Tragédie sur la Nationale 1 : un apprenti chauffeur trouve la mort dans un accident de minibus à Linsan

Un grave accident de la circulation a endeuillé la sous-préfecture de Linsan, ce samedi 20 décembre 2025, sur la route nationale numéro 1. Le drame s’est produit aux environs de 14 heures et a coûté la vie à un jeune apprenti chauffeur.
La victime, Amadou Barry, âgé de 28 ans, originaire du district de Marella dans la préfecture de Faranah, a trouvé la mort sur le coup. Selon les premières informations recueillies sur les lieux, le minibus dans lequel il se trouvait avait quitté tôt le matin sa localité de départ en direction de Conakry, transportant de nombreux passagers.
D’après les témoignages concordants et les éléments préliminaires de l’enquête, le véhicule roulait à vive allure lorsqu’une double crevaison des pneus avant est survenue. Cette défaillance mécanique, combinée à un excès de vitesse manifeste, a entraîné une perte totale de contrôle du minibus, qui a violemment quitté la chaussée avant de terminer sa course hors de la route.
Installé à l’avant du véhicule, Amadou Barry, en qualité d’apprenti chauffeur, ne portait pas de ceinture de sécurité. Il a subi un traumatisme crânien sévère lors de l’impact, blessures qui lui ont été fatales. Les secours, arrivés peu après le drame, n’ont pu que constater son décès.
Les autres occupants du minibus, dont le nombre exact n’a pas été communiqué, ont été grièvement choqués. Plusieurs passagers ont été blessés à divers degrés et évacués vers les structures sanitaires les plus proches pour une prise en charge d’urgence.
Cet accident remet une fois de plus en lumière l’insécurité routière persistante sur la Nationale 1, principal axe reliant l’intérieur du pays à la capitale Conakry. La route est régulièrement le théâtre d’accidents graves, en raison notamment de l’état dégradé de certaines portions, du manque de signalisation, de la surcharge des véhicules et du non-respect des règles élémentaires de sécurité.
Les minibus, largement utilisés dans le transport interurbain en Guinée, circulent souvent sans contrôles techniques rigoureux. L’excès de vitesse demeure, selon les autorités routières, l’une des causes majeures des accidents mortels enregistrés chaque année sur le réseau national.
Ce nouveau drame relance le débat sur la nécessité de renforcer les contrôles routiers, d’améliorer les infrastructures et de sensibiliser les conducteurs et les transporteurs au strict respect du code de la route, afin d’éviter que de telles tragédies ne continuent de faucher des vies.
Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info
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