Syndicats – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 25 Sep 2026 15:27:38 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Syndicats – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Rentrée scolaire : la menace de grève inquiète, les acteurs appellent au dialogue https://planete7.info/rentree-scolaire-la-menace-de-greve-inquiete-les-acteurs-appellent-au-dialogue/ Fri, 25 Sep 2026 15:27:38 +0000 https://planete7.info/?p=64655 À moins de deux semaines de la rentrée scolaire, prévue le 5 octobre 2026, l’incertitude plane sur le démarrage effectif des cours en Guinée. La menace d’une grève des enseignants suscite des inquiétudes au sein des établissements scolaires, alors que parents, élèves et responsables d’écoles s’activent pour préparer la nouvelle année scolaire. Face au risque […]]]>

À moins de deux semaines de la rentrée scolaire, prévue le 5 octobre 2026, l’incertitude plane sur le démarrage effectif des cours en Guinée. La menace d’une grève des enseignants suscite des inquiétudes au sein des établissements scolaires, alors que parents, élèves et responsables d’écoles s’activent pour préparer la nouvelle année scolaire. Face au risque d’une perturbation du calendrier, plusieurs responsables d’établissements appellent les autorités et les organisations syndicales à privilégier le dialogue et la négociation.

À Conakry, les préparatifs se poursuivent dans les établissements scolaires à l’approche de la reprise des cours. Mais derrière cette mobilisation, la perspective d’un éventuel mouvement de grève vient assombrir les préparatifs. Des responsables scolaires redoutent notamment les conséquences d’un arrêt des cours sur les élèves et les familles, particulièrement celles disposant de moyens limités.

Au Groupe scolaire La Sphère, le proviseur Therno Mamadou Oury Sané estime qu’une grève dès le début de l’année scolaire pourrait compromettre le bon démarrage des cours. Il encourage les différentes parties à privilégier les discussions pour parvenir à un compromis.

« Cela va impacter négativement la rentrée scolaire. Moi, je pense qu’au lieu d’aller en grève, il faut aller vers les pourparlers. Il faut s’entendre autour de quelque chose pour pouvoir trouver une piste de solutions », affirme-t-il.

Pour le proviseur, un éventuel boycott de la rentrée ne serait bénéfique pour aucune des parties, notamment les élèves, les parents et les enseignants contractuels en attente d’une intégration dans la fonction publique.

« Boycotter une rentrée scolaire n’arrange ni les parents, ni les élèves, ni les enseignants contractuels qui cherchent à intégrer la fonction publique, ni même les syndicats eux-mêmes », souligne-t-il.

Therno Mamadou Oury Sané rappelle également la place des organisations syndicales dans les discussions entre les enseignants et les autorités. Il les invite à privilégier la négociation et à s’appuyer sur les engagements déjà pris entre les différentes parties.

« Nous le savons, les syndicats sont des partenaires directs, ou des interlocuteurs directs, entre la base et les autorités. Donc, moi, je pense qu’il faut aller vers le dialogue, respecter le protocole d’accord entre les syndicats et les autorités guinéennes », ajoute-t-il.

 

Même appel au compromis au Groupe scolaire Les Nouveaux Horizons. Pour le directeur des études, Mohamed Fidel Camara, les revendications portées par les enseignants doivent être entendues, mais leur prise en compte ne devrait pas conduire à une interruption des cours.

« Comme tout autre acteur, on comprend très bien les syndicalistes qui sont dans leur raison, parce qu’il n’y a pas une cause sans raison, ni un problème sans raison. Pour moi, nos collègues enseignants syndiqués sont dans leur plein droit de revendiquer leur dû », explique-t-il.

Il demande toutefois à l’État d’engager rapidement des discussions avec les organisations syndicales afin d’éviter que la rentrée ne soit perturbée.

« Tout ce que nous pouvons dire, c’est de demander à l’État de les accompagner, de les faire comprendre et de les appeler autour de la table pour que cette grève annoncée ne paralyse pas le début de la rentrée scolaire en République de Guinée », plaide-t-il.

Pour Mohamed Fidel Camara, les précédentes crises sociales ont déjà lourdement affecté la continuité des enseignements en Guinée. Il appelle donc les autorités à prendre en considération les revendications des enseignants afin d’éviter une nouvelle interruption des cours dès le début de l’année scolaire.

« Dans les années précédentes, nous avons beaucoup souffert de ces différentes grèves et manifestations », témoigne-t-il.

Le directeur des études insiste sur la nécessité de parvenir à une solution avant le 5 octobre.

« Il faut que l’État veille à ces différentes réclamations pour que nous n’arrivions pas à ce que les cours ne soient pas donnés à partir du 5 octobre prochain », insiste-t-il.

Il invite également les enseignants à mesurer les conséquences d’une éventuelle grève sur les élèves, dont certains ont déjà passé plusieurs mois loin des salles de classe.

« Nous demandons à nos collègues enseignants, qui sont dans leur plein droit, de voir la situation des parents, surtout des élèves qui sont restés à la maison durant beaucoup de mois. À l’entame des cours, si on dit que les cours ne seront pas normaux, ça serait un peu difficile », estime-t-il.

Une nouvelle interruption des cours pourrait, selon lui, toucher davantage les établissements publics et les familles les moins nanties.

« Si cette grève s’annonce, ce sont surtout les établissements publics qui en seront victimes, surtout les élèves dont les parents, parfois, n’ont pas les moyens », prévient-il.

À quelques jours de la rentrée, la balle reste donc dans le camp des différentes parties prenantes. Alors que les établissements se préparent à accueillir les élèves le 5 octobre, responsables scolaires et acteurs de l’éducation misent sur les négociations pour éviter une nouvelle perturbation du calendrier scolaire. L’enjeu, au-delà du bras de fer entre autorités et syndicats, reste la continuité des apprentissages pour les élèves.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Rentrée scolaire en Guinée : le SNE, le SLECG et la FSPE menacent de reprendre la grève https://planete7.info/rentree-scolaire-en-guinee-le-sne-le-slecg-et-la-fspe-menacent-de-reprendre-la-greve/ Mon, 21 Sep 2026 17:33:00 +0000 https://planete7.info/?p=64394 À l’approche de la rentrée scolaire, le climat se tend davantage dans le secteur de l’éducation en Guinée. Le Syndicat national de l’éducation (SNE), le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) et la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) ont, au cours d’un point de presse, mis en garde le gouvernement contre […]]]>

À l’approche de la rentrée scolaire, le climat se tend davantage dans le secteur de l’éducation en Guinée. Le Syndicat national de l’éducation (SNE), le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) et la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) ont, au cours d’un point de presse, mis en garde le gouvernement contre une éventuelle reprise de la grève si leurs principales revendications ne sont pas satisfaites avant l’ouverture des classes.

Réunis au sein de l’intersyndicale de l’éducation, les trois organisations syndicales réclament notamment le respect des engagements pris par les autorités dans le cadre du protocole d’accord conclu avec le gouvernement. Elles demandent également l’intervention des institutions chargées du dialogue social afin de débloquer plusieurs dossiers qu’elles jugent prioritaires.

Parmi les principales doléances figure le déblocage des salaires d’anciens enseignants, dont certains seraient suspendus depuis 2023. L’intersyndicale réclame également la régularisation administrative des enseignants ayant changé de grade après des formations dans les Écoles normales d’instituteurs (ENI) ou à l’université.

Les syndicats dénoncent notamment la lenteur du traitement de ces dossiers au niveau de la Fonction publique et demandent leur aboutissement dans les meilleurs délais.

Autre point de crispation : la situation des anciens contractuels de l’éducation. L’intersyndicale exige l’application des dispositions prévues dans le protocole d’accord, notamment l’engagement direct des anciens contractuels biométrisés, sans obligation de repasser un concours.

Elle demande également une réévaluation de la situation des anciens contractuels non retenus, en tenant compte de leur expérience acquise en classe. Pour ceux de Conakry, les syndicats réclament l’organisation d’un concours pratique de classe avec un traitement prioritaire, conformément aux engagements pris.

L’intersyndicale dénonce par ailleurs la lenteur des travaux de la commission chargée du suivi des engagements du gouvernement. Selon les syndicats, cette structure travaille depuis plusieurs mois sans parvenir à des résultats concrets sur plusieurs dossiers.

À cela s’ajoute une autre exigence : la signature du statut particulier de l’éducation avant la rentrée scolaire. Les organisations syndicales demandent également la prise en compte de la prime de fonction destinée aux hauts responsables du département de l’Éducation.

Prenant la parole lors du point de presse, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, a appelé les autorités en charge du dialogue social à intervenir rapidement afin de trouver une issue aux revendications formulées.

« J’invite les autorités chargées du maintien du dialogue social, qui sont responsables de la préservation du climat de paix sociale, à intervenir pour que tous ces points soient satisfaits avant l’ouverture des classes », a-t-il déclaré.

Le responsable syndical a également réagi à l’appel de la ministre de l’Éducation nationale, qui souhaite une rentrée scolaire apaisée. Pour Aboubacar Soumah, la responsabilité de cette situation incombe désormais au gouvernement.

« Lorsque la ministre de l’Éducation nous demande une rentrée paisible, la balle n’est pas dans le camp de l’intersyndicale de l’éducation. Ce n’est pas à nous, c’est au gouvernement, qui est responsable de la préservation de ce climat de paix », a-t-il soutenu.

Le secrétaire général du SLECG est ensuite allé plus loin en évoquant explicitement une possible reprise de la grève.

« Si le gouvernement ne respecte pas ses engagements d’ici l’ouverture des classes, alors il n’y aura pas d’ouverture apaisée. Si nous ne sommes pas satisfaits, nous allons passer à la vitesse supérieure et reprendre la grève qui n’était que suspendue. Il n’y aura pas d’ouverture », a-t-il averti.

À quelques jours de la reprise des cours, cette sortie de l’intersyndicale fait planer une nouvelle incertitude sur le démarrage effectif de l’année scolaire. Le SNE, le SLECG et la FSPE appellent leurs membres à rester mobilisés autour de ce qu’ils présentent comme un « combat légitime et républicain ».

La balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui devra apporter des réponses aux différentes revendications formulées par les syndicats avant l’ouverture des classes.

À défaut d’avancées concrètes, l’intersyndicale prévient qu’elle pourrait mettre fin à la suspension de son mouvement de grève, faisant ainsi peser une menace sur le déroulement de la rentrée scolaire.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Guinée : le SNE brandit la menace d’une reprise de la grève dès le 5 janvier https://planete7.info/guinee-le-sne-brandit-la-menace-dune-reprise-de-la-greve-des-le-5-janvier/ Fri, 02 Jan 2026 00:24:52 +0000 https://planete7.info/?p=50179 Alors que le climat social dans le secteur éducatif semblait s’apaiser après la signature d’un accord entre le gouvernement et le Syndicat libre des enseignants de Guinée (SLEG), le Syndicat national de l’éducation (SNE) affiche une position radicalement opposée. L’organisation syndicale rejette en bloc le compromis conclu et annonce une possible reprise de la grève […]]]>

Alors que le climat social dans le secteur éducatif semblait s’apaiser après la signature d’un accord entre le gouvernement et le Syndicat libre des enseignants de Guinée (SLEG), le Syndicat national de l’éducation (SNE) affiche une position radicalement opposée. L’organisation syndicale rejette en bloc le compromis conclu et annonce une possible reprise de la grève à partir du 5 janvier 2026.

Dans une déclaration largement relayée par Guineematin.com, le secrétaire général du SNE, Michel Pepe Balamou, estime que l’accord signé ne répond en rien aux revendications fondamentales des enseignants et dénonce une marginalisation de son syndicat dans les négociations.

Selon lui, la situation des enseignants reste alarmante. « Nos aînés sont envoyés à la retraite après quarante ans de service sans bénéficier d’un toit. Des enseignants ont leurs salaires bloqués depuis plus de deux ans, tandis que d’autres vivent séparés de leurs familles depuis huit ans, faute d’arrêté d’engagement », a-t-il déclaré.

Le SNE pointe également du doigt le recrutement jugé « arbitraire » de 1 615 agents à la fonction publique en octobre 2025. Une décision que le syndicat considère comme profondément injuste à l’égard des enseignants contractuels, qui espéraient une intégration prioritaire après plusieurs années de service.

Se voulant ferme, Michel Pepe Balamou rappelle que le SNE avait fait preuve de retenue dans un contexte national sensible. « Par responsabilité sociale, nous avons renoncé au boycott des examens nationaux et suspendu notre mot d’ordre de grève à la veille de l’élection présidentielle. Mais aujourd’hui, trop c’est trop », a-t-il averti.

À quelques jours de l’échéance annoncée, le climat demeure tendu entre les autorités et le SNE. Le syndicat exige des mesures concrètes et immédiates concernant l’amélioration des conditions de travail, la régularisation du statut des enseignants contractuels et le respect des engagements financiers de l’État. À défaut, il prévient qu’un nouveau mouvement de grève pourrait paralyser le système éducatif guinéen dans les prochains jours.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Nouvelle Convention Collective des Mines : Une Avancée Historique pour les Droits des Travailleurs en Guinée https://planete7.info/nouvelle-convention-collective-des-mines-une-avancee-historique-pour-les-droits-des-travailleurs-en-guinee/ Fri, 14 Feb 2025 23:25:47 +0000 https://planete7.info/?p=38193 La République de Guinée a franchi une étape décisive ce vendredi 14 février 2025 avec la signature de la convention collective des mines, carrières, industries minières et assimilées. Cet accord historique, fruit de 15 mois de négociations acharnées, vise à renforcer les droits des travailleurs tout en garantissant un cadre stable et compétitif pour les […]]]>

La République de Guinée a franchi une étape décisive ce vendredi 14 février 2025 avec la signature de la convention collective des mines, carrières, industries minières et assimilées. Cet accord historique, fruit de 15 mois de négociations acharnées, vise à renforcer les droits des travailleurs tout en garantissant un cadre stable et compétitif pour les employeurs du secteur.

Dans une salle comble du Palais du Peuple, les principaux acteurs du monde du travail, représentants syndicaux, patronat et autorités gouvernementales  ont unanimement salué cette convention comme un modèle de dialogue social réussi.

Dans son discours, le président du Mouvement Syndical Guinéen a insisté sur le caractère incontournable de cette convention collective, qui s’inscrit aussi bien dans le droit du travail guinéen que dans la législation internationale du travail.
« Après la signature de la présente convention collective révisée, elle sera le référentiel auquel tous les acteurs du secteur seront soumis, sans exception. Le dialogue social en entreprise et dans les secteurs professionnels est un pilier essentiel pour garantir la paix sociale, le bien-être des travailleurs et la croissance des entreprises. »

Il a salué l’implication du gouvernement dans la médiation entre les syndicats et le patronat, ainsi que la volonté commune d’aboutir à une réforme équilibrée.

Présent lors de la cérémonie, Mohamed Ouattara, Inspecteur Général du Travail, a détaillé les points fondamentaux abordés par cette convention, insistant sur les avancées majeures pour les travailleurs et les employeurs : « Cette convention que nous signons aujourd’hui traite de plusieurs sujets essentiels. Tout d’abord, les droits syndicaux et la liberté d’opinion, car nous savons l’importance du mouvement syndical dans l’histoire de notre pays et dans son avenir. Les travailleurs ont désormais le droit de s’associer librement et d’agir pour la défense de leurs intérêts professionnels. Ensuite, nous avons consacré un volet important au dialogue social, qui a joué un rôle clé dans ces négociations. »

Évoquant les aspects réglementaires, il a ajouté : « La convention traite également du droit de grève, en précisant les conditions d’exercice et les services minimums à assurer pour garantir la continuité du travail et la sécurité. Concernant le contrat de travail, nous avons intégré la loi sur le contenu local, en mettant l’accent sur la priorité d’embauche des Guinéens et des travailleurs licenciés pour raisons économiques ou de santé. La convention régule aussi les périodes d’essai, les engagements définitifs, ainsi que les conditions de licenciement et les indemnités de départ à la retraite. »

D’autres thématiques essentielles ont été abordées, notamment les conditions de travail et de salaire, l’application du principe « à travail égal, salaire égal », l’hygiène et la sécurité en milieu professionnel avec l’obligation pour les employeurs de fournir des équipements de protection individuelle, ainsi que la formation professionnelle et l’apprentissage.
« Un point important concerne la retraite, avec la fixation des conditions de départ et le paiement d’une indemnité conventionnelle. Cette convention apporte cinq grands changements majeurs, dont l’instauration d’une grille fixant le salaire de base minimum d’entrée dans le secteur. »

Ahmed Kanté, président de la Fédération des Employeurs des Mines et Carrières de Guinée (FEPAM-GUI), a quant à lui rappelé l’ampleur des discussions qui ont précédé cet accord : « Nous avons eu des heures et des heures de discussion, et aujourd’hui nous pouvons être fiers du résultat obtenu. Cette convention ouvre la voie à une amélioration progressive des revenus des employés du secteur minier et immobilier. Tous les cinq ans, de nouvelles discussions permettront d’apporter des ajustements pour garantir de meilleures conditions de travail. »

En saluant le travail de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI), il a insisté sur le fait que cette convention collective est assortie d’une grille salariale révisée, un élément fondamental pour les travailleurs.

De son côté, Ismaël Diakité, président de la Chambre des Mines de Guinée, a souligné la portée sociale et économique de cette signature, qu’il considère comme un véritable nouveau contrat social :  « Il ne s’agit pas d’une simple formalité. Ce texte place la dignité humaine, le respect du travailleur et la solidarité au cœur de notre modèle économique. Nous avons travaillé à garantir des conditions de travail dignes, équitables et protectrices, car un salaire ne doit pas seulement permettre de vivre, il doit être un levier d’épanouissement personnel et familial. »

Mettant en avant les négociations de plusieurs mois, il a évoqué l’importance de la catégorisation des travailleurs et des perspectives d’évolution professionnelle, afin de motiver les employés et d’assurer la stabilité du secteur.

Prenant la parole au nom de la CGE-GUI, Ansumane Kaba, a mis en avant l’importance du travail collaboratif qui a abouti à cet accord : « Cette convention collective est le fruit d’un dialogue social intense et constructif. Elle servira de modèle pour la structuration et la modernisation de notre économie, avec l’ambition de couvrir 16 autres secteurs à l’avenir. »

Il a annoncé la création d’une commission permanente de concertation, qui permettra aux acteurs de poursuivre le dialogue social de manière efficace et continue.


Enfin, Faya François Bourouno, ministre du travail et de la fonction publique, a salué cette initiative, qu’il considère comme un jalon essentiel dans la vision du gouvernement pour un développement économique durable et équitable : « Cette convention illustre parfaitement la volonté du Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, de placer le travail et le progrès social au cœur de l’agenda national. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme Simandou 2040, qui vise à faire de la Guinée une destination privilégiée pour les investissements étrangers. »

Avec cette signature, les acteurs du secteur minier guinéen s’engagent dans une nouvelle dynamique où la justice sociale, le respect des droits des travailleurs et la compétitivité des entreprises seront les maîtres-mots. Cette convention collective marque ainsi un tournant décisif pour le dialogue social en Guinée, avec la promesse d’un climat professionnel plus apaisé et d’un secteur mieux structuré pour affronter les défis économiques à venir.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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