Taxis-Motos – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sun, 13 Sep 2026 18:28:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Taxis-Motos – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Labé : un conducteur de moto-taxi tué par balle à Gonkou, sa moto emportée https://planete7.info/labe-un-conducteur-de-moto-taxi-tue-par-balle-a-gonkou-sa-moto-emportee/ Sun, 13 Sep 2026 18:28:49 +0000 https://planete7.info/?p=63695 Un conducteur de moto-taxi a été retrouvé mort, atteint par balle, dans la soirée du samedi 12 septembre 2026, à Kalimmasso, un secteur relevant du district de Gonkou, dans la commune rurale de Hafia, préfecture de Labé. Sa moto aurait été emportée par les présumés assaillants. La victime, identifiée sous le nom d’Alpha Sow, serait […]]]>

Un conducteur de moto-taxi a été retrouvé mort, atteint par balle, dans la soirée du samedi 12 septembre 2026, à Kalimmasso, un secteur relevant du district de Gonkou, dans la commune rurale de Hafia, préfecture de Labé. Sa moto aurait été emportée par les présumés assaillants.

La victime, identifiée sous le nom d’Alpha Sow, serait originaire de Missidé Tiga, dans la sous-préfecture de Kalan. Selon les premiers témoignages recueillis, le conducteur aurait reçu une balle au niveau du cou. Les circonstances exactes de cette attaque demeurent toutefois inconnues.

Joint au téléphone ce dimanche 13 septembre, Ousmane Bah, vice-président de la jeunesse de Gonkou et responsable syndical dans le secteur des taxis-motos, explique avoir été informé du drame alors qu’il se trouvait à Labé.

« Dès que j’ai été informé, je me suis rendu sur les lieux pour vérifier les faits », rapporte-t-il.

À son arrivée, il affirme avoir découvert le corps de la victime, qui portait un gilet du SIFOG identifié par le numéro 12164. Ce détail a permis d’orienter les démarches d’identification auprès des responsables syndicaux du secteur des taxis-motos à Labé.

Alertés, les services de sécurité de la commune de Hafia se sont rendus sur les lieux pour procéder aux premiers constats. La Protection civile et la Croix-Rouge ont également été mobilisées avant le transfert du corps à la morgue.

D’après Ousmane Bah, Alpha Sow était marié et père de trois enfants.

À ce stade, l’identité des présumés auteurs, le mobile du crime ainsi que les circonstances précises de l’homicide n’ont pas encore été établis.

Une enquête devrait permettre de faire la lumière sur cette attaque, de déterminer les circonstances dans lesquelles le conducteur a été tué et de retrouver les responsables présumés.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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Fin d’année à N’Zérékoré : les taxis-motos au cœur de l’effervescence et de la précarité https://planete7.info/fin-dannee-a-nzerekore-les-taxis-motos-au-coeur-de-leffervescence-et-de-la-precarite/ Fri, 26 Dec 2025 22:36:03 +0000 https://planete7.info/?p=49998 À l’approche des fêtes de fin d’année, les rues de N’Zérékoré, notamment dans le quartier Dorota, vibrent au rythme d’une intense activité commerciale et sociale. Au centre de cette effervescence urbaine, les taxis-motos, communément appelés jakarta, assurent l’essentiel des déplacements quotidiens, devenant plus que jamais indispensables à la vie locale. De l’aube jusque tard dans […]]]>

À l’approche des fêtes de fin d’année, les rues de N’Zérékoré, notamment dans le quartier Dorota, vibrent au rythme d’une intense activité commerciale et sociale. Au centre de cette effervescence urbaine, les taxis-motos, communément appelés jakarta, assurent l’essentiel des déplacements quotidiens, devenant plus que jamais indispensables à la vie locale.

De l’aube jusque tard dans la nuit, ces engins à deux roues sillonnent sans relâche les artères de la ville, transportant clients pressés, commerçants, familles en visite et fêtards. Pour les conducteurs, cette période est synonyme d’une hausse notable de la demande, et donc d’un espoir d’amélioration des revenus.
« Pendant les fêtes, il y a beaucoup plus de courses, surtout le soir. Mais le carburant coûte cher et la fatigue est énorme », confie Gardey Zoumah, taxi-motard à N’Zérékoré. Derrière l’animation apparente, la pression économique demeure constante.

Insécurité : l’ombre qui plane sur la fête
Cette opportunité saisonnière est toutefois assombrie par une réalité préoccupante : l’insécurité croissante. Ces derniers mois, plusieurs conducteurs ont été victimes d’agressions, parfois mortelles, sur les axes périphériques et les routes peu éclairées.
« Chaque fin d’année, les attaques se multiplient. Nous avons récemment perdu un collègue, assassiné sur la route de Gono alors qu’il rentrait d’une course », témoigne, sous anonymat, un responsable syndical local. Un drame qui a profondément marqué la corporation et ravivé les craintes liées aux déplacements nocturnes.
La peur est désormais une compagne silencieuse du quotidien des conducteurs, contraints de travailler tard pour répondre à la demande accrue.

Nouvelles règles, nouvelles inquiétudes
À ces risques s’ajoutent les nouvelles exigences réglementaires imposées par les autorités. Depuis fin novembre 2025, le permis de conduire moto est devenu officiellement obligatoire pour exercer le métier, conformément à une décision du ministère des Transports visant à réduire les accidents et à professionnaliser le secteur.

Mais le coût du document, fixé à environ 800 000 francs guinéens, suscite une vive inquiétude parmi les conducteurs.
« C’est une somme énorme pour nous. Beaucoup n’ont pas les moyens de payer, surtout dans un contexte où les revenus restent instables », déplore Moussa Traoré, taxi-motard.
Entre routes dégradées, insécurité nocturne et contraintes administratives, les conditions de travail demeurent particulièrement difficiles.
« On sort tôt, on rentre tard. Le danger est toujours là, surtout la nuit, mais on est obligé de travailler pour pouvoir fêter comme tout le monde », confie Souleymane, conducteur depuis cinq ans.

Un service indispensable pour les usagers
Malgré ces défis, les taxis-motos restent un pilier incontournable de la mobilité urbaine. Pour les habitants, ils représentent souvent le moyen de transport le plus rapide, voire le seul accessible.
« Sans les taxis-motos, il serait presque impossible de se déplacer pendant cette période », affirme Jacqueline, commerçante à Dorota.
Entre espoir et vulnérabilité

En cette fin d’année en Guinée forestière, les taxis-motos incarnent à la fois une opportunité économique et une réalité marquée par la précarité. Indispensables au fonctionnement de la ville, leurs conducteurs poursuivent leur activité entre espoir de gains, peur de l’insécurité et adaptation à de nouvelles règles, contribuant ainsi, dans l’ombre, à la dynamique festive de N’Zérékoré.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Mamou : l’inspecteur régional des Transports dénonce “l’anarchie” dans la conduite des taxis-motos et appelle à une sécurité routière durable https://planete7.info/mamou-linspecteur-regional-des-transports-denonce-lanarchie-dans-la-conduite-des-taxis-motos-et-appelle-a-une-securite-routiere-durable/ Fri, 10 Oct 2025 09:02:27 +0000 https://planete7.info/?p=47043 Au terme de la troisième session ordinaire de l’exécutif communal de Mamou, tenue ce jeudi 9 octobre 2025 dans la salle de délibération de la mairie, l’inspecteur régional des Transports, Oumar Bary, a livré un diagnostic sans complaisance de la situation du transport urbain et interurbain dans la région. Dans son allocution empreinte de lucidité, […]]]>

Au terme de la troisième session ordinaire de l’exécutif communal de Mamou, tenue ce jeudi 9 octobre 2025 dans la salle de délibération de la mairie, l’inspecteur régional des Transports, Oumar Bary, a livré un diagnostic sans complaisance de la situation du transport urbain et interurbain dans la région. Dans son allocution empreinte de lucidité, il a mis en lumière les dérives constatées sur les routes et proposé des mesures concrètes pour y remédier.

« Aujourd’hui, on constate une certaine anarchie dans la conduite, surtout chez les conducteurs de taxis-motos, mais également chez certains chauffeurs de camions », a-t-il alerté d’emblée, pointant du doigt l’indiscipline et le non-respect du Code de la route. Selon lui, cette situation met gravement en péril la sécurité des piétons, particulièrement aux abords des écoles.

Pour y faire face, plusieurs actions ont déjà été engagées en collaboration avec la mairie : l’installation de podiums et d’abris de sécurité aux heures de pointe, ainsi que la présence d’agents régulateurs dans les zones sensibles. « Au rond-point de Luna, un policier gère désormais la circulation, tandis qu’à l’école Cabral, des agents aident les enfants à traverser en toute sécurité », a précisé l’inspecteur.

Oumar Bary a également annoncé un projet d’installation de passages cloutés devant certaines écoles pour renforcer la sensibilisation des usagers et instaurer une culture de prudence sur les routes. « La sécurité routière est un travail de longue haleine. La route doit parler aux usagers, c’est-à-dire qu’elle doit être aménagée et signalée de manière à prévenir les comportements dangereux », a-t-il insisté.

Abordant la question de la gestion de la gare ferroviaire de Mamou, l’inspecteur n’a pas caché son inquiétude face à l’occupation anarchique du site. « Ce patrimoine du ministère des Transports, géré par la Direction nationale du chemin de fer, est aujourd’hui envahi sans autorisation par des particuliers ou des structures publiques. Des conteneurs y sont installés sans contrôle, entraînant des pertes de recettes pour la commune », a-t-il déploré.

En réponse, il a annoncé une campagne d’identification et d’organisation des occupants, non pas pour les déloger brutalement, mais pour permettre au ministère de mieux administrer le domaine. « Ce n’est pas une question de dégager les gens, mais de savoir qui occupe quoi, afin d’assainir la gestion du site », a-t-il expliqué.

Pour conclure, Oumar Bary a tenu à rappeler que la sécurité routière commence par la responsabilité individuelle. « Quand on conduit une moto, il faut penser à ceux qu’on transporte, éviter les surcharges, surtout avec des enfants. Un accident ne prévient jamais », a-t-il averti, appelant à une prise de conscience collective pour faire de Mamou une ville modèle en matière de sécurité et de discipline routières.

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info 

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Labé étouffe sous l’anarchie routière : vendeurs et taxis-motos dictent la loi https://planete7.info/labe-etouffe-sous-lanarchie-routiere-vendeurs-et-taxis-motos-dictent-la-loi/ Mon, 12 May 2025 22:23:07 +0000 https://planete7.info/?p=41489 L’occupation illégale et désordonnée de la chaussée, véritable fléau urbain, continue de prendre de l’ampleur en Guinée. Loin d’être un phénomène isolé à la capitale Conakry, cette pratique s’est généralisée dans plusieurs grandes villes du pays, au mépris des règles de sécurité et de la fluidité de la circulation. À Labé, par exemple, où un […]]]>

L’occupation illégale et désordonnée de la chaussée, véritable fléau urbain, continue de prendre de l’ampleur en Guinée. Loin d’être un phénomène isolé à la capitale Conakry, cette pratique s’est généralisée dans plusieurs grandes villes du pays, au mépris des règles de sécurité et de la fluidité de la circulation.

À Labé, par exemple, où un reporter de Planète7.info s’est récemment rendu, le constat est sans appel : la commune urbaine est littéralement prise d’assaut par des vendeurs à la sauvette et des conducteurs de taxis-motos qui occupent sans retenue carrefours, trottoirs et abords de routes. Cette situation engendre non seulement une anarchie totale, mais aussi des embouteillages monstres et parfois des accidents, faute de visibilité et de passage dégagé.

Le marché central de Labé illustre parfaitement cette dérive. Difficile, voire impossible, d’y circuler aisément tant les étals improvisés débordent sur la voie publique. Tout cela se déroule pourtant au vu et au su des autorités locales et administratives, souvent impuissantes, parfois complaisantes.

Un commerçant rencontré sur place, qui a requis l’anonymat, confie que « des tentatives de réorganisation sont parfois entreprises par les autorités, mais elles sont rapidement sabotées par le refus catégorique des marchandes de libérer les emplacements illégaux ». Résultat : un statu quo dangereux s’installe, alimenté par l’indifférence et le manque de sanctions effectives.

Face à cette occupation incontrôlée de l’espace public, une question cruciale s’impose : jusqu’à quand tolérer cette anarchie qui met en péril l’ordre urbain, la sécurité des citoyens et l’image même de nos villes ? À l’heure où les défis de gouvernance urbaine sont plus pressants que jamais, il est temps d’agir avec rigueur, responsabilité et détermination.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Nzérékoré : Un taxis-motard assassiné par un faux client  https://planete7.info/nzerekore-un-taxis-motard-assassine-par-un-faux-client/ Wed, 26 Feb 2025 18:32:09 +0000 https://planete7.info/?p=38735 L’insécurité continue de gagner du terrain à N’Zérékoré, ciblant particulièrement les conducteurs de taxis-motos. Dans la soirée du mardi 25 février 2025, aux environs de 20h30, un taximotard d’une trentaine d’années a été froidement assassiné au quartier Gbagana, dans la commune urbaine. La victime, Ibrahima Barry, marié et père d’un enfant, a succombé à ses […]]]>

L’insécurité continue de gagner du terrain à N’Zérékoré, ciblant particulièrement les conducteurs de taxis-motos. Dans la soirée du mardi 25 février 2025, aux environs de 20h30, un taximotard d’une trentaine d’années a été froidement assassiné au quartier Gbagana, dans la commune urbaine. La victime, Ibrahima Barry, marié et père d’un enfant, a succombé à ses blessures après avoir été attaquée à l’arme blanche par un individu qui s’était fait passer pour un client.

Selon les témoignages recueillis, le drame s’est déroulé alors qu’Ibrahima Barry tentait de réunir sa recette journalière. Son neveu, Bah Ibrahima, est revenu sur les circonstances de cette tragédie : « Hier, après la prière, nous étions en train de regarder un match. Mon oncle était assis à côté de nos motos lorsqu’un passager lui a demandé une course vers Gbagana. Un peu plus tard, nous l’avons retrouvé grièvement blessé, sa chemise enroulée autour du cou pour tenter d’arrêter l’hémorragie. Il a réussi à rejoindre la maison de son frère avant d’être évacué à l’hôpital. Sur place, nous avons cherché des donneurs de sang de son groupe sanguin, mais malgré une transfusion, il a fini par succomber à ses blessures. »

Sur les lieux du crime, plusieurs indices ont été découverts : une salade, un sachet d’eau, une paire de lunettes et des écouteurs. Des éléments qui laissent penser que l’agresseur avait prémédité son acte.

Ce drame vient s’ajouter à une série de violences qui frappent les taximotards de la ville. Bah Ibrahima exprime sa profonde inquiétude face à cette recrudescence des attaques : « Il y a deux mois, l’un de nos frères a été assassiné dans les mêmes circonstances. Aujourd’hui, c’est mon oncle qui est tombé sous les coups d’un meurtrier qui avait minutieusement préparé son coup. Nous, les conducteurs de taxis-motos, sommes vraiment inquiets pour notre sécurité. Nous demandons à l’État de prendre des mesures urgentes pour protéger la population. »

Malgré les tentatives d’obtenir la version du médecin légiste, aucune information n’a été obtenue sur l’autopsie de la victime. Ibrahima Barry laisse derrière lui une veuve en fin de grossesse et un enfant qui grandira sans son père.

Alors que l’émotion est encore vive dans la communauté, cette tragédie relance le débat sur l’urgence de renforcer la sécurité dans la commune urbaine de N’Zérékoré.

Pépé Blaise Théa correspondant de N’Zérékoré pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : Un jeune conducteur de moto-taxi froidement assassiné sur la route de Gono  https://planete7.info/nzerekore-un-jeune-conducteur-de-moto-taxi-froidement-assassine-sur-la-route-de-gono/ Thu, 21 Nov 2024 18:31:55 +0000 https://planete7.info/?p=35012 Le secteur des taxis-motos dans la préfecture de N’Zérékoré est une fois de plus enduillé. Ce jeudi 20 novembre 2024, aux environs de midi, un jeune conducteur de moto-taxi, dont l’identité reste inconnue, a été brutalement assassiné par des individus non identifiés sur la route de Gono, un village situé à 12 kilomètres du chef- […]]]>

Le secteur des taxis-motos dans la préfecture de N’Zérékoré est une fois de plus enduillé. Ce jeudi 20 novembre 2024, aux environs de midi, un jeune conducteur de moto-taxi, dont l’identité reste inconnue, a été brutalement assassiné par des individus non identifiés sur la route de Gono, un village situé à 12 kilomètres du chef- lieu de la sous-préfecture de Bounouma

Selon les informations recueillies, les agresseurs auraient contraint la victime à se rendre dans ce village reculé. C’est en chemin que ces derniers ont exécuté leur macabre dessein. Aboubacar Sidiki Fofana, administrateur d’une coopérative de taxis-motos, revient sur les circonstances de ce drame : « Nous avons été informés aux alentours de 13h30 qu’un de nos conducteurs avait été assassiné par des bandits. Une fois sur les lieux, nous avons constaté qu’il avait été déplacé par ses agresseurs jusqu’au village de Gono, une zone peu privilégiée et connue pour son insécurité. Après une lutte acharnée, ces individus l’ont égorgé avant de s’emparer de sa moto. »

Selon Sidiki Fofana, des traces de lutte étaient visibles sur les lieux du crime, témoignant de la résistance héroïque du jeune conducteur face à ses assaillants.

Le drame de ce jour n’est pas un cas isolé. D’après le syndicat des taxis-motos, les agressions visant leurs membres augmentent à l’approche des fêtes de fin d’année. « Depuis le début de novembre, nous avons enregistré plus de cinquante vols de motos. C’est le deuxième assassinat en quelques semaines, sans compter les nombreux cas de blessures graves que nous recensons régulièrement », précise Sidiki.

Face à la recrudescence de ces attaques, Aboubacar Sidiki Fofana interpelle les autorités pour une meilleure sécurisation des conducteurs de taxis-motos : « Nous sollicitons l’appui de l’État pour protéger nos vies et nos moyens de transport, devenus la cible privilégiée des malfrats. Nous appelons également à une collaboration étroite avec la population pour signaler rapidement tout acte suspect. »

 

Le responsable syndical recommande par ailleurs à ses collègues de s’enregistrer auprès des bureaux des syndicats avant toute sortie hors de la ville afin d’assurer leur identification et leur suivi.

Pour l’heure, le corps de la victime a été transporté à l’hôpital régional de N’Zérékoré pour les besoins de l’enquête. Pendant ce temps, l’ensemble des conducteurs de taxis-motos de la région vit dans la peur et appelle à des actions concrètes pour mettre fin à cette spirale de violence.

Ce drame relance le débat sur la sécurité des routes secondaires en Guinée, où la vulnérabilité des acteurs économiques, tels que les taxis-motos, reste un défi majeur pour les autorités locales.

 

Pépé Blaise Théa pour Planete7.info 

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