VBG – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 04 Dec 2025 15:17:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg VBG – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Le Lions Club Kakilambé lance une vaste campagne universitaire contre les violences basées sur le genre https://planete7.info/le-lions-club-kakilambe-lance-une-vaste-campagne-universitaire-contre-les-violences-basees-sur-le-genre/ Thu, 04 Dec 2025 15:15:51 +0000 https://planete7.info/?p=49057 « La violence commence dans l’ombre, stoppons-la en pleine lumière ». C’est autour de ce thème puissant que le Lions Club Kakilambé, en partenariat avec le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée (CJFLG), a donné le coup d’envoi, ce mercredi 3 décembre 2025, à l’Université Nongo de Conakry, d’une vaste tournée universitaire de sensibilisation […]]]>

« La violence commence dans l’ombre, stoppons-la en pleine lumière ». C’est autour de ce thème puissant que le Lions Club Kakilambé, en partenariat avec le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée (CJFLG), a donné le coup d’envoi, ce mercredi 3 décembre 2025, à l’Université Nongo de Conakry, d’une vaste tournée universitaire de sensibilisation contre les violences basées sur le genre (VBG).

Cette campagne ambitionne de mobiliser et conscientiser les jeunes, particulièrement les étudiants, sur les multiples formes de violences qui touchent les femmes, les filles mais également certains hommes dans un climat de silence qui retarde souvent l’accès à la justice et à la protection.

La cérémonie d’ouverture a réuni étudiants, responsables académiques, activistes, ainsi que des représentants des deux organisations à l’initiative du projet.

Prenant la parole, Lion Abdoulaye Conté, Président Fondateur du Lions Club Conakry Kakilambé, a rappelé la vocation humanitaire de l’organisation : « Le Lions Club est la plus grande association humanitaire internationale, présente dans plus de 200 pays et forte d’environ 1 400 000 membres. Notre objectif, c’est de servir nos communautés », a-t-il souligné.

Pour sa part, Lion Fatoumata Binta Barry, Présidente du Lions Club Conakry Kakilambé, est revenue sur le choix du thème :

« Nous constatons beaucoup de violences cachées. Cette campagne vise à encourager les victimes à s’exprimer, car c’est en parlant que les solutions deviennent possibles », a-t-elle expliqué.

De son côté, Tata Gakou, Présidente de la Zone 161 de la Région 16, a exhorté les étudiantes à rompre le silence : « Que les filles acceptent de parler, de dire ce qu’elles subissent. Cela pourrait énormément les aider », a-t-elle insisté.

Très engagée, Elène Diallo, responsable des programmes du CJFLG, a lancé un appel fort aux autorités guinéennes :

« Les cas de viol, de mariage d’enfants et de mutilations génitales restent alarmants. Certaines victimes en sont même mortes. Aujourd’hui, nous demandons simplement que la loi soit appliquée », a-t-elle martelé.

À la fin de la séance, les participantes ont exprimé leur détermination à relayer le message dans leurs familles et leurs communautés afin de contribuer à éradiquer ce fléau.

Cette tournée, qui s’étendra à plusieurs universités publiques et privées du pays, vise à toucher des milliers de jeunes et s’inscrit dans une dynamique nationale et internationale de lutte contre les VBG.

Le lancement à Nongo marque ainsi le début d’une campagne ambitieuse et porteuse d’espoir, portée par des organisations engagées et une jeunesse résolue à faire bouger les lignes.

Un message clair a traversé toute la journée : sortir la violence de l’ombre, c’est déjà commencer à la combattre.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Violences à Kipé : des femmes agressées, la société civile exige des actes forts https://planete7.info/violences-a-kipe-des-femmes-agressees-la-societe-civile-exige-des-actes-forts/ Tue, 22 Apr 2025 14:27:23 +0000 https://planete7.info/?p=40727 Dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 avril 2025, une série de vidéos d’une brutalité insoutenable a enflammé les réseaux sociaux et plongé l’opinion publique dans l’indignation. Capturées dans le quartier de Kipé, à proximité de l’école française, les images montrent un groupe de jeunes hommes s’en prenant violemment à plusieurs femmes, identifiées […]]]>

Dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 avril 2025, une série de vidéos d’une brutalité insoutenable a enflammé les réseaux sociaux et plongé l’opinion publique dans l’indignation. Capturées dans le quartier de Kipé, à proximité de l’école française, les images montrent un groupe de jeunes hommes s’en prenant violemment à plusieurs femmes, identifiées par des témoins comme des travailleuses du sexe. L’onde de choc provoquée par cette agression filmée a immédiatement déclenché une vive réaction au sein de la société civile.

Parmi les voix les plus audibles, celle de Fatou Hann, directrice exécutive de l’ONG Wafrica, s’est élevée avec force. Engagée de longue date dans la défense des droits des femmes, elle dénonce une scène d’une violence inacceptable et pointe du doigt l’inaction des autorités : « Ce qui s’est passé à Kipé est une atteinte grave à la dignité humaine. Ce sont des femmes qu’on a violentées en pleine rue, sans aucune intervention des forces de l’ordre. C’est le silence complice de notre système face à des violences sexistes récurrentes. »

Pour l’activiste, cette agression s’inscrit dans un contexte plus large, où les violences basées sur le genre sont non seulement tolérées, mais parfois justifiées, et rarement sanctionnées : « Lorsqu’il s’agit de viols, même sur mineures, on constate souvent l’indifférence de la société et l’impunité des auteurs. Mais dès que des femmes, souvent précaires, s’adonnent à des activités marginalisées, on assiste à une chasse aux sorcières où chacun se sent légitime pour punir, humilier, violenter. »

Au-delà des faits, Fatou Hann dénonce une hypocrisie sociale profonde et persistante, qui choisit ses combats moraux à la carte : « Si certains estiment avoir une autorité morale, qu’ils fassent de la prévention, de la sensibilisation. Mais qu’ils arrêtent de s’attaquer aux plus vulnérables. La moralité ne doit pas être un prétexte pour justifier la violence. »

Face à la pression populaire, les autorités ont réagi dans un communiqué officiel, condamnant fermement les actes perpétrés. Une réaction saluée mais jugée tardive et insuffisante par les organisations de la société civile. « Le ton a été haussé, c’est un début, mais ce n’est pas assez. Il faut des enquêtes, des poursuites judiciaires, un soutien réel aux victimes. L’État doit agir avec détermination, mobiliser les ministères de la Sécurité, de la Justice et des Affaires sociales pour prévenir et sanctionner de tels actes. »

Ce drame soulève une fois de plus des interrogations de fond sur la condition des femmes dans l’espace public, leur sécurité, et la capacité de la société guinéenne à affronter ses contradictions. Il met en lumière un enjeu urgent : celui de bâtir une société où aucune femme, quel que soit son statut, ne soit exposée à la violence, au mépris ou à l’indifférence.

La société civile, unie dans l’indignation, appelle désormais à un sursaut national. Car au-delà de la colère, c’est la dignité humaine qui est en jeu.

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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SWEDD Guinée : Des consultations communautaires pour les femmes et les filles face aux violences basées sur le genre https://planete7.info/swedd-guinee-des-consultations-communautaires-pour-les-femmes-et-les-filles-face-aux-violences-basees-sur-le-genre/ Mon, 28 Oct 2024 15:45:31 +0000 https://planete7.info/?p=34173 Du 1️7 au 2️7 octobre 2024 dans les préfectures de Siguiri, Koubia et Kissidougou, SWEDD Guinée a lancé une nouvelle initiative en organisant des consultations communautaires pour les femmes et les filles, focalisée sur les violences basées sur le genre (VBG), l’exploitation et les abus sexuels (EAS), ainsi que le harcèlement sexuel (HS). Ce projet […]]]>

Du 1️7 au 2️7 octobre 2024 dans les préfectures de Siguiri, Koubia et Kissidougou, SWEDD Guinée a lancé une nouvelle initiative en organisant des consultations communautaires pour les femmes et les filles, focalisée sur les violences basées sur le genre (VBG), l’exploitation et les abus sexuels (EAS), ainsi que le harcèlement sexuel (HS). Ce projet visait à donner une voix à celles qui sont souvent réduites au silence, à l’ombre des violences qui sévissent encore dans plusieurs communautés guinéennes.

Ces consultations, organisées dans les préfectures de Siguiri, Kissidougou et Koubia, au cœur des régions de Kankan, Faranah et Labé, avaient un double objectif. D’une part, il s’agissait de recueillir les témoignages des femmes et des filles sur l’impact des activités du projet dans leurs communautés, et d’autre part, d’évaluer la pertinence et l’accessibilité des mécanismes mis en place pour traiter les plaintes sensibles liées à ces violences.

Les séances ont permis aux participantes de s’exprimer librement, parfois pour la première fois, sur leurs besoins, leurs aspirations, mais aussi sur les défis quotidiens auxquels elles sont confrontées. Cette plateforme de dialogue a offert aux femmes et aux filles l’opportunité de proposer des pistes d’amélioration pour renforcer le dispositif de feedback en place, afin de le rendre plus réactif et plus adapté à leurs réalités.

Par ailleurs, cette mission a été l’occasion d’accompagner les superviseurs des ONG partenaires, engagées dans la prévention et la lutte contre les VBG, ainsi que les points focaux des comités de gestion des plaintes. Ces acteurs locaux ont été orientés sur les meilleures pratiques pour optimiser leur rôle auprès des communautés, renforçant ainsi le maillage social pour une prise en charge plus efficace des victimes.

Cette démarche s’inscrit pleinement dans une dynamique de transparence et de responsabilisation des parties prenantes, visant à instaurer un climat de confiance au sein des communautés. Elle témoigne de l’engagement de SWEDD Guinée á promouvoir un environnement sûr, respectueux et protecteur des droits des femmes et des filles, en luttant contre l’impunité des violences qui affectent leur quotidien.

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75e anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme : Amnesty international-Guinée fait le bilan ! https://planete7.info/75e-anniversaire-de-la-declaration-des-droits-de-lhomme-amnesty-international-guinee-fait-le-bilan/ https://planete7.info/75e-anniversaire-de-la-declaration-des-droits-de-lhomme-amnesty-international-guinee-fait-le-bilan/#respond Sat, 09 Dec 2023 15:36:58 +0000 https://planete7.info/?p=25150 À l’occasion du 75eme anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme Amnesty international-Guinée en collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’Innovation poursuit sa campagne dénommée « 16 jours d’activisme ».  À l’occasion d’une conférence de presse qu’ils ont animée ce samedi 09 décembre au sein de l’institut des arts […]]]>

À l’occasion du 75eme anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme Amnesty international-Guinée en collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’Innovation poursuit sa campagne dénommée « 16 jours d’activisme ».  À l’occasion d’une conférence de presse qu’ils ont animée ce samedi 09 décembre au sein de l’institut des arts de Mory Kanté de Dubréka.

Le directeur d’Amnesty International-Guinée se dit satisfait de la lutte que son ONG mène contre les VBG en milieu scolaire.

« Nous sommes en collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’innovation surtout le service genre et équité, nous faisons la promotion d’un rapport d’étude qui a été réalisé par le ministère. Et, nous Amnesty, nous sommes là pour parler des questions de violence basées sur le genre et notamment sur le harcèlement. Ici c’est vulgariser ce rapport mais pour nous Amnesty c’est surtout expliquer les mécanismes de protection qu’il y a, et nous faisons de la promotion surtout ce qui est VBG ensemble de briser le silence et dénoncer d’être solidaire envers la personne. C’est ensemble en brisant le silence que nous pouvons combattre ce fléau », dit-il

Poursuivant, le responsable d’Amnesty rappelle que le rapport prend compte des VBG en milieu universitaire.

« Le rapport de l’étude qui est en train d’être présenté, relève effectivement le phénomène dans le milieu universitaire. C’est un phénomène qui est mal connu, il y a certains étudiants qui ne savent pas c’est quoi le harcèlement. C’est le fait répétitif d’une action qui fait le harcèlement. Il y a non seulement des étudiants qui subissent des harcèlements, mais ils se sont rendus compte aussi qu’il y a des enseignants et enseignantes qui le subissent aussi. Globalement le harcèlement que les étudiants et étudiantes subissent est lié au problème de notes dans le milieu universitaire », déclare Souleymane Sow avant de livrer ses sentiments sur ce qui est déjà fait depuis le début de cette campagne.

« Nous sommes assez satisfaits, parce que nous avons pu organiser les conférences et nous sommes à la 5ème dans l’enseignement supérieur et ça va aussi continuer à l’intérieur du pays pour le moment nous n’avons pu faire que Kindia. Nous espérons avoir continué une telle collaboration parce que l’Etat reste notre partenaire, nous avons déjà une convention avec le ministère de l’enseignement pré-universitaire qui nous favorise de faire des animations médias la promotion dans le milieu scolaire et nous espérons avoir une convention avec le ministère de l’enseignement supérieur pour pouvoir accentuer la sensibilisation dans nos universités », conclu le directeur d’Amnesty International-Guinée.

Prenant la parole au nom du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation, Aissatou Mbra Diallo revient sur l’objectif de la rencontre.

« Nous sommes toujours dans la période des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre dans le milieu scolaire. Dans ce cadre il y a eu le lancement par le ministère de la promotion féminine de l’enfance et des personnes vulnérables ainsi pour accompagner et pour aller dans cette tendance le ministère de l’enseignement supérieur  de la recherche scientifique et de l’Innovation a eu à faire le lancement de cette activité dans les institutions de l’enseignement supérieur le 29 novembre 2023 donc c’est la suite logique de ce lancement c’est à dire aller vulgariser le rapport sur le harcèlement en milieu scolaire dans toutes les  institutions d’enseignement supérieur du pays. Après l’enquête sur le harcèlement en milieu scolaire le rapport a été élaboré, Mme la ministre nous instruit que pour enrichir le rapport il fallait qu’on implique les ONG qui évoluent dans le domaine de la protection des droits humains. D’abord nous notre environnement de travail c’est les universités et la recherche donc voilà pourquoi les institutions d’enseignement supérieur sont nos cibles. Ces institutions regorgent beaucoup de jeunes et dans ces rencontres entre les jeunes étudiants et étudiantes ils peuvent exister des conflits qui vont forcément affecter la quiétude sociale c’est qui fait que nous sommes dans ces institutions pour vulgariser le rapport pour que les membres de la communauté universitaire puissent non seulement connaître le contenu et qu’ils prennent des dispositions contre le harcèlement dans le milieu scolaire », explique-t-elle.

Amadou Bah enseignant chercheur en service au sein de l’institut des arts de Mory Kanté de Dubreka trouve cette initiative permanente.

« C’est quelque chose qui est vraiment pertinent puisqu’il faut avoir le courage de le dire que le harcèlement existe même si on ne le dit pas mais il existe. Donc si ces initiatives surtout que ça vient du ministère de tutelle ça nous réjouit. Dans notre institut il y a le règlement intérieur et la pédagogie du système LMD donc c’est des mesures qui dissuadent et l’étudiant et l’enseignant » a-t-il coupé court.

Kouyaté Djemania étudiante au sein de l’institut fait une invite à ses camarades. « C’est une bonne initiative puisque vous le savez que cela constitue un frein dans la formation des jeunes filles. C’est un fait qui fait vraiment mal au cœur et impacte négativement la femme. Personnellement je n’ai pas été victime et dans notre institut j’ai pas vu mais c’est qui est sûr que ça existe donc que les autorités et les ONG évoluant dans ce sens s’impliquent pour mettre fin à cela à défaut réduire drastiquement. C’est un message de changement de mentalité et que les enseignants sachent aussi que nous sommes là pour la formation et non pour se faire draguer », déclare-t-elle.

 

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info

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Violences Basées sur le Genre : Amnesty International Guinée lance sa campagne de « 16 jours d’activisme » https://planete7.info/violences-basees-sur-le-genre-amnesty-international-guinee-lance-sa-campagne-de-16-jours-dactivisme/ https://planete7.info/violences-basees-sur-le-genre-amnesty-international-guinee-lance-sa-campagne-de-16-jours-dactivisme/#respond Thu, 30 Nov 2023 00:01:02 +0000 https://planete7.info/?p=24963 C’est l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) qui a servi de cadre au lancement ce mercredi de la campagne des « 16 jours d’activisme » devant plusieurs étudiants et représentations gouvernementales. En collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation (MESRI), les responsables de Amnesty international Guinée ont procédé au […]]]>

C’est l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) qui a servi de cadre au lancement ce mercredi de la campagne des « 16 jours d’activisme » devant plusieurs étudiants et représentations gouvernementales.

En collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation (MESRI), les responsables de Amnesty international Guinée ont procédé au lancement de cette campagne qui vise à lutter contre les violences basées sur le genre mais aussi et surtout sensibiliser les jeunes dans le milieu scolaire.

Dans sa prise de parole Pr Mariame Béavogui mentionne. « Cette campagne initiée par les Nations-Unies est un moment pour tous les défenseurs des droits des femmes à travers le monde de démontrer leur engagement individuel et collectif ainsi que leur détermination à travailler ensemble main dans la main dans la lutte contre toutes les formes de violation des droits des femmes et filles à travers le monde. Depuis 1991 cette période a été initiée du 25 novembre au 10 décembre de chaque année pour marquer la journée des droits humains, cette période est consacrée aux cations de masse et aux réflexions approfondies fécondes en vue d’une meilleure prévention et élimination de la violence faites aux femmes et filles », dit-elle avant de renchérir.

« Au cours de cette année, les organisations de la société civile et les plateformes de lutte contre les violences basées sur le genre ont fait cas des violences domestiques récurrentes qui ont quelques fois alimenté l’actualité du pays. Face à l’ampleur des violences faites aux femmes, il est aussi essentiel que les services destinés aux victimes soient considérés comme nécessaires et restent ouverts avec les ressources et les mesures adéquates pour soutenir les services de santé sociaux permettent de prendre en charge les victimes de violence », a-t-elle laissé entendre.

Aminata Deen Toure directrice générale de l’innovation au département de l’enseignement supérieur rappelle que « chaque année, notre pays à l’instar de toute la communauté internationale, procède au lancement de ces 16 jours d’activisme. Ainsi, la campagne mondiale d’activisme est un moment privilégié pour tous les décideurs à travers le monde, de démontrer leurs engagements collectifs et individuels pour éradiquer toutes les formes de violences basées sur le genre. Ces 16 jours d’activisme sont des occasions pour mener des campagnes de sensibilisation et d’éducation pour faire face à l’ampleur du phénomène. Par ailleurs, il faut noter que ces 16 jours, ne sont pas seulement des campagnes, mais un appel à l’action que nous devrions mettre en place pour lutter contre ce phénomène », soutient-elle.

Prenant la parole Souleymane Sow, directeur de Amnesty international Guinée rappelle l’objectif visé par la campagne.

« Au nom de l’Amnesty international Guinée, nous vous disons merci. Si nous avons tenu à organiser cette série de conférences dans une dizaine d’universités publiques et privées de la Guinée, c’est pour jouer notre partition pour la promotion et la protection des droits humains. Le sujet qui nous rassemble aujourd’hui, le harcèlement, nous en avons parlé et globalement les violences basées sur le genre, est l’un des thèmes qui nous intéresse beaucoup. Ces jours d’activisme que nous organisons sont faits aussi en même temps avec la campagne, écrire pour les droits » conclut-il.

Mariam Sanoh étudiante en L1 appelle ses camarades victimes de dénoncer afin de briser le silence.

« C’est un fléau que nous devons tous combattre, nous ne devons pas donner la place à cette chose qui affecte sérieusement la couche féminine. Au-delà de tout ça je pense que les jeunes filles victimes doivent avoir le courage pour dénoncer puisque ça existe maintenant des ONG qui luttent contre cela alors brisons le silence », dit-elle.

 

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info

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16 jours d’activisme sur les VBG : le club des jeunes filles leaders de Guinée élargit sa campagne de sensibilisation autour du basket-ball https://planete7.info/16-jours-dactivisme-sur-les-vbg-le-club-des-jeunes-filles-leaders-de-guinee-elargit-sa-campagne-de-sensibilisation-autour-du-basket-ball/ https://planete7.info/16-jours-dactivisme-sur-les-vbg-le-club-des-jeunes-filles-leaders-de-guinee-elargit-sa-campagne-de-sensibilisation-autour-du-basket-ball/#respond Tue, 28 Nov 2023 18:47:06 +0000 https://planete7.info/?p=24949 En prélude à l’organisation d’un tournoi de basket féminin ‘’ STOP VBG’’ par le club des jeunes filles leaders de Guinée, pour le compte des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur genre, les organisateurs étaient devant la presse ce mardi 28 novembre 2023 pour annoncer le déroulé des activités. Ce tournoi se tiendra […]]]>

En prélude à l’organisation d’un tournoi de basket féminin ‘’ STOP VBG’’ par le club des jeunes filles leaders de Guinée, pour le compte des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur genre, les organisateurs étaient devant la presse ce mardi 28 novembre 2023 pour annoncer le déroulé des activités. Ce tournoi se tiendra le mercredi 29 novembre 2023 au Palais des sports du stade du 28 septembre.

Le tournoi verra la participation de 4 équipes féminines (16/20 ans). « TOUS UNIS ! Investir pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles » était le thème choisi par les conférenciers.

Pour Oumou Hawa DIALLO, membre du club des jeunes filles leaders de Guinée, l’objectif est informé les citoyens sur les voies et recours qui lutte contre les VBG

« Il y a des jeunes filles qui ne savent pas qu’elles ont des droits. Il y a des jeunes filles qui ne savent pas que, quand elles sont victimes, il y a les services de protection. Il y a aussi des hommes qui ne savent pas que ses violences sont punies par la loi. C’est l’occasion pour nous, d’informer, de sensibiliser et de conscientiser la population sur les questions de violence faites aux filles et femmes, c’est ça l’objectif de cette activité. Il faut informer aussi les gens sur les voies et recours qui luttent contre les violences faites aux filles et femmes, surtout sur la procédure de dénonciation, parce-que, quand on parle de violence faites aux filles, il y a toute une procédure de dénonciation qui entre en jeu, notamment les organisations de la société civile dont le club, les services de protection, notamment l’OPROGEM, la médecine légale, le ministère de la justice à travers les juges d’instructions », a-t-elle fait savoir.

De son côté, le président de la fédération Guinéenne de basket-ball rassure.

« On espère que l’année prochaine, nous allons élargir et mobiliser plus de moyens pour que cela puisse toucher toute la Guinée et aller jouer aussi dans d’autres régions parce-que le sujet de la femme est totalement important. Nous appelons toutes les dames à venir soutenir leurs sœurs pour essayer de véhiculer un peu ce message et que tout le monde respecte ses valeurs qui sont liées aux femmes, » a souligné Sakoba Keita.

Pour finir, le chargé des affaires de l’ambassade d’Allemagne en Guinée Lutje Frank félicite d’abord les organisateurs avant d’affirmer qu’il faut renforcer les droits des jeunes filles et des femmes

« Nous attachons toujours une grande importance du côté Allemand, au droit de l’homme et surtout au droit des femmes, c’est un grand événement et une opportunité de renforcer les droits des femmes en Guinée », a-t-il conclu.

 

Daouda Camara pour Planete7.info

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Violences basées sur le genre en milieu scolaire : Amnesty International-Guinée engage une lutte à travers la sensibilisation https://planete7.info/violences-basees-sur-le-genre-en-milieu-scolaire-amnesty-international-guinee-engage-une-lutte-a-travers-la-sensibilisation/ https://planete7.info/violences-basees-sur-le-genre-en-milieu-scolaire-amnesty-international-guinee-engage-une-lutte-a-travers-la-sensibilisation/#respond Sun, 26 Nov 2023 19:40:52 +0000 https://planete7.info/?p=24912 C’est le lycée 02 octobre situé dans la commune de Kaloum qui a servi de cadre au lancement de la campagne de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire. Comme chaque année, AMNESTY INTERNATIONAL -GUINEE mène sa campagne mondiale qui vise à lutter contre les VBG. Cette année il s’agit […]]]>

C’est le lycée 02 octobre situé dans la commune de Kaloum qui a servi de cadre au lancement de la campagne de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire.

Comme chaque année, AMNESTY INTERNATIONAL -GUINEE mène sa campagne mondiale qui vise à lutter contre les VBG. Cette année il s’agit là « de 16 jours d’activisme et écrire pour les droits de l’homme ».

Devant une délégation du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation ME-PUA le directeur d’Amnesty International-Guinée revient sur le bien-fondé de cette campagne.

 

« Nous avons fait deux campagnes en même temps, c’est la campagne 16 jours d’activisme et la campagne écrire pour les droits qu’Amnesty international organise chaque année. Quand nous avons lancé notre rapport sur les violences sexuelles en Guinée, notamment les cas de viol, on a obtenu avec le ministère de l’enseignement pré-universitaire une convention qui nous permettait d’avoir un accès dans tous les établissements scolaires de la Guinée pour mener des campagnes de sensibilisation et de l’éducation aux droits humains. Grâce à l’appui du service genre et équité du ministère que nous remercions au passage qui s’est investi pour nous ouvrir les portes de l’enseignement pré-universitaire en nous accompagnant sur des sujets aussi cruciaux que les violences basées sur le genre. Et quand nous parlons de ces violences, que ça soit les violences sexuelles, le viol ou le harcèlement parce qu’il y’en a de plus en plus, d’ailleurs c’est pour cela qu’avec le ministère de l’éducation aussi de l’enseignement supérieur nous allons organiser des conférences spécialement sur le harcèlement, parce qu’aujourd’hui que ça soit dans l’enseignement pré-universitaire ou dans nos universités il y a cette question qui revient de plus en plus », dit-il avant de renchérir.

« Nous avons dix conférences dans les institutions d’enseignement universitaire que ça soit à N’zérékoré, à Kankan, Faranah, Labé ou encore Kindia ou Boké et nous allons partir avec le ministère de l’enseignement pré-universitaire. Mais on aura aussi d’autres activités dans la l’enseignement pré-universitaire avec le service genre et équité, je sais qu’ils ont un code de bonne conduite et que nous allons nous investir aussi pour la vulgarisation de ces codes de bonne conduite. Il y a un numéro vert qui va être mis en place et nous avec l’OPROGEM  et la brigade de la gendarmerie c’est toutes ces questions que nous allons vulgariser pour que les populations, les élèves et étudiants savent qu’il y a aussi ces structures qui existent et que le monitoring soit fait et que la sensibilisation continue pour que les élèves, les étudiants, les parents d’élèves aussi soient impliqués, parce que si nous voulons lutter efficacement contre ce fléau c’est tout le monde qui doit s’y mettre », a laissé entendre Souleymane Sow.

Aboubacar Mandela Camara, le chargé des questions de législation au ME-PUA livre son sentiment avant de promettre que son département ne ménagera aucun effort pour accompagner les actions de l’ONG.

« C’est pour nous un réel plaisir de recevoir Amnesty international qui fait partie des ONG constantes et persévérantes, sérieuses qui œuvrent inlassablement pour le respect des droits de l’homme sur le terrain. Il n’y a pas longtemps nous avons assisté au viol suivi même d’assassinat d’une jeune fille dans une concession scolaire. Cette situation alarmante et ahurissante a interpellé tout le monde. Donc aujourd’hui s’il y a une ONG porteuse d’une telle initiative de campagne de sensibilisation, d’activisme pour le respect des droits de l’homme en général, la lutte contre les violences en milieu scolaire en particulier, nous en tant que département notre rôle c’est de saluer l’initiative et de l’accompagner. Donc nous accompagnons cette initiative, qui s’inscrit en droite ligne avec les activités que nous menons déjà au niveau de notre département à travers notre service genre et équité en terme de sensibilisation, en terme de conscientisation pour la lutte contre les VBG en milieu scolaire », a-t-il laissé entendre.

 

Prenant la parole le proviseur du Lycée 2 octobre Morikani Camara, promet à son tour d’œuvrer pour que de telles activités soient permanemment organisées dans son établissement. « Depuis que je suis là, je n’ai jamais vu ce cas-là (violence). Je ne sais pas si c’est la proximité qui fait que ça ne se produit pas ici avec le département », a-t-il témoigné.

Pour renchérir le responsable de ce lycée souhaite qu’il ait permanemment de suivi et que la conscientisation passe suffisamment dans les classes.

Mohamed Sylla président du comité de coordination du lycée 2 octobre, soutient que. « Le viol est devenu un sujet qui fait l’effort d’une bombe. De nos jours on voit beaucoup de filles violées, tuées parfois dans les rues. Amnesty s’est dit de ne pas rester les bras croisés il faut que chacun vienne pour sauver ces filles. On rencontre de nos jours certains pères de famille qui osent coucher avec leurs filles, c’est des actes tellement dégueulasses, et la meilleure façon de combattre cela, c’est à partir de l’école et les campagnes de sensibilisation, parce qu’à travers les conférences là j’ai compris et je m’engage à être un acteur qui va stopper cette violence en milieu scolaire », a promis le jeune lycéen.

 

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info

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