souveraineté numérique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 18 May 2026 17:41:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg souveraineté numérique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 100 jours au MCENI : Mourana Soumah pose les bases d’une Guinée numérique et souveraine https://planete7.info/100-jours-au-mceni-mourana-soumah-pose-les-bases-dune-guinee-numerique-et-souveraine/ Mon, 18 May 2026 17:39:12 +0000 https://planete7.info/?p=55717 Cent jours après sa nomination à la tête du Ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation (MCENI), Mourana Soumah affiche une ambition claire : faire du numérique un levier stratégique de souveraineté, de modernisation de l’État et de transformation économique de la Guinée. À l’occasion de la Journée mondiale des télécommunications et […]]]>

Cent jours après sa nomination à la tête du Ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation (MCENI), Mourana Soumah affiche une ambition claire : faire du numérique un levier stratégique de souveraineté, de modernisation de l’État et de transformation économique de la Guinée.

À l’occasion de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information, le ministre a présenté les premières actions engagées depuis son arrivée au département le 6 février dernier. Un exercice marqué par une volonté de rompre avec les « effets d’annonce » pour privilégier le diagnostic, l’organisation et les réformes de fond.

Dans un document intitulé « 100 jours d’actions pour une Guinée numérique et souveraine », le ministre retrace les grandes lignes d’un chantier qu’il inscrit dans la dynamique du programme Simandou 2040, considéré désormais comme la boussole stratégique du département.

« Notre mission ne consiste pas uniquement à construire des infrastructures ou déployer des technologies. Elle consiste avant tout à rapprocher les citoyens des opportunités, réduire les fractures et renforcer notre souveraineté », affirme Mourana Soumah.

Dès sa prise de fonction, le nouveau ministre dit avoir engagé une vaste tournée des structures relevant de son département afin d’évaluer les réalités du terrain. Directions techniques, projets numériques, infrastructures de télécommunications et médias publics ont été passés au crible dans le cadre d’une revue stratégique destinée à identifier les priorités.

Cette première phase a également permis la restructuration des équipes du nouveau MCENI ainsi que l’organisation d’un atelier stratégique consacré aux projets de la première vague du programme Simandou 2040. Une approche basée sur des objectifs opérationnels, des indicateurs de suivi et une culture de résultats, selon le département.

Parmi les avancées mises en avant figurent les discussions autour de l’opérationnalisation du Data Center National Tier III, présenté comme un actif stratégique pour la souveraineté numérique du pays.

Le ministère annonce aussi des études préliminaires pour l’extension du backbone national et la modernisation des infrastructures numériques, dans un contexte où près de 20 % du territoire restent confrontés aux zones blanches et grises.

Autre étape jugée majeure : la signature de l’accord MEDUSA visant à renforcer la résilience numérique de la Guinée grâce à une meilleure connectivité internationale.

Le gouvernement ambitionne d’ailleurs de passer d’un seul câble sous-marin à trois câbles internationaux à l’horizon 2030 afin de sécuriser et diversifier les connexions du pays.

Dans le cadre de la première vague du programme Simandou 2040, le MCENI affiche plusieurs objectifs structurants :

  • l’extension et la modernisation du backbone national ;
  • le déploiement de près de 1 000 points d’accès numériques en zones rurales ;
  • l’augmentation significative du taux de pénétration internet, actuellement estimé à 21 % ;
  • le renforcement de la formation des jeunes aux métiers du numérique et de l’innovation.

Le ministère insiste également sur la nécessité de développer le capital humain à travers le programme de Renforcement des Capacités à l’Usage du Numérique (RCUN), conduit avec l’ANSUTEN.

« Les infrastructures n’ont de valeur que si elles sont accompagnées des compétences humaines nécessaires », souligne le document.

Au-delà du numérique, les médias publics occupent une place importante dans cette feuille de route. Le ministère a notamment procédé à la pose de la première pierre du complexe Simandou TV et du futur siège combiné des médias publics.

Les travaux de modernisation des infrastructures de la RTG ont également été lancés, tandis que des missions d’évaluation des centres émetteurs et des radios rurales ont été menées à travers le pays.

Des équipements techniques et des moyens roulants ont par ailleurs été remis à plusieurs structures médiatiques afin d’améliorer le service public de l’information.

Durant ces cent premiers jours, le ministre Mourana Soumah a multiplié les contacts avec des partenaires techniques et financiers. Des missions stratégiques ont notamment été effectuées à Alger et Nairobi pour renforcer la coopération internationale dans les domaines du numérique et des télécommunications.

Le département affirme également avoir engagé des discussions avec plusieurs institutions, dont IFC, la Banque africaine de développement et le Fonds saoudien, en vue de mobiliser des financements pour les projets structurants.

Si le ministre reconnaît que « les défis restent grands », il estime néanmoins que ces premiers mois ont permis de poser les bases d’une nouvelle dynamique pour le secteur.

« Ces 100 jours ne constituent pas un bilan. Ils marquent simplement le début d’un chemin », conclut Mourana Soumah, qui promet de poursuivre les réformes pour bâtir une Guinée plus connectée, plus innovante et plus souveraine.

Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
55717
Technologies et souveraineté numérique : Bakaramoko Kaba appelle à une refonte urgente de la formation en Guinée https://planete7.info/technologies-et-souverainete-numerique-bakaramoko-kaba-appelle-a-une-refonte-urgente-de-la-formation-en-guinee/ Wed, 13 May 2026 15:52:56 +0000 https://planete7.info/?p=55408 Invité de l’émission « Face à Pathé », Bakaramoko Kaba a défendu une vision ambitieuse du développement numérique en Guinée. Entre souveraineté numérique, modernisation du système éducatif et formation des ingénieurs, le Directeur général d’AISAKA GROUP a plaidé pour une réforme profonde de l’enseignement afin de préparer la jeunesse guinéenne aux exigences des nouvelles technologies. […]]]>

Invité de l’émission « Face à Pathé », Bakaramoko Kaba a défendu une vision ambitieuse du développement numérique en Guinée. Entre souveraineté numérique, modernisation du système éducatif et formation des ingénieurs, le Directeur général d’AISAKA GROUP a plaidé pour une réforme profonde de l’enseignement afin de préparer la jeunesse guinéenne aux exigences des nouvelles technologies.

Au cours de cet entretien, Bakaramoko Kaba est revenu sur les origines de son entreprise, créée en 2018, ainsi que sur les défis auxquels le secteur numérique reste confronté en Guinée. Selon lui, AISAKA GROUP est né d’une volonté de transmettre aux jeunes Guinéens les opportunités technologiques auxquelles certains étudiants africains n’ont accès qu’à l’étranger.

« AISAKA Group naît d’un rêve, un rêve d’étudiant et un rêve de frère. L’idée était de reproduire en Guinée ce que nous avons eu la chance de découvrir ailleurs, afin de permettre aux jeunes Guinéens de bénéficier des nouvelles technologies de l’information », a-t-il expliqué.

Pour le responsable, le développement économique des États africains dépend désormais de leur capacité à construire une véritable souveraineté numérique. Celle-ci passe, selon lui, par la maîtrise des données nationales et par la formation de ressources humaines qualifiées.

« Le développement économique aujourd’hui ne peut se construire sans souveraineté numérique. Cela passe par le rapatriement de nos données, la formation des formateurs et celle des ingénieurs capables de gérer efficacement les données de la République de Guinée », a-t-il soutenu.

Bakaramoko Kaba a également dénoncé l’insuffisance des infrastructures technologiques dans les universités publiques guinéennes, qu’il considère comme un frein majeur à l’émergence du pays dans le domaine numérique.

« Nous ne disposons pas encore de laboratoires dignes de ce nom dans nos universités publiques. Dans plusieurs pays, les universités privées s’appuient sur les infrastructures publiques pour les travaux pratiques, alors qu’en Guinée, ces équipements font encore défaut », a regretté le Directeur général d’AISAKA GROUP.

Malgré ces difficultés, il estime que le retard technologique de la Guinée peut être rapidement réduit, à condition d’engager des réformes structurelles ambitieuses, notamment dans le système éducatif. Il préconise une pré-spécialisation dès le lycée afin de mieux orienter les élèves vers les filières techniques et scientifiques adaptées aux réalités du marché moderne.

Le patron d’AISAKA GROUP a aussi mis en avant l’importance des certifications internationales dans les métiers des technologies de l’information. Citant les programmes de Cisco, spécialisés dans les équipements réseaux, il a souligné leur portée universelle.

« Les certifications sont standardisées et reconnues à l’international. Une certification obtenue ici en Guinée peut être valorisée partout dans le monde », a-t-il affirmé.

Selon lui, ces formations offrent aux apprenants guinéens un accès au même contenu pédagogique que celui dispensé dans les grandes écoles et centres de formation à travers le monde.

« Le cours suivi en Guinée est exactement le même que celui enseigné aux États-Unis, au Japon, en France ou encore en Allemagne », a conclu Bakaramoko Kaba, convaincu que l’avenir numérique du pays dépendra de sa capacité à investir durablement dans la formation et l’innovation.

Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
55408
Reprise de MTN par l’État guinéen : les clés d’une relance durable selon l’ingénieur télécom Karano Diaby https://planete7.info/reprise-de-mtn-par-letat-guineen-les-cles-dune-relance-durable-selon-lingenieur-telecom-karano-diaby/ Mon, 15 Dec 2025 00:42:49 +0000 https://planete7.info/?p=49445 La reprise à 100 % de l’opérateur MTN par l’État guinéen marque un tournant majeur dans le secteur des télécommunications en Guinée. Pour décrypter les enjeux, les opportunités et les défis de cette décision stratégique, nous avons interrogé Karano Diaby, ingénieur télécom, expert en réseaux de télécommunications et chargé d’affaires fibre optique en France. Analyse […]]]>

La reprise à 100 % de l’opérateur MTN par l’État guinéen marque un tournant majeur dans le secteur des télécommunications en Guinée. Pour décrypter les enjeux, les opportunités et les défis de cette décision stratégique, nous avons interrogé Karano Diaby, ingénieur télécom, expert en réseaux de télécommunications et chargé d’affaires fibre optique en France. Analyse d’une nationalisation qui pourrait redessiner le paysage numérique guinéen.

Pour Karano Diaby, la reprise de MTN par l’État guinéen est avant tout une initiative salutaire. Elle permet non seulement de préserver des milliers d’emplois directs et indirects, mais aussi de maintenir l’activité des nombreuses entreprises sous-traitantes qui gravitent autour de l’opérateur.

« En tant que citoyen et professionnel du secteur, je suis reconnaissant. Cette décision évite la disparition d’un acteur majeur et protège un écosystème essentiel à l’économie nationale », affirme-t-il, saluant l’engagement du gouvernement.

Sur le plan des usages, cette reprise pourrait profondément bénéficier aux consommateurs. Selon l’ingénieur télécom, la pérennisation de MTN comme opérateur public solide renforcera la concurrence sur le marché.

« MTN pourra s’imposer comme un acteur clé, capable d’influencer positivement les coûts des services. Cela obligera les autres opérateurs à innover, à améliorer la qualité de leurs offres et à revoir leurs tarifs », explique-t-il.

Baisse des prix, amélioration de la qualité de service, diversification des solutions numériques et internet plus accessible : autant d’avantages attendus pour les usagers, à condition que l’entreprise soit gérée avec rigueur et vision.

Si l’acquisition est une étape importante, Karano Diaby insiste sur le fait que le véritable défi commence maintenant. Pour réussir, l’État guinéen devra rompre avec les pratiques du passé.

Il préconise une structuration claire, assortie d’objectifs chiffrés et de délais précis, ainsi qu’une fusion stratégique entre MTN et Guinée Télécom, qualifiée de « gouffre financier » après des dizaines de millions de dollars investis sans résultats probants.

Autre point crucial : la gouvernance.

« Il faut impérativement éviter les nominations à forte influence politique. Le secteur a besoin de compétences, pas de cadres politisés. Une équipe technique, compétente et orientée résultats est indispensable », souligne-t-il.

Pour assurer la durabilité financière de MTN, Karano Diaby propose d’accorder à l’opérateur un monopole partiel sur certains services à forte valeur ajoutée, notamment la digitalisation des services publics.

Il estime également que la gestion du réseau national de fibre optique devrait être confiée à MTN, avec un accès équitable pour les autres opérateurs. Une mesure qui permettrait d’accélérer le développement des infrastructures numériques, aujourd’hui freiné par un manque de moyens et d’expertise.

L’ingénieur télécom dessine une stratégie claire :

  • À court terme, finaliser les décrets et procédures administratives, mobiliser les ressources financières et mettre en place un recrutement strict basé sur la compétence.
  • À moyen terme, déployer un plan opérationnel pluriannuel : modernisation des équipements, extension de la couverture réseau, diversification des services et repositionnement marketing, avec une ambition de fournisseur d’accès Internet.
  • À long terme, faire de MTN le pilier du numérique guinéen, avec le déploiement de la 5G sur l’ensemble du territoire et la gestion du réseau métropolitain national de fibre optique.

En conclusion, Karano Diaby appelle l’État guinéen à tirer les leçons de l’échec de Guinée Télécom.

« La réussite de MTN dépendra de la qualité des hommes et des femmes qui la dirigent, mais aussi de la capacité de l’État à leur donner les moyens d’agir, sans ingérence », insiste-t-il.

Il recommande enfin la mise en place d’un contrat de performance entre l’État et la direction générale, assorti d’un contrôle rigoureux des engagements.

Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
49445
CBG, partenaire du rapatriement du domaine « .GN » : un pas décisif vers la souveraineté numérique https://planete7.info/cbg-partenaire-du-rapatriement-du-domaine-gn-un-pas-decisif-vers-la-souverainete-numerique/ Thu, 04 Sep 2025 21:11:26 +0000 https://planete7.info/?p=45726 Ce 4 septembre à Conakry, la CBG a eu l’honneur d’accompagner l’organisation de la cérémonie officielle de rapatriement du domaine « .GN », une étape majeure pour la souveraineté numérique de la Guinée. Placée sous la présidence de Son Excellence le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, Président de la République, cette initiative a été portée par […]]]>

Ce 4 septembre à Conakry, la CBG a eu l’honneur d’accompagner l’organisation de la cérémonie officielle de rapatriement du domaine « .GN », une étape majeure pour la souveraineté numérique de la Guinée.

Placée sous la présidence de Son Excellence le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, Président de la République, cette initiative a été portée par le Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, Télécommunications et de l’Économie Numérique (MPTEN), à travers l’Agence Nationale de Digitalisation de l’État (ANDE), en collaboration avec l’Association NIC.GN, en charge de la gestion du domaine.

Ce rapatriement permet désormais à la Guinée d’assurer, sur son propre territoire, la gestion et la protection de ses ressources numériques. Il marque une avancée déterminante pour la sécurité des données, l’autonomie technologique et le renforcement de l’infrastructure numérique nationale.

Notre soutien à cet événement reflète la volonté de la CBG d’accompagner les initiatives qui contribuent à l’avenir numérique du pays, dans le prolongement des ambitions nationales d’innovation, de résilience et de développement durable.

]]>
45726