Transition Écologique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sat, 05 Sep 2026 23:42:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Transition Écologique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kindia : la campagne « Une femme, un arbre » s’achève sur un appel à préserver les plants https://planete7.info/kindia-la-campagne-une-femme-un-arbre-sacheve-sur-un-appel-a-preserver-les-plants/ Sat, 05 Sep 2026 23:37:45 +0000 https://planete7.info/?p=63289 Après plusieurs opérations de mise en terre, la deuxième édition de la campagne « Une femme, un arbre » a officiellement pris fin ce samedi 5 septembre 2026 à Kindia. Portée par le réseau AWLN et REFAMP Guinée, l’initiative entend restaurer le couvert végétal tout en faisant des femmes des actrices majeures de la protection […]]]>

Après plusieurs opérations de mise en terre, la deuxième édition de la campagne « Une femme, un arbre » a officiellement pris fin ce samedi 5 septembre 2026 à Kindia. Portée par le réseau AWLN et REFAMP Guinée, l’initiative entend restaurer le couvert végétal tout en faisant des femmes des actrices majeures de la protection de l’environnement. À la cérémonie de clôture, un message a particulièrement retenu l’attention : planter ne suffit pas, il faut désormais entretenir et protéger.

À Kindia, la dernière étape de la campagne « Une femme, un arbre » n’a pas seulement marqué la fin d’une opération de reboisement. Elle a surtout ouvert une nouvelle phase, jugée déterminante par les organisateurs : celle du suivi et de la survie des plants.

La cérémonie de clôture a rassemblé des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable, des autorités locales, des femmes bénéficiaires ainsi que des membres des forces de défense et de sécurité. Tous ont salué une initiative qui place la restauration des écosystèmes au cœur de l’action communautaire.

Représentant le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, le chef de cabinet Moustapha Legrand Sylla a félicité les initiateurs et réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner la poursuite du programme.

« Nous sommes venus clôturer la campagne nationale de reboisement de cette ONG. Nous avons d’abord félicité l’ONG et nous l’avons encouragée à poursuivre ses efforts. Nous réaffirmons l’engagement du ministère de l’Environnement et du Développement durable à les accompagner pour les prochaines éditions. Cette campagne cadre parfaitement avec la vision du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré.

Mais au-delà de la plantation, le représentant du ministère a insisté sur la responsabilité des communautés locales. Pour lui, la réussite du programme dépendra largement de la capacité des bénéficiaires à protéger les jeunes arbres et à assurer leur entretien.

« Nous invitons aussi les femmes des communautés locales à assurer le suivi, car c’est ensemble que nous pouvons préserver ces plants », a-t-il ajouté.

Membre des réseaux AWLN et REFAMP Guinée, l’ancienne ministre et députée Dr Aïssata Daffé a rappelé que « Une femme, un arbre » s’inscrit dans le Projet de transition écologique des femmes de Guinée.

Selon elle, cette deuxième édition marque une évolution du programme, désormais appelé à dépasser le cadre national.

« Nous sommes à la clôture de notre deuxième saison. AWLN est un réseau qui a porté ce projet, intégré dans le Projet de transition écologique des femmes de Guinée. Aujourd’hui, ce projet est devenu continental au niveau de toute l’Afrique », a-t-elle expliqué.

Cette édition a également été marquée par une implication plus importante des forces de défense et de sécurité. Une participation que Dr Aïssata Daffé considère comme un levier supplémentaire pour renforcer les liens entre les populations et les forces de défense.

« La particularité cette année, c’est surtout l’implication des forces de défense et de sécurité. Cela permet aussi de renforcer la relation civilo-militaire », a-t-elle souligné.

Le programme affiche une ambition considérable : planter 2,5 millions d’arbres sur une période de cinq ans, de 2025 à 2029.

Après une première édition menée notamment en Haute-Guinée et en Guinée forestière, le programme a élargi son champ d’action cette année aux îles de Loos, à la Moyenne-Guinée et à Kindia.

Mais pour les initiateurs, le véritable défi commence après la mise en terre. Car un arbre planté ne garantit pas, à lui seul, la restauration durable du couvert végétal.

Dr Aïssata Daffé appelle ainsi à une mobilisation permanente des communautés pour protéger les plants.

« C’est notre bébé. De la même manière que nous entretenons nos bébés pour qu’ils puissent grandir, nous devons entretenir ces plants afin qu’ils puissent grandir et que nos futurs enfants et petits-enfants puissent en profiter », a-t-elle lancé.

Le choix porté sur les arbres fruitiers répond également à une logique économique. Au-delà de leur contribution à la restauration de l’environnement, ces arbres doivent permettre aux femmes de disposer, à terme, d’une source supplémentaire de revenus.

« Nous avons mis l’accent sur les arbres fruitiers parce qu’ils deviennent ensuite une ressource pour les femmes. Lorsqu’ils produiront des fruits, elles pourront les cueillir et les vendre. C’est aussi une source de revenus », a-t-elle expliqué.

La mobilisation autour de cette campagne s’est également étendue à d’autres administrations. Le Directeur général des douanes de Kindia, Colonel Aboubacar Kassory Touré, a participé à la cérémonie au nom du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget et de la Direction générale des douanes.

Pour lui, la protection de l’environnement doit dépasser les seules missions administratives et économiques de l’État. Il a notamment insisté sur la responsabilité collective envers les générations futures.

« Celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement. Ce que nous faisons, c’est restaurer le couvert végétal et booster la croissance chez nous », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « En dehors de notre mission régalienne qui consiste à mobiliser les recettes, notre devoir est aussi de restaurer le couvert végétal. Le couvert végétal nous permet de préserver la vie. »

À Kindia, la clôture de cette deuxième édition ne constitue donc pas la fin de l’engagement. Elle marque plutôt le début d’une étape décisive : faire survivre les arbres plantés.

Pour les organisateurs, la réussite de « Une femme, un arbre » ne se mesurera pas uniquement au nombre de plants mis en terre, mais surtout à leur capacité à grandir, à produire et à contribuer durablement à la restauration de l’environnement et à l’autonomisation économique des femmes.

À présent, le défi est clair : planter davantage, mais surtout protéger mieux.

 

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

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Technologie verte : ADERCO et la Chambre des mines unissent leurs forces contre les émissions https://planete7.info/technologie-verte-aderco-et-la-chambre-des-mines-unissent-leurs-forces-contre-les-emissions/ Thu, 05 Jun 2025 16:29:21 +0000 https://planete7.info/?p=42463 Dans un contexte mondial de lutte contre le réchauffement climatique, la Chambre des Mines de Guinée (CMG), en partenariat avec l’entreprise canadienne ADERCO International SA, a organisé un atelier technique et stratégique sur la décarbonation des opérations minières. Objectif : sensibiliser les acteurs du secteur extractif et explorer des solutions innovantes visant à réduire les […]]]>

Dans un contexte mondial de lutte contre le réchauffement climatique, la Chambre des Mines de Guinée (CMG), en partenariat avec l’entreprise canadienne ADERCO International SA, a organisé un atelier technique et stratégique sur la décarbonation des opérations minières. Objectif : sensibiliser les acteurs du secteur extractif et explorer des solutions innovantes visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par l’utilisation des énergies fossiles.

Présent à cette rencontre, le ministère de l’Environnement et du Développement durable, représenté par son secrétaire général Dr Karim Samoura, a salué cette initiative qui s’inscrit dans la vision environnementale du gouvernement guinéen. « Ce que nous voyons aujourd’hui est une étape concrète dans la transition énergétique du secteur minier guinéen. ADERCO propose une solution technologique permettant, via un additif dans les hydrocarbures, de réduire entre 3 et 4 % des émissions de GES, tout en améliorant la qualité du carburant et la longévité des équipements. Un gain environnemental et économique », a souligné Dr Karim Samoura.

Il a par ailleurs insisté sur la dimension stratégique de cette démarche, notamment à travers l’intégration d’un mécanisme de crédits carbone certifié par VERRA, permettant de générer des ressources financières pour financer les programmes de conservation de la biodiversité, de recherche, et d’innovation climatique en Guinée.

Cette initiative s’inscrit également dans le cadre du programme Simandou 2040, porté par le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, qui ambitionne de bâtir une économie minière à faible empreinte carbone.

Pour la Chambre des Mines de Guinée, cette rencontre marque une étape clé dans le virage écologique du secteur minier. Son président, Ismaël Diakité, a rappelé que la Guinée, signataire de plusieurs accords internationaux sur le climat, a la responsabilité d’agir avec détermination. « L’objectif de cet atelier est de sensibiliser nos membres à la nécessité de décarboner toute la chaîne minière. Il ne s’agit plus seulement de rentabilité économique, mais de durabilité environnementale. L’utilisation de technologies comme celles d’ADERCO permet à la fois de réduire les émissions de GES et de diminuer les coûts opérationnels. Nous visons une décarbonation totale du secteur à l’horizon 2040 », a-t-il affirmé.

Intervenant au cours de l’atelier, Olivier Baiwir, PDG d’ADERCO International SA, a présenté leur technologie comme une solution concrète aux enjeux environnementaux des industries extractives. « ADERCO est une technologie à base de surfactants biodégradables qui agit avant, pendant et après combustion. Elle améliore l’efficacité des moteurs, réduit les émissions de CO2, et contribue significativement à la protection de l’environnement. Les résultats enregistrés auprès de plusieurs compagnies minières en Guinée sont prometteurs », a-t-il expliqué.

ADERCO, déjà engagé aux côtés de l’association Reforest’Action, a participé à la replantation de plus de 10 000 arbres dans la mangrove de Kindia, en appui à la restauration des écosystèmes côtiers.

la Société des Mines de Mandiana, a exprimé son adhésion à cette approche écologique : « Cet atelier a été très instructif. Savoir qu’une entreprise apporte des solutions concrètes pour lutter contre les émissions carbone dans notre secteur est motivant. Il est temps que toutes les sociétés minières s’engagent dans cette dynamique », a-t-il déclaré.

Cette rencontre technique vient poser les jalons d’un partenariat stratégique entre les autorités, le secteur privé et les porteurs de solutions pour accélérer la transition vers une industrie extractive plus propre et durable en Guinée. Un engagement qui, s’il est poursuivi, pourrait faire du pays un modèle africain de décarbonation minière, en phase avec les impératifs climatiques mondiaux.

Mamadou Hassimiou Diallo pour Planète7.info 

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Sénégal – Environnement : victoire décisive des défenseurs de la nature contre le projet minier de TerraCalco à Dindefello https://planete7.info/senegal-environnement-victoire-decisive-des-defenseurs-de-la-nature-contre-le-projet-minier-de-terracalco-a-dindefello/ Mon, 26 May 2025 19:22:17 +0000 https://planete7.info/?p=42052 Le bras de fer opposant les défenseurs de l’environnement à la société TerraCalco Sénégal vient de connaître une issue favorable pour les militants écologistes et les populations locales. Après plusieurs mois de mobilisation citoyenne, les autorités sénégalaises ont officiellement annulé la délibération du maire de Dindefello accordant 40 hectares à l’entreprise pour l’exploitation de la […]]]>

Le bras de fer opposant les défenseurs de l’environnement à la société TerraCalco Sénégal vient de connaître une issue favorable pour les militants écologistes et les populations locales. Après plusieurs mois de mobilisation citoyenne, les autorités sénégalaises ont officiellement annulé la délibération du maire de Dindefello accordant 40 hectares à l’entreprise pour l’exploitation de la dolomie (CaCO₃.MgCO₃), un minerai présent en abondance dans la région.

C’est à la suite de cette annonce que la rédaction de Planète7 a joint par téléphone le militant écologiste Oudy Diallo, ce lundi 26 mai 2025, pour recueillir ses impressions sur cette décision. Une victoire qui, selon lui, couronne une lutte déterminée menée contre un projet perçu comme une menace directe pour l’écosystème unique de la réserve communautaire de Dindefello, classée patrimoine de l’UNESCO.

Tout remonte à novembre dernier, lorsqu’une délégation de TerraCalco Sénégal aurait rencontré le maire de Dindefello, débouchant sur l’octroi par délibération de 40 hectares de terres pour l’exploitation minière. Une décision accueillie avec stupeur et indignation par les écologistes, les organisations de la société civile et une partie importante des habitants.

« Dindefello fait partie des joyaux écologiques du Sénégal. Autoriser une carrière à ciel ouvert ici, c’est compromettre un écosystème fragile qui abrite, entre autres, un corridor vital pour les chimpanzés migrateurs entre le Sénégal et la Guinée, situé à moins de 5 km de la frontière », explique Oudy Diallo.

Grâce à une campagne d’alerte bien orchestrée, les défenseurs de l’environnement ont rapidement saisi les services compétents. Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Daouda Ngom, a ainsi annulé la délibération municipale. Une décision saluée avec reconnaissance par Oudy Diallo, qui n’a pas manqué de remercier l’ensemble des acteurs institutionnels impliqués.

« Nous avons tiré la sonnette d’alarme à temps, et les autorités ont joué leur rôle. Je félicite particulièrement les services des Eaux et Forêts, le gouverneur de Kédougou, les préfets et la direction de l’environnement, qui ont tous émis des avis défavorables dès le départ. Cette synergie a permis de stopper le projet avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il souligné.

Face aux attentes sociales, notamment celles des jeunes à la recherche d’opportunités économiques, certains habitants voyaient dans ce projet une chance de développement. Mais pour les défenseurs de l’environnement, il s’agissait d’un pari à courte vue.

« C’est un leurre de croire qu’une exploitation minière est durable. Vous pouvez en tirer des bénéfices pendant 20 ou 30 ans, mais après ? Il ne restera que des cicatrices. À l’inverse, l’écotourisme, s’il est bien encadré, peut créer des revenus sur le long terme dans un environnement sain. C’est d’ailleurs la vision portée par le ministre de l’Environnement », insiste Oudy Diallo.

Au-delà de ce revers infligé à TerraCalco, ce dossier relance le débat sur la nécessité de créer une réserve naturelle transfrontalière entre le Sénégal et la Guinée, afin de mieux protéger ce corridor écologique stratégique.

Cette victoire marque un tournant. Elle rappelle que la vigilance citoyenne, lorsqu’elle est soutenue par une volonté politique forte, peut faire barrage aux projets industriels menaçant l’environnement. Elle envoie surtout un message clair : la préservation du patrimoine naturel n’a pas de frontières.

Mamadou Hassimiou Diallo pour Planète7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
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Conakry lance l’opération « Riz contre déchets plastiques » pour un environnement plus sain https://planete7.info/conakry-lance-loperation-riz-contre-dechets-plastiques-pour-un-environnement-plus-sain/ Wed, 14 May 2025 17:03:01 +0000 https://planete7.info/?p=41569 Dans le cadre de l’assainissement de la capitale guinéenne, le Gouvernorat de Conakry annonce le lancement officiel, le 15 mai 2025, du projet « Riz contre déchets plastiques ». Cette initiative vise à échanger des plastiques usagés contre du riz, afin de lutter contre l’insalubrité tout en soutenant les populations. Communiqué ci-dessous :  ]]>

Dans le cadre de l’assainissement de la capitale guinéenne, le Gouvernorat de Conakry annonce le lancement officiel, le 15 mai 2025, du projet « Riz contre déchets plastiques ». Cette initiative vise à échanger des plastiques usagés contre du riz, afin de lutter contre l’insalubrité tout en soutenant les populations.

Communiqué ci-dessous :

 

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