Washington – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sun, 25 Oct 2026 16:39:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Washington – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Guinée : Ousmane Gaoual Diallo engage une démarche de modernisation de la sûreté aérienne à Washington https://planete7.info/guinee-ousmane-gaoual-diallo-engage-une-demarche-de-modernisation-de-la-surete-aerienne-a-washington/ Sun, 25 Oct 2026 16:39:36 +0000 https://planete7.info/?p=66787 En déplacement à Washington, le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a conduit une délégation de l’Autorité guinéenne de l’aviation civile autour du dispositif API/PNR, un mécanisme international visant à renforcer la sécurité aérienne, accélérer les formalités aux frontières et moderniser les procédures de contrôle. La Guinée poursuit ses efforts de modernisation de son secteur […]]]>

En déplacement à Washington, le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a conduit une délégation de l’Autorité guinéenne de l’aviation civile autour du dispositif API/PNR, un mécanisme international visant à renforcer la sécurité aérienne, accélérer les formalités aux frontières et moderniser les procédures de contrôle.

La Guinée poursuit ses efforts de modernisation de son secteur aérien. À Washington, le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a conduit une délégation de l’Autorité guinéenne de l’aviation civile (AGAC) dans le cadre des échanges consacrés au dispositif de sûreté aérienne API/PNR.

Dans une publication, le ministre a souligné l’importance de ce mécanisme, présenté comme l’un des standards internationaux contribuant à renforcer la crédibilité d’un aéroport auprès des compagnies aériennes et des voyageurs.

Pour les autorités guinéennes, l’enjeu est de permettre au pays de répondre aux exigences internationales en matière de sûreté aérienne, tout en améliorant l’expérience des passagers.

Le dispositif API/PNR repose sur la collecte et le traitement anticipé des informations relatives aux voyageurs. Il permet aux autorités compétentes de disposer des données nécessaires avant l’arrivée des passagers, afin de mieux anticiper les contrôles et de renforcer la sécurité aux frontières.

L’objectif affiché par le ministre des Transports est double : permettre le traitement de certaines formalités avant l’embarquement et accélérer le passage à la frontière à l’arrivée en Guinée. Une démarche qui vise à concilier les impératifs de sécurité avec la fluidité des déplacements.

Au-delà de la conformité aux standards internationaux, Ousmane Gaoual Diallo a également mis l’accent sur la souveraineté technologique. Le ministre défend une approche fondée sur un transfert réel de compétences, l’utilisation de systèmes ouverts et la maîtrise des outils par les agents guinéens.

Cette orientation vise à garantir que les solutions technologiques mises en place puissent être exploitées, gérées et maintenues durablement par les équipes nationales. Elle traduit la volonté des autorités de faire de la modernisation numérique un levier de renforcement des capacités locales dans le secteur des transports.

À travers cette démarche, la Guinée entend renforcer la sûreté de ses infrastructures aéroportuaires, améliorer les conditions de voyage et rapprocher ses procédures des pratiques internationales. La maîtrise des technologies, la sécurisation des données et l’efficacité des contrôles constituent ainsi des enjeux importants pour le développement du secteur aérien national.

Pour Ousmane Gaoual Diallo, cette initiative doit contribuer à renforcer la confiance des compagnies aériennes et des voyageurs, tout en facilitant les déplacements vers la Guinée.

Le ministre a réaffirmé son ambition de rendre les voyages vers le pays toujours plus simples et plus sûrs. Une vision qui s’inscrit dans la dynamique de modernisation du secteur aérien guinéen et dans la volonté de répondre aux exigences croissantes de sécurité et d’efficacité aux frontières.

« Voyager en Guinée doit être toujours plus simple et plus sûr », a rappelé Ousmane Gaoual Diallo.

Cette démarche engagée à Washington marque ainsi une nouvelle étape dans les ambitions de modernisation de l’aviation civile guinéenne, avec un accent particulier sur la sécurité des passagers, la fluidité des procédures et la souveraineté technologique.

 

Pathé Diallo pour Planete7.info 

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Assemblée générale de l’ONU : Washington bloque le visa d’Abdel Fattah al-Burhan https://planete7.info/assemblee-generale-de-lonu-washington-bloque-le-visa-dabdel-fattah-al-burhan/ Thu, 24 Sep 2026 14:21:34 +0000 https://planete7.info/?p=64585 À quelques heures de son intervention annoncée à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le dirigeant soudanais Abdel Fattah al-Burhan se retrouve au centre d’une nouvelle controverse diplomatique. Le chef de l’armée soudanaise n’aurait toujours pas obtenu le visa nécessaire pour se rendre aux États-Unis, alors qu’il doit s’exprimer ce jeudi 24 septembre […]]]>

À quelques heures de son intervention annoncée à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le dirigeant soudanais Abdel Fattah al-Burhan se retrouve au centre d’une nouvelle controverse diplomatique. Le chef de l’armée soudanaise n’aurait toujours pas obtenu le visa nécessaire pour se rendre aux États-Unis, alors qu’il doit s’exprimer ce jeudi 24 septembre devant les dirigeants du monde réunis à New York.

Selon plusieurs sources diplomatiques, Washington aurait conditionné la délivrance de ce document à l’acceptation d’une trêve de trois mois dans la guerre qui oppose depuis plusieurs années l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire dirigé par Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti ».

Une exigence à laquelle Abdel Fattah al-Burhan s’est jusqu’ici montré opposé. Le chef de l’armée soudanaise considère qu’une trêve pourrait offrir aux FSR l’occasion de se réorganiser et de préparer de nouvelles offensives.

La question du visa intervient dans un contexte de durcissement de la position américaine à l’égard des deux principales forces engagées dans le conflit soudanais.

Mardi 22 septembre, le département d’État américain a vivement critiqué aussi bien les Forces armées soudanaises que les Forces de soutien rapide. Washington a dénoncé des dirigeants qu’il considère comme « illégitimes » et gouvernant « par la seule force », tout en leur reprochant leur refus de mettre en œuvre une trêve humanitaire.

« Ni les forces armées soudanaises, ni les Forces de soutien rapide, ni leurs dirigeants respectifs ne représentent un pouvoir légitime et constitutionnel au Soudan », a déclaré le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott.

Cette déclaration marque une prise de position particulièrement nette de Washington à l’égard d’Abdel Fattah al-Burhan, qui dirige le Conseil souverain de transition et les forces armées soudanaises.

La non-délivrance du visa ne suscite pas seulement des réactions à Washington et à Khartoum. Aux Nations unies, la situation préoccupe également le secrétariat général.

Mardi soir, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fait part de sa vive préoccupation face à cette situation. En toile de fond se pose la question des obligations des États-Unis en tant que pays hôte du siège des Nations unies.

L’accord conclu entre l’ONU et Washington prévoit en effet que les États-Unis facilitent l’entrée sur leur territoire des représentants des États membres appelés à participer aux travaux de l’organisation, notamment par la délivrance des visas nécessaires, sans entrave ni retard.

Pour Romuald Sciora, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), la décision américaine pourrait soulever une question de droit international.

« Selon les accords passés entre l’ONU et les États-Unis et au regard du droit international, Washington ne peut refuser un visa à un représentant d’un État membre », estime-t-il.

Selon le chercheur, l’argument d’un éventuel risque pour la sécurité des États-Unis ne suffirait pas nécessairement, à lui seul, à justifier une telle décision.

Alors que l’Assemblée générale entre dans une nouvelle séquence de débats, le dossier soudanais place ainsi les États-Unis face à une équation diplomatique délicate : maintenir la pression sur les protagonistes de la guerre tout en respectant les obligations qui leur incombent en tant que pays hôte des Nations unies.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Ibrahima N’Daïry Diallo : un parcours d’excellence à la tête de la diplomatie guinéenne aux États-Unis https://planete7.info/ibrahima-ndairy-diallo-un-parcours-dexcellence-a-la-tete-de-la-diplomatie-guineenne-aux-etats-unis/ Thu, 10 Sep 2026 23:54:34 +0000 https://planete7.info/?p=63579 Nommé le 5 septembre 2026 Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée près les États-Unis d’Amérique, Ibrahima N’Daïry Diallo arrive à Washington avec un parcours marqué par plus de deux décennies d’expérience dans l’ingénierie, les technologies, le management, le développement économique et la diplomatie. L’ambassade de Guinée aux États-Unis a présenté, ce jeudi […]]]>

Nommé le 5 septembre 2026 Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée près les États-Unis d’Amérique, Ibrahima N’Daïry Diallo arrive à Washington avec un parcours marqué par plus de deux décennies d’expérience dans l’ingénierie, les technologies, le management, le développement économique et la diplomatie.

L’ambassade de Guinée aux États-Unis a présenté, ce jeudi 10 septembre 2026, le parcours académique et professionnel du nouveau représentant de Conakry à Washington. Une trajectoire construite entre le Maroc, l’Europe, les États-Unis et la Guinée, avant une entrée progressive dans les hautes responsabilités publiques et diplomatiques.

Selon la représentation diplomatique guinéenne, « Son Excellence Monsieur Ibrahima N’Daïry Diallo est un haut fonctionnaire, diplomate et ingénieur habile, fort de plus de vingt années d’expérience à la croisée du management stratégique, des relations internationales, du développement économique et des technologies de pointe ».

Le parcours académique du nouvel ambassadeur débute au Maroc. En 2001, il obtient un Diplôme universitaire en Mathématiques-Physique à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, où il termine major de sa promotion avec les félicitations du jury.

Trois ans plus tard, il décroche un diplôme d’Ingénieur d’État en Génie électrique à l’École Mohammadia d’Ingénieurs de Rabat. Une performance qui lui vaut le Prix du Major de promotion de l’EMI ainsi que la Médaille d’Or du Festival national du mérite.

Ces distinctions sont suivies d’une réception au cours de laquelle le Roi Mohammed VI lui adresse personnellement ses félicitations.

Sa formation évolue ensuite vers le management et les affaires internationales. En 2012, il obtient un Master en Management et Administration des Entreprises à l’Université Pierre Mendès-France. En 2025, il complète son parcours par un Master exécutif en Affaires internationales et Management à la Thunderbird School of Global Management de l’Université d’Arizona.

À cela s’ajoutent plusieurs certifications délivrées notamment par la Harvard Business School Online, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la Société financière internationale.

Avant d’intégrer les hautes sphères de l’administration publique, Ibrahima N’Daïry Diallo évolue pendant plus d’une décennie dans le secteur technologique.

Entre 2004 et 2015, il travaille notamment au sein de multinationales comme STMicroelectronics et Texas Instruments, où il pilote différents programmes et projets pour le compte de grands acteurs internationaux.

En 2015, son retour en Guinée marque une nouvelle étape. Il rejoint le secteur privé et prend les fonctions de Directeur de la Stratégie et du Business Development du Groupe SONOCO, qu’il occupe jusqu’en 2018.

Il poursuit ensuite sa carrière dans la haute administration. Il est notamment nommé Directeur des Systèmes d’Information d’Électricité de Guinée, avant de rejoindre le ministère des Investissements et des Partenariats Public-Privé comme Conseiller économique et financier.

En janvier 2022, Ibrahima N’Daïry Diallo est nommé Directeur général de la Société nationale des chemins de fer de Guinée (SNCFG). Dans le cadre de ses fonctions, il participe notamment aux travaux du Comité technique du projet stratégique Simandou.

Son parcours prend une nouvelle dimension en novembre 2024, lorsqu’il rejoint l’ambassade de Guinée aux États-Unis en qualité de Ministre Conseiller chargé des Affaires politiques.

Il exerce par la suite les fonctions de Chargé d’Affaires a.i., avant d’être officiellement nommé, le 5 septembre 2026, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée près les États-Unis d’Amérique.

Cette nomination vient ainsi prolonger une trajectoire qui l’a conduit de l’ingénierie et des technologies aux responsabilités économiques, administratives et diplomatiques.

À Washington, le nouvel ambassadeur entend mettre cette expérience au service du renforcement des relations entre la Guinée et les États-Unis.

L’ambassade indique que « dans l’exercice de ses fonctions diplomatiques, Son Excellence Monsieur Ibrahima N’Daïry Diallo met son expérience, son leadership et sa vision au service du rayonnement international de la Guinée, du renforcement des relations bilatérales avec les États-Unis, de la promotion de la coopération économique et du développement des liens entre la Guinée et sa diaspora ».

Auteur d’analyses économiques et enseignant universitaire, Ibrahima N’Daïry Diallo maîtrise le français et l’anglais et possède également des notions d’arabe.

Avec sa nomination à la tête de la représentation diplomatique guinéenne à Washington, il entame une nouvelle étape d’un parcours déjà marqué par l’ingénierie, le management, l’économie, les technologies et les responsabilités publiques. Sa mission s’inscrit notamment autour du renforcement des relations bilatérales entre Conakry et Washington, de la coopération économique et de la mobilisation de la diaspora guinéenne établie aux États-Unis.

Sylla Ama pour Planete7.info 

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Coopération États-Unis–Afrique : à Washington, la Guinée met en avant la vision Simandou 2040 pour renforcer son partenariat stratégique avec les États-Unis https://planete7.info/cooperation-etats-unis-afrique-a-washington-la-guinee-met-en-avant-la-vision-simandou-2040-pour-renforcer-son-partenariat-strategique-avec-les-etats-unis/ Thu, 30 Jul 2026 22:38:16 +0000 https://planete7.info/?p=60507 La Guinée continue de porter sa stratégie de développement sur les grandes scènes internationales. À Washington, elle a profité d’un forum de haut niveau réunissant décideurs politiques, experts et investisseurs pour présenter sa vision économique fondée sur la transformation locale de ses ressources minières et la promotion d’un partenariat stratégique avec les États-Unis. Le 23 […]]]>

La Guinée continue de porter sa stratégie de développement sur les grandes scènes internationales. À Washington, elle a profité d’un forum de haut niveau réunissant décideurs politiques, experts et investisseurs pour présenter sa vision économique fondée sur la transformation locale de ses ressources minières et la promotion d’un partenariat stratégique avec les États-Unis.

Le 23 juillet 2026, l’Ambassade de la République de Guinée aux États-Unis a pris part à un panel organisé par l’Africa Growth Initiative de la Brookings Institution, consacré à l’avenir des relations entre les États-Unis et l’Afrique. Les échanges ont porté sur plusieurs enjeux majeurs, notamment le commerce, les investissements, les minerais critiques, les infrastructures ainsi que les défis liés à la sécurité et au développement durable.

La délégation guinéenne était représentée par le Chargé d’Affaires par intérim, Ibrahima N’Daïry Diallo, qui a échangé avec des responsables de l’administration américaine, des représentants d’institutions financières internationales, des acteurs du secteur privé et des spécialistes des questions africaines.

Prenant la parole au cours du panel, le diplomate guinéen a présenté les grandes orientations de la politique économique impulsée par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Il a souligné que la Guinée entend faire de ses importantes ressources minières un véritable moteur de transformation économique, en privilégiant la création de valeur ajoutée sur le territoire national plutôt que la simple exportation de matières premières.

Selon lui, cette stratégie vise à accélérer l’industrialisation du pays, développer des infrastructures structurantes, stimuler la création d’emplois qualifiés et renforcer durablement le capital humain. Il a rappelé que cette ambition s’inscrit dans le cadre du Programme Simandou 2040, présenté comme la pierre angulaire de la stratégie nationale de développement socio-économique, avec pour objectif de bâtir une économie plus diversifiée, plus résiliente et davantage tournée vers une croissance inclusive.

Au-delà de la présentation de cette vision, Ibrahima N’Daïry Diallo a insisté sur les opportunités qu’offre un partenariat renforcé entre les États-Unis et les pays africains. Il a estimé que les complémentarités économiques entre les deux parties constituent un levier important pour développer des investissements durables, favoriser les transferts de technologies et construire des relations commerciales plus équilibrées et mutuellement bénéfiques.

Cette rencontre a également permis d’aborder les grands défis géostratégiques auxquels le continent africain est confronté, dans un contexte international marqué par une compétition accrue autour des ressources stratégiques et des chaînes d’approvisionnement mondiales. Pour la Guinée, cette tribune a constitué une occasion de réaffirmer son ambition de s’imposer comme un partenaire crédible, stable et attractif pour les investisseurs internationaux.

À l’issue des travaux, l’Ambassade de Guinée aux États-Unis a salué l’initiative de la Brookings Institution ainsi que la qualité des échanges entre les différents participants. Elle a réitéré la volonté des autorités guinéennes de consolider leurs partenariats internationaux afin d’accompagner la mise en œuvre de leur stratégie de développement, fondée sur la confiance, le respect mutuel, le partenariat stratégique et une prospérité partagée.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Crise diplomatique entre Washington et Pretoria : l’ambassadeur sud-africain expulsé par l’administration Trump  https://planete7.info/crise-diplomatique-entre-washington-et-pretoria-lambassadeur-sud-africain-expulse-par-ladministration-trump/ Sun, 16 Mar 2025 05:48:22 +0000 https://planete7.info/?p=39419 Washington, le 14 mars 2025 – Dans une décision aux lourdes implications diplomatiques, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé vendredi l’expulsion d’Ebrahim Rasool, ambassadeur d’Afrique du Sud aux États-Unis. Qualifié de persona non grata, le diplomate sud-africain a été prié de quitter le territoire américain après avoir ouvertement critiqué le Président Donald Trump. […]]]>

Washington, le 14 mars 2025 – Dans une décision aux lourdes implications diplomatiques, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé vendredi l’expulsion d’Ebrahim Rasool, ambassadeur d’Afrique du Sud aux États-Unis. Qualifié de persona non grata, le diplomate sud-africain a été prié de quitter le territoire américain après avoir ouvertement critiqué le Président Donald Trump.

Ebrahim Rasool a reproché au Président Trump d’employer une rhétorique clivante et d’aggraver les relations internationales au lieu de les renforcer. Des propos qui ont manifestement irrité l’administration républicaine, qui a immédiatement réagi par cette mesure d’expulsion. Une telle décision est rare dans les usages diplomatiques et témoigne de la sensibilité des relations entre Prétoria et Washington

L’Afrique du Sud n’a pas tardé à réagir, dénonçant une atteinte aux normes diplomatiques et aux principes de liberté d’expression. Le gouvernement sud-africain pourrait, en représailles, expulser l’ambassadeur américain à Pretoria, ce qui aggraverait davantage la crise.

Cet incident pose une question fondamentale : un ambassadeur peut-il critiquer publiquement le Président du pays qui l’accueille ?

En droit international, un ambassadeur est le représentant officiel de son pays auprès d’un État étranger. Son rôle est de défendre les intérêts de son pays tout en maintenant des relations diplomatiques stables et constructives. Selon la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961, un diplomate est tenu à un devoir de réserve et de neutralité dans ses prises de position publiques vis-à-vis du gouvernement hôte.

Ainsi, un ambassadeur n’a pas vocation à s’ingérer dans la politique intérieure du pays d’accréditation ni à critiquer publiquement ses dirigeants. Ses observations, s’il en a, doivent être exprimées dans un cadre diplomatique et non par des déclarations publiques.

Lorsqu’un diplomate dépasse cette limite, l’État hôte dispose de plusieurs options, allant du rappel à l’ordre jusqu’à l’expulsion, comme ce fut le cas pour Ebrahim Rasool.

L’expulsion de l’ambassadeur sud-africain illustre une détérioration des relations entre les deux Nations. L’Afrique du Sud, sous la présidence de Cyril Ramaphosa, a adopté ces dernières années des positions critiques envers la politique étrangère de Donald Trump, notamment sur la question du multilatéralisme et des tensions avec la Russie et la Chine.

Cette crise pourrait avoir des répercussions leur coopération bilatérale, notamment dans les domaines du commerce et de la sécurité.

 

À suivre de près…

 

Par Aboubacar SAKHO

Juriste-journaliste

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