Télécommunications – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 25 May 2026 16:14:48 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Télécommunications – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Internet en Guinée : « Le câble ACE reste un pilier, mais tout ne dépend pas seulement de cette infrastructure », affirme Mohamed Yaya Kourouma de [VDC Telecom] https://planete7.info/internet-en-guinee-le-cable-ace-reste-un-pilier-mais-tout-ne-depend-pas-seulement-de-cette-infrastructure-affirme-mohamed-yaya-kourouma-de-vdc-telecom/ Mon, 25 May 2026 16:06:51 +0000 https://planete7.info/?p=56204 Invité de l’émission « Face à Pathé », animée par Pathé Diallo sur Planète7, Mohamed Yaya Kourouma a apporté un éclairage sur les défis persistants de la connectivité internet en Guinée, le rôle stratégique du câble sous-marin ACE ainsi que les ambitions de son entreprise dans le développement des services numériques. Au cours de cet […]]]>

Invité de l’émission « Face à Pathé », animée par Pathé Diallo sur Planète7, Mohamed Yaya Kourouma a apporté un éclairage sur les défis persistants de la connectivité internet en Guinée, le rôle stratégique du câble sous-marin ACE ainsi que les ambitions de son entreprise dans le développement des services numériques.

Au cours de cet entretien, le Directeur général de VDC Telecom est revenu sur les difficultés que rencontrent encore de nombreux usagers guinéens, malgré l’existence du câble sous-marin ACE, considéré comme l’une des principales infrastructures de connectivité du pays.

Interrogé sur les raisons de la lenteur ou de l’instabilité de la connexion internet ressentie par les utilisateurs, Mohamed Yaya Kourouma a tenu à nuancer le débat autour du câble ACE. Selon lui, les difficultés actuelles ne découlent pas uniquement de cette infrastructure internationale.

« Le câble ACE est effectivement un pilier de la connectivité, mais les utilisateurs ressentent encore un internet lent ou instable parce que tout ne dépend pas seulement de ce câble. On a une dépendance quasi totale sur une seule infrastructure internationale, et dès qu’il y a une panne ou des travaux, cela impacte tout le pays », a-t-il expliqué.

Poursuivant son analyse, il a également pointé les insuffisances du réseau national, notamment en matière de maillage et d’interconnexion.

« Même quand la capacité internationale est bonne, le maillage national — la fibre, la radio, les points d’interconnexion — reste encore inégal et parfois sous-dimensionné. Du point de vue de l’usager, c’est comme avoir une autoroute jusqu’à la ville, mais des routes secondaires saturées pour arriver chez soi », a-t-il illustré.

Abordant ensuite la vision de son entreprise, encore peu connue du grand public, le patron de VDC Telecom a présenté les spécificités de l’opérateur sur le marché guinéen des télécommunications.

« VDC Telecom est un opérateur national qui propose des solutions d’internet haut débit, de téléphonie et de télévision sur IP, avec une forte dimension “clé en main”. Notre différence, c’est de concevoir, installer et exploiter les réseaux, au lieu de simplement revendre la bande passante », a-t-il indiqué.

Mohamed Yaya Kourouma affirme également que son entreprise mise sur des solutions adaptées aux réalités locales afin de répondre efficacement aux besoins des clients institutionnels et privés.

« Nous accompagnons nos clients, grands comptes comme institutions publiques, en proposant des solutions sur mesure, fiables et adaptées à la réalité du terrain en Guinée », a-t-il souligné.

Évoquant enfin les attentes des consommateurs et des entreprises, le Directeur général de VDC Telecom estime que le principal défi reste l’amélioration de la stabilité et de la qualité du service internet.

« Le problème concret que VDC Telecom cherche à résoudre, c’est la difficulté pour les entreprises et les particuliers d’avoir une connexion internet fiable, rapide et prévisible, alors que beaucoup d’utilisateurs subissent encore des coupures, de la lenteur et des coûts élevés », a-t-il déclaré.

Pour répondre à ces préoccupations, l’entreprise dit proposer des solutions spécifiques aussi bien pour les entreprises que pour les ménages.

« Pour les entreprises, nous proposons des réseaux dédiés et sécurisés afin qu’elles puissent travailler sans craindre les interruptions. Pour les particuliers, nous proposons des solutions d’internet, de téléphonie et de télévision sur IP qui permettent de mieux utiliser la bande passante payée, avec une qualité de service plus stable et plus proche des besoins du quotidien », a conclu Mohamed Yaya Kourouma.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Internet en Guinée : le patron de VDC Telecom alerte sur les failles du réseau et appelle à une modernisation urgente https://planete7.info/internet-en-guinee-le-patron-de-vdc-telecom-alerte-sur-les-failles-du-reseau-et-appelle-a-une-modernisation-urgente/ Sat, 23 May 2026 11:14:28 +0000 https://planete7.info/?p=56089 Invité de l’émission Face à Pathé diffusée sur Planète7, le responsable de VDC Telecom a livré une analyse sans concession de l’état du numérique en Guinée. Entre insuffisance des infrastructures, coût élevé de la connexion et nécessité d’accélérer la modernisation des réseaux, le dirigeant a plaidé pour un internet plus performant, accessible et adapté aux […]]]>

Invité de l’émission Face à Pathé diffusée sur Planète7, le responsable de VDC Telecom a livré une analyse sans concession de l’état du numérique en Guinée. Entre insuffisance des infrastructures, coût élevé de la connexion et nécessité d’accélérer la modernisation des réseaux, le dirigeant a plaidé pour un internet plus performant, accessible et adapté aux réalités du pays.

À l’heure où le numérique s’impose comme un levier incontournable de développement, la question de la qualité de l’internet devient centrale en Guinée. Étudier, travailler, entreprendre ou encore communiquer dépend désormais d’une connexion stable et rapide. C’est dans cette dynamique que le patron de VDC Telecom était l’invité de l’émission Face à Pathé sur Planète7.

Au cours de l’entretien, le dirigeant est revenu sur son parcours professionnel, marqué par une transition progressive du terrain vers les sphères stratégiques de la gouvernance numérique. Selon lui, cette évolution est née d’une prise de conscience sur les véritables défis du secteur des télécommunications en Guinée.

« Le déclic s’est produit lorsque j’ai réalisé que mon rôle ne pouvait plus se limiter à résoudre des problèmes techniques sur le terrain. J’ai compris que l’enjeu, en Guinée, était de penser autrement : comment déployer des réseaux plus efficaces, plus inclusifs, qui répondent réellement aux besoins des populations et des entreprises », a-t-il expliqué.

Cette vision l’a conduit à s’impliquer davantage dans la planification et la coordination des projets d’infrastructures numériques. Il affirme avoir orienté sa carrière vers des responsabilités plus stratégiques afin de contribuer activement à la transformation du secteur des télécoms dans le pays.

Fort de son expérience acquise au sein d’Orange Guinée, de GUILAB et de la GFO, le responsable de VDC Telecom a également dressé un diagnostic des difficultés qui freinent l’amélioration de l’internet en Guinée. Pour lui, le principal obstacle réside dans le manque d’infrastructures modernes et dans un modèle économique encore peu adapté au pouvoir d’achat des populations.

« À mon sens, le principal frein aujourd’hui, c’est la combinaison d’un déficit d’infrastructures de qualité et d’un modèle économique qui reste trop lourd pour la population », a-t-il souligné.

Le dirigeant estime que plusieurs localités du pays demeurent encore exclues des réseaux modernes de télécommunication, faute d’investissements suffisants dans la fibre optique et les technologies de dernière génération.

« Beaucoup de zones ne bénéficient pas encore d’un accès fibre ou 4G/5G maîtrisé, et les réseaux de transit restent sous-dimensionnés pour supporter un trafic de haut débit fluide », a-t-il regretté.

Au-delà des infrastructures, le coût élevé de la connexion internet constitue également, selon lui, un frein majeur à l’inclusion numérique. Une situation qui pénalise particulièrement les jeunes, les entrepreneurs et les administrations publiques, alors que la demande en connectivité ne cesse de croître.

Face à ces défis, le patron de VDC Telecom plaide pour une transformation en profondeur du secteur. Il appelle à des investissements massifs dans les infrastructures numériques, notamment la dorsale nationale, la fibre optique, les capacités d’interconnexion et les systèmes de résilience des réseaux.

« On a besoin d’investir massivement dans la modernisation des infrastructures et de repenser les modèles de tarification et de financement afin que l’internet soit à la fois techniquement performant et socialement accessible en Guinée », a-t-il conclu.

 

Sylla Ama pour Planete7.info

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100 jours au MCENI : Mourana Soumah pose les bases d’une Guinée numérique et souveraine https://planete7.info/100-jours-au-mceni-mourana-soumah-pose-les-bases-dune-guinee-numerique-et-souveraine/ Mon, 18 May 2026 17:39:12 +0000 https://planete7.info/?p=55717 Cent jours après sa nomination à la tête du Ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation (MCENI), Mourana Soumah affiche une ambition claire : faire du numérique un levier stratégique de souveraineté, de modernisation de l’État et de transformation économique de la Guinée. À l’occasion de la Journée mondiale des télécommunications et […]]]>

Cent jours après sa nomination à la tête du Ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation (MCENI), Mourana Soumah affiche une ambition claire : faire du numérique un levier stratégique de souveraineté, de modernisation de l’État et de transformation économique de la Guinée.

À l’occasion de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information, le ministre a présenté les premières actions engagées depuis son arrivée au département le 6 février dernier. Un exercice marqué par une volonté de rompre avec les « effets d’annonce » pour privilégier le diagnostic, l’organisation et les réformes de fond.

Dans un document intitulé « 100 jours d’actions pour une Guinée numérique et souveraine », le ministre retrace les grandes lignes d’un chantier qu’il inscrit dans la dynamique du programme Simandou 2040, considéré désormais comme la boussole stratégique du département.

« Notre mission ne consiste pas uniquement à construire des infrastructures ou déployer des technologies. Elle consiste avant tout à rapprocher les citoyens des opportunités, réduire les fractures et renforcer notre souveraineté », affirme Mourana Soumah.

Dès sa prise de fonction, le nouveau ministre dit avoir engagé une vaste tournée des structures relevant de son département afin d’évaluer les réalités du terrain. Directions techniques, projets numériques, infrastructures de télécommunications et médias publics ont été passés au crible dans le cadre d’une revue stratégique destinée à identifier les priorités.

Cette première phase a également permis la restructuration des équipes du nouveau MCENI ainsi que l’organisation d’un atelier stratégique consacré aux projets de la première vague du programme Simandou 2040. Une approche basée sur des objectifs opérationnels, des indicateurs de suivi et une culture de résultats, selon le département.

Parmi les avancées mises en avant figurent les discussions autour de l’opérationnalisation du Data Center National Tier III, présenté comme un actif stratégique pour la souveraineté numérique du pays.

Le ministère annonce aussi des études préliminaires pour l’extension du backbone national et la modernisation des infrastructures numériques, dans un contexte où près de 20 % du territoire restent confrontés aux zones blanches et grises.

Autre étape jugée majeure : la signature de l’accord MEDUSA visant à renforcer la résilience numérique de la Guinée grâce à une meilleure connectivité internationale.

Le gouvernement ambitionne d’ailleurs de passer d’un seul câble sous-marin à trois câbles internationaux à l’horizon 2030 afin de sécuriser et diversifier les connexions du pays.

Dans le cadre de la première vague du programme Simandou 2040, le MCENI affiche plusieurs objectifs structurants :

  • l’extension et la modernisation du backbone national ;
  • le déploiement de près de 1 000 points d’accès numériques en zones rurales ;
  • l’augmentation significative du taux de pénétration internet, actuellement estimé à 21 % ;
  • le renforcement de la formation des jeunes aux métiers du numérique et de l’innovation.

Le ministère insiste également sur la nécessité de développer le capital humain à travers le programme de Renforcement des Capacités à l’Usage du Numérique (RCUN), conduit avec l’ANSUTEN.

« Les infrastructures n’ont de valeur que si elles sont accompagnées des compétences humaines nécessaires », souligne le document.

Au-delà du numérique, les médias publics occupent une place importante dans cette feuille de route. Le ministère a notamment procédé à la pose de la première pierre du complexe Simandou TV et du futur siège combiné des médias publics.

Les travaux de modernisation des infrastructures de la RTG ont également été lancés, tandis que des missions d’évaluation des centres émetteurs et des radios rurales ont été menées à travers le pays.

Des équipements techniques et des moyens roulants ont par ailleurs été remis à plusieurs structures médiatiques afin d’améliorer le service public de l’information.

Durant ces cent premiers jours, le ministre Mourana Soumah a multiplié les contacts avec des partenaires techniques et financiers. Des missions stratégiques ont notamment été effectuées à Alger et Nairobi pour renforcer la coopération internationale dans les domaines du numérique et des télécommunications.

Le département affirme également avoir engagé des discussions avec plusieurs institutions, dont IFC, la Banque africaine de développement et le Fonds saoudien, en vue de mobiliser des financements pour les projets structurants.

Si le ministre reconnaît que « les défis restent grands », il estime néanmoins que ces premiers mois ont permis de poser les bases d’une nouvelle dynamique pour le secteur.

« Ces 100 jours ne constituent pas un bilan. Ils marquent simplement le début d’un chemin », conclut Mourana Soumah, qui promet de poursuivre les réformes pour bâtir une Guinée plus connectée, plus innovante et plus souveraine.

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Numérique en Guinée : Karamo Diaby plaide pour un plan national structuré afin d’atteindre 95 % de couverture d’ici 2040 https://planete7.info/numerique-en-guinee-karamo-diaby-plaide-pour-un-plan-national-structure-afin-datteindre-95-de-couverture-dici-2040/ Fri, 03 Apr 2026 16:33:34 +0000 https://planete7.info/?p=53340 À la suite de la présentation de la politique générale du gouvernement par le Premier ministre Amadou Oury Bah, l’ingénieur télécom Karamo Diaby appelle à une accélération décisive des investissements et à la mise en œuvre d’un plan national ambitieux pour garantir un accès équitable et généralisé au numérique en Guinée. Intervenant dans le sillage […]]]>

À la suite de la présentation de la politique générale du gouvernement par le Premier ministre Amadou Oury Bah, l’ingénieur télécom Karamo Diaby appelle à une accélération décisive des investissements et à la mise en œuvre d’un plan national ambitieux pour garantir un accès équitable et généralisé au numérique en Guinée.

Intervenant dans le sillage de cette communication officielle du 25 mars, le spécialiste des infrastructures numériques a salué les efforts déjà engagés par les autorités, tout en insistant sur la nécessité de franchir un nouveau cap. Parmi les avancées enregistrées, il cite notamment le déploiement de plus de 12 000 kilomètres de fibre optique ainsi que la construction d’un data center, des réalisations qu’il considère comme des bases solides pour l’essor du secteur.

Au cœur de cette dynamique figure un objectif majeur : assurer une couverture numérique de 95 % du territoire national à l’horizon 2040. Une échéance que Karamo Diaby qualifie de stratégique, en lien direct avec les ambitions de transformation économique portées par le programme Simandou 2040, perçu comme un levier de développement structurant pour le pays.

Toutefois, prévient-il, l’atteinte de cet objectif passe impérativement par des actions concrètes et coordonnées. « Il est essentiel de commencer par un état des lieux rigoureux des besoins », souligne-t-il, appelant à une planification réaliste et à une mobilisation de l’ensemble des acteurs.

Dans son analyse, Karamo Diaby identifie trois piliers fondamentaux pour le développement des infrastructures numériques : le déploiement d’un réseau mobile à très haut débit, l’extension du réseau de fibre optique et le recours aux technologies satellitaires. Néanmoins, il insiste sur la complémentarité des deux premiers axes, jugés prioritaires pour garantir la qualité et la stabilité du réseau.

L’ingénieur dresse également un diagnostic précis du réseau existant, structuré autour de trois segments : l’atterrissement des câbles sous-marins, le backbone national  notamment géré par la SOGEB et le raccordement final des utilisateurs. C’est précisément sur ce dernier maillon que se concentrent, selon lui, les principales difficultés.

« Il n’est pas rare que la fibre passe devant les habitations sans que les populations puissent y être raccordées », déplore-t-il, pointant des insuffisances à la fois techniques, organisationnelles et financières. Un constat qui, selon lui, révèle un déficit de planification et de coordination dans le déploiement des infrastructures.

Pour y remédier, Karamo Diaby propose la mise en place d’un plan national FTTH (Fiber to the Home) couvrant la période 2026-2035. Cette stratégie permettrait, selon lui, d’anticiper les résultats et d’atteindre, voire d’approcher, les 95 % de couverture dès 2035.

Au-delà des infrastructures, il insiste sur la dimension stratégique du numérique, désormais incontournable dans le développement économique et social. « L’accès au numérique doit être considéré comme un droit », affirme-t-il, appelant à une implication renforcée de l’État.

Dans cette perspective, il plaide pour un recours accru aux partenariats public-privé afin de mobiliser les ressources nécessaires face à l’ampleur des investissements requis. « L’État doit jouer un rôle moteur pour fédérer les initiatives et garantir l’atteinte des objectifs », soutient-il.

En conclusion, Karamo Diaby annonce avoir formalisé ses propositions dans un mémorandum détaillé, qu’il compte soumettre aux autorités compétentes. Une contribution qu’il espère voir alimenter la réflexion stratégique nationale et accélérer la marche de la Guinée vers une couverture numérique inclusive et performante à l’horizon 2040.

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Reprise de MTN par l’État guinéen : les clés d’une relance durable selon l’ingénieur télécom Karano Diaby https://planete7.info/reprise-de-mtn-par-letat-guineen-les-cles-dune-relance-durable-selon-lingenieur-telecom-karano-diaby/ Mon, 15 Dec 2025 00:42:49 +0000 https://planete7.info/?p=49445 La reprise à 100 % de l’opérateur MTN par l’État guinéen marque un tournant majeur dans le secteur des télécommunications en Guinée. Pour décrypter les enjeux, les opportunités et les défis de cette décision stratégique, nous avons interrogé Karano Diaby, ingénieur télécom, expert en réseaux de télécommunications et chargé d’affaires fibre optique en France. Analyse […]]]>

La reprise à 100 % de l’opérateur MTN par l’État guinéen marque un tournant majeur dans le secteur des télécommunications en Guinée. Pour décrypter les enjeux, les opportunités et les défis de cette décision stratégique, nous avons interrogé Karano Diaby, ingénieur télécom, expert en réseaux de télécommunications et chargé d’affaires fibre optique en France. Analyse d’une nationalisation qui pourrait redessiner le paysage numérique guinéen.

Pour Karano Diaby, la reprise de MTN par l’État guinéen est avant tout une initiative salutaire. Elle permet non seulement de préserver des milliers d’emplois directs et indirects, mais aussi de maintenir l’activité des nombreuses entreprises sous-traitantes qui gravitent autour de l’opérateur.

« En tant que citoyen et professionnel du secteur, je suis reconnaissant. Cette décision évite la disparition d’un acteur majeur et protège un écosystème essentiel à l’économie nationale », affirme-t-il, saluant l’engagement du gouvernement.

Sur le plan des usages, cette reprise pourrait profondément bénéficier aux consommateurs. Selon l’ingénieur télécom, la pérennisation de MTN comme opérateur public solide renforcera la concurrence sur le marché.

« MTN pourra s’imposer comme un acteur clé, capable d’influencer positivement les coûts des services. Cela obligera les autres opérateurs à innover, à améliorer la qualité de leurs offres et à revoir leurs tarifs », explique-t-il.

Baisse des prix, amélioration de la qualité de service, diversification des solutions numériques et internet plus accessible : autant d’avantages attendus pour les usagers, à condition que l’entreprise soit gérée avec rigueur et vision.

Si l’acquisition est une étape importante, Karano Diaby insiste sur le fait que le véritable défi commence maintenant. Pour réussir, l’État guinéen devra rompre avec les pratiques du passé.

Il préconise une structuration claire, assortie d’objectifs chiffrés et de délais précis, ainsi qu’une fusion stratégique entre MTN et Guinée Télécom, qualifiée de « gouffre financier » après des dizaines de millions de dollars investis sans résultats probants.

Autre point crucial : la gouvernance.

« Il faut impérativement éviter les nominations à forte influence politique. Le secteur a besoin de compétences, pas de cadres politisés. Une équipe technique, compétente et orientée résultats est indispensable », souligne-t-il.

Pour assurer la durabilité financière de MTN, Karano Diaby propose d’accorder à l’opérateur un monopole partiel sur certains services à forte valeur ajoutée, notamment la digitalisation des services publics.

Il estime également que la gestion du réseau national de fibre optique devrait être confiée à MTN, avec un accès équitable pour les autres opérateurs. Une mesure qui permettrait d’accélérer le développement des infrastructures numériques, aujourd’hui freiné par un manque de moyens et d’expertise.

L’ingénieur télécom dessine une stratégie claire :

  • À court terme, finaliser les décrets et procédures administratives, mobiliser les ressources financières et mettre en place un recrutement strict basé sur la compétence.
  • À moyen terme, déployer un plan opérationnel pluriannuel : modernisation des équipements, extension de la couverture réseau, diversification des services et repositionnement marketing, avec une ambition de fournisseur d’accès Internet.
  • À long terme, faire de MTN le pilier du numérique guinéen, avec le déploiement de la 5G sur l’ensemble du territoire et la gestion du réseau métropolitain national de fibre optique.

En conclusion, Karano Diaby appelle l’État guinéen à tirer les leçons de l’échec de Guinée Télécom.

« La réussite de MTN dépendra de la qualité des hommes et des femmes qui la dirigent, mais aussi de la capacité de l’État à leur donner les moyens d’agir, sans ingérence », insiste-t-il.

Il recommande enfin la mise en place d’un contrat de performance entre l’État et la direction générale, assorti d’un contrôle rigoureux des engagements.

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Guinée : entrée en vigueur d’un nouvel arrêté sur les redevances télécoms en 2025 https://planete7.info/guinee-entree-en-vigueur-dun-nouvel-arrete-sur-les-redevances-telecoms-en-2025/ Wed, 19 Mar 2025 15:48:59 +0000 https://planete7.info/?p=39510 À compter du 1er janvier 2025, un nouvel arrêté conjoint encadrera les droits et redevances du secteur des télécommunications en Guinée. Cette réforme vise à ajuster les contributions des opérateurs tout en préservant les intérêts des consommateurs, notamment en maintenant les tarifs des appels inchangés. Communiqué ci-dessous :]]>

À compter du 1er janvier 2025, un nouvel arrêté conjoint encadrera les droits et redevances du secteur des télécommunications en Guinée. Cette réforme vise à ajuster les contributions des opérateurs tout en préservant les intérêts des consommateurs, notamment en maintenant les tarifs des appels inchangés.

Communiqué ci-dessous :

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Le secteur numérique en Guinée : Entre avancées notables et défis persistants https://planete7.info/le-secteur-numerique-en-guinee-entre-avancees-notables-et-defis-persistants/ Fri, 21 Feb 2025 21:09:01 +0000 https://planete7.info/?p=38532 Lors de la deuxième journée du Forum économique d’Émergence en Guinée (FEEM), Mamy Diaby, PDG de HA2M TECHNOLOGIES et ancien Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), a dressé un état des lieux du secteur numérique en Guinée. Il a mis en lumière les progrès réalisés tout en pointant du doigt […]]]>

Lors de la deuxième journée du Forum économique d’Émergence en Guinée (FEEM), Mamy Diaby, PDG de HA2M TECHNOLOGIES et ancien Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), a dressé un état des lieux du secteur numérique en Guinée. Il a mis en lumière les progrès réalisés tout en pointant du doigt les obstacles qui entravent encore le plein essor du numérique dans le pays.

Mamy Diaby a souligné les avancées remarquables effectuées ces dernières années, notamment en matière d’accessibilité à Internet. « Il y a seulement 15 à 20 ans, la Guinée ne comptait que 42 000 internautes. Aujourd’hui, plus de 50 % de la population a accès à Internet », a-t-il rappelé. Ce bond spectaculaire a été rendu possible grâce à des investissements massifs dans les infrastructures télécoms, notamment le déploiement de câbles sous-marins et l’expansion du réseau de fibre optique.

La modernisation des infrastructures a transformé le quotidien des Guinéens. « Il y a dix ou vingt ans, qui aurait imaginé qu’on pourrait envoyer de l’argent instantanément d’un téléphone à Conakry à un parent à Dabola ? Aujourd’hui, c’est une réalité », a illustré Diaby, mettant en exergue l’impact tangible du numérique sur les services financiers et la vie quotidienne.

L’une des transformations majeures a été la transition du faisceau hertzien vers la fibre optique. « Autrefois, nous dépendions des faisceaux hertziens, très vulnérables aux conditions climatiques. Désormais, avec la fibre optique, nous disposons d’une technologie stable et performante qui garantit une connectivité fiable et rapide », a expliqué le PDG de HA2M TECHNOLOGIES. Cette transition a contribué à une augmentation spectaculaire du taux de pénétration d’Internet, passé de 0,1 % à 50 % en une quinzaine d’années.

Malgré ces progrès, le secteur numérique en Guinée reste confronté à des défis majeurs. Mamy Diaby a pointé du doigt l’absence d’une vision politique claire et ambitieuse pour le développement du numérique. « On ne peut pas construire un secteur numérique performant sans une stratégie étatique cohérente et de long terme », a-t-il insisté.

Un autre obstacle de taille concerne le rapatriement du point GN, qui n’a toujours pas été concrétisé par le gouvernement. « Il est inconcevable que la Guinée ne dispose toujours pas de son propre point GN. Cela pose un problème majeur en termes de souveraineté numérique », a-t-il déploré.

En outre, le manque de compétition dans le secteur constitue un frein à l’innovation et à la réduction des coûts pour les consommateurs. « Il est alarmant qu’un seul acteur économique domine le marché du numérique. Le monopole nuit à la compétitivité et à la qualité des services », a-t-il averti.

Face à ces défis, Mamy Diaby plaide pour une action concertée entre l’État, le secteur privé et les acteurs technologiques afin d’insuffler une nouvelle dynamique au numérique guinéen. Il estime que des mesures urgentes doivent être prises pour renforcer la gouvernance du secteur, encourager l’investissement dans les infrastructures et favoriser l’émergence d’acteurs nationaux capables de rivaliser sur le marché.

« Si la Guinée parvient à lever ces obstacles, elle pourra pleinement exploiter le potentiel de l’innovation numérique et offrir à ses citoyens un avenir connecté et prospère », a conclu le PDG de HA2M TECHNOLOGIES.

Le secteur numérique en Guinée est à la croisée des chemins : riche en opportunités, mais confronté à des défis structurels majeurs. L’heure est venue d’agir pour transformer ces avancées en un véritable levier de développement économique et social.

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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FEEM 2025 – EMERGENCE AWARDS : les nominés dans les catégories « Télécommunications – FAI- » et « Microfinance » https://planete7.info/feem-2025-emergence-awards-les-nomines-dans-les-categories-telecommunications-fai-et-microfinance/ Wed, 22 Jan 2025 16:26:31 +0000 https://planete7.info/?p=37186 Conakry, le 22 janvier 2025 :  Le magazine Émergence a publié ce jour 22 janvier, les cinq (5) nominés dans les catégories « Télécommunications – FAI- » et « Microfinance ». Les lauréats seront annoncés le 21 février prochain à Conakry, lors des Emergences Awards qui auront lieu en marge du 3ème Forum Économique d’Émergence […]]]>

Conakry, le 22 janvier 2025 :  Le magazine Émergence a publié ce jour 22 janvier, les cinq (5) nominés dans les catégories « Télécommunications – FAI- » et « Microfinance ». Les lauréats seront annoncés le 21 février prochain à Conakry, lors des Emergences Awards qui auront lieu en marge du 3ème Forum Économique d’Émergence Magazine.

CATÉGORIE : TÉLÉCOMMUNICATIONS – FOURNISSEURS D’ACCÈS À INTERNET (FAI)
La catégorie Télécommunications de l’édition 2025 est réservée uniquement aux FAI (Fournisseurs d’accès à internet). Par ce procédé, Emergence oriente ses projecteurs sur ce segment du domaine des télécoms qui enregistre une progression remarquable depuis maintenant quelques années. Les entreprises nominées opèrent principalement à Conakry, la capitale, mais étendent progressivement leurs services à l’intérieur du pays, contribuant ainsi à l’inclusion numérique et au développement des infrastructures de télécommunications.
1. AFRIBONE
Afribone est un fournisseur d’accès à internet et opérateur de télécommunications en Guinée, offrant des services de téléphonie mobile et de connectivité internet. Bien que principalement actif à Conakry, Afribone multiplie les initiatives pour étendre sa couverture réseau à l’intérieur du pays, notamment dans les zones rurales. L’entreprise est reconnue pour ses tarifs compétitifs et son engagement en faveur de l’inclusion numérique, en ligne avec les objectifs de l’ARPT. Elle soutient également l’entrepreneuriat numérique et facilite l’accès aux services TIC pour les PME.
2. MOUNA GROUP TECHNOLOGIE
MOUNA GROUP TECHNOLOGIE est une entreprise guinéenne spécialisée dans les solutions technologiques, y compris la fourniture d’accès à internet. Bien que basée à Conakry, elle étend progressivement ses services à d’autres régions du pays. L’entreprise propose une gamme de services incluant la conception de sites web, la gestion de réseaux informatiques et des solutions de digitalisation. Innovante et engagée, MOUNA GROUP TECHNOLOGIE contribue activement à la transformation numérique en Guinée.
3. ETI
ETI est un fournisseur d’accès à internet en Guinée, offrant des solutions de connectivité haut débit pour les entreprises et les particuliers. Principalement présent à Conakry, ETI travaille à étendre ses services à l’intérieur du pays, en particulier dans les zones rurales. L’entreprise est reconnue pour la fiabilité de ses services et son engagement en faveur de l’inclusion numérique, soutenant ainsi les objectifs de l’ARPT en matière de développement des infrastructures et de réduction des inégalités d’accès aux TIC.
4. KAGNY
KAGNY est un fournisseur d’accès à internet et opérateur de télécommunications en Guinée. Bien que concentrant ses activités à Conakry, KAGNY déploie des initiatives pour étendre sa couverture à l’intérieur du pays. L’entreprise se distingue par ses tarifs compétitifs et son engagement en faveur de l’entrepreneuriat numérique. Elle contribue également à améliorer l’accès à l’internet dans les zones rurales, en phase avec les directives de l’ARPT.
5. SKY VISION
SKY VISION est un fournisseur d’accès à internet en Guinée, proposant des solutions de connectivité haut débit pour les entreprises et les particuliers. Principalement actif à Conakry, SKY VISION étend progressivement ses prestations à l’intérieur du pays. L’entreprise fait ses preuves dans la fiabilité de ses services et son engagement en faveur de l’inclusion numérique. Elle soutient également des initiatives visant à améliorer l’accès à l’internet dans les zones rurales, contribuant ainsi aux efforts de l’ARPT pour un développement durable et inclusif.

CATEGORIE : MICROFINANCE
Acteurs de premier plan dans la concrétisation de l’inclusion financière en Guinée, les institutions de microfinance innovent et ont tendance même à bousculer l’hégémonie des acteurs financiers traditionnels. Cette année, les cinq institutions ci-dessous sont dans le starting-block de cette catégorie.
1.         CREDIT RURAL DE GUINEE (CRG)
Le Crédit Rural de Guinée (CRG) est une institution de microfinance pionnière en Guinée, spécialisée dans l’offre de services financiers adaptés aux besoins des populations rurales et urbaines. Elle se distingue par son approche inclusive, visant à renforcer l’autonomie financière des agriculteurs, des éleveurs et des petits entrepreneurs. Le CRG est également engagé dans des programmes de formation et d’accompagnement pour promouvoir l’entrepreneuriat local et contribuer au développement durable des communautés.
2.         CPEG YETE MALI
CPEG YETE MALI est une institution de microfinance qui se concentre sur l’autonomisation économique des femmes et des jeunes en milieu rural et urbain. Elle propose des produits financiers innovants, tels que des prêts solidaires et des épargnes communautaires, pour soutenir les initiatives entrepreneuriales. CPEG YETE MALI est également reconnue pour son implication dans des projets sociaux, notamment l’éducation financière et la promotion de l’égalité des genres.
3.         AMIFA (Atlantique Microfinance)
AMIFA est une institution de microfinance qui se démarque par son engagement en faveur des populations vulnérables, notamment les artisans et les petits commerçants. Elle propose des services financiers accessibles, tels que des microcrédits à des taux préférentiels et des solutions d’épargne sécurisées. L’AMIF est également active dans des initiatives de développement communautaire, notamment la lutte contre la pauvreté et la promotion de l’éducation financière.
4.         AKIBA
AKIBA est une institution de microfinance axée sur l’inclusion financière des populations défavorisées, en particulier dans les zones rurales. Elle offre des produits financiers adaptés, tels que des prêts agricoles et des crédits pour les petites entreprises, afin de stimuler la croissance économique locale. AKIBA est également impliquée dans des projets de développement durable, notamment la promotion de pratiques agricoles respectueuses des normes environnementales.
5.         CREDIT CASH
Crédit CASH est une institution de microfinance innovante qui se concentre sur la digitalisation des services financiers pour toucher un public plus large. Elle propose des solutions de crédit rapide et des services de transfert d’argent accessibles via des plateformes mobiles. Crédit CASH est reconnue pour son engagement en faveur de l’inclusion financière des jeunes et des travailleurs informels, ainsi que pour son soutien aux initiatives entrepreneuriales dans les secteurs émergents.

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