suivi et évaluation – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 18 Sep 2026 09:10:25 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.5 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg suivi et évaluation – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Simandou 2040 : Djiba Diakité durcit le ton sur l’exécution et la levée des blocages https://planete7.info/simandou-2040-djiba-diakite-durcit-le-ton-sur-lexecution-et-la-levee-des-blocages/ Fri, 18 Sep 2026 09:10:25 +0000 https://planete7.info/?p=64161 Le message porté par Djiba Diakité, président du Comité stratégique de Simandou, s’inscrit désormais dans une nouvelle phase du Programme Simandou 2040 : celle de l’exécution. Réuni autour des principaux acteurs chargés de la mise en œuvre du programme, le Comité stratégique a consacré sa 11ᵉ session de suivi à l’état d’avancement de la première […]]]>

Le message porté par Djiba Diakité, président du Comité stratégique de Simandou, s’inscrit désormais dans une nouvelle phase du Programme Simandou 2040 : celle de l’exécution.

Réuni autour des principaux acteurs chargés de la mise en œuvre du programme, le Comité stratégique a consacré sa 11ᵉ session de suivi à l’état d’avancement de la première vague de projets le vendredi 11 septembre 2026. Au centre des échanges : le niveau réel d’implémentation, les difficultés rencontrées et les mesures nécessaires pour accélérer les réalisations.

Cette orientation marque une évolution dans la conduite de Simandou 2040. Après la phase de conception et de lancement, l’enjeu est désormais de transformer les orientations stratégiques en réalisations mesurables.

De l’ambition aux résultats

Le message de Djiba Diakité peut être résumé autour d’une exigence : l’exécution.

Le Comité stratégique a demandé aux agences chargées de la mise en œuvre de se concentrer sur l’avancement concret des projets et sur la résolution des difficultés qui ralentissent leur réalisation. Un agenda et un chronogramme doivent permettre de donner davantage de visibilité aux différentes étapes du programme.

Cette approche traduit une volonté de renforcer le pilotage par les résultats. Le débat n’est donc plus seulement de savoir quels projets sont prévus, mais de déterminer où ils en sont, ce qui les ralentit et quelle décision permet de les faire avancer.

La question sensible des blocages

C’est l’autre enseignement de cette intervention.

En demandant que soient identifiés et levés les « blocages » et les « goulots d’étranglement », le Comité stratégique place la coordination interministérielle au cœur de l’exécution.

Les projets de Simandou 2040 mobilisent en effet plusieurs administrations et agences. Leur réalisation suppose donc une articulation entre les secteurs concernés, les structures d’exécution, les mécanismes de financement et les partenaires techniques.

La réunion du 11 septembre a notamment associé la Delivery Unit, la Guinea Development Board (GDB), KPMG et plusieurs départements sectoriels, afin de faire le point sur l’avancement des projets.

Au-delà de la mine

L’autre dimension importante du discours concerne la nature même de Simandou 2040.

Le programme ne se présente pas uniquement comme un projet d’exploitation des ressources minières. Les travaux du Comité stratégique portent également sur les zones économiques spéciales, les agropoles, l’industrialisation et les mécanismes innovants de financement.

Cette architecture traduit l’ambition de faire du programme un cadre plus large de transformation économique.

La question centrale devient alors celle de la capacité de la Guinée à transformer les revenus, les infrastructures et les investissements liés au développement minier en activités économiques diversifiées.

2026-2030, première grande échéance

La première phase du programme constitue à cet égard une période déterminante. Les orientations communiquées par le Comité stratégique fixent comme objectif l’exécution intégrale des projets inscrits dans la première phase 2026-2030.

Cela place les structures d’exécution devant une obligation de rythme et de coordination.

Le véritable indicateur de progression de Simandou 2040 sera donc progressivement moins le volume des annonces que la matérialisation des projets sur le terrain.

Une nouvelle culture de pilotage ?

L’intervention de Djiba Diakité révèle finalement une volonté de faire évoluer le mode de pilotage du programme : davantage de suivi, de responsabilisation, de coordination et de résolution rapide des difficultés.

Le Comité stratégique, dont la mission officielle est d’orienter, valider et suivre l’exécution des projets et réformes de Simandou 2040, se trouve ainsi au centre de ce dispositif de pilotage.

Le prochain enjeu sera de mesurer cette volonté à l’aune des résultats : quels projets seront effectivement livrés, dans quels délais, avec quels financements et avec quels effets économiques et sociaux ?

C’est à cette épreuve de l’exécution que Simandou 2040 sera désormais confronté.

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