Vie chère – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 25 May 2026 23:21:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Vie chère – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Sonfonia Gare : à l’approche de la Tabaski, les prix s’envolent dans les marchés https://planete7.info/sonfonia-gare-a-lapproche-de-la-tabaski-les-prix-senvolent-dans-les-marches/ Mon, 25 May 2026 23:18:14 +0000 https://planete7.info/?p=56239 À l’approche de la fête de Tabaski, les marchés de Sonfonia Gare changent progressivement de visage. Entre les embouteillages, les klaxons incessants et les allées noires de monde, commerçantes et clients se livrent à une véritable course contre le temps pour préparer la célébration. Mais cette effervescence festive s’accompagne cette année d’une flambée des prix […]]]>

À l’approche de la fête de Tabaski, les marchés de Sonfonia Gare changent progressivement de visage. Entre les embouteillages, les klaxons incessants et les allées noires de monde, commerçantes et clients se livrent à une véritable course contre le temps pour préparer la célébration. Mais cette effervescence festive s’accompagne cette année d’une flambée des prix qui inquiète de nombreux ménages.

Dans les boutiques, sous les hangars ou encore le long des artères principales, chaussures, sacs, vêtements et accessoires de fête affichent désormais des coûts largement revus à la hausse. Les commerçantes rencontrées sur place expliquent cette augmentation par la forte demande observée à quelques jours de la fête, mais aussi par les difficultés d’approvisionnement depuis les grands centres de distribution de Conakry.

« Chaque année, à l’approche de la Tabaski, les prix augmentent. Les clientes veulent acheter, mais beaucoup se plaignent. Une paire de chaussures qui coûtait 180 000 francs guinéens se vend aujourd’hui à plus de 250 000 francs », confie une vendeuse installée au marché.

Dans les espaces réservés aux denrées alimentaires, le constat reste le même. Oignons, pommes de terre, huile, piments et épices connaissent également une hausse sensible. Plusieurs ménagères affirment être contraintes de revoir leurs dépenses afin de pouvoir assurer le minimum pour les repas de fête.

Du côté des vendeuses de vêtements, la pression sur le marché est tout aussi perceptible. Bazins, tissus wax, complets et habits pour enfants figurent parmi les articles les plus recherchés. Malgré un contexte économique difficile, de nombreuses familles continuent de privilégier l’achat de nouvelles tenues pour célébrer la Tabaski dans le respect des traditions.

Pour plusieurs habitants de Sonfonia Gare, préparer la fête devient toutefois un véritable défi financier. « Tout est cher cette année : les habits, les chaussures, même les condiments. Pourtant, chaque parent veut voir ses enfants heureux pendant la Tabaski », déplore un père de famille rencontré dans les allées du marché.

Cette hausse généralisée des prix touche également le secteur du bétail. Face à la flambée constatée dans plusieurs localités du pays, les autorités guinéennes ont récemment annoncé une opération spéciale visant à mettre des moutons à prix réduits à la disposition des ménages.

Malgré les difficultés économiques, l’ambiance reste animée dans les rues de Sonfonia Gare. Entre négociations serrées, promotions improvisées et boutiques bondées, vendeuses comme acheteurs gardent l’espoir de célébrer la Tabaski dans la joie, la solidarité et la dignité.

Antoine Neima pour Planete7.info

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Tabaski : la Chambre régionale du commerce de Kankan plaide pour un allègement du panier des ménages https://planete7.info/tabaski-la-chambre-regionale-du-commerce-de-kankan-plaide-pour-un-allegement-du-panier-des-menages/ Tue, 19 May 2026 00:35:28 +0000 https://planete7.info/?p=55740 À l’approche de la fête de Tabaski, la question de la hausse des prix des denrées alimentaires continue de préoccuper de nombreux ménages guinéens. À Kankan, le président de la Chambre régionale du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Abdoulaye Kaba, a lancé un appel pressant aux commerçants afin qu’ils contribuent à alléger les charges […]]]>

À l’approche de la fête de Tabaski, la question de la hausse des prix des denrées alimentaires continue de préoccuper de nombreux ménages guinéens. À Kankan, le président de la Chambre régionale du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Abdoulaye Kaba, a lancé un appel pressant aux commerçants afin qu’ils contribuent à alléger les charges des familles en cette période de forte consommation.

Rencontré ce lundi 18 mai 2026 à son domicile, le responsable régional du commerce a invité les opérateurs économiques à faire preuve de responsabilité et de solidarité envers les populations, rappelant les efforts consentis par les autorités pour soutenir les acteurs du secteur commercial.

Selon lui, les facilités accordées par le gouvernement aux commerçants doivent avoir un impact direct sur le coût de la vie des citoyens, particulièrement à l’approche des grandes célébrations religieuses.

« Nous demandons aux commerçants d’avoir de la compassion pour la population guinéenne. Les avantages accordés par l’État visent à permettre aux citoyens de mieux vivre. Nos anciens ne faisaient pas du commerce uniquement pour le profit. L’islam lui-même valorise le commerce honnête et équitable. Faire des prix accessibles apporte non seulement des bénéfices, mais également des bénédictions », a déclaré Abdoulaye Kaba.

Le président de la Chambre régionale du commerce a également mis en garde contre toute spéculation sur les prix des produits de première nécessité. Il assure que des mesures pourraient être prises contre les commerçants ne respectant pas les tarifs conventionnels fixés.

« Lorsqu’un cas de hausse abusive est signalé, nous privilégions d’abord le dialogue afin de comprendre l’origine du problème. Le commerçant concerné peut être convoqué au bureau régional, tout comme son fournisseur si nécessaire. Mais en cas de refus de collaboration, les dispositions prévues par la loi seront appliquées », a-t-il averti.

À quelques jours de la Tabaski, de nombreux consommateurs espèrent une stabilisation des prix sur les marchés afin de pouvoir célébrer la fête dans des conditions plus sereines.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Fête de Ramadan : marchés sous pression face à la rareté du cash et à la hausse des prix https://planete7.info/fete-de-ramadan-marches-sous-pression-face-a-la-rarete-du-cash-et-a-la-hausse-des-prix/ Wed, 18 Mar 2026 00:18:52 +0000 https://planete7.info/?p=52670 À moins de 72 heures de la fête de Ramadan, l’effervescence habituelle des marchés contraste avec une réalité économique plus contraignante. Entre difficultés d’accès au cash et hausse généralisée des prix, les citoyens peinent à finaliser leurs achats dans des conditions sereines. Au marché de Madina, l’un des principaux centres commerciaux de Conakry, les commerçants […]]]>

À moins de 72 heures de la fête de Ramadan, l’effervescence habituelle des marchés contraste avec une réalité économique plus contraignante. Entre difficultés d’accès au cash et hausse généralisée des prix, les citoyens peinent à finaliser leurs achats dans des conditions sereines.

Au marché de Madina, l’un des principaux centres commerciaux de Conakry, les commerçants tirent la sonnette d’alarme. Mamadou Dian Barry, vendeur, décrit une situation devenue critique :

« Nous rencontrons d’énormes difficultés, notamment avec les opérations via Orange Money. Les clients viennent effectuer des retraits, mais nous n’avons pas suffisamment de liquidités. On les redirige ailleurs, mais le problème est le même presque partout. L’État doit impérativement trouver une solution », déplore-t-il.

Du côté des consommateurs, le constat est similaire. Forobouga Koïvogui, venu s’approvisionner en chaussures, évoque un décalage persistant entre les prix affichés et le pouvoir d’achat réel :

« On peut penser que les prix sont accessibles, mais en pratique ce n’est pas toujours le cas. Il faut souvent négocier longuement pour parvenir à un compromis. L’État doit prendre ses responsabilités et agir concrètement », insiste-t-il.

À l’approche de la fête, la pression sur les ménages s’intensifie. Dans les marchés comme dans les points de transfert d’argent, la rareté du liquide ralentit les transactions et accentue les tensions. Cette conjoncture met en lumière des fragilités structurelles du système de distribution monétaire, particulièrement en période de forte demande.

Malgré ces contraintes, les populations tentent de maintenir les traditions liées à la célébration. Mais pour beaucoup, l’enjeu est désormais de concilier festivités et réalités économiques, dans un contexte qui relance, une fois de plus, la question de mesures durables pour améliorer l’accès aux ressources financières.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Kindia : le Ramadan s’ouvre sous le poids de la flambée des prix https://planete7.info/kindia-le-ramadan-souvre-sous-le-poids-de-la-flambee-des-prix/ Wed, 18 Feb 2026 17:32:23 +0000 https://planete7.info/?p=51618 À Kindia, le mois sacré de Ramadan commence dans un contexte économique difficile. Dès le premier jour, mercredi 18 février, les marchés de la ville affichent une flambée généralisée des prix des denrées de première nécessité, plongeant vendeuses et consommateurs dans une vive inquiétude. Au grand marché central, les étals regorgent de produits essentiels, mais […]]]>

À Kindia, le mois sacré de Ramadan commence dans un contexte économique difficile. Dès le premier jour, mercredi 18 février, les marchés de la ville affichent une flambée généralisée des prix des denrées de première nécessité, plongeant vendeuses et consommateurs dans une vive inquiétude.

Au grand marché central, les étals regorgent de produits essentiels, mais les prix ont grimpé de manière spectaculaire. Les condiments, incontournables pendant le jeûne, connaissent des hausses records : le sac d’aubergines est passé de 150 000 à près de 500 000 francs guinéens, le gombo atteint désormais jusqu’à un million de francs, et le sac de piment frôle les 1 200 000 FG. Même la pomme de terre affiche une augmentation significative, de 300 000 à 350 000 FG.

Pour les commerçantes, cette situation est difficile à accepter, surtout en période de partage et de solidarité. Fatoumata Camara, vendeuse au marché central, s’indigne : « La vie est vraiment chère à Kindia. Les hausses touchent tous les produits essentiels. »

Sa collègue, Mamadama Camara, pointe également la flambée des prix de l’oignon, du cube Maggi et des spaghettis : « Les ménagères apportent de l’argent, mais cela ne suffit plus. Nous appelons les autorités à alléger le panier de la ménagère pendant ce mois saint. »

Les consommateurs ressentent également la pression. M’Mahawa Sylla, venue faire ses provisions, témoigne : « Même avec 400 000 FG, il est désormais difficile de couvrir nos besoins quotidiens. Nous demandons au président de la République, Mamadi Doumbouya, de nous aider face à cette hausse généralisée. »

Face à cette situation, les autorités affirment avoir pris des mesures préventives. Un accord entre le gouvernement et les opérateurs économiques prévoit la fixation des prix de certains produits de première nécessité, appuyée par une exonération des taxes douanières. Le président de la Chambre préfectorale de commerce, d’industrie et d’artisanat de Kindia, Elhadj Ousmane Baldé Bodjé, précise : « Nous avons obtenu l’exonération des taxes au port, permettant à la Chambre nationale de commerce de fixer les prix pour tous les Guinéens durant le Ramadan. Les antennes régionales et préfectorales sensibilisent les commerçants pour appliquer ces mesures. »

Pourtant, sur le terrain, la réalité reste difficile. À Kindia, les ménages continuent de subir la hausse vertigineuse des prix, rendant le mois de Ramadan, traditionnellement symbole de partage et de modération, particulièrement lourd pour le budget des familles.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Conakry : l’État plafonne le sac de riz à 280 000 GNF et met en garde les spéculateurs https://planete7.info/conakry-letat-plafonne-le-sac-de-riz-a-280-000-gnf-et-met-en-garde-les-speculateurs/ Wed, 18 Feb 2026 14:21:24 +0000 https://planete7.info/?p=51606 En pleine période du mois saint de Ramadan, le gouvernement guinéen renforce son dispositif de régulation des prix des denrées de première nécessité. Dans un communiqué officiel lu par Mohamed Traoré, Directeur national du commerce, et relayé par Guineematin.com, de nouveaux plafonds tarifaires ont été arrêtés pour plusieurs produits de grande consommation sur toute l’étendue […]]]>

En pleine période du mois saint de Ramadan, le gouvernement guinéen renforce son dispositif de régulation des prix des denrées de première nécessité. Dans un communiqué officiel lu par Mohamed Traoré, Directeur national du commerce, et relayé par Guineematin.com, de nouveaux plafonds tarifaires ont été arrêtés pour plusieurs produits de grande consommation sur toute l’étendue de la capitale, Conakry.

Ces mesures, à caractère obligatoire, visent à endiguer la flambée des prix observée sur les marchés et à protéger le pouvoir d’achat des ménages. Toute infraction, même minime, expose désormais les contrevenants à des sanctions.

Produit central de l’alimentation des Guinéens, le riz fait l’objet d’une attention particulière. Les autorités ont fixé les prix plafonds suivants :

  • Riz étuvé 5 % brisure (sac de 50 kg) : 280 000 GNF maximum
  • Riz blanc 25 % brisure (50 kg) : 260 000 GNF (contre 270 000 GNF auparavant)
  • Riz 5 % brisure (25 kg) : 140 000 GNF maximum

Le ministère du Commerce se montre ferme : un dépassement, même de 50 ou 100 francs guinéens, est considéré comme une infraction passible de sanction.

Outre le riz, plusieurs denrées essentielles sont également soumises à des plafonds tarifaires :

  • Farine (50 kg) : 360 000 GNF
  • Sucre (50 kg) : 350 000 GNF
  • Huile végétale (20 litres) : 305 000 GNF
  • Oignon (25 kg) : 270 000 GNF, en baisse par rapport aux 290 000 GNF précédents
  • Lait en poudre (25 kg) : 980 000 GNF
  • Poulet entier (carton 10 kg) : 310 000 GNF
  • Cuisse de poulet (carton 10 kg) : 220 000 GNF

Le communiqué encadre également les marges bénéficiaires des acteurs de la chaîne de distribution :

  • Distributeurs : marge maximale de 5 000 GNF sur le sac de 50 kg
  • Détaillants : marge maximale de 15 000 GNF

Toute baisse des prix au niveau des importateurs devra impérativement être répercutée jusqu’au consommateur final, préviennent les autorités.

Pour garantir l’application effective de ces mesures, un numéro vert, le 142, est mis gratuitement à la disposition des citoyens afin de signaler tout abus. Des agents assermentés seront déployés sur les marchés pour effectuer des contrôles et sanctionner les contrevenants.

À travers cette décision, le gouvernement affiche clairement sa volonté de stabiliser les marchés et de soulager le panier de la ménagère, particulièrement en cette période de forte demande liée au Ramadan.

Reste toutefois à savoir si ces plafonds seront rigoureusement respectés sur le terrain, dans un contexte où les spéculations et les pratiques informelles demeurent fréquentes.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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N’zérékoré : le prix de l’huile rouge flambe, le bidon de 20 litres atteint 300 000 GNF https://planete7.info/nzerekore-le-prix-de-lhuile-rouge-flambe-le-bidon-de-20-litres-atteint-300-000-gnf/ Sat, 10 Jan 2026 17:03:01 +0000 https://planete7.info/?p=50376 À N’zérékoré, principale agglomération du sud de la Guinée forestière, l’huile de palme locale, communément appelée huile rouge, connaît une envolée spectaculaire de ses prix. Désormais, le bidon de 20 litres se négocie à 300 000 francs guinéens, contre environ 120 000 GNF les années précédentes. Une hausse vertigineuse qui profite aux producteurs et commerçantes, […]]]>

À N’zérékoré, principale agglomération du sud de la Guinée forestière, l’huile de palme locale, communément appelée huile rouge, connaît une envolée spectaculaire de ses prix. Désormais, le bidon de 20 litres se négocie à 300 000 francs guinéens, contre environ 120 000 GNF les années précédentes. Une hausse vertigineuse qui profite aux producteurs et commerçantes, mais fragilise davantage le pouvoir d’achat des ménages.

Réputée pour sa qualité exceptionnelle, l’huile rouge issue notamment de la préfecture de Lola s’impose comme un produit très recherché bien au-delà des frontières guinéennes. Très prisée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et exportée vers d’autres continents, cette forte demande exerce une pression constante sur le marché local, contribuant à la flambée des prix.

Dans les marchés de N’zérékoré et des localités environnantes, vendeuses et consommateurs témoignent de cette hausse progressive mais continue. Hadja Sangaré, commerçante d’huile de palme depuis plusieurs années, décrit une situation devenue difficile à contenir.

« Le prix n’a cessé d’augmenter cette année. Nous sommes passées de 200 000 à 250 000 GNF, pour atteindre aujourd’hui 300 000 GNF le bidon. Forcément, nous avons dû revoir nos tarifs à la hausse. Ce qui se vendait à 5 000 GNF coûte maintenant 10 000 GNF, et ce qui valait 10 000 est passé à 20 000 GNF », explique-t-elle.

Face à cette cherté, de nombreux ménages se tournent vers des solutions alternatives jugées plus accessibles, notamment l’huile raffinée importée, communément appelée « huile de ciao », au détriment de l’huile locale traditionnellement utilisée dans les cuisines.

Selon les commerçantes et acteurs du secteur, cette flambée ne s’explique pas uniquement par l’augmentation de la demande. Elle est également liée à une baisse saisonnière de la production. Actuellement, les palmiers sont en phase de floraison et les noix de palme ne sont pas encore arrivées à maturité. La période de forte production et de transformation de l’huile se situe généralement entre février et avril, période durant laquelle les prix tendent à se stabiliser.

Interrogé sur cette évolution du marché, un responsable de la direction préfectorale du commerce de Lola apporte un éclairage institutionnel.

« La hausse du prix de l’huile de palme repose essentiellement sur deux facteurs. Il y a quelques années, une interdiction de sortie de l’huile avait été instaurée, ce qui maintenait le prix autour de 120 000 GNF, mais limitait fortement les revenus des producteurs. Aujourd’hui, cette mesure est levée et les exportations ont repris. Or, l’huile rouge de Lola est très demandée dans les pays voisins », précise-t-il.

Au-delà de sa valeur commerciale, l’huile rouge locale demeure un produit nutritionnel stratégique. Naturelle et non raffinée, elle est riche en vitamine A, reconnue pour ses bienfaits thérapeutiques dans la prévention et le traitement de certaines carences. Un atout nutritionnel majeur qui renforce sa compétitivité et sa valeur sur les marchés régionaux et internationaux.

Si cette hausse constitue une opportunité économique pour les producteurs, elle pose néanmoins la question de l’accessibilité de ce produit de base pour les populations locales, déjà confrontées à un contexte de vie de plus en plus coûteux.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Guinée forestière : la banane se raréfie et flambe sur les marchés de N’Zérékoré https://planete7.info/guinee-forestiere-la-banane-se-rarefie-et-flambe-sur-les-marches-de-nzerekore/ Fri, 09 Jan 2026 14:35:51 +0000 https://planete7.info/?p=50333 Longtemps considérée comme un symbole d’abondance et un pilier de l’alimentation quotidienne en Guinée forestière, la banane traverse aujourd’hui une période de forte tension. Sur les marchés de N’Zérékoré, la denrée se fait rare et son prix connaît une envolée spectaculaire, suscitant inquiétude et mécontentement chez les consommateurs. Au marché central de N’Zérékoré, les étals […]]]>

Longtemps considérée comme un symbole d’abondance et un pilier de l’alimentation quotidienne en Guinée forestière, la banane traverse aujourd’hui une période de forte tension. Sur les marchés de N’Zérékoré, la denrée se fait rare et son prix connaît une envolée spectaculaire, suscitant inquiétude et mécontentement chez les consommateurs.

Au marché central de N’Zérékoré, les étals habituellement bien garnis affichent désormais des quantités limitées. Le constat est sans appel : le régime de banane, autrefois vendu entre 25 000 et 30 000 GNF, s’échange aujourd’hui entre 45 000 et 60 000 GNF, selon la qualité et la zone de provenance.

Pour les ménages, cette flambée des prix a des conséquences directes.

« Avant, avec un petit budget, je pouvais acheter suffisamment de bananes pour nourrir toute la famille. Aujourd’hui, je suis obligée de réduire les quantités », confie Fatoumata Camara, visiblement préoccupée.

Du côté des commerçantes, la hausse est reconnue, mais jugée inévitable.

« Les clients pensent que nous exagérons les prix, alors que nous achetons nous-mêmes très cher auprès des grossistes », explique Aïssatou Konaté, vendeuse de banane depuis plus de dix ans. Elle pointe notamment l’augmentation des coûts de transport : « Les routes sont fortement dégradées et le prix du carburant ne cesse de grimper. Tout cela se répercute sur le prix final ».

Dans les zones de production rurales, notamment à Samoé, Kpaya, Galaye et Zoulouta, les producteurs évoquent des difficultés structurelles persistantes. Sékou Doré, cultivateur de banane, déplore une situation de plus en plus préoccupante :

« Certaines plantations ont été ravagées par des maladies, tandis que les pluies irrégulières ont fortement impacté la production. Nous manquons également d’engrais et d’un véritable accompagnement technique ».

À ces contraintes s’ajoute la problématique de l’acheminement des récoltes vers les centres urbains. « Les camions refusent parfois de venir à cause de l’état des routes. Lorsqu’ils acceptent, ils exigent des frais de transport plus élevés », ajoute le producteur.

Pour de nombreuses familles de la région forestière, la banane n’est pas un simple fruit, mais un aliment de base essentiel. Sa raréfaction et sa cherté contraignent désormais certains ménages à se tourner vers des alternatives moins accessibles, voire plus coûteuses, accentuant la pression sur le pouvoir d’achat.

Cette situation met en lumière les défis auxquels fait face la filière bananière en Guinée forestière, entre contraintes climatiques, insuffisances infrastructurelles et hausse des coûts de production et de transport. Autant de facteurs qui appellent des réponses urgentes pour préserver l’accès à un produit vital pour les populations locales.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : à l’approche des fêtes de fin d’année, la flambée des prix asphyxie marchés et ménages https://planete7.info/nzerekore-a-lapproche-des-fetes-de-fin-dannee-la-flambee-des-prix-asphyxie-marches-et-menages/ Thu, 18 Dec 2025 18:26:36 +0000 https://planete7.info/?p=49553 À quelques jours des fêtes de fin d’année, les marchés de N’Zérékoré peinent à retrouver l’effervescence qui les caractérise habituellement à cette période. Si les étals sont bien garnis, la réalité économique impose une autre lecture : la cherté des produits, combinée à la baisse du pouvoir d’achat, freine les ardeurs des consommateurs et plonge […]]]>

À quelques jours des fêtes de fin d’année, les marchés de N’Zérékoré peinent à retrouver l’effervescence qui les caractérise habituellement à cette période. Si les étals sont bien garnis, la réalité économique impose une autre lecture : la cherté des produits, combinée à la baisse du pouvoir d’achat, freine les ardeurs des consommateurs et plonge les commerçants dans une inquiétude croissante.

Au marché central de la commune urbaine, véritable poumon économique de la capitale de la région forestière, acheteurs et vendeurs partagent un même constat amer. L’affluence est visible, mais les transactions se font rares. Parents et chefs de famille arpentent les allées, à la recherche de vêtements de fête pour leurs enfants, avant de rebrousser chemin, découragés par des prix jugés excessifs.

Rencontrée alors qu’elle tentait de négocier l’achat d’habits pour ses petits-fils, Tonhon Haba exprime son désarroi face à une situation qu’elle qualifie d’« insoutenable ».

« Ce que nous achetions à 80 000 francs guinéens se vend aujourd’hui à 160 000 francs, pour des habits simples. J’ai trois petits-fils à habiller. Depuis ce matin, je n’ai pu acheter que pour la fille. Pour les deux garçons, je n’ai encore rien pris. J’ai fait presque tout le marché, mais les prix sont identiques partout. Cette année est nettement plus chère que la précédente. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide, car la souffrance est réelle », confie-t-elle.

Même frustration chez Elie Papus Béavogui, professeur de français, qui sillonne le marché depuis plusieurs jours sans succès.

« En période de fêtes, chaque parent souhaite que ses enfants soient bien habillés. Mais les prix sont tout simplement hors de portée. Pour un enfant de 12 ans, on me demande jusqu’à 200 000 francs guinéens. Après de longues négociations, on peut parfois descendre à 140 000 francs, uniquement pour un habit. L’année dernière, ce n’était pas facile, mais la différence était perceptible. Cette année, la situation est encore plus compliquée. Malgré tout, on est souvent contraint d’acheter, car les enfants en ont besoin », explique-t-il.

Du côté des commerçants, le tableau n’est guère plus reluisant. Mariame Sidibé, vendeuse d’habits pour enfants installée aux abords du marché central, déplore la baisse des ventes malgré l’affluence apparente.

« Depuis 8 heures ce matin, je n’ai vendu que deux complets. Les clients sont nombreux à demander les prix, mais peu achètent. Le prix dépend de la qualité. Le plus bas que je propose est de 60 000 francs guinéens. Beaucoup promettent de revenir, mais on ne les revoit plus. Le marché est plein de monde, mais chacun lutte avec ses moyens », regrette-t-elle.

À N’Zérékoré, à l’approche des fêtes de fin d’année, l’ambiance commerciale demeure ainsi contrastée. Entre la flambée des prix et l’érosion du pouvoir d’achat, vendeurs et consommateurs peinent à trouver un équilibre. Une situation qui assombrit l’esprit festif et interroge sur la capacité réelle des ménages à célébrer ces fêtes dans la dignité et la sérénité.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’zérékoré pour Planete7.info 

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