exprimé ce mercredi 26 novembre 2025 lors d’une conférence de presse au cours de laquelle plusieurs sujets liés à l’activité gouvernementale ont été abordés, dont la situation concernant l’enlèvement présumé des enfants de l’artiste et ancien activiste politique Élie Kamano , disparus depuis plus d’une semaine. Face aux accusations publiques portées par l’artiste contre le président de la transition, Mamadi Doumbouya, et Djiba Diakité, le ministre a plaidé pour la retenue et la rigueur dans le traitement d’un dossier qu’il juge « dramatique » et « sensible ».
Ousmane Gaoual Diallo a tenu à exprimer la solidarité du gouvernement envers la famille Kamano, tout en rappelant la nécessité d’éviter tout emballement médiatique : « Lorsqu’un citoyen se plaint de souffrance, la première réaction que nous avons, c’est d’exprimer notre compassion. L’État fera tout pour que des enquêtes sérieuses puissent être menées », a-t-il déclaré.
Le porte-parole a toutefois dénoncé ce qu’il perçoit comme une dérive communicationnelle autour d’une tragédie familiale, mettant en garde contre la tentation d’instrumentaliser l’affaire dans l’espace public.
« Entre la tragédie que vit une famille et la tentation d’en faire une communication sensationnelle, il faut que les acteurs soient mesurés », a-t-il insisté.
Les propos d’Élie Kamano ont suscité une vive réaction au sommet de l’État. Dans une publication sur sa page Facebook, l’artiste avait accusé le président Mamadi Doumbouya et Djiba Diakité d’avoir envoyé « des individus encagoulés » enlever ses enfants à 4 heures du matin.
« Ramenez mes enfants à la maison », avait-il conclu dans un message relayé massivement sur les réseaux sociaux.
Interrogé sur ces accusations directes, Ousmane Gaoual Diallo a estimé que certaines affirmations dépassaient les limites du raisonnable : « Dire que j’ai perdu mes enfants, c’est dramatique, et nous comprenons la détresse. Mais lorsque vous indexez le chef de l’État, c’est quand même un peu trop pour justifier votre colère ou votre souffrance. »
Le ministre a rappelé que toute dénonciation publique doit s’accompagner de preuves : « Si vous n’avez pas de preuves pour étayer ces questions, cela reste une accusation simplement sensationnelle. On peut parler de soi, mais aussi être juste dans la dénonciation d’une tragédie. »
Le gouvernement affirme avoir enclenché les procédures nécessaires pour faire la lumière sur la disparition des enfants, mais refuse pour l’instant toute confrontation publique avec l’artiste : « L’État mettra en œuvre tous les moyens possibles pour que des enquêtes sérieuses soient menées. Mais nous n’allons pas développer des polémiques parce qu’il a indiqué tel ou tel… »
Le porte-parole a insisté sur la nécessité de laisser les enquêteurs travailler sans pression politique ou médiatique, tout en réitérant la “solidarité” de l’exécutif envers la famille touchée.
La disparition des enfants d’Élie Kamano et les accusations qui s’en sont suivies ont profondément agité les réseaux sociaux, où les réactions se multiplient depuis une semaine. La tension autour de ce dossier ne cesse de monter, mêlant émotion, suspicion et spéculations.
Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info
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