Transporteurs – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 07 Sep 2026 17:54:30 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Transporteurs – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Labé–Sénégal : le trafic suspendu, les transporteurs dénoncent la multiplication des barrages https://planete7.info/labe-senegal-le-trafic-suspendu-les-transporteurs-denoncent-la-multiplication-des-barrages/ Mon, 07 Sep 2026 17:54:30 +0000 https://planete7.info/?p=63346 Le trafic routier est paralysé sur l’axe Labé–Sénégal. Depuis la suspension des départs, chauffeurs et voyageurs se retrouvent confrontés à une situation qui perturbe fortement leurs déplacements. À la gare routière de Labé, l’inquiétude et l’impatience gagnent les passagers, tandis que les transporteurs réclament des mesures urgentes pour mettre fin aux difficultés qu’ils disent rencontrer […]]]>

Le trafic routier est paralysé sur l’axe Labé–Sénégal. Depuis la suspension des départs, chauffeurs et voyageurs se retrouvent confrontés à une situation qui perturbe fortement leurs déplacements. À la gare routière de Labé, l’inquiétude et l’impatience gagnent les passagers, tandis que les transporteurs réclament des mesures urgentes pour mettre fin aux difficultés qu’ils disent rencontrer sur le trajet.

À la gare routière de Labé, l’ambiance est inhabituelle. Les véhicules habituellement alignés pour assurer les départs vers le Sénégal se font rares. Des voyageurs, venus parfois de loin, attendent sans savoir quand ils pourront reprendre la route.

Parmi eux, Mama Yawa Kamano, venue de Kankan avec l’objectif de rejoindre le Sénégal, raconte son désarroi. Arrivée tôt dans la matinée à Labé, elle dit n’avoir trouvé aucun véhicule disponible pour poursuivre son voyage.

« Je suis arrivée tôt ce matin, mais je n’ai trouvé aucun véhicule pour le Sénégal. Si la situation perdure, je risque de devoir retourner à Kankan, avec toutes les dépenses que cela implique », explique-t-elle, préoccupée.

Derrière cette paralysie se trouve principalement le mécontentement des transporteurs face aux conditions de circulation sur l’axe. Les chauffeurs dénoncent notamment la multiplication des barrages et les paiements exigés lors des différents contrôles.

Amadou Barry, chauffeur sur la ligne Labé–Sénégal, affirme que les transporteurs sont confrontés à de nombreux points de contrôle tout au long du trajet. Selon lui, ces arrêts répétés, auxquels s’ajoutent les sommes réclamées à différents endroits, rendent le voyage particulièrement difficile pour les professionnels du transport.

Il appelle ainsi les autorités à intervenir afin de revoir le dispositif de contrôle et d’alléger les contraintes auxquelles les transporteurs sont confrontés.

Le témoignage de Mamadou Dian Sow, chauffeur sur l’axe Labé–Diaoubhé, va dans le même sens. Il évoque la présence de plus d’une vingtaine de barrages entre Labé et Diaoubhé, avec des paiements qui seraient effectués à plusieurs étapes du trajet.

Pour les transporteurs, cette situation entraîne non seulement des pertes financières, mais contribue également à rallonger considérablement la durée des voyages et à décourager certains conducteurs de desservir la ligne.

Du côté du syndicat, la colère monte également. Abdou Rahim Aidara, responsable syndical des transporteurs, dénonce des pratiques qu’il juge devenues difficilement supportables pour les professionnels du secteur et les voyageurs.

Il pointe notamment les paiements réclamés lors des différents contrôles, mais aussi les difficultés liées à la vérification des bagages et des documents des passagers.

Face à l’accumulation de ces griefs, les transporteurs ont finalement décidé de suspendre le trafic sur l’axe Labé–Sénégal. Une décision qui pénalise directement les voyageurs, particulièrement ceux qui transitent par Labé pour rejoindre le Sénégal.

Pour les transporteurs, cette suspension constitue avant tout un moyen de faire entendre leurs revendications et d’obtenir une réaction des autorités compétentes.

Ils demandent l’ouverture de discussions afin d’examiner leurs préoccupations, notamment la question des barrages et des paiements lors des contrôles. Leur objectif affiché est de parvenir rapidement à une solution permettant la reprise normale du trafic entre Labé et le Sénégal.

En attendant une éventuelle intervention des autorités, voyageurs et transporteurs restent dans l’expectative, avec une même inquiétude : savoir quand les véhicules pourront à nouveau prendre la route vers le Sénégal.

Thierno Abdourahmane Diallo pour Planete7.info 

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Sénégal-Mali : l’engorgement du corridor Dakar-Bamako met les transporteurs à rude épreuve https://planete7.info/senegal-mali-lengorgement-du-corridor-dakar-bamako-met-les-transporteurs-a-rude-epreuve/ Sun, 16 Aug 2026 18:45:38 +0000 https://planete7.info/?p=61781 Le déplacement du trafic vers le corridor sud, via Kédougou et Moussala, provoque une forte congestion à la frontière avec le Mali. À Moussala, près de 15 kilomètres de camions sont actuellement immobilisés. Face à cette situation, les chargeurs sénégalais et maliens multiplient les concertations pour trouver des solutions durables. Moussala, Sénégal — Une interminable […]]]>

Le déplacement du trafic vers le corridor sud, via Kédougou et Moussala, provoque une forte congestion à la frontière avec le Mali. À Moussala, près de 15 kilomètres de camions sont actuellement immobilisés. Face à cette situation, les chargeurs sénégalais et maliens multiplient les concertations pour trouver des solutions durables.

Moussala, Sénégal — Une interminable file de camions s’étire sur plusieurs kilomètres à Moussala, à quelques encablures de la frontière malienne. Près de 15 kilomètres de véhicules de transport de marchandises attendent leur passage, donnant une image saisissante de la pression qui pèse désormais sur le corridor sud reliant le Sénégal au Mali.

Depuis plusieurs mois, la dégradation de la situation sécuritaire sur le tronçon nord de l’axe Dakar-Bamako, notamment via Kidira, a contraint une partie importante du trafic à se reporter vers l’itinéraire passant par Kédougou et Moussala. Un changement d’itinéraire qui, s’il permet de maintenir les échanges commerciaux, met aujourd’hui les infrastructures locales à rude épreuve.

Chaque jour, plusieurs centaines de camions en provenance notamment du port de Dakar empruntent cet axe. Or, les capacités d’accueil et de stationnement disponibles à Moussala ne sont plus adaptées à un tel volume de trafic. Résultat : les chauffeurs doivent patienter de longues heures, voire davantage, dans des conditions souvent difficiles.

Pour les professionnels du transport, l’engorgement ne constitue pas seulement un problème logistique. Il représente également une menace pour la rentabilité des opérations et, à terme, pour le coût des marchandises transportées.

« Les problèmes qui se posent sont multiples. Déjà, il y a les délais de transit qui vont augmenter. Et quand on parle des délais de transit qui augmentent, il y aura des surcoûts que le transporteur va supporter », explique Daouda Singui Sarr, directeur de la promotion et de l’assistance au Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC).

À ces contraintes économiques s’ajoutent les difficultés liées aux conditions d’attente. Les chauffeurs, contraints de passer de longues périodes à proximité de la frontière, disposent de peu de commodités, alors que la saison des pluies complique davantage leur quotidien.

« Pour les chauffeurs, parmi les difficultés rencontrées, déjà, il n’y a pas les commodités qu’il faut parce qu’on est en période hivernale. Donc, ils sont confrontés à pas mal de difficultés », déplore le responsable du COSEC.

La saturation de Moussala intervient alors que le trafic sur le corridor est appelé à poursuivre sa progression. Le développement des activités minières dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest contribue notamment à accroître les mouvements de marchandises et de véhicules lourds.

Face à cette évolution, les chargeurs sénégalais et maliens souhaitent anticiper les besoins plutôt que de se limiter à des réponses ponctuelles. Une mission conjointe s’est ainsi rendue sur le terrain pour constater l’ampleur des difficultés, échanger avec les différents acteurs et identifier des solutions susceptibles d’améliorer durablement la fluidité du corridor.

À Kidira, le COSEC a déjà engagé l’aménagement d’un parking de 15 hectares destiné à mieux organiser le stationnement des poids lourds et à fluidifier le trafic.

Le même modèle pourrait désormais être envisagé à Moussala, où l’afflux de camions dépasse largement les capacités actuelles.

« Nos homologues de la douane et de la police des frontières avaient déjà pris les devants. Ils avaient augmenté les effectifs à ce niveau-là pour permettre quand même d’accélérer le passage des camions. Pourquoi ne pas dupliquer notre projet d’un parking moderne à Kidira et le faire à Moussala ? », propose Daouda Singui Sarr.

L’idée est de disposer d’une infrastructure capable d’accueillir les camions dans de meilleures conditions, tout en facilitant les opérations de contrôle et le passage de la frontière. Une telle infrastructure permettrait également de limiter les stationnements anarchiques et de réduire les risques liés à l’accumulation des poids lourds le long de l’axe.

En attendant la mise en place d’éventuelles infrastructures permanentes, les acteurs annoncent des mesures d’urgence destinées à décongestionner le corridor. Elles devraient être définies en concertation avec les autorités locales, les services douaniers et policiers ainsi que les organisations de transporteurs et de chargeurs.

L’enjeu dépasse désormais la seule situation de Moussala. Le corridor Dakar-Bamako constitue une artère essentielle pour les échanges commerciaux entre le Sénégal et le Mali. Sa fluidité conditionne directement les délais d’acheminement des marchandises, les coûts du transport et, par ricochet, le prix de nombreux produits sur les marchés.

À Moussala, l’urgence est donc de désengorger la frontière. Mais à plus long terme, les acteurs du secteur plaident pour une modernisation des infrastructures capable d’accompagner l’augmentation du trafic et de garantir la continuité des échanges entre les deux pays.

Entre impératifs sécuritaires, croissance du trafic et insuffisance des infrastructures, le corridor sud Dakar-Bamako se trouve ainsi à un tournant. Pour les transporteurs, l’objectif est désormais clair : transformer l’actuelle crise de congestion en une occasion d’accélérer la modernisation de cet axe stratégique pour le commerce ouest-africain.

 

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Kankan : les chauffeurs de gros-porteurs s’opposent aux nouvelles mesures communales https://planete7.info/kankan-les-chauffeurs-de-gros-porteurs-sopposent-aux-nouvelles-mesures-communales/ Fri, 14 Aug 2026 18:39:45 +0000 https://planete7.info/?p=61679 À Kankan, les chauffeurs de gros-porteurs contestent les nouvelles mesures prises par les autorités communales pour désengorger les principales artères de la ville. Ils dénoncent notamment l’interdiction du déchargement des marchandises en journée, qu’ils jugent difficilement applicable et préjudiciable à leurs activités. À Kankan, la tension monte entre les chauffeurs de gros-porteurs et les autorités […]]]>

À Kankan, les chauffeurs de gros-porteurs contestent les nouvelles mesures prises par les autorités communales pour désengorger les principales artères de la ville. Ils dénoncent notamment l’interdiction du déchargement des marchandises en journée, qu’ils jugent difficilement applicable et préjudiciable à leurs activités.

À Kankan, la tension monte entre les chauffeurs de gros-porteurs et les autorités communales. Depuis le début de la semaine, une opération de libération des principales artères de la ville, notamment les espaces habituellement utilisés pour le stationnement et le déchargement des camions, est menée par la commune.

Présentée comme une mesure visant à améliorer la circulation et à lutter contre l’occupation anarchique de la voie publique, cette décision suscite cependant la colère des transporteurs. Ces derniers estiment que l’interdiction du déchargement pendant la journée perturbe considérablement leurs activités et met en péril certaines marchandises.

« Nous sommes là ce matin pour dénoncer ce que nous subissons. À Kankan, depuis lundi, les camions n’arrivent pas à faire le déchargement. Le maire a pris des mesures interdisant le déchargement pendant la journée. Et la nuit, nous avons des problèmes d’insécurité. On ne peut pas s’exposer à décharger les marchandises des gens », déplore Oury Bah, chauffeur.

Pour les transporteurs, le problème dépasse la simple question de stationnement. Ils craignent que l’impossibilité de décharger dans des conditions normales n’entraîne d’importantes pertes pour les commerçants, notamment pour les produits sensibles à la chaleur.

« Cela ne pourra pas marcher. Nous demandons au maire de revenir sur sa décision afin qu’on puisse décharger librement nos camions. Il est important de lui rappeler que certaines marchandises commencent déjà à se décomposer. Il y a du beurre, des oignons et d’autres produits qui ne résistent pas à la chaleur. Ces marchandises commencent déjà à pourrir », alerte Oury Bah.

Le chauffeur dénonce également d’autres dispositions prises par la commune, notamment les restrictions concernant la circulation des motos-tricycles ainsi que la fermeture des magasins à partir de 18 heures.

Face à cette situation, les transporteurs brandissent désormais la menace d’une suspension de l’acheminement des gros-porteurs vers Kankan si aucun compromis n’est trouvé avec les autorités.

« S’il n’y a pas de consensus, le syndicat a aussi pris la mesure d’arrêter toute circulation des gros-porteurs vers Kankan jusqu’à nouvel ordre. Nous sollicitons l’accompagnement des commerçants dans ce sens. À la Chambre de commerce, si vous vendez, c’est parce que nous, les chauffeurs, amenons vos marchandises. C’est nous qui souffrons à leur place parce que nous détenons leurs marchandises. Ce n’est pas dans la violence qu’on règle les problèmes », prévient-il.

De son côté, Ibrahima Sory Barry, transporteur, appelle les autorités à privilégier le dialogue afin d’éviter une escalade de la situation. Il affirme que 18 chauffeurs auraient été interpellés dans le cadre de l’opération avant d’être libérés sous caution.

« Rien ne peut changer dans ce pays sans nous, les transporteurs. Nous demandons aux autorités de Kankan de raisonner le maire de la commune pour qu’il mette la balle à terre et qu’on aille à une table de négociation pour une entente convenable », plaide-t-il.

Selon lui, les chauffeurs seraient mobilisés depuis plusieurs jours pour trouver une issue à la crise. Il affirme également que les 18 personnes interpellées auraient été libérées après le paiement d’une caution de 25 millions de francs guinéens.

Au-delà de la contestation des mesures communales, les transporteurs disent vouloir éviter toute confrontation. Ils réclament l’ouverture urgente d’un cadre de concertation avec les autorités afin de parvenir à un compromis prenant en compte les impératifs de circulation, la sécurité des chauffeurs et la nécessité de préserver les marchandises.

Alors que la commune entend désengorger les artères de Kankan, les transporteurs, eux, demandent que cette volonté soit conciliée avec les réalités du commerce et du transport de marchandises. Sans dialogue, la menace d’une interruption de l’acheminement des gros-porteurs vers la ville pourrait davantage perturber l’approvisionnement des marchés locaux.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Labé : Un camion-remorque braqué en pleine nuit, plus de 5 millions GNF emportés https://planete7.info/labe-un-camion-remorque-braque-en-pleine-nuit-plus-de-5-millions-gnf-emportes/ Mon, 03 Feb 2025 15:35:51 +0000 https://planete7.info/?p=37632 L’insécurité continue de sévir dans la commune urbaine de Labé. Dans la nuit du dimanche 2 au lundi 3 février 2025, un vol a été perpétré à bord d’un camion-remorque stationné au quartier Mosquée, en plein cœur de la ville. Les malfaiteurs ont réussi à s’emparer d’une somme de plus de 5 millions de francs […]]]>

L’insécurité continue de sévir dans la commune urbaine de Labé. Dans la nuit du dimanche 2 au lundi 3 février 2025, un vol a été perpétré à bord d’un camion-remorque stationné au quartier Mosquée, en plein cœur de la ville. Les malfaiteurs ont réussi à s’emparer d’une somme de plus de 5 millions de francs guinéens ainsi que d’autres objets de valeur.

Mamadou Younoussa Diallo, le propriétaire du camion, a raconté les faits avec stupéfaction. « Je dormais à l’intérieur du camion lorsque, entre 22 heures et 1 heure du matin, un individu s’est introduit discrètement en ouvrant la porte. J’avais avec moi mon téléphone portable, un Samsung A32, plus de 5 millions de francs guinéens et le sac de mes apprentis. Les voleurs ont soulevé le petit lit sous lequel étaient cachés mon argent et mon téléphone. Ils ont également pris 50 000 GNF supplémentaires placés ailleurs. »

Au réveil, la victime a immédiatement constaté la disparition de ses effets personnels et l’effraction de la porte. « En cherchant autour du camion, nous avons retrouvé des vêtements éparpillés au sol, ceux qui étaient dans le sac volé », ajoute-t-il.

Cet énième acte de vol illustre une recrudescence des incidents d’insécurité à Labé, en particulier dans les zones de stationnement de camions où les transporteurs deviennent des cibles privilégiées. Malgré les nombreuses dénonciations des victimes, les malfrats continuent de sévir, profitant de la nuit pour agir en toute impunité.

Face à cette situation, les autorités locales et les forces de sécurité sont une fois de plus interpellées pour renforcer la surveillance et garantir la protection des citoyens et de leurs biens.

 

Thierno Abdourahmane Diallo pour Planete7.info 

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