Transport – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 07 Oct 2026 19:59:09 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Transport – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Axe Labé-Mali Yembering-Koubia : une route en ruine, des usagers au bord du calvaire https://planete7.info/axe-labe-mali-yembering-koubia-une-route-en-ruine-des-usagers-au-bord-du-calvaire/ Wed, 07 Oct 2026 19:59:09 +0000 https://planete7.info/?p=65706 Entre glissades, véhicules immobilisés, marchandises perdues et trajets devenus éprouvants, l’axe reliant Labé à Mali Yembering et à la préfecture de Koubia met les usagers à rude épreuve. Avec les pluies, plusieurs portions de cette route se sont fortement dégradées, compliquant la circulation et fragilisant les activités de ceux qui en dépendent quotidiennement. Sur cet […]]]>

Entre glissades, véhicules immobilisés, marchandises perdues et trajets devenus éprouvants, l’axe reliant Labé à Mali Yembering et à la préfecture de Koubia met les usagers à rude épreuve. Avec les pluies, plusieurs portions de cette route se sont fortement dégradées, compliquant la circulation et fragilisant les activités de ceux qui en dépendent quotidiennement.

Sur cet axe, chaque déplacement peut désormais tourner à l’épreuve de force. Les usagers doivent composer avec des portions particulièrement difficiles, où le passage des véhicules devient incertain. Pour certains, le risque ne se limite plus au retard : il concerne directement leur sécurité et leurs moyens de subsistance.

Maître Mamadou Oury, chauffeur, en a fait l’expérience. Alors qu’il tente de rejoindre Matakaou, dans la préfecture de Koubia, son camion s’est retrouvé en difficulté sur une portion dégradée.

« J’ai envie de me rendre à Matakaou, qui se trouve dans la préfecture de Koubia. Mais la route est complètement dégradée. Nous avons glissé ici et notre camion risque de se renverser. Nous demandons de l’aide, sinon la population va continuer à souffrir », témoigne-t-il.

La dégradation de la route ne pénalise pas uniquement les transporteurs. Elle affecte également les activités économiques installées le long de l’axe. Dans les garages, les mécaniciens voient certains clients ne plus pouvoir atteindre leurs ateliers.

Maître mécanicien Mamadou Yaya constate lui aussi les conséquences de cette situation.

« Actuellement, les camions ne peuvent même pas arriver jusqu’à notre garage. S’ils ne nous aident pas à réparer cette partie de la route, personne ne pourra traverser », déplore-t-il.

À mesure que la route devient plus difficile à franchir, les pertes s’accumulent également du côté des commerçants. Mamadou Saïdou Bah évoque notamment le cas d’une personne envoyée en ville pour récupérer de la marchandise. Sur le chemin du retour, sa moto s’est renversée à Maleya.

« Nous avions envoyé quelqu’un en ville pour nous chercher de la marchandise. Il est arrivé jusqu’ici, à Maleya, mais sa moto s’est renversée », explique-t-il.

Pour les femmes qui vivent du commerce, les conséquences peuvent être encore plus lourdes. Une mauvaise chute ou un incident sur la route peut suffire à anéantir une partie d’un stock et, avec lui, le revenu attendu.

Oumou Condé, commerçante, raconte avoir perdu sa marchandise après un incident alors qu’elle devait se rendre à Dalein.

« Nous voulons partir à Dalein. Les poissons que je devais revendre sont tombés dans l’eau et ils sont tous gâtés. On va essayer de se débrouiller comme on peut, parce que c’est sur cette route qu’on vit », témoigne-t-elle.

Derrière l’état de la chaussée, c’est donc toute une économie locale qui se retrouve fragilisée. Chauffeurs, mécaniciens, commerçants et autres usagers dépendent de cet axe pour circuler, transporter leurs marchandises et maintenir leurs activités.

Entre véhicules bloqués, risques d’accidents et marchandises endommagées, les témoignages recueillis traduisent une même inquiétude : celle de voir les difficultés s’aggraver si aucune intervention n’est engagée.

Pour les populations qui empruntent quotidiennement cette route, la réhabilitation de l’axe Labé-Mali Yembering-Koubia dépasse ainsi la seule question de la circulation. Elle est devenue un enjeu de mobilité, de sécurité et de survie économique pour de nombreux usagers et acteurs locaux.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
65706
Labé : les autorités ordonnent la reprise immédiate de la circulation après l’arrêt des transporteurs https://planete7.info/labe-les-autorites-ordonnent-la-reprise-immediate-de-la-circulation-apres-larret-des-transporteurs/ Thu, 10 Sep 2026 21:15:04 +0000 https://planete7.info/?p=63573 La circulation des véhicules de transport a été perturbée ces derniers jours dans la région de Labé, à la suite d’un mouvement des chauffeurs. Face à cette situation, les autorités régionales ont convoqué les responsables syndicaux et exigé la reprise immédiate du trafic, dénonçant un mouvement qu’elles jugent « illégal ». Le directeur de cabinet […]]]>

La circulation des véhicules de transport a été perturbée ces derniers jours dans la région de Labé, à la suite d’un mouvement des chauffeurs. Face à cette situation, les autorités régionales ont convoqué les responsables syndicaux et exigé la reprise immédiate du trafic, dénonçant un mouvement qu’elles jugent « illégal ».

Le directeur de cabinet du gouvernorat de Labé, Ciné Magassouba, s’est exprimé sur les circonstances de cet arrêt de la circulation. Selon lui, les autorités n’avaient reçu aucune notification préalable de la part des chauffeurs.

« Pour ce mouvement des chauffeurs, c’est un mouvement totalement illégal. Il n’y a eu ni avis ni préavis de grève et nous n’étions pas informés », a-t-il déclaré.

Cette perturbation aurait notamment affecté des candidats au concours de recrutement de la brigade militaire. Des lauréats venus de plusieurs préfectures, notamment Lelouma et Koubia, auraient rencontré des difficultés pour trouver des véhicules afin de rejoindre Conakry.

Alertées de cette situation, les autorités régionales ont convoqué les responsables du syndicat des transports afin de tenter de trouver une issue à la crise. À l’issue de cette rencontre, un accord aurait été trouvé pour permettre la reprise immédiate de la circulation.

« Nous avons convoqué les responsables du syndicat des transports et nous sommes convenus de rétablir tout de suite la circulation, sans délai, et que cela ne se reproduise plus », a indiqué Ciné Magassouba.

Le directeur de cabinet a également insisté sur la responsabilité des représentants syndicaux dans l’encadrement du secteur. Il estime qu’un éventuel mouvement de grève doit respecter les procédures prévues et ne saurait, selon lui, se traduire par un blocage des axes routiers.

Les autorités régionales ont par ailleurs demandé aux responsables du secteur des transports de présenter leurs excuses à la population pour les désagréments occasionnés. D’après Ciné Magassouba, les représentants syndicaux ont effectivement présenté leurs excuses.

Au-delà du règlement immédiat de la situation, le gouvernorat de Labé entend engager des discussions avec les forces de défense et de sécurité. L’objectif est notamment de réfléchir aux dispositions à prendre pour améliorer la gestion de la circulation, particulièrement au niveau des frontières.

Après plusieurs jours de perturbations, les autorités régionales attendent donc une reprise effective et sans délai du trafic sur les différents axes concernés. Elles privilégient désormais le dialogue avec les acteurs du transport, tout en rappelant la nécessité de respecter les procédures encadrant tout mouvement de grève.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
63573
Labé–Sénégal : le trafic suspendu, les transporteurs dénoncent la multiplication des barrages https://planete7.info/labe-senegal-le-trafic-suspendu-les-transporteurs-denoncent-la-multiplication-des-barrages/ Mon, 07 Sep 2026 17:54:30 +0000 https://planete7.info/?p=63346 Le trafic routier est paralysé sur l’axe Labé–Sénégal. Depuis la suspension des départs, chauffeurs et voyageurs se retrouvent confrontés à une situation qui perturbe fortement leurs déplacements. À la gare routière de Labé, l’inquiétude et l’impatience gagnent les passagers, tandis que les transporteurs réclament des mesures urgentes pour mettre fin aux difficultés qu’ils disent rencontrer […]]]>

Le trafic routier est paralysé sur l’axe Labé–Sénégal. Depuis la suspension des départs, chauffeurs et voyageurs se retrouvent confrontés à une situation qui perturbe fortement leurs déplacements. À la gare routière de Labé, l’inquiétude et l’impatience gagnent les passagers, tandis que les transporteurs réclament des mesures urgentes pour mettre fin aux difficultés qu’ils disent rencontrer sur le trajet.

À la gare routière de Labé, l’ambiance est inhabituelle. Les véhicules habituellement alignés pour assurer les départs vers le Sénégal se font rares. Des voyageurs, venus parfois de loin, attendent sans savoir quand ils pourront reprendre la route.

Parmi eux, Mama Yawa Kamano, venue de Kankan avec l’objectif de rejoindre le Sénégal, raconte son désarroi. Arrivée tôt dans la matinée à Labé, elle dit n’avoir trouvé aucun véhicule disponible pour poursuivre son voyage.

« Je suis arrivée tôt ce matin, mais je n’ai trouvé aucun véhicule pour le Sénégal. Si la situation perdure, je risque de devoir retourner à Kankan, avec toutes les dépenses que cela implique », explique-t-elle, préoccupée.

Derrière cette paralysie se trouve principalement le mécontentement des transporteurs face aux conditions de circulation sur l’axe. Les chauffeurs dénoncent notamment la multiplication des barrages et les paiements exigés lors des différents contrôles.

Amadou Barry, chauffeur sur la ligne Labé–Sénégal, affirme que les transporteurs sont confrontés à de nombreux points de contrôle tout au long du trajet. Selon lui, ces arrêts répétés, auxquels s’ajoutent les sommes réclamées à différents endroits, rendent le voyage particulièrement difficile pour les professionnels du transport.

Il appelle ainsi les autorités à intervenir afin de revoir le dispositif de contrôle et d’alléger les contraintes auxquelles les transporteurs sont confrontés.

Le témoignage de Mamadou Dian Sow, chauffeur sur l’axe Labé–Diaoubhé, va dans le même sens. Il évoque la présence de plus d’une vingtaine de barrages entre Labé et Diaoubhé, avec des paiements qui seraient effectués à plusieurs étapes du trajet.

Pour les transporteurs, cette situation entraîne non seulement des pertes financières, mais contribue également à rallonger considérablement la durée des voyages et à décourager certains conducteurs de desservir la ligne.

Du côté du syndicat, la colère monte également. Abdou Rahim Aidara, responsable syndical des transporteurs, dénonce des pratiques qu’il juge devenues difficilement supportables pour les professionnels du secteur et les voyageurs.

Il pointe notamment les paiements réclamés lors des différents contrôles, mais aussi les difficultés liées à la vérification des bagages et des documents des passagers.

Face à l’accumulation de ces griefs, les transporteurs ont finalement décidé de suspendre le trafic sur l’axe Labé–Sénégal. Une décision qui pénalise directement les voyageurs, particulièrement ceux qui transitent par Labé pour rejoindre le Sénégal.

Pour les transporteurs, cette suspension constitue avant tout un moyen de faire entendre leurs revendications et d’obtenir une réaction des autorités compétentes.

Ils demandent l’ouverture de discussions afin d’examiner leurs préoccupations, notamment la question des barrages et des paiements lors des contrôles. Leur objectif affiché est de parvenir rapidement à une solution permettant la reprise normale du trafic entre Labé et le Sénégal.

En attendant une éventuelle intervention des autorités, voyageurs et transporteurs restent dans l’expectative, avec une même inquiétude : savoir quand les véhicules pourront à nouveau prendre la route vers le Sénégal.

Thierno Abdourahmane Diallo pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
63346
Sénégal-Mali : l’engorgement du corridor Dakar-Bamako met les transporteurs à rude épreuve https://planete7.info/senegal-mali-lengorgement-du-corridor-dakar-bamako-met-les-transporteurs-a-rude-epreuve/ Sun, 16 Aug 2026 18:45:38 +0000 https://planete7.info/?p=61781 Le déplacement du trafic vers le corridor sud, via Kédougou et Moussala, provoque une forte congestion à la frontière avec le Mali. À Moussala, près de 15 kilomètres de camions sont actuellement immobilisés. Face à cette situation, les chargeurs sénégalais et maliens multiplient les concertations pour trouver des solutions durables. Moussala, Sénégal — Une interminable […]]]>

Le déplacement du trafic vers le corridor sud, via Kédougou et Moussala, provoque une forte congestion à la frontière avec le Mali. À Moussala, près de 15 kilomètres de camions sont actuellement immobilisés. Face à cette situation, les chargeurs sénégalais et maliens multiplient les concertations pour trouver des solutions durables.

Moussala, Sénégal — Une interminable file de camions s’étire sur plusieurs kilomètres à Moussala, à quelques encablures de la frontière malienne. Près de 15 kilomètres de véhicules de transport de marchandises attendent leur passage, donnant une image saisissante de la pression qui pèse désormais sur le corridor sud reliant le Sénégal au Mali.

Depuis plusieurs mois, la dégradation de la situation sécuritaire sur le tronçon nord de l’axe Dakar-Bamako, notamment via Kidira, a contraint une partie importante du trafic à se reporter vers l’itinéraire passant par Kédougou et Moussala. Un changement d’itinéraire qui, s’il permet de maintenir les échanges commerciaux, met aujourd’hui les infrastructures locales à rude épreuve.

Chaque jour, plusieurs centaines de camions en provenance notamment du port de Dakar empruntent cet axe. Or, les capacités d’accueil et de stationnement disponibles à Moussala ne sont plus adaptées à un tel volume de trafic. Résultat : les chauffeurs doivent patienter de longues heures, voire davantage, dans des conditions souvent difficiles.

Pour les professionnels du transport, l’engorgement ne constitue pas seulement un problème logistique. Il représente également une menace pour la rentabilité des opérations et, à terme, pour le coût des marchandises transportées.

« Les problèmes qui se posent sont multiples. Déjà, il y a les délais de transit qui vont augmenter. Et quand on parle des délais de transit qui augmentent, il y aura des surcoûts que le transporteur va supporter », explique Daouda Singui Sarr, directeur de la promotion et de l’assistance au Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC).

À ces contraintes économiques s’ajoutent les difficultés liées aux conditions d’attente. Les chauffeurs, contraints de passer de longues périodes à proximité de la frontière, disposent de peu de commodités, alors que la saison des pluies complique davantage leur quotidien.

« Pour les chauffeurs, parmi les difficultés rencontrées, déjà, il n’y a pas les commodités qu’il faut parce qu’on est en période hivernale. Donc, ils sont confrontés à pas mal de difficultés », déplore le responsable du COSEC.

La saturation de Moussala intervient alors que le trafic sur le corridor est appelé à poursuivre sa progression. Le développement des activités minières dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest contribue notamment à accroître les mouvements de marchandises et de véhicules lourds.

Face à cette évolution, les chargeurs sénégalais et maliens souhaitent anticiper les besoins plutôt que de se limiter à des réponses ponctuelles. Une mission conjointe s’est ainsi rendue sur le terrain pour constater l’ampleur des difficultés, échanger avec les différents acteurs et identifier des solutions susceptibles d’améliorer durablement la fluidité du corridor.

À Kidira, le COSEC a déjà engagé l’aménagement d’un parking de 15 hectares destiné à mieux organiser le stationnement des poids lourds et à fluidifier le trafic.

Le même modèle pourrait désormais être envisagé à Moussala, où l’afflux de camions dépasse largement les capacités actuelles.

« Nos homologues de la douane et de la police des frontières avaient déjà pris les devants. Ils avaient augmenté les effectifs à ce niveau-là pour permettre quand même d’accélérer le passage des camions. Pourquoi ne pas dupliquer notre projet d’un parking moderne à Kidira et le faire à Moussala ? », propose Daouda Singui Sarr.

L’idée est de disposer d’une infrastructure capable d’accueillir les camions dans de meilleures conditions, tout en facilitant les opérations de contrôle et le passage de la frontière. Une telle infrastructure permettrait également de limiter les stationnements anarchiques et de réduire les risques liés à l’accumulation des poids lourds le long de l’axe.

En attendant la mise en place d’éventuelles infrastructures permanentes, les acteurs annoncent des mesures d’urgence destinées à décongestionner le corridor. Elles devraient être définies en concertation avec les autorités locales, les services douaniers et policiers ainsi que les organisations de transporteurs et de chargeurs.

L’enjeu dépasse désormais la seule situation de Moussala. Le corridor Dakar-Bamako constitue une artère essentielle pour les échanges commerciaux entre le Sénégal et le Mali. Sa fluidité conditionne directement les délais d’acheminement des marchandises, les coûts du transport et, par ricochet, le prix de nombreux produits sur les marchés.

À Moussala, l’urgence est donc de désengorger la frontière. Mais à plus long terme, les acteurs du secteur plaident pour une modernisation des infrastructures capable d’accompagner l’augmentation du trafic et de garantir la continuité des échanges entre les deux pays.

Entre impératifs sécuritaires, croissance du trafic et insuffisance des infrastructures, le corridor sud Dakar-Bamako se trouve ainsi à un tournant. Pour les transporteurs, l’objectif est désormais clair : transformer l’actuelle crise de congestion en une occasion d’accélérer la modernisation de cet axe stratégique pour le commerce ouest-africain.

 

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
61781
Route Labé-Mali : face aux nids-de-poule, les populations mobilisent 120 millions GNF pour sauver un axe vital https://planete7.info/route-labe-mali-face-aux-nids-de-poule-les-populations-mobilisent-120-millions-gnf-pour-sauver-un-axe-vital/ Wed, 01 Jul 2026 14:13:59 +0000 https://planete7.info/?p=58172 Confrontées à la dégradation avancée de la route reliant Labé à Mali, notamment sur le tronçon Yembering-Mali, les populations locales ont décidé de prendre les devants. En attendant la reprise annoncée des travaux de réhabilitation, les citoyens ont lancé une mobilisation financière qui a permis de réunir 120 millions de francs guinéens pour traiter les […]]]>

Confrontées à la dégradation avancée de la route reliant Labé à Mali, notamment sur le tronçon Yembering-Mali, les populations locales ont décidé de prendre les devants. En attendant la reprise annoncée des travaux de réhabilitation, les citoyens ont lancé une mobilisation financière qui a permis de réunir 120 millions de francs guinéens pour traiter les points les plus critiques de cet axe stratégique.

Sur cette route devenue difficilement praticable, les usagers vivent au quotidien les conséquences d’une chaussée fortement détériorée. À l’approche de la saison des pluies, les inquiétudes grandissent chez les transporteurs et les habitants, qui redoutent une aggravation de la situation avec les premières grandes précipitations.

Entre Mali-Centre et Yembering, plusieurs portions présentent aujourd’hui d’importantes dégradations. Des nids-de-poule, des zones affaissées et des passages difficiles ralentissent considérablement la circulation. Pour certains chauffeurs, le trajet est devenu un véritable parcours d’obstacles, avec des véhicules qui peinent à franchir certains endroits.

« Par moments, nous sommes obligés de faire descendre les passagers pour permettre au véhicule de passer », témoignent plusieurs conducteurs, qui alertent sur les risques liés à l’état actuel de la route. Selon eux, cette situation entraîne non seulement des pertes de temps, mais augmente également les risques d’accidents et renchérit le coût du transport des personnes et des marchandises.

Face à cette urgence, les populations ont décidé d’agir à travers une initiative citoyenne. Une caisse de solidarité a été mise en place afin de recueillir des contributions destinées à financer des travaux de réparation sur les sections les plus dégradées.

Le comité chargé de la collecte des fonds indique que l’objectif fixé à 120 millions de francs guinéens a déjà été atteint grâce à la participation des citoyens, des transporteurs et des acteurs économiques de la zone. La mobilisation reste toutefois ouverte afin de renforcer les moyens disponibles et d’intervenir sur d’autres points critiques jusqu’à Yembering.

Pour les habitants, cette démarche constitue une réponse d’urgence face aux difficultés rencontrées quotidiennement par les usagers. Elle traduit également leur attachement à cette route, considérée comme un véritable corridor économique pour la préfecture de Mali, facilitant les déplacements, les échanges commerciaux et l’approvisionnement des populations.

Si cette mobilisation citoyenne apporte un soulagement temporaire, les regards restent tournés vers les autorités, dans l’attente du démarrage effectif des travaux liés au troisième lot de réhabilitation. Les populations espèrent désormais une intervention durable pour redonner à cet axe son rôle stratégique dans le développement de la région.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
58172
Départs pour la Tabaski : le calvaire des voyageurs sur l’axe Coyah-Mamou https://planete7.info/departs-pour-la-tabaski-le-calvaire-des-voyageurs-sur-laxe-coyah-mamou/ Tue, 26 May 2026 21:45:20 +0000 https://planete7.info/?p=56299 À quelques heures de la célébration de la Tabaski, les départs massifs vers l’intérieur du pays virent au véritable parcours du combattant pour de nombreux voyageurs. Sur l’axe routier Coyah-Mamou, l’un des plus fréquentés du pays en cette période festive, d’importants embouteillages paralysent la circulation depuis plusieurs heures. De Kouriah à Labota, jusqu’à l’entrée de […]]]>

À quelques heures de la célébration de la Tabaski, les départs massifs vers l’intérieur du pays virent au véritable parcours du combattant pour de nombreux voyageurs. Sur l’axe routier Coyah-Mamou, l’un des plus fréquentés du pays en cette période festive, d’importants embouteillages paralysent la circulation depuis plusieurs heures.

De Kouriah à Labota, jusqu’à l’entrée de la ville de Kindia, de longues files de véhicules s’étendent sur plusieurs kilomètres sous une chaleur étouffante. Cars de transport en commun, véhicules personnels, taxis et camions avancent difficilement, quand ils ne restent pas totalement immobilisés pendant de longues heures.

Sur place, l’exaspération des usagers est palpable.
« Nous sommes bloqués depuis des heures sans pouvoir avancer normalement », confie un passager rencontré dans les bouchons. Comme lui, plusieurs voyageurs dénoncent une situation récurrente observée à chaque grande fête religieuse, marquée par un afflux massif de citoyens quittant Conakry pour rejoindre leurs familles à l’intérieur du pays.

Selon plusieurs automobilistes, l’étroitesse de certains tronçons de la route, combinée à la forte densité du trafic, contribue fortement à la dégradation de la circulation. À cela s’ajoutent les pannes fréquentes de gros porteurs en pleine voie, provoquant parfois une paralysie totale du trafic sur certains segments stratégiques.

Cette situation, devenue presque habituelle lors des grands départs, alimente colère et frustration chez de nombreux usagers. Plusieurs voyageurs interpellent les autorités routières afin que des mesures concrètes soient prises pour limiter les souffrances des populations pendant ces périodes de forte mobilité.

Parmi les solutions évoquées par les usagers figurent notamment la restriction temporaire de la circulation des camions de marchandises non essentiels durant les périodes de grands déplacements, le renforcement de la présence des agents de sécurité routière ainsi qu’une meilleure régulation de la circulation sur cet axe stratégique reliant Conakry à l’intérieur du pays.

En attendant d’éventuelles mesures, des milliers de voyageurs continuent de patienter dans des conditions difficiles, avec l’espoir d’arriver à destination à temps pour célébrer la Tabaski aux côtés de leurs proches.

Antoine Neima pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
56299
Urgent / Axe Coyah–Kindia : un embouteillage monstre paralyse la circulation au niveau du pont KK https://planete7.info/urgent-axe-coyah-kindia-un-embouteillage-monstre-paralyse-la-circulation-au-niveau-du-pont-kk/ Sun, 26 Apr 2026 18:52:24 +0000 https://planete7.info/?p=54569 La circulation est fortement perturbée ce dimanche sur l’axe Coyah–Kindia, où un embouteillage d’une ampleur exceptionnelle est signalé depuis plusieurs heures, notamment au niveau du pont KK. Selon les constats effectués sur le terrain, la situation serait principalement causée par des camions gros porteurs. Le bouchon s’étend de la sortie de Coyah, traverse le pont […]]]>

La circulation est fortement perturbée ce dimanche sur l’axe Coyah–Kindia, où un embouteillage d’une ampleur exceptionnelle est signalé depuis plusieurs heures, notamment au niveau du pont KK.

Selon les constats effectués sur le terrain, la situation serait principalement causée par des camions gros porteurs. Le bouchon s’étend de la sortie de Coyah, traverse le pont KK, et atteint le premier barrage situé après l’ouvrage, rendant la circulation extrêmement difficile dans les deux sens.

De nombreux poids lourds, stationnés le long de la chaussée, aggravent davantage la situation et compliquent le passage des autres usagers. Face à cette paralysie, certains passagers n’hésitent pas à descendre de leurs véhicules pour poursuivre leur trajet à pied, le temps que les chauffeurs tentent de se frayer un passage.

D’après une source sécuritaire, cette congestion perdure depuis plusieurs heures. Sur place, les forces de l’ordre policiers et gendarmes sont mobilisées et travaillent en étroite coordination afin de rétablir progressivement la fluidité du trafic.

À l’heure de la mise en ligne de cette dépêche, aux environs de 18 heures, la circulation restait encore fortement perturbée.

 

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
54569
Permis moto à Kindia : le Directeur régional des Transports éclaire les citoyens et appelle à la responsabilité https://planete7.info/permis-moto-a-kindia-le-directeur-regional-des-transports-eclaire-les-citoyens-et-appelle-a-la-responsabilite/ Sat, 06 Dec 2025 23:13:12 +0000 https://planete7.info/?p=49194 Dans un contexte de multiplication des accidents impliquant des taxi-motos, le Directeur régional des Transports terrestres de Kindia, Dr Mohamed Komoro, a apporté ce samedi 6 décembre 2025 des précisions essentielles sur le processus d’obtention du permis de conduire pour motos. Interrogé par notre rédaction, il a rappelé que cette démarche s’inscrit dans une volonté […]]]>

Dans un contexte de multiplication des accidents impliquant des taxi-motos, le Directeur régional des Transports terrestres de Kindia, Dr Mohamed Komoro, a apporté ce samedi 6 décembre 2025 des précisions essentielles sur le processus d’obtention du permis de conduire pour motos. Interrogé par notre rédaction, il a rappelé que cette démarche s’inscrit dans une volonté ferme de l’État de renforcer la sécurité routière.

Selon lui, l’acquisition du permis répond désormais à une procédure claire et structurée :

« Pour avoir ce permis, il faut remplir certaines obligations. Vous vous rendez d’abord au bureau régional des Transports terrestres pour une évaluation. Après cette étape, la DNTT vous délivre un certificat. C’est ce document qui vous permet ensuite de vous rendre dans une société agréée pour établir votre permis », explique-t-il.

Le responsable souligne que l’initiative vise à réduire le nombre important d’accidents recensés dans la région : « Il y a tellement d’accidents à Kindia causés par les taxi-motos. Si ces conducteurs connaissaient le code de la route, beaucoup de drames seraient évités. L’État a lancé ce processus parce qu’il se soucie de la vie de nos conducteurs. »

Dr Komoro invite par ailleurs les détenteurs de motos à considérer cette mesure comme un investissement pour leur propre sécurité :

« Toute personne détentrice d’un engin doit connaître le code de la route. Tu le fais pour toi et pour autrui. Si tu ne peux pas te protéger, protège au moins la vie des autres », insiste-t-il.

L’annonce de cette réforme suscite des réactions diverses au sein de la corporation des taxi-motos.

Pour certains, comme Moustapha Camara, cette décision marque une avancée majeure :

« C’est une bonne chose. Les accidents sont fréquents en Guinée, surtout à Kindia. L’État a pris la bonne décision. Le permis permettra de distinguer les professionnels des simples débrouillards et donnera plus de crédibilité à notre métier. »

D’autres, en revanche, redoutent un coût jugé excessif. Mohamed Sylla, taxi-moto depuis plusieurs années, exprime son inquiétude :

« On travaille toute la journée juste pour nourrir la famille. Si on doit payer près d’un million, comment va-t-on faire ? L’État doit revoir ce montant. Cette somme est trop lourde pour nous. »

L’instauration des permis A et A1 à Kindia s’impose comme une réforme majeure visant à professionnaliser le secteur du transport à moto et à réduire les accidents. Si le principe est salué pour son impact potentiel sur la sécurité, la question du coût demeure au cœur des préoccupations.

Entre la nécessité de protéger les usagers de la route et les réalités économiques des conducteurs, le débat reste ouvert. Les autorités sont désormais interpellées pour trouver un équilibre permettant d’allier sécurité, accessibilité et justice sociale.

Sylla Ama, Correspondant à Kindia pour Planète7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
49194
Circulation interrompue sur le tronçon Pita-Labé : les autorités syndicales apportent des précisions https://planete7.info/circulation-interrompue-sur-le-troncon-pita-labe-les-autorites-syndicales-apportent-des-precisions/ Wed, 03 Sep 2025 15:23:20 +0000 https://planete7.info/?p=45681 Le pont de Leydhepol, situé sur le tronçon Pita-Labé, dans la sous-préfecture de Garambé, a été emporté par les fortes pluies qui se sont abattues sur la région dans la nuit du 2 septembre 2025, entraînant une paralysie partielle de la circulation. Contacté par notre rédaction, Mamadou Tanou Nadhel Diallo, secrétaire général du syndicat de […]]]>

Le pont de Leydhepol, situé sur le tronçon Pita-Labé, dans la sous-préfecture de Garambé, a été emporté par les fortes pluies qui se sont abattues sur la région dans la nuit du 2 septembre 2025, entraînant une paralysie partielle de la circulation.

Contacté par notre rédaction, Mamadou Tanou Nadhel Diallo, secrétaire général du syndicat de transport CNTG de Labé, a décrit la situation et les mesures mises en place : « Ce matin, nous nous sommes rendus sur le site et avons constaté que le pont avait été submergé par les eaux. Des dispositions ont été prises en collaboration avec les habitants de la localité : une déviation a été identifiée et des indications sont installées pour orienter les usagers. Cependant, seules les voitures légères peuvent désormais circuler, les camions ne pouvant pas emprunter ce passage. »

Il a ajouté : « Nous sommes conscients que ces déviations ne sont pas idéales, mais elles constituent une solution temporaire pour limiter les difficultés. Toutes les autorités compétentes se sont déjà rendues sur place, et nous appelons à une intervention rapide pour éviter que cette situation ne se prolonge. »

La perturbation sur ce tronçon stratégique du réseau routier de Labé souligne l’urgence de renforcer les infrastructures face aux intempéries et de trouver des solutions durables pour la sécurité et la fluidité de la circulation.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

]]>
45681
Précarité routière en Moyenne Guinée : la nationale Mamou–Dalaba–Pita au bord du chaos https://planete7.info/precarite-routiere-en-moyenne-guinee-la-nationale-mamou-dalaba-pita-au-bord-du-chaos/ Tue, 02 Sep 2025 14:41:03 +0000 https://planete7.info/?p=45635 À l’heure des grandes pluies, l’axe routier Mamou–Dalaba–Pita, véritable cordon ombilical de la Moyenne Guinée, se transforme en un parcours du combattant. Jadis voie stratégique pour les échanges commerciaux et la mobilité des populations, cette route nationale est aujourd’hui dans un état de dégradation avancée, au point de devenir presque impraticable. Entre bourbiers interminables et […]]]>

À l’heure des grandes pluies, l’axe routier Mamou–Dalaba–Pita, véritable cordon ombilical de la Moyenne Guinée, se transforme en un parcours du combattant. Jadis voie stratégique pour les échanges commerciaux et la mobilité des populations, cette route nationale est aujourd’hui dans un état de dégradation avancée, au point de devenir presque impraticable.

Entre bourbiers interminables et nids-de-poule béants, chaque déplacement se transforme en calvaire. Les véhicules s’embourbent, les retards s’accumulent et les trajets qui ne duraient que quelques dizaines de minutes s’étirent désormais sur plusieurs heures. Les conséquences sont lourdes : ralentissement des activités économiques, difficultés d’approvisionnement et entrave à l’accès aux services sociaux de base.

Ahmed Sank, usager régulier de cette route, témoigne avec amertume :
« C’est un calvaire indescriptible que les gens sont en train de vivre. Ce que je découvre sur ce tronçon est tout simplement horrible », déplore-t-il.

Face à cette situation, il lance un appel pressant aux autorités de la transition :
« J’exhorte particulièrement les membres du CNT à venir constater la réalité sur le terrain et à transmettre fidèlement ce cri de détresse aux plus hautes instances », poursuit-il.

Comme Ahmed, de nombreux citoyens expriment leur désarroi et réclament une action urgente pour sauver cette voie vitale, qui constitue l’un des principaux axes de circulation en Moyenne Guinée. Pour eux, la réhabilitation de cette route ne relève plus d’un simple projet d’infrastructure, mais d’une urgence nationale.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

]]>
45635