Souveraineté Économique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 01 Oct 2026 21:27:21 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Souveraineté Économique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Fête nationale : Mamadi Doumbouya veut faire de la souveraineté et de la jeunesse les piliers de la Guinée de demain https://planete7.info/fete-nationale-mamadi-doumbouya-veut-faire-de-la-souverainete-et-de-la-jeunesse-les-piliers-de-la-guinee-de-demain/ Thu, 01 Oct 2026 21:26:17 +0000 https://planete7.info/?p=65216 À la veille de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a livré un message à la nation largement consacré à la souveraineté, à la jeunesse et aux perspectives de développement du pays. Dans une allocution aux accents historiques et prospectifs, le chef de l’État […]]]>

À la veille de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a livré un message à la nation largement consacré à la souveraineté, à la jeunesse et aux perspectives de développement du pays. Dans une allocution aux accents historiques et prospectifs, le chef de l’État a appelé les Guinéens à préserver l’héritage du 2 octobre 1958 tout en engageant le pays sur la voie de l’autonomie économique et du développement humain.

Le 2 octobre 1958 reste, dans le discours présidentiel, bien plus qu’une date inscrite dans l’histoire nationale. Mamadi Doumbouya y voit l’expression d’un choix de souveraineté dont les générations actuelles doivent, selon lui, assurer la continuité.

En revenant sur le combat ayant conduit à l’indépendance, le président a rendu hommage aux figures de la résistance anticoloniale, notamment Almamy Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Zegbala Togba Pivi et Dinah Salifou Camara, ainsi qu’à toutes les personnes ayant contribué à la construction de la nation.

« La souveraineté ne s’hérite pas une fois pour toutes : elle se défend, elle se construit, elle se mérite chaque jour », a déclaré le chef de l’État.

Le message présidentiel a accordé une place importante à la jeunesse, présentée comme l’une des principales forces sur lesquelles la Guinée doit s’appuyer pour préparer son avenir.

Selon Mamadi Doumbouya, les moins de 35 ans représentent plus de 70 % de la population. Face à cette réalité démographique, il a appelé les jeunes à faire du travail, de l’excellence, de l’ordre et de la discipline des valeurs essentielles.

Le président a également abordé la question de l’émigration irrégulière, appelant les jeunes Guinéens à croire davantage aux possibilités offertes par leur propre pays.

« Ton avenir est ici, en République de Guinée. Ta place est ici », a-t-il lancé, estimant que le pays a besoin de leurs compétences, de leur énergie et de leur engagement.

Sur le terrain économique, le programme Simandou 2040 occupe une place centrale dans la vision exposée par le président. Mamadi Doumbouya a défendu une approche qui ne limiterait pas les retombées du projet à l’extraction et à l’exportation du minerai.

L’ambition affichée est de transformer les ressources naturelles en investissements durables dans les infrastructures et le capital humain.

Dans cette perspective, le chef de l’État a notamment évoqué la Simandou Academy, destinée à participer à la formation d’ingénieurs, de techniciens et d’entrepreneurs. Les secteurs de l’éducation, de la santé, des routes et des infrastructures industrielles ont également été cités comme des domaines devant bénéficier de cette dynamique.

Pour le président, l’exploitation des ressources minières doit ainsi produire des opportunités au-delà du secteur extractif et profiter aux générations futures.

« Simandou 2040, c’est la souveraineté économique au service de la souveraineté politique », a-t-il affirmé.

L’unité nationale a constitué un autre axe fort du message présidentiel. Dans un pays marqué par une histoire politique et sociale traversée par de nombreuses divisions, Mamadi Doumbouya a insisté sur l’idée d’une République appartenant à l’ensemble de ses citoyens.

« La Guinée n’appartient à aucun clan. Je le répète : la République de Guinée n’appartient à aucun clan ! Elle appartient à tous les Guinéens », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État a également appelé les citoyens et les responsables publics à faire vivre la devise nationale : « Travail – Justice – Solidarité ». Trois notions présentées comme des repères pour le développement économique, la paix et la cohésion sociale.

Dans la dernière partie de son allocution, Mamadi Doumbouya a renouvelé son engagement en faveur de la défense de l’intégrité territoriale, des ressources naturelles et de la dignité du peuple guinéen.

Il a salué l’engagement des Forces de défense et de sécurité, mais également celui des femmes, des aînés, des autorités religieuses et coutumières, des travailleurs et des acteurs des secteurs productifs. Agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, artisans, commerçants, enseignants et élèves ont notamment été cités.

Le président a aussi adressé un message aux Guinéens établis à l’étranger, les invitant à mettre leur expérience et leurs compétences au service du développement national.

À travers cette adresse à la nation, la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance est ainsi placée sous le signe d’une continuité entre héritage historique et ambition pour l’avenir. Souveraineté, jeunesse, développement économique, unité nationale et valorisation des ressources constituent les principaux axes mis en avant par Mamadi Doumbouya pour dessiner la Guinée qu’il souhaite voir émerger.

 

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Djiba Diakité : « Le fer de Simandou s’épuisera, les compétences que nous aurons formées ne s’épuiseront jamais » https://planete7.info/djiba-diakite-le-fer-de-simandou-sepuisera-les-competences-que-nous-aurons-formees-ne-sepuiseront-jamais/ Wed, 30 Sep 2026 20:20:31 +0000 https://planete7.info/?p=65129 À l’ouverture du Grand Forum « Jeunesse et Avenir », le ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou a placé le capital humain au cœur de l’ambition portée par Simandou 2040. Face à la jeunesse réunie au Chapiteau By Issa, ce mercredi 30 septembre, Djiba Diakité a appelé […]]]>

À l’ouverture du Grand Forum « Jeunesse et Avenir », le ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou a placé le capital humain au cœur de l’ambition portée par Simandou 2040. Face à la jeunesse réunie au Chapiteau By Issa, ce mercredi 30 septembre, Djiba Diakité a appelé à la formation, à l’entrepreneuriat, au mérite et à l’excellence, estimant que la véritable richesse durable de la Guinée se trouve dans ses ressources humaines.

Le ton est donné dès les premières minutes. Pour Djiba Diakité, la question n’est plus de savoir quelle place la Guinée réservera à sa jeunesse, mais quelle place celle-ci entend prendre dans la construction du pays. À l’occasion du lancement officiel de PRIME, le Programme de Révélation de l’Identité par la Marque et l’Excellence, le ministre directeur de cabinet de la Présidence a livré un discours centré sur une conviction : le développement de la Guinée ne pourra être durable sans une jeunesse formée, compétente et capable de créer de la valeur.

Président d’honneur de PRIME et keynote speaker de cette première édition, Djiba Diakité a d’abord salué une initiative consacrée à ce qu’il considère comme l’une des principales richesses du pays : sa jeunesse.

« Nous ne sommes pas ici pour parler à la jeunesse, mais avec elle », a-t-il lancé devant les participants. Avant d’insister : dans la Guinée qu’il dit vouloir contribuer à bâtir, les jeunes ne doivent pas rester « spectateurs de la transformation ». Ils doivent, selon lui, « en être les acteurs ».

C’est autour de cette idée que le président du Comité stratégique de Simandou a articulé l’essentiel de son intervention. À ses yeux, le gigantesque programme ne saurait être réduit à l’exploitation d’une ressource minière.

« Simandou est devenu plus qu’un projet minier. C’est une opportunité historique de convertir notre potentiel en développement et en souveraineté », a-t-il déclaré.

Mais pour Djiba Diakité, cette transformation ne se mesure pas uniquement en minerai extrait ou en infrastructures construites. Elle se joue surtout dans la capacité de la Guinée à transformer ses ressources naturelles en compétences durables.

« La véritable richesse de la Guinée ne se trouve pas dans son sous-sol. Elle se trouve dans ses femmes, dans ses hommes », a-t-il martelé.

Puis cette formule, devenue l’un des temps forts de son discours : « Le fer de Simandou s’épuisera un jour, c’est une évidence. Les compétences que nous aurons formées, elles, ne s’épuiseront jamais. »

Une manière de placer le capital humain non pas comme un volet secondaire, mais comme le cœur même de l’ambition de Simandou 2040. Une orientation qui rejoint d’ailleurs les axes officiellement associés au programme, notamment la formation, l’éducation, l’emploi et le renforcement des compétences nationales.

Face aux jeunes, Djiba Diakité a également insisté sur la responsabilité qui leur incombe.

« L’État peut ouvrir les portes, il ne peut pas les franchir à votre place », a-t-il lancé.

Pour lui, ces portes devront être franchies par le travail, la discipline, la compétence et l’intégrité. Une exigence qu’il présente comme une condition de la réussite de la nouvelle génération.

Dans cette logique, le contenu local ne doit pas rester un simple mot d’ordre. Il doit se traduire par une présence plus forte des entreprises à capitaux guinéens dans la création de valeur.

« Une part croissante de la valeur créée en République de Guinée doit revenir à des entreprises à capitaux guinéens », a-t-il soutenu, avant de résumer sa conception du contenu local : « non pas un slogan, mais une place que vous conquérez par la qualité de votre travail ».

Le ministre a également défendu une conception fondée sur le mérite. « Dans la Guinée, sous le leadership de Son Excellence le Président de la République, c’est le mérite qui doit ouvrir les portes et non les relations », a-t-il déclaré.

À deux jours de la célébration de l’indépendance de la Guinée, le discours de Djiba Diakité a pris une dimension historique.

Il a présenté le 2 octobre comme davantage qu’une date commémorative : un héritage transmis d’une génération à une autre, accompagné d’une responsabilité.

Selon lui, la génération de 1958 a conquis la souveraineté politique. À la génération actuelle reviendrait désormais la tâche de consolider une souveraineté économique, à travers notamment l’éducation, l’innovation, l’entrepreneuriat et la création d’emplois.

« Cette bataille se gagnera dans les salles de classe, dans les amphithéâtres, dans les laboratoires, dans les marchés, dans les ateliers », a-t-il énuméré.

Et 2040, échéance du programme qui porte son nom, ne doit pas être perçu comme un horizon lointain.

« 2040 se prépare aujourd’hui dans nos écoles, dans nos universités, dans nos entreprises, dans nos champs agricoles, dans nos marchés, dans les quartiers », a-t-il insisté.

Pour Djiba Diakité, la réussite de Simandou ne devra donc pas être appréciée uniquement à travers les volumes de minerais exportés ou les kilomètres de voies ferrées construits.

Il a plutôt cité d’autres indicateurs : le nombre de compétences formées, d’entreprises créées, d’emplois générés, d’opportunités d’affaires offertes aux entrepreneurs guinéens et de transferts de compétences et de technologies réalisés.

Une approche qui s’inscrit dans la place accordée au capital humain et au développement des compétences dans l’architecture de Simandou 2040. La Présidence met notamment en avant Simandou Academy comme l’un des dispositifs destinés à renforcer l’excellence éducative et les compétences nationales.

L’ambition affichée est ainsi de faire évoluer la Guinée d’une économie principalement regardée pour ses ressources naturelles vers une économie capable de valoriser durablement ses talents.

« Nous devons être capables ensemble de bâtir une nation de talents, une économie de destination reconnue pour la qualité de ses ressources humaines », a déclaré Djiba Diakité.

À la fin de son intervention, le président d’honneur de PRIME a directement interpellé la jeunesse.

« Formez-vous, osez, visez l’excellence », leur a-t-il lancé.

Mais son message va au-delà d’un simple appel à l’effort individuel. Il invite les jeunes à changer de perspective : ne pas seulement attendre de l’État ou du pays une opportunité, mais se préparer à participer eux-mêmes à la construction du futur.

« Ne vous demandez pas seulement quelle place la Guinée vous réserve. Demandez-vous quelle Guinée vous allez construire », a-t-il déclaré.

Pour Djiba Diakité, l’enjeu dépasse finalement la réussite d’un programme ou d’un projet minier. Il s’agit, selon lui, de faire  émerger une génération capable de prendre en main son avenir et celui du pays.

Au Chapiteau By Issa, le message aura donc été clair : le minerai peut s’épuiser, mais le capital humain, lui, doit rester. Et c’est dans la formation de cette génération que se joue, selon Djiba Diakité, une part essentielle de la Guinée de 2040.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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4 ans de la CTG : Djiba Diakité érige la Compagnie du TransGuinéen en pilier de la souveraineté économique de la Guinée https://planete7.info/4-ans-de-la-ctg-djiba-diakite-erige-la-compagnie-du-transguineen-en-pilier-de-la-souverainete-economique-de-la-guinee/ Mon, 27 Jul 2026 13:22:23 +0000 https://planete7.info/?p=60209 À l’occasion du quatrième anniversaire de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), célébré ce lundi 27 juillet 2026, le ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, a livré un message à forte portée symbolique. Revenant sur les quatre années d’existence de cette société, il […]]]>

À l’occasion du quatrième anniversaire de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), célébré ce lundi 27 juillet 2026, le ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, a livré un message à forte portée symbolique. Revenant sur les quatre années d’existence de cette société, il a présenté la CTG comme un instrument stratégique de souveraineté économique et un maillon essentiel de la concrétisation de la vision Simandou 2040.

Quatre ans après la signature de ses statuts, le 27 juillet 2022, la Compagnie du TransGuinéen s’impose, selon Djiba Diakité, comme l’une des réalisations majeures de la nouvelle gouvernance économique du pays. Pour lui, la création de cette société a marqué un véritable changement de paradigme dans la gestion des ressources minières nationales.

« Il y a quatre ans jour pour jour, nous signions les statuts de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), à peine quatre mois après l’Accord-cadre Simandou du 25 mars 2022. Ce jour-là, la Guinée ne créait pas une société de plus. Elle créait une maison commune, symbole d’une souveraineté économique assumée : l’instrument par lequel notre pays cesse d’être le spectateur de ses propres richesses pour en devenir le copropriétaire, le codécideur et le premier bénéficiaire, dans un esprit de co-construction gagnant-gagnant », a-t-il déclaré.

Le président du Comité stratégique de Simandou a attribué cette avancée à la vision du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, tout en saluant l’engagement des membres du Comité stratégique ainsi que celui des partenaires industriels, notamment Rio Tinto/SimFer, Chinalco et Winning Consortium Simandou (WCS). Selon lui, ces acteurs ont accepté de mutualiser les coûts et les risques liés à la réalisation des infrastructures du corridor de Simandou, ouvrant la voie à un modèle de partenariat inédit.

Évoquant les acquis enregistrés depuis la création de la CTG, Djiba Diakité a mis en avant la réalisation d’un chemin de fer à double voie de plus de 650 kilomètres destiné à désenclaver plusieurs régions du pays, la construction d’un port multi-utilisateurs et multi-usages ainsi que le développement d’une aciérie visant à favoriser la transformation locale du minerai de fer. Il a également insisté sur le déploiement d’un ambitieux programme de contenu local destiné à renforcer l’emploi des Guinéens, soutenir les entreprises nationales et accélérer la formation ainsi que le transfert de compétences à travers Simandou Academy.

Pour le ministre, cette dynamique traduit une nouvelle ambition nationale fondée sur la création de valeur ajoutée sur le territoire guinéen.

« La Guinée n’entend plus être un simple fournisseur de matières premières pour les usines du monde. Là est le sens de Simandou 2040 : nous ne voulons pas extraire, nous voulons transformer. Nous ne voulons pas céder, nous voulons partager. Nous ne voulons pas subir, nous voulons décider ensemble », a-t-il affirmé.

Djiba Diakité a également rendu un hommage appuyé à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la mise en œuvre du projet, des ingénieurs aux techniciens, en passant par les juristes, financiers, négociateurs, ouvriers et communautés riveraines. « La Guinée avance parce que des Guinéens ont refusé l’impossible », a-t-il souligné, avant d’adresser un message d’encouragement à la jeunesse africaine, estimant que l’expérience guinéenne démontre que les ressources naturelles ne peuvent produire de richesse durable sans volonté politique, rigueur dans l’exécution et confiance en ses propres capacités.

Revenant sur les étapes marquantes du projet Simandou, il a rappelé que « le premier train, le KÖMA, a sifflé au port de Moribaya le 11 novembre 2025 à 11h11 », un moment qu’il considère comme historique dans la mise en service du corridor minier.

À ses yeux, l’enjeu dépasse désormais la seule réalisation des infrastructures. Il s’agit, affirme-t-il, de faire de ces investissements un moteur de prospérité durable et partagée au bénéfice de tous les Guinéens.

Clôturant son message sur une note d’optimisme, Djiba Diakité a réaffirmé sa confiance dans l’avenir du pays en déclarant : « La Guinée est debout. Et elle avance. »

Sylla Ama pour Planete7.info

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Raffinerie d’or NIMBA GOLD : les orpailleurs saluent un tournant historique vers la souveraineté minière de la Guinée https://planete7.info/raffinerie-dor-nimba-gold-les-orpailleurs-saluent-un-tournant-historique-vers-la-souverainete-miniere-de-la-guinee/ Sat, 27 Jun 2026 14:23:39 +0000 https://planete7.info/?p=57858 La mise en service de la raffinerie d’or NIMBA GOLD est perçue comme une étape majeure dans la transformation du secteur aurifère guinéen. À l’occasion d’une visite officielle organisée par le ministère des Mines et de la Géologie, les acteurs de la filière, notamment les orpailleurs, ont exprimé leur satisfaction et leur espoir de voir […]]]>

La mise en service de la raffinerie d’or NIMBA GOLD est perçue comme une étape majeure dans la transformation du secteur aurifère guinéen. À l’occasion d’une visite officielle organisée par le ministère des Mines et de la Géologie, les acteurs de la filière, notamment les orpailleurs, ont exprimé leur satisfaction et leur espoir de voir cette infrastructure contribuer davantage à la valorisation des ressources nationales.

Présent lors de cette visite, le porte-parole de l’Union Nationale des Orpailleurs de Guinée, Aboubacar Koïta, a salué une réalisation qu’il qualifie d’« avancée historique » pour la souveraineté économique du pays. Pour lui, cette raffinerie marque une nouvelle étape dans la volonté de la Guinée de mieux contrôler la chaîne de valeur de son or, depuis l’exploitation jusqu’à la transformation.

« J’ai eu l’honneur de porter la voix des orpailleurs à l’occasion de la visite officielle de la raffinerie d’or NIMBA GOLD, organisée par le ministère des Mines et de la Géologie », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que cette infrastructure constitue « une étape décisive dans la valorisation de nos ressources minières et le renforcement de la chaîne de valeur nationale du secteur aurifère ».

Selon le représentant des orpailleurs, la Guinée dispose désormais d’un outil stratégique capable de renforcer sa position sur le marché africain de l’or. Il estime que la transformation locale de cette ressource permettra de créer davantage de valeur ajoutée et d’offrir de nouvelles perspectives aux communautés minières ainsi qu’aux différents acteurs de la filière.

« La Guinée dispose désormais d’une opportunité exceptionnelle de devenir une référence en Afrique dans la transformation, le raffinage et la commercialisation de l’or. Nous devons poursuivre nos efforts afin que cette richesse profite davantage à notre économie, à nos communautés et à tous les acteurs de la filière », a-t-il souligné.

Aboubacar Koïta a également salué l’engagement des autorités dans la modernisation du secteur minier et appelé à ce que cette nouvelle infrastructure bénéficie pleinement aux populations guinéennes.

« Je salue cette vision portée par les autorités et formule le vœu que cette raffinerie marque le début d’une nouvelle ère pour le secteur aurifère guinéen, avec des bénéfices tangibles pour les orpailleurs, l’économie nationale et l’ensemble de nos concitoyens », a-t-il déclaré.

Pour les acteurs de la filière, NIMBA GOLD représente bien plus qu’une unité industrielle : elle incarne l’ambition d’une Guinée capable de transformer ses richesses naturelles sur son propre territoire et de faire de l’or un véritable levier de développement économique durable.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Boffa : Djiba Diakité réaffirme l’ambition de faire de la Guinée une puissance industrielle à travers Simandou 2040 https://planete7.info/boffa-djiba-diakite-reaffirme-lambition-de-faire-de-la-guinee-une-puissance-industrielle-a-travers-simandou-2040/ Mon, 15 Jun 2026 16:09:47 +0000 https://planete7.info/?p=57293 Le lancement des travaux de construction de la raffinerie d’alumine de Chalco, samedi 13 juin 2026 à Boffa, marque une nouvelle étape dans la stratégie de transformation économique portée par les autorités guinéennes. À cette occasion, le ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, a réaffirmé […]]]>

Le lancement des travaux de construction de la raffinerie d’alumine de Chalco, samedi 13 juin 2026 à Boffa, marque une nouvelle étape dans la stratégie de transformation économique portée par les autorités guinéennes. À cette occasion, le ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, a réaffirmé la volonté de l’État de faire de la Guinée une véritable puissance industrielle en Afrique.

Cette nouvelle infrastructure industrielle, considérée comme la troisième raffinerie d’alumine réalisée en Guinée sous le leadership du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, s’inscrit dans la vision de développement à long terme du programme Simandou 2040. Elle vise à renforcer la transformation locale des ressources minières et à accroître la valeur ajoutée de l’industrie extractive nationale.

Prenant la parole devant les autorités, les partenaires industriels et les populations locales, Djiba Diakité a souligné la portée stratégique de cet investissement pour l’avenir économique du pays.

« Chaque investissement industriel stratégique rapproche la Guinée de sa souveraineté économique. Chaque emploi créé, c’est une famille qui retrouve l’espoir », a-t-il déclaré.

Pour le président du Comité stratégique de Simandou, la Guinée est désormais engagée dans une dynamique qui dépasse le simple rôle d’exportateur de matières premières. L’ambition affichée est de bâtir une économie plus résiliente, fondée sur la transformation locale des ressources naturelles et la création de richesses sur le territoire national.

« La Guinée ne veut plus seulement être un grand pays de bauxite. Elle veut devenir une puissance industrielle africaine, capable de transformer ses ressources, d’imposer ses priorités et de bâtir son développement avec autorité, responsabilité et une souveraineté politique, économique et sociale pleinement assumée au service du bien-être de nos populations », a affirmé Djiba Diakité.

À travers la réalisation de la raffinerie de Chalco, les autorités entendent accélérer le développement de la chaîne de valeur minière, favoriser la création d’emplois qualifiés et stimuler une croissance économique durable. Ce projet s’inscrit pleinement dans les objectifs du programme Simandou 2040, présenté comme le principal levier de transformation structurelle de l’économie guinéenne pour les décennies à venir.

Au-delà de son importance industrielle, cette infrastructure symbolise également la volonté des autorités de faire de la transformation locale des ressources naturelles un pilier central de la souveraineté économique nationale.

Sylla Ama pour Planete7.info

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ORGANISER ET CONTROLER LE METIER DE CAMBISTE OU CONTINUER A SUBIR LA CRISE MALGRÉ LES RÉFORMES ANNONCÉES PAR LES AUTORITÉS DU PAYS https://planete7.info/organiser-et-controler-le-metier-de-cambiste-ou-continuer-a-subir-la-crise-malgre-les-reformes-annoncees-par-les-autorites-du-pays/ Fri, 20 Mar 2026 23:24:19 +0000 https://planete7.info/?p=52819 Je tiens, à exprimer ma profonde reconnaissance à Son Excellence le Président de la République son excellence Mamadi DOUMBOUYA pour son écoute attentive et son ouverture à l’essentiel de mes premières propositions formulées face à la crise de liquidité que traverse notre pays sans oublier le site Planete7.info pour la publication. -la démonétisation ciblée, -l’allègement […]]]>

Je tiens, à exprimer ma profonde reconnaissance à Son Excellence le Président de la République son excellence Mamadi DOUMBOUYA pour son écoute attentive et son ouverture à l’essentiel de mes premières propositions formulées face à la crise de liquidité que traverse notre pays sans oublier le site Planete7.info pour la publication.

-la démonétisation ciblée,

-l’allègement des contraintes liées à la conformité, en particulier celles relevant de la CENTIF et de ORDEF

-ainsi que la promotion de la digitalisation des opérations financières à travers la venue de la société WAVE en Guinée.

constituent des décisions importantes et courageuses, qui vont dans le sens d’un assainissement progressif de notre système financier.

Ces orientations témoignent d’une volonté claire de réforme et méritent d’être saluées.

Il ne s’agit plus de simples cambistes isolés.
Nous sommes face à un véritable système :
implanté dans les marchés, les quartiers et les centres économiques connecté entre les villes et les régions capable de mobiliser rapidement des volumes importants de francs guinéens, de dollars et d’euros.
Chaque jour, ce réseau manipule d’importantes quantités de liquidité, sans cadre légal, sans contrôle et sans traçabilité.
Un risque majeur pour la souveraineté économique.

Ce phénomène dépasse le simple déséquilibre financier.
Il remet en cause un principe fondamental :

la maîtrise de la masse monétaire par la BCRG.
Comment piloter efficacement une économie lorsque :
une partie du cash circule en dehors du système bancaire ?
des volumes significatifs de devises échappent à tout suivi ?
les autorités ne disposent pas de données fiables sur les flux réels ?
Un État qui ne maîtrise pas la circulation de sa monnaie affaiblit sa capacité de décision.
Le cœur du problème : la manipulation du cash hors cadre formel.

Aujourd’hui en Guinée, des milliards de francs guinéens, d’euros et de dollars sont manipulés quotidiennement par des acteurs non formalisés.
-Sans obligation de déclaration.
-Sans supervision.
-Sans intégration au système financier.

Cette situation n’est pas seulement anormale.
Elle est dangereuse.
Bancariser ne suffit pas : il faut encadrer et contrôler.

Dans tous les pays organisés, les activités de change sont strictement encadrées. Les opérateurs sont agréés, les transactions sont plafonnées, les clients identifiés, et surtout, les encaisses sont déclarées régulièrement aux autorités. Ce dispositif permet à l’État de suivre, en temps réel, la circulation de la monnaie et de prendre des décisions éclairées.
La Guinée doit s’inscrire dans cette logique.
Il est impératif de mettre en place une réforme structurante reposant sur trois piliers :

1-La formalisation obligatoire de tous les cambistes, avec agrément délivré par la Banque Centrale ;

2-La déclaration journalière des encaisses en GNF, USD et EUR et CFA afin de reconstituer la masse monétaire réelle ;

3-L’intégration de ces acteurs dans un système digital connecté aux banques et aux opérateurs de mobile money.

Il ne s’agit pas de combattre les cambistes parce que il rapporte beaucoup à l’économie, mais de les intégrer dans un cadre légal, transparent et bénéfique pour tous.

La formalisation des cambistes est une étape nécessaire. Mais elle ne sera efficace que si elle s’accompagne d’un véritable dispositif de contrôle.
Les structures formalisées doivent être placées sous la supervision effective de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG).
Des obligations claires pour les cambistes formalisés.
Une fois intégrés dans le système, les cambistes doivent respecter des règles strictes.
Ils doivent notamment :
être soumis au contrôle de la BCRG
disposer d’un compte bancaire professionnel
tenir une comptabilité minimale de leurs opérations.
Mais surtout, ils doivent être soumis à une exigence essentielle :

👉 la déclaration journalière de leurs encaisses.

Chaque cambiste agréé doit déclarer quotidiennement :

-son encaisse en francs guinéens (GNF)

-son encaisse en dollars (USD)
-son encaisse en euros (EUR)
-son encaisse en (CFA)

Comme le font déjà les banques.

Des données stratégiques pour la décision publique.
Ces informations ne sont pas secondaires. Elles sont au cœur de la gouvernance économique.

Elles permettent à la BCRG :
-d’avoir une vision réelle de la liquidité disponible

-de suivre les flux en devises

-d’anticiper les tensions sur le marché

-d’ajuster efficacement la politique monétaire
Reprendre le contrôle de la masse monétaire globale :
Il est impératif que l’État retrouve une maîtrise complète de la masse monétaire.

Cela signifie une vision globale de :
la monnaie détenue par les banques,celle circulant dans le mobile money, celle détenue par les institutions financières et désormais… celle manipulée par les cambistes.

👉 Toutes les devises, tous les circuits, tous les acteurs doivent être intégrés dans un même système de suivi.
Des décisions courageuses s’imposent
Face à un système informel structuré, la réponse ne peut être timide.
L’État doit :
reconnaître et intégrer les cambistes,imposer la bancarisation obligatoire,exiger la transparence des flux,instaurer des obligations de déclaration
et sanctionner les activités non conformes.
une question de souveraineté.

La Guinée est à un moment décisif.
Elle doit continuer à reprendre le contrôle de son économie.
Bancariser les cambistes est une première étape.
Les encadrer et les contrôler efficacement est la condition de réussite.

Ce débat dépasse la technique.
C’est une question de souveraineté économique.

Il est temps d’agir.

Ensemble pour une Guinée prospère et une économie dynamique.

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Guinée – CADM à Conakry : une décision stratégique qui place le continent face à son destin minier, selon Dr. Ibrahima Diogo Diallo https://planete7.info/guinee-cadm-a-conakry-une-decision-strategique-qui-place-le-continent-face-a-son-destin-minier-selon-dr-ibrahima-diogo-diallo/ Wed, 25 Feb 2026 12:21:39 +0000 https://planete7.info/?p=51852 Invité par Planète7 à s’exprimer sur une décision jugée structurante pour l’avenir extractif africain, le géologue Dr. Ibrahima Diogo Diallo livre une analyse dense et stratégique de la désignation de la Guinée pour accueillir le siège du Centre Africain de Développement Minier (CADM), actée lors du 39ᵉ sommet de l’Union africaine. Une décision que l’expert […]]]>

Invité par Planète7 à s’exprimer sur une décision jugée structurante pour l’avenir extractif africain, le géologue Dr. Ibrahima Diogo Diallo livre une analyse dense et stratégique de la désignation de la Guinée pour accueillir le siège du Centre Africain de Développement Minier (CADM), actée lors du 39ᵉ sommet de l’Union africaine. Une décision que l’expert qualifie d’« historique », à la croisée des enjeux géologiques, économiques et géopolitiques du continent.

Organe suprême d’orientation politique du continent, le Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine fixe les grandes priorités en matière d’intégration, de souveraineté économique et de développement durable. Pour Dr. Diallo, la désignation de la Guinée s’inscrit dans la continuité d’une vision stratégique amorcée depuis plus d’une décennie : transformer les ressources naturelles africaines en moteurs d’industrialisation et de prospérité partagée.

« Ce choix dépasse le symbole diplomatique. Il traduit une volonté claire de repositionner la gouvernance minière au plus près des bassins de production », souligne le géologue africain.

Depuis la transformation de l’Organisation de l’Unité africaine en Union africaine en 2002, les sommets continentaux ont permis l’émergence d’une architecture institutionnelle plus cohérente, l’adoption de cadres stratégiques structurants et une voix africaine plus affirmée dans les négociations internationales.

Dans le secteur minier, l’évolution doctrinale est notable : contenu local, chaînes de valeur, transformation in situ et transition énergétique occupent désormais une place centrale dans les discours politiques.

Cependant, Dr. Ibrahima Diallo pointe des fragilités persistantes :

  • la lenteur de mise en œuvre des décisions continentales,
  • l’insuffisance des financements internes,
  • la dépendance technologique,
  • la fragmentation des politiques minières nationales.

« Le défi africain n’est plus conceptuel, il est opérationnel », insiste-t-il.

La désignation de Conakry comme siège du Centre africain de développement minier repose d’abord sur une réalité géologique majeure. La Guinée détient les plus grandes réserves mondiales de bauxite, d’importants gisements aurifères, du fer de classe mondiale et des ressources polymétalliques stratégiques.

Mais pour Dr. Ibrahima Diogo Diallo, la dimension politique est tout aussi déterminante :

« Installer le CADM en Guinée, c’est déplacer le centre de gravité de la réflexion minière africaine vers les territoires producteurs. C’est aussi reconnaître que l’Afrique de l’Ouest est devenue un laboratoire de la nouvelle gouvernance extractive. »

L’accueil du CADM à Conakry ouvre plusieurs perspectives structurantes :

  • un rayonnement diplomatique renforcé,
  • une attractivité accrue pour les expertises panafricaines,
  • un levier de formation et de renforcement des capacités nationales,
  • une crédibilité accrue dans les négociations minières internationales.

Mais cette reconnaissance s’accompagne d’une responsabilité historique : faire du territoire guinéen une vitrine concrète de la gouvernance minière africaine.

Selon l’expert, les orientations récentes des autorités guinéennes – transformation locale, industrialisation, renforcement du contenu local et renégociation stratégique des conventions minières – s’inscrivent globalement dans la logique continentale.

Toutefois, Dr. Diallo appelle à une évaluation mesurable de cet alignement :

Quel est le taux réel de transformation locale ?

Quelle est la part des PME nationales dans la chaîne d’approvisionnement minière ?

Combien d’emplois techniques qualifiés sont créés ?

Quelle proportion de cadres guinéens dirige les grandes opérations minières ?

« L’alignement ne doit pas être déclaratif, il doit être quantifiable », prévient-il.

Pour transformer cette opportunité en succès durable, le géologue préconise une approche structurée autour de plusieurs axes prioritaires :

  • investissements massifs dans la formation géologique, métallurgique et minière,
  • développement des infrastructures énergétiques et logistiques,
  • harmonisation fiscale régionale pour éviter la concurrence extractive destructrice,
  • financement de la recherche appliquée africaine,
  • implication accrue des Africains dans la gestion stratégique du secteur minier,
  • coopération Sud-Sud renforcée.

Il insiste également sur la nécessité de faire du CADM un véritable centre d’intelligence stratégique plutôt qu’un simple organe administratif.

L’analyse de Dr. Ibrahima Diallo est sans concession : l’exportation brute des ressources a rarement généré une prospérité durable. L’absence de transformation locale a entretenu la dépendance économique, tandis que la faiblesse institutionnelle a souvent coûté plus cher que la rareté géologique.

« L’Afrique n’a jamais manqué de ressources. Elle a manqué de cohérence stratégique, de continuité et parfois de courage politique », affirme-t-il.

Pour Dr. Ibrahima Diogo Diallo, la désignation de la Guinée lors du 39ᵉ sommet n’est ni un simple honneur diplomatique ni une décision administrative. Elle constitue un test continental majeur.

Si Conakry réussit à faire du CADM un moteur de transformation industrielle, le précédent pourrait redéfinir la gouvernance extractive en Afrique. En cas d’échec, le signal envoyé serait celui d’une stagnation structurelle.

« Nous assistons à une convergence rare entre géologie et géopolitique. Le sous-sol africain entre dans une nouvelle ère : celle de la souveraineté industrielle. La question n’est plus de savoir si l’Afrique possède des ressources, mais si elle saura en faire une puissance », conclut le géologue.

Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et la compétition pour les minerais stratégiques, le monde observe désormais la Guinée  et, à travers elle, l’Afrique  face à une responsabilité historique.

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Éditorial — Le protectionnisme de Donald Trump : une secousse mondiale, un avertissement salutaire pour l’Afrique et la Guinée https://planete7.info/editorial-le-protectionnisme-de-donald-trump-une-secousse-mondiale-un-avertissement-salutaire-pour-lafrique-et-la-guinee/ Mon, 23 Feb 2026 23:43:01 +0000 https://planete7.info/?p=51786 Par-delà les polémiques et les caricatures, la politique tarifaire de Donald Trump s’inscrit dans une logique que l’histoire économique connaît bien : celle des nations qui décident, lucidement, de défendre leurs intérêts stratégiques. Loin d’être une simple posture idéologique, le recours aux taxes douanières constitue un instrument de souveraineté. Et ses répercussions, bien qu’initiées à […]]]>

Par-delà les polémiques et les caricatures, la politique tarifaire de Donald Trump s’inscrit dans une logique que l’histoire économique connaît bien : celle des nations qui décident, lucidement, de défendre leurs intérêts stratégiques. Loin d’être une simple posture idéologique, le recours aux taxes douanières constitue un instrument de souveraineté. Et ses répercussions, bien qu’initiées à Washington, se font sentir jusqu’aux rivages de l’Afrique de l’Ouest, y compris en Guinée.
Le retour assumé de la souveraineté économique

Pendant plusieurs décennies, le dogme du libre-échange absolu s’est imposé comme une norme incontestable. Pourtant, ce système a produit des déséquilibres profonds. Des nations entières ont vu leurs industries décliner, incapables de rivaliser avec des économies où les coûts de production sont artificiellement réduits par des politiques étatiques agressives.

En imposant des taxes sur les importations, notamment en provenance de la Chine, Donald Trump a rompu avec cette résignation. Il a rappelé une vérité fondamentale : le commerce international n’est pas un exercice moral, mais un rapport de forces. Une nation qui ne protège pas ses secteurs stratégiques s’expose à la dépendance, puis à la vulnérabilité. Cette réalité n’est pas propre aux États-Unis. Elle concerne, avec une acuité encore plus grande, les économies africaines.

Une onde de choc révélatrice pour l’Afrique

Les mesures tarifaires américaines ont contribué à ralentir certains flux commerciaux mondiaux, provoquant une recomposition des chaînes d’approvisionnement. Pour l’Afrique, cette situation présente une double lecture.
D’un côté, la réduction des exportations chinoises vers les États-Unis a incité la Chine à intensifier sa présence commerciale en Afrique.

Le continent est devenu un débouché alternatif pour les produits chinois, souvent à bas prix. Cette concurrence accrue fragilise les industries locales africaines, encore naissantes et vulnérables.

Mais d’un autre côté — et c’est là l’enseignement le plus précieux — la politique de Trump expose une évidence que l’Afrique ne peut plus ignorer : aucune puissance ne se développe durablement sans protéger sa production nationale. Le protectionnisme américain agit ainsi comme un révélateur. Il met en lumière la nécessité, pour les nations africaines, de sortir du rôle passif de marchés de consommation pour devenir des puissances de production.

La Guinée face à l’impératif de lucidité

Pour la Guinée, pays riche en ressources naturelles mais encore dépendant des exportations de matières premières brutes, cette leçon est particulièrement cruciale. La bauxite guinéenne, essentielle à la production mondiale d’aluminium, est massivement exportée, notamment vers la Chine. Or, lorsque les tensions commerciales s’intensifient entre grandes puissances, les pays fournisseurs de matières premières deviennent les variables d’ajustement d’un système qu’ils ne contrôlent pas. Cette dépendance expose la Guinée à plusieurs risques : volatilité des prix, dépendance excessive envers un nombre limité de partenaires, absence de transformation industrielle locale.

La politique tarifaire de Trump, en perturbant les équilibres commerciaux, rappelle brutalement que les nations qui ne maîtrisent pas leur chaîne de valeur restent exposées aux décisions des autres. Mais cette situation constitue également une opportunité historique. Elle invite la Guinée à repenser son modèle économique : transformer localement ses ressources, développer ses industries, et protéger ses secteurs stratégiques lorsque cela s’avère nécessaire.

La fin de l’illusion d’un commerce neutre

Le monde qui émerge est un monde où les grandes puissances assument la défense de leurs intérêts. Les taxes douanières ne sont plus une anomalie, mais un instrument assumé de puissance. Dans ce contexte, l’Afrique, et la Guinée en particulier, ne peuvent plus se permettre une naïveté économique héritée d’un autre âge. La souveraineté ne se proclame pas seulement sur le plan politique ; elle se construit aussi, et surtout, sur le plan économique.

La politique de Donald Trump, qu’on l’approuve ou qu’on la critique, a eu le mérite de rappeler cette vérité essentielle : dans l’arène mondiale, seules les nations qui protègent leurs intérêts construisent leur avenir.
Pour la Guinée, le véritable enjeu n’est pas de juger cette politique, mais d’en tirer la leçon.

Doumbouya Ahmad 

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Kindia : 67 ans d’indépendance, entre mémoire historique et ambition économique https://planete7.info/kindia-67-ans-dindependance-entre-memoire-historique-et-ambition-economique/ Thu, 02 Oct 2025 14:47:54 +0000 https://planete7.info/?p=46783 Le 2 octobre 2025, la République de Guinée a commémoré le 67ᵉ anniversaire de son accession à la souveraineté. À Kindia, c’est la Place des Martyrs qui a accueilli la cérémonie officielle, organisée autour du thème : « Inspirés du passé pour construire l’avenir : vers la souveraineté économique ». La commémoration a réuni autorités […]]]>

Le 2 octobre 2025, la République de Guinée a commémoré le 67ᵉ anniversaire de son accession à la souveraineté. À Kindia, c’est la Place des Martyrs qui a accueilli la cérémonie officielle, organisée autour du thème : « Inspirés du passé pour construire l’avenir : vers la souveraineté économique ».

La commémoration a réuni autorités administratives et militaires, responsables locaux, représentants des forces de défense et de sécurité ainsi que de nombreux citoyens. Tous ont rendu hommage aux pionniers de l’indépendance, ces hommes et femmes qui, en 1958, avaient rejeté la Communauté française pour choisir la liberté et la souveraineté nationale.

Contrairement aux années précédentes, la fête a été marquée par une sobriété inhabituelle : aucun défilé militaire, aucune marche citoyenne, ni forte mobilisation populaire. L’essentiel de la cérémonie s’est résumé au dépôt de gerbes de fleurs en mémoire des héros de l’indépendance, effectué par le Gouverneur de région, Général de 2ᵉ section Aboubacar Diakité, entouré du préfet, du président de la délégation spéciale et de plusieurs cadres.

Dans son allocution, le Gouverneur a insisté sur la portée historique de cette date :
« 2 octobre 1958 – 2 octobre 2025 : voilà 67 ans jour pour jour. 67 ans, c’est l’âge de la maturité et de la sagesse. Depuis lors, beaucoup de choses ont changé. Aujourd’hui, notre défi reste l’indépendance économique. Le thème retenu cette année s’inscrit parfaitement dans cette dynamique. Depuis le 5 septembre 2021, des réformes majeures sont en cours. Avec le programme Simandou 2040, nous posons les bases d’un développement durable et inclusif », a-t-il déclaré.

Le Gouverneur a également appelé les populations de Kindia à préserver les acquis de la paix et de la stabilité, conditions essentielles pour réussir la transformation économique :
« Nous saluons la sérénité qui règne dans notre région. C’est un atout précieux qu’il faut préserver. La Guinée ne pourra avancer que dans l’unité, loin des divisions, avec l’engagement de tous ses fils et filles », a-t-il exhorté.

Au-delà du caractère commémoratif, cette 67ᵉ fête nationale a donc été placée sous le signe de la réflexion collective et de l’appel à l’unité, avec un message fort : construire une Guinée économiquement souveraine, digne héritière des idéaux de 1958.

Sylla Ama, Correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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67 ans d’indépendance : Doumbouya mise sur “Simandou 2040” pour ancrer la souveraineté économique de la Guinée https://planete7.info/67-ans-dindependance-doumbouya-mise-sur-simandou-2040-pour-ancrer-la-souverainete-economique-de-la-guinee/ Wed, 01 Oct 2025 22:01:19 +0000 https://planete7.info/?p=46760 À l’occasion du 67e anniversaire de l’indépendance nationale, le président de la transition, Général Mamadi Doumbouya, a livré ce 2 octobre un discours empreint de solennité et de vision. Plaçant la souveraineté économique au cœur de son message, il a présenté le programme Simandou 2040 comme l’un des piliers stratégiques pour ériger une Guinée prospère […]]]>

À l’occasion du 67e anniversaire de l’indépendance nationale, le président de la transition, Général Mamadi Doumbouya, a livré ce 2 octobre un discours empreint de solennité et de vision. Plaçant la souveraineté économique au cœur de son message, il a présenté le programme Simandou 2040 comme l’un des piliers stratégiques pour ériger une Guinée prospère et indépendante.

Le chef de l’État a ouvert son allocution par un vibrant hommage aux pionniers de 1958, qui ont osé dire « non » à la colonisation pour choisir la dignité et la liberté.
« Ce choix demeure pour nous une source inépuisable d’inspiration », a déclaré le Général Doumbouya, appelant les Guinéens à resserrer les rangs autour de l’unité, de la discipline et de la solidarité pour bâtir la Guinée de demain.

Revenant sur la dynamique enclenchée depuis le 5 septembre 2021, le président a mis en avant les efforts entrepris pour instaurer l’ordre, l’excellence et la transparence dans la gestion publique.
Il a rappelé notamment la première notation souveraine de l’histoire du pays, attribuée à la Guinée avec un classement en B+ et une perspective stable. Un signal fort, selon lui, qui hisse la Guinée « au rang de deuxième puissance économique de l’Afrique francophone de l’Ouest » et qui ouvre l’accès à des financements compétitifs.

Autre annonce phare : la finalisation prochaine du Fonds souverain de Guinée, un instrument destiné à garantir une exploitation optimale des ressources nationales au profit des générations présentes et futures.

Au centre de son discours, le Général Doumbouya a dévoilé l’ambition du programme Simandou 2040, décrit comme « un véritable pont vers la prospérité ». Loin de se limiter à l’exploitation minière, ce projet entend transformer le visage du pays à travers :

  • une gestion transparente des richesses naturelles ;
  • le financement d’infrastructures modernes (chemin de fer, port, routes, énergie) ;
  • des investissements dans l’éducation, la recherche et la formation ;
  • la valorisation de la culture et de l’identité nationale comme levier d’attractivité.

« Simandou 2040, c’est avant tout vous, les femmes et les hommes de Guinée », a martelé le président, invitant chaque citoyen à s’approprier cette vision collective.

Pour Mamadi Doumbouya, la souveraineté économique n’est pas une fin en soi, mais un socle pour garantir à chaque citoyen l’accès à l’emploi, à la santé, à l’éducation, à la justice sociale, ainsi qu’à la sécurité alimentaire et énergétique.

Il a rendu un hommage appuyé aux forces de défense et de sécurité, aux travailleurs, à la jeunesse et aux femmes, qualifiés de « sève et avenir de la République ». Une pensée particulière a été adressée aux familles endeuillées et aux malades.

Le Général Doumbouya a exhorté les Guinéens à privilégier l’unité nationale au-dessus de tout :
« C’est ensemble, et seulement ensemble, que nous construirons la Guinée de demain. Vive l’unité nationale, vive la souveraineté économique, vive la République de Guinée ! »

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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