Indemnisation des victimes du 28 septembre : les oubliés du processus réclament justice

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Seize ans après les massacres du 28 septembre 2009, la question de l’indemnisation des victimes continue de susciter de vives tensions. Ce samedi, un collectif de victimes non indemnisées s’est exprimé lors d’une conférence de presse, dénonçant leur exclusion du processus de réparation initié par les autorités guinéennes.

Regroupés sous la bannière d’un collectif représentatif, ces rescapés et familles endeuillées ont fait entendre leur voix avec dignité mais fermeté. À travers une déclaration solennelle lue par leur porte-parole, ils ont exprimé leur profonde frustration face à une indemnisation jugée incomplète et inéquitable. « Nous avons accueilli avec espoir le décret présidentiel portant indemnisation des victimes. Hélas, cet espoir a été de courte durée. Seules 334 personnes ont été prises en compte, alors que des centaines d’autres restent dans l’oubli. »

Le collectif en appelle à une implication directe du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, pour que l’ensemble des victimes soient intégrées au dispositif d’indemnisation. Parmi les revendications formulées : la reconnaissance des personnes vivant encore avec des séquelles physiques, des handicapés à vie, ainsi que la prise en charge médicale de ceux qui portent encore les stigmates des violences dans leur chair.

Malgré leur désarroi, les membres du collectif ont tenu à saluer les avancées notables enregistrées dans le traitement judiciaire du dossier. Le procès, tant attendu, constitue à leurs yeux un pas historique vers la vérité et la justice. « Nous remercions le gouvernement, la Cour pénale internationale, les Nations Unies, ainsi que les partenaires techniques et financiers qui ont contribué à la tenue de ce procès. Mais nous appelons aujourd’hui à ne pas s’arrêter à mi-chemin. La réparation doit être globale, juste et inclusive. »

Déterminées à obtenir réparation, ces victimes plaident pour un traitement équitable, loin de tout favoritisme ou calcul politique. Leur cri du cœur résonne comme un rappel : la justice ne peut être complète sans réparation intégrale.

Alors que la mémoire des événements du 28 septembre continue de hanter les consciences, ces oubliés du processus espèrent que leur appel ne restera pas lettre morte. La balle est désormais dans le camp des autorités.

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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