Simandou 2040 – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sat, 12 Sep 2026 03:07:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Simandou 2040 – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Mariama Daff : « Une femme bien formée prouve naturellement qu’elle a sa place dans la mine » https://planete7.info/mariama-daff-une-femme-bien-formee-prouve-naturellement-quelle-a-sa-place-dans-la-mine/ Sat, 12 Sep 2026 03:05:12 +0000 https://planete7.info/?p=63632 À travers l’ONG Force des Femmes et le PROFEF, l’entrepreneure Mariama Daff veut faire de la formation technique un levier d’insertion professionnelle et d’autonomisation des femmes guinéennes. Invitée de l’émission « Face à Pathé » de Planète7, elle revient sur son engagement et les ambitions de son programme dans le cadre de Simandou 2040. Longtemps […]]]>

À travers l’ONG Force des Femmes et le PROFEF, l’entrepreneure Mariama Daff veut faire de la formation technique un levier d’insertion professionnelle et d’autonomisation des femmes guinéennes. Invitée de l’émission « Face à Pathé » de Planète7, elle revient sur son engagement et les ambitions de son programme dans le cadre de Simandou 2040.

Longtemps perçus comme des bastions masculins, les secteurs minier et industriel guinéens pourraient-ils progressivement changer de visage ? Pour Mariama Daff, entrepreneure, présidente de l’ONG Force des Femmes et initiatrice du Programme de formation et d’employabilité des femmes (PROFEF), la réponse passe avant tout par la compétence.

Sur le plateau de « Face à Pathé », l’invitée de Planète7 a défendu une conviction : une femme formée, compétente et capable de démontrer ses résultats dispose des moyens nécessaires pour s’imposer dans des secteurs où sa présence reste encore limitée.

Depuis sa création en 2020, l’ONG Force des Femmes œuvre à l’accompagnement et à l’autonomisation des femmes à travers la formation, l’insertion professionnelle et la création d’opportunités. Selon sa présidente, environ 600 femmes ont déjà bénéficié des actions de l’organisation, dans différents métiers des secteurs formel et informel.

L’année 2025 marque une nouvelle étape dans cette démarche, avec le lancement du Programme de formation et d’employabilité des femmes, développé dans le cadre de Simandou 2040. L’initiative vise à préparer davantage de femmes aux exigences des métiers techniques et industriels.

« Depuis sa création à aujourd’hui, on a pu impacter 600 femmes dans les métiers du secteur formel et informel. Nous leur offrons aussi des opportunités de stage et d’emploi à travers des partenaires qui nous accompagnent. Et en 2025, on a initié le programme de formation et d’employabilité des femmes au compte de Simandou. C’est un programme qui vise à former 2 500 femmes dans les métiers techniques et industriels. On l’a déjà lancé », explique Mariama Daff.

Au-delà des chiffres, la présidente de Force des Femmes insiste sur les changements que ces formations peuvent produire dans la vie des bénéficiaires. Pour elle, l’autonomisation ne se résume pas à l’acquisition d’un certificat ou à la participation à une session de formation. Elle prend tout son sens lorsque la femme formée devient capable de gagner sa vie et de contribuer aux besoins de sa famille.

« Ce qui me marque le plus, c’est de voir des femmes arriver au sein de cette ONG sans qualification, sans confiance en elles, puis apprendre un métier et gagner leur vie. Parce que quand on parle de l’autonomisation de la femme, il faudrait vraiment qu’elle arrive à subvenir à ses besoins, mais aussi à accompagner sa famille à travers son travail. Donc pour moi, c’est ça, la vraie réussite », témoigne-t-elle.

L’accès des femmes aux métiers techniques et industriels demeure l’un des principaux défis auxquels s’attaque l’organisation. Dans un secteur minier encore largement associé à la main-d’œuvre masculine, Mariama Daff entend dépasser les préjugés par des résultats concrets.

Pour l’entrepreneure, la meilleure manière de convaincre repose sur la formation et la capacité à exercer efficacement son métier.

« Moi, je dirais, en fait, par sa compétence et le résultat. Aujourd’hui, une femme bien formée prouve naturellement qu’elle occupe aussi une place dans ce secteur qui est plutôt réservé aux hommes », soutient-elle.

L’initiatrice du PROFEF évoque notamment les premières expériences de femmes formées dans le cadre de son projet. Leur présence sur le terrain, notamment dans la conduite d’engins lourds, constitue à ses yeux une illustration de la place que les femmes peuvent occuper dans les activités minières et industrielles.

« Quand on a initié ce projet, voir ces braves femmes sur le terrain en train de conduire des engins lourds, des chargeuses, je me dis que c’est la compétence. Quand on est bien formé, qu’on sait ce qu’on fait et qu’on aime ce qu’on fait, on arrive toujours à atteindre nos objectifs et à occuper la place qu’il faut dans la société », affirme Mariama Daff.

À travers le PROFEF, Force des Femmes ambitionne de permettre à un plus grand nombre de Guinéennes d’accéder aux compétences recherchées dans les secteurs techniques et industriels. L’objectif annoncé de former 2 500 femmes s’inscrit dans une volonté de mieux préparer cette main-d’œuvre féminine aux opportunités liées aux grands projets de développement.

Pour Mariama Daff, l’enjeu dépasse la seule question de l’emploi. Il s’agit également de renforcer la confiance des femmes, de favoriser leur indépendance économique et de leur permettre de participer pleinement à la transformation de la Guinée.

Dans cette perspective, la formation apparaît comme un outil essentiel pour faire évoluer les mentalités et ouvrir davantage les portes des métiers miniers aux femmes.

Le message porté par la présidente de Force des Femmes se veut clair : l’avenir des femmes dans les secteurs industriels ne doit pas être défini par les préjugés, mais par leurs compétences, leur engagement et les résultats qu’elles sont capables de produire.

Sylla Ama pour Planete7.info 

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États-Unis : Djiba Diakité décroche un prix d’excellence pour son leadership sur Simandou 2040 https://planete7.info/etats-unis-djiba-diakite-decroche-un-prix-dexcellence-pour-son-leadership-sur-simandou-2040/ Fri, 11 Sep 2026 00:36:49 +0000 https://planete7.info/?p=63583 Un trophée, un nom et derrière lui, une ambition nationale. À des milliers de kilomètres de Conakry, le leadership autour de Simandou 2040 a été mis à l’honneur. Djiba Diakité, président du Comité stratégique de Simandou 2040 et ministre-directeur de cabinet de la présidence de la République, a été distingué aux États-Unis pour son action […]]]>

Un trophée, un nom et derrière lui, une ambition nationale. À des milliers de kilomètres de Conakry, le leadership autour de Simandou 2040 a été mis à l’honneur. Djiba Diakité, président du Comité stratégique de Simandou 2040 et ministre-directeur de cabinet de la présidence de la République, a été distingué aux États-Unis pour son action à la tête de ce vaste programme de transformation.

La distinction lui a été décernée dimanche 6 septembre 2026, dans l’État du Maryland, à l’occasion de la troisième édition de la Guinean Excellence Awards Night. Le responsable guinéen a reçu le « Excellence in Leadership Award, Simandou 2040 », un prix destiné à saluer son leadership, son engagement civique et sa gestion du programme.

Si le principal lauréat n’était pas présent à la cérémonie, son absence n’a pas empêché son nom d’occuper une place centrale dans cette soirée consacrée à l’excellence guinéenne. Deux personnalités ont été chargées de recevoir le trophée en son nom : Son Excellence Elhadj Thierno Mamadou Bah, conseiller personnel du président de la République Mamadi Doumbouya, et Son Excellence Ibrahima N’Daïry Diallo, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée aux États-Unis d’Amérique.

À travers ce prix, les organisateurs mettent en avant le rôle de Djiba Diakité dans le pilotage du Comité stratégique de Simandou 2040, un programme placé au centre des ambitions de transformation de la Guinée.

Industrialisation, infrastructures, emplois durables et développement du capital humain figurent parmi les principaux axes associés à cette vision. Autant de secteurs qui donnent à Simandou 2040 une portée qui dépasse la seule exploitation des ressources minières, avec l’ambition d’en faire un moteur de transformation économique et sociale.

La distinction attribuée au ministre-directeur de cabinet intervient ainsi dans un contexte où la mise en œuvre de cette vision suscite une attention particulière, aussi bien en Guinée qu’au sein de sa diaspora.

Au-delà du cas de Djiba Diakité, la cérémonie du Maryland a servi de tribune à la diaspora guinéenne et à ses figures engagées dans le rayonnement du pays.

Pilotée par Mme Hawa Barry Diallo, commissaire générale de la Guinean Excellence Awards Night, cette troisième édition a célébré plusieurs parcours et initiatives considérés comme représentatifs de l’excellence guinéenne.

En distinguant Djiba Diakité pour son leadership sur Simandou 2040, les organisateurs ont surtout choisi de mettre en lumière une vision de développement dont les ambitions se veulent nationales, mais dont l’écho dépasse désormais les frontières guinéennes.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Fonds souverain de Guinée : le Gouvernement avance vers la création d’un nouvel outil de valorisation des richesses nationales https://planete7.info/fonds-souverain-de-guinee-le-gouvernement-avance-vers-la-creation-dun-nouvel-outil-de-valorisation-des-richesses-nationales/ Wed, 09 Sep 2026 21:18:56 +0000 https://planete7.info/?p=63466 À travers un atelier de restitution tenu ce mercredi 9 septembre 2026, les autorités guinéennes ont franchi une nouvelle étape dans le processus de mise en place du Fonds Souverain de Guinée (FSG). L’objectif affiché : mieux gérer les revenus issus des ressources nationales et les transformer en investissements durables au bénéfice des générations présentes […]]]>

À travers un atelier de restitution tenu ce mercredi 9 septembre 2026, les autorités guinéennes ont franchi une nouvelle étape dans le processus de mise en place du Fonds Souverain de Guinée (FSG). L’objectif affiché : mieux gérer les revenus issus des ressources nationales et les transformer en investissements durables au bénéfice des générations présentes et futures.

La Guinée veut donner un nouveau cadre à la gestion de ses richesses. Le Ministère de l’Économie, du Budget et des Finances a organisé, ce mercredi 9 septembre 2026, un atelier consacré à la restitution des travaux préparatoires à la mise en place du Fonds Souverain de Guinée (FSG).

Portée sous l’impulsion du Président de la République, Mamadi Doumbouya, l’initiative ambitionne de doter le pays d’un mécanisme capable de préserver et de valoriser une partie de ses richesses nationales sur le long terme.

La cérémonie d’ouverture a réuni le Premier ministre Amadou Oury Bah, le ministre secrétaire général à la Présidence Amara Camara, plusieurs membres du Gouvernement, des responsables des directions techniques des départements ministériels, des représentants du secteur privé ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Cette rencontre marque une nouvelle phase dans le processus engagé pour la création du FSG. Les participants ont notamment été invités à examiner les résultats des travaux conduits avec l’appui de cabinets conseils spécialisés et à formuler des observations en vue de consolider le dispositif devant permettre l’opérationnalisation du futur fonds.

À l’ouverture des travaux, la ministre de l’Économie, du Budget et des Finances, Mariama Ciré Sylla, a donné à l’initiative une dimension qui dépasse la seule construction d’un mécanisme financier.

« La Guinée est en train de poser un acte fondateur », a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité d’associer à cette réflexion les différentes composantes de l’État et de l’économie nationale.

Pour la ministre, la mobilisation des hautes autorités, des administrations techniques, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers témoigne de l’importance stratégique accordée au projet.

« En réunissant dans cette salle les hautes autorités de l’État, les directions techniques de nos ministères, les partenaires du secteur privé, les partenaires techniques et financiers pour discuter et ouvrir la voie à la création du Fonds Souverain de Guinée, nous engageons notre pays sur des décisions importantes », a-t-elle expliqué.

Au cœur de son intervention, Mariama Ciré Sylla a posé la question de la finalité de la richesse tirée des ressources naturelles guinéennes. Elle a présenté le futur fonds comme une réponse institutionnelle à une interrogation qui, selon elle, accompagne depuis longtemps les attentes de la population : comment faire en sorte que l’abondance des ressources naturelles profite durablement au pays ?

« Ce fonds est l’expression directe de la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République Mamadi Doumbouya qui, face à un pays dont le sous-sol recèle parmi les plus grandes réserves minières du monde, a posé une question que nos populations se posent depuis des générations : à qui profite cette richesse minière, naturelle et pour combien de temps ? Le Fonds Souverain de Guinée est sa réponse institutionnelle à cette question », a-t-elle affirmé.

La ministre a également établi un lien étroit entre la création du Fonds Souverain et le programme Simandou 2040, présenté par les autorités comme un cadre majeur de transformation économique.

« Un pays qui se dote d’un fonds souverain gouverné par les principes du programme Simandou 2040, qui mobilisera plus de deux cents milliards de dollars d’investissement sur quatorze secteurs, dispose d’un outil qui donne à cet ensemble sa cohérence de long terme », a indiqué Mariama Ciré Sylla.

Pour elle, le futur fonds doit notamment permettre d’inscrire les investissements et les revenus attendus dans une perspective durable.

« Le fonds souverain est la pièce qui donne à cet ensemble sa cohérence de long terme. Il est le gardien de la trajectoire sur laquelle on s’est engagé », a-t-elle ajouté.

La ministre a toutefois rappelé que l’atelier demeure avant tout un exercice technique. Il doit permettre d’examiner les travaux déjà réalisés et de définir les prochaines étapes avant la mise en œuvre effective du fonds.

« L’atelier qui s’ouvre aujourd’hui est technique par nature. Il s’agit d’échanger sur les travaux réalisés et de définir la feuille de route qui nous mènera à l’opérationnalisation du fonds », a-t-elle conclu.

Prenant la parole après la ministre, le Premier ministre Amadou Oury Bah a inscrit le projet dans une ambition plus large : celle d’une plus grande maîtrise de la trajectoire économique du pays.

« Sous l’autorité du Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, la Guinée a choisi de reprendre la maîtrise de son destin économique », a-t-il déclaré.

Pour le chef du Gouvernement, cette orientation passe par une gestion plus rigoureuse des ressources publiques et par la capacité à transformer les revenus nationaux en actifs susceptibles de produire de la valeur sur le long terme.

« Ce choix commande une gestion plus rigoureuse de nos ressources, une mobilisation plus efficace de nos revenus et leur conversion en actifs durables au service de la transformation du pays », a-t-il souligné.

Dans cette logique, le Fonds Souverain est appelé à accompagner le programme Simandou 2040, dont l’ampleur des investissements annoncés ouvre, selon le Premier ministre, de nouvelles perspectives pour l’économie guinéenne.

« Engagée sur l’initiative directe du chef de l’État, la mise en place du fonds souverain donne une expression institutionnelle à cette ambition. Le programme Simandou 2040 ouvre une nouvelle étape de notre histoire économique », a-t-il affirmé.

Mais avec ces perspectives viennent également de nouvelles responsabilités.

« L’ampleur des investissements, des infrastructures et des revenus attendus crée des perspectives considérables. Elle accroît dans les mêmes proportions notre responsabilité », a prévenu Amadou Oury Bah.

Le Premier ministre a particulièrement insisté sur la nécessité de ne pas consacrer les futures ressources uniquement aux besoins immédiats.

« Les ressources issues du Simandou 2040 ne devront jamais être absorbées par les seules urgences du présent », a-t-il martelé.

Selon lui, ces ressources doivent également servir à diversifier l’économie, renforcer la capacité d’investissement du pays, améliorer sa résilience face aux éventuels chocs et préserver une partie de la richesse nationale pour les générations futures.

Cette approche constitue l’un des principaux enjeux du futur Fonds Souverain : transformer une partie des revenus tirés des ressources naturelles en actifs et en investissements susceptibles de créer de la valeur dans la durée, plutôt que de les consacrer exclusivement aux dépenses de court terme.

Amadou Oury Bah a par ailleurs appelé les différents départements ministériels concernés à s’impliquer pleinement dans le processus.

« Mesdames et messieurs, les membres du Gouvernement, votre responsabilité, notre responsabilité est directement engagée », a-t-il lancé.

Selon le Premier ministre, plusieurs ministères auront un rôle à jouer dans l’alimentation du futur fonds, mais aussi dans la définition de ses priorités, la sélection des investissements et le suivi de ses résultats.

« Plusieurs départements ministériels interviendront dans l’alimentation du fonds, la définition de ses priorités, la sélection des investissements et le contrôle de ses résultats », a-t-il rappelé.

Il a ainsi invité les membres du Gouvernement à privilégier l’expertise et une analyse rigoureuse des propositions qui seront soumises.

« J’attends de chacun, au nom du Président de la République, une participation active, des positions techniquement fondées et une lecture exigeante des propositions soumises à cet atelier », a-t-il insisté.

Au-delà de la restitution des études, l’atelier doit permettre d’avancer sur plusieurs questions déterminantes pour la naissance du Fonds Souverain de Guinée.

Amadou Oury Bah a notamment évoqué la nécessité de « lever les dernières ambiguïtés s’il y a lieu, consolider le cadre juridique et institutionnel, préciser la doctrine d’investissement et arrêter une trajectoire réaliste de personnalisation ».

Ces différents chantiers constituent des étapes importantes avant l’opérationnalisation du fonds. Sa crédibilité dépendra notamment de la clarté de ses sources de financement, de son architecture institutionnelle, de ses règles de gouvernance, de ses mécanismes de contrôle et de la définition précise de ses objectifs d’investissement.

À travers cette nouvelle étape, les autorités guinéennes cherchent donc à poser les fondations d’un instrument appelé à inscrire la gestion des richesses nationales dans le temps long. Reste désormais à traduire les orientations annoncées en un cadre juridique, institutionnel et financier suffisamment solide pour garantir une gestion professionnelle et durable du futur Fonds Souverain de Guinée.

 

Salif Camara pour Planete7.info 

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La Guinée change d’échelle à Montréal : Simandou 2040 à la conquête du capital et du savoir-faire canadien https://planete7.info/la-guinee-change-dechelle-a-montreal-simandou-2040-a-la-conquete-du-capital-et-du-savoir-faire-canadien/ Sat, 05 Sep 2026 14:28:18 +0000 https://planete7.info/?p=63242 Et si la Guinée était en train de changer de dimension dans sa manière de penser et de conduire ses partenariats internationaux ? À Montréal, les 31 août et 1er septembre, la délégation guinéenne a voulu donner corps à cette nouvelle ambition à l’occasion de la 10ᵉ édition du Forum Afrique Expansion, organisée au Palais […]]]>

Et si la Guinée était en train de changer de dimension dans sa manière de penser et de conduire ses partenariats internationaux ? À Montréal, les 31 août et 1er septembre, la délégation guinéenne a voulu donner corps à cette nouvelle ambition à l’occasion de la 10ᵉ édition du Forum Afrique Expansion, organisée au Palais des congrès de Montréal.

Pays vedette de cette édition consacrée au renouvellement des relations économiques entre l’Afrique et le Canada, la Guinée n’y a pas seulement exposé ses potentialités. Elle a surtout présenté une vision, une trajectoire et une ambition : faire du partenariat international un véritable levier de transformation économique et sociale.

Au centre de cette stratégie figure SIMANDOU 2040, le programme national de développement porté par le président de la République, Mamadi Doumbouya, et présenté comme la boussole de la transformation du pays pour les quinze prochaines années.

De la coopération aux résultats

À Montréal, le discours guinéen s’est voulu clair : l’heure n’est plus seulement aux relations institutionnelles, aux rencontres de haut niveau ou à la présentation des opportunités. La priorité est désormais de transformer les échanges en investissements, les investissements en capacités productives et les capacités productives en emplois et en valeur ajoutée locale.

La délégation guinéenne, conduite par le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, accompagné du ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a ainsi défendu une nouvelle approche de la coopération économique.

Le Forum Afrique Expansion 2026, consacré notamment aux stratégies gouvernementales, aux corridors économiques, à l’investissement, à l’agroalimentaire, à la transformation locale et à la coopération internationale, a constitué une tribune privilégiée pour porter ce message.

Une conférence dédiée à « Simandou 2040 : investir dans la transformation économique de la Guinée » a notamment permis de mettre en avant plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour l’avenir du pays : agritech, infrastructures, innovation, énergie, industrie et développement du capital humain.

« Une stratégie dans laquelle le Canada gagne de nouveaux marchés, de nouvelles chaînes de valeur et de nouveaux relais de croissance. Une stratégie dans laquelle l’Afrique attire davantage d’investissements, développe ses industries, crée des emplois et accélère sa transformation. Une stratégie où chacun apporte quelque chose et où chacun repart avec davantage », a déclaré Ismaël Nabé lors de son allocution d’ouverture.

Derrière cette vision se dessine une ambition : faire en sorte que les partenariats noués à l’étranger produisent leurs effets en Guinée, à travers la création de valeur, le développement des entreprises locales et le renforcement de la compétitivité de l’économie nationale.

Simandou 2040, au-delà de la mine

À Montréal, un autre message a été martelé : Simandou 2040 ne saurait être réduit au seul projet minier de Simandou.

Le gigantesque potentiel minier constitue certes une opportunité historique pour la Guinée. Mais pour les autorités, l’enjeu est surtout de profiter de cette fenêtre pour poser les fondations d’une économie plus diversifiée, industrialisée et créatrice d’emplois.

Le programme SIMANDOU 2040 se veut ainsi un cadre de référence pour le développement socio-économique du pays au cours des quinze prochaines années.

« Nous voulons transformer nos ressources en infrastructures, nos infrastructures en productivité, notre productivité en industries, nos industries en emplois, et nos emplois en prospérité pour notre population », a souligné le ministre Ismaël Nabé.

Cette ambition repose sur une logique de transformation en chaîne : faire des infrastructures des corridors économiques, de l’énergie un moteur de l’industrialisation, de l’agriculture une source de chaînes de valeur, des compétences un véritable capital humain et des investissements un vecteur d’emplois durables.

Pourquoi le Canada ?

Le choix de Montréal ne relève pas du hasard. Le Canada dispose d’une expertise reconnue dans plusieurs domaines susceptibles d’accompagner la prochaine phase de développement de la Guinée : mines responsables, ingénierie, infrastructures, technologies propres, finance, santé, éducation, agriculture, développement des compétences, gouvernance et développement durable.

Mais Conakry entend aller au-delà d’une simple recherche de financements.

La Guinée veut désormais attirer des partenaires de transformation, capables de contribuer à la construction d’entreprises, d’infrastructures, de chaînes de valeur, de compétences et de solutions technologiques adaptées aux besoins du pays.

Cette orientation traduit une évolution de la conception guinéenne de la coopération internationale. Celle-ci ne doit plus se limiter aux rencontres diplomatiques, aux protocoles d’accord ou aux annonces d’intention. Elle doit permettre de rapprocher les besoins du pays des capacités de ses partenaires, de mobiliser les capitaux, de faciliter l’accès aux marchés, de transférer les technologies et de renforcer les compétences nationales.

« La coopération n’a de véritable sens que lorsqu’elle renforce les capacités d’un pays à décider, produire et prospérer par lui-même », a réaffirmé Ismaël Nabé.

Transformer l’ouverture en souveraineté économique

À travers cette démarche, la Guinée cherche également à redéfinir le rapport entre ouverture internationale et souveraineté économique.

Pour les autorités, il ne s’agit pas de choisir entre les deux, mais de faire de l’ouverture au monde un moyen de renforcer les capacités nationales.

Le raisonnement est simple : attirer les investissements, oui, mais en veillant à ce qu’ils contribuent au développement des compétences locales, à la transformation des ressources sur place, à la création d’emplois et à l’émergence d’un tissu économique national plus solide.

C’est dans cette perspective que Conakry souhaite approfondir ses relations avec le Canada, tout en renforçant ses partenariats avec l’ensemble de ses partenaires internationaux.

De Montréal à Conakry, le pari de la transformation

Au terme de cette séquence montréalaise, le message porté par la Guinée dépasse donc largement le cadre d’un forum économique.

Le pays veut désormais entrer dans une nouvelle génération de partenariats : plus équilibrés, plus productifs, plus technologiques et davantage orientés vers la création de valeur et d’emplois en Guinée.

SIMANDOU 2040 en constitue la boussole. Les partenariats internationaux en sont le levier. L’investissement doit en être l’accélérateur.

Le véritable défi commence désormais à Conakry : transformer les intentions exprimées à Montréal en projets concrets, les projets en investissements, les investissements en emplois et les emplois en prospérité.

La Guinée ne veut plus seulement être perçue comme une terre de potentiel. Elle veut désormais s’imposer comme une terre de transformation.

Et, à en croire le message porté à Montréal, cette transformation n’est plus une perspective lointaine. Elle a déjà commencé.

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Guinée : les minéraux critiques, un nouvel enjeu stratégique au-delà de la bauxite et du fer https://planete7.info/guinee-les-mineraux-critiques-un-nouvel-enjeu-strategique-au-dela-de-la-bauxite-et-du-fer/ Sun, 30 Aug 2026 14:37:35 +0000 https://planete7.info/?p=62966 Invité de l’émission « Face à Pathé », l’ingénieur des Mines Ismaël Diakité a appelé à renforcer l’exploration et la connaissance du potentiel guinéen en minéraux critiques, devenus indispensables à la transition énergétique, au numérique et aux nouvelles technologies. Longtemps associée à ses immenses réserves de bauxite et à son potentiel en minerai de fer, […]]]>

Invité de l’émission « Face à Pathé », l’ingénieur des Mines Ismaël Diakité a appelé à renforcer l’exploration et la connaissance du potentiel guinéen en minéraux critiques, devenus indispensables à la transition énergétique, au numérique et aux nouvelles technologies.

Longtemps associée à ses immenses réserves de bauxite et à son potentiel en minerai de fer, la Guinée pourrait-elle écrire un nouveau chapitre de son histoire minière ? C’est l’une des questions soulevées lors de l’émission « Face à Pathé », animée par Pathé Diallo, au cours de laquelle l’ingénieur des Mines Ismaël Diakité a mis en lumière l’importance croissante des minéraux critiques et les opportunités qu’ils pourraient offrir au pays.

À l’échelle mondiale, la transformation des modèles économiques et technologiques accélère la demande en ressources indispensables à la fabrication des batteries, des équipements numériques, des véhicules électriques ou encore des technologies liées à la transition énergétique. Dans cette nouvelle course aux matières premières stratégiques, les minéraux critiques occupent désormais une place centrale.

Pour Ismaël Diakité, la Guinée ne peut rester en dehors de cette dynamique.

« Le monde est en pleine transformation, à la fois technologique et économique, et tout se joue actuellement sur le numérique, la mobilité, la transition énergétique. Les minéraux qui sont nécessaires à cette transformation-là sont les minéraux critiques », a-t-il expliqué.

L’ingénieur estime que cette question revêt une importance particulière au moment où la Guinée ambitionne de transformer en profondeur son économie à travers le programme Simandou 2040.

« La Guinée ne peut pas être en marge des réalités du monde et elle a une carte à jouer pendant que nous sommes en train d’engager Simandou 2040 », a-t-il ajouté.

Parmi les substances évoquées figurent notamment le lithium, le graphite, le cobalt et les terres rares, des matières premières recherchées pour leurs applications dans les secteurs de haute technologie et de la transition énergétique.

Sur le potentiel de la Guinée, Ismaël Diakité se veut prudent mais optimiste. Il rappelle que plusieurs campagnes d’exploration géologique ont déjà permis d’identifier des indices dans différentes zones du pays.

« Les levées géologiques réalisées lors des campagnes antérieures ont révélé des indices assez substantiels dans certains endroits de la Guinée. Ces indices sont significatifs dans la mesure où ils se répètent en différents endroits et en différentes magnitudes », a-t-il souligné.

Cependant, la présence d’indices ne suffit pas à établir l’existence de gisements économiquement exploitables. Le pays devra donc approfondir ses investigations afin de déterminer la quantité, la qualité et la viabilité économique de ces ressources.

« Il faut aller à une échelle plus réduite pour s’assurer que ces indices-là peuvent être traduits en vrais potentiels mesurables et exploitables », a précisé l’expert.

Au-delà de leur valeur industrielle, les minéraux critiques constituent désormais un véritable enjeu de souveraineté économique et géopolitique. Leur importance dans les technologies modernes pousse les grandes puissances à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement et à diversifier leurs sources d’accès aux matières premières.

Cette compétition internationale n’échappe pas aux pays producteurs, qui cherchent à mieux valoriser leurs ressources et à tirer davantage de retombées économiques de leur potentiel minier.

« Il y a une course après ces minéraux, parce que chacun veut s’assurer une chaîne d’approvisionnement solide, de bonne qualité et durable. La maîtrise des sources d’approvisionnement est donc un enjeu stratégique important », a déclaré Ismaël Diakité.

Selon lui, la transition énergétique constitue également une réponse aux défis environnementaux auxquels le monde est confronté, notamment le changement climatique et les phénomènes de sécheresse. Les minéraux critiques interviennent ainsi dans le développement de technologies destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Pour la Guinée, l’enjeu dépasse donc la simple découverte de nouvelles ressources minières. Il s’agit aussi de savoir comment les identifier, les développer et surtout les intégrer dans une stratégie nationale de diversification économique.

À l’heure où le numérique, la mobilité électrique, les technologies avancées et même la conquête spatiale stimulent la demande mondiale en matières premières stratégiques, le potentiel guinéen pourrait ouvrir de nouvelles perspectives.

Mais entre les indices géologiques et la mise en exploitation d’un gisement, le chemin reste long. Exploration approfondie, études de faisabilité, investissements, transformation locale et maîtrise des chaînes de valeur seront autant de défis à relever.

La question des minéraux critiques pourrait ainsi devenir l’un des nouveaux fronts de la politique minière guinéenne, avec un objectif majeur : ne plus seulement être un pays riche en ressources, mais parvenir à transformer cette richesse en véritable levier de souveraineté et de développement.

 

Sylla Ama pour Planete7.info

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Conakry–Hanoï : une nouvelle page de la coopération s’écrit autour de Simandou 2040 et Vietnam 2045 https://planete7.info/conakry-hanoi-une-nouvelle-page-de-la-cooperation-secrit-autour-de-simandou-2040-et-vietnam-2045/ Thu, 20 Aug 2026 21:34:57 +0000 https://planete7.info/?p=62182 De l’héritage politique à la coopération économique, technologique et agricole, Conakry et Hanoï entendent donner un nouvel élan à leur partenariat, avec Simandou 2040 et Vietnam 2045 comme deux visions complémentaires. Entre la Guinée et le Vietnam, l’histoire ne se conjugue plus seulement au passé. Forgées dans les luttes pour la souveraineté, l’émancipation des peuples […]]]>

De l’héritage politique à la coopération économique, technologique et agricole, Conakry et Hanoï entendent donner un nouvel élan à leur partenariat, avec Simandou 2040 et Vietnam 2045 comme deux visions complémentaires.

Entre la Guinée et le Vietnam, l’histoire ne se conjugue plus seulement au passé. Forgées dans les luttes pour la souveraineté, l’émancipation des peuples et la solidarité entre nations du Sud, les relations entre Conakry et Hanoï veulent désormais s’inscrire dans une nouvelle dynamique, davantage tournée vers l’investissement, l’industrialisation, l’innovation et la création d’emplois.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la visite de travail au Vietnam de S.E.M. Ismaël Nabé, ministre guinéen du Plan, de la Coopération internationale et du Développement. Au cours de son séjour, le ministre a échangé avec son homologue vietnamien, S.E.M. Ngo Van Tuan, une rencontre qui a notamment abouti à la signature d’un protocole d’accord stratégique entre les deux pays.

Pendant plusieurs décennies, la Guinée et le Vietnam ont partagé une histoire marquée par une même aspiration : celle de disposer d’un État souverain, maître de son destin et capable de mobiliser ses ressources au service du développement.

Aujourd’hui, cette histoire commune entend servir de socle à une coopération d’une nouvelle génération.

« Hier, la Guinée et le Vietnam se sont retrouvés dans les combats pour la souveraineté et la dignité des peuples. Aujourd’hui, nous avons une responsabilité historique nouvelle : transformer cette amitié forgée dans l’épreuve en un partenariat de prospérité, de connaissance et de transformation économique », a déclaré le ministre Ismaël Nabé.

Cette ambition repose sur des complémentarités importantes. D’un côté, la Guinée dispose d’importantes ressources naturelles, d’un fort potentiel agricole, d’une jeunesse nombreuse et d’une position stratégique en Afrique de l’Ouest. De l’autre, le Vietnam s’appuie sur plusieurs décennies d’expérience en matière d’industrialisation, de modernisation agricole, de développement des infrastructures et d’intégration aux chaînes de valeur mondiales.

Au cœur des discussions figure une convergence stratégique entre Simandou 2040, le programme guinéen de transformation socio-économique, et Vietnam 2045, la vision de développement à long terme portée par Hanoï.

Les deux agendas accordent une place centrale à la transformation structurelle de l’économie, au développement du capital humain, à l’industrialisation, à la modernisation des infrastructures, à l’innovation, à l’agriculture et à la création d’emplois.

Pour Ismaël Nabé, cette proximité doit désormais dépasser le stade des intentions.

« Simandou 2040 et Vietnam 2045 ne sont pas deux visions qui se regardent à distance ; ce sont deux trajectoires de transformation qui peuvent apprendre l’une de l’autre. La Guinée veut apprendre de l’expérience vietnamienne, l’adapter à ses réalités et construire avec le Vietnam des chaînes de valeur, des compétences et des emplois qui profiteront durablement à nos peuples », a-t-il souligné.

Hanoï a ainsi exprimé son soutien aux cinq piliers de Simandou 2040, ouvrant des perspectives de coopération dans plusieurs domaines : planification stratégique, suivi et évaluation des politiques publiques, statistiques, énergie, industrialisation, éducation, eau, agriculture et lutte contre le changement climatique.

Le protocole d’accord signé entre les deux pays ambitionne de donner une structure concrète à cette nouvelle phase de coopération.

Il prévoit notamment le renforcement des échanges d’expertise entre les administrations guinéennes et vietnamiennes, le développement des capacités nationales de planification et de suivi-évaluation, ainsi que la modernisation du système statistique guinéen.

Mais l’ambition affichée va au-delà de la coopération institutionnelle.

Le Vietnam envisage notamment de dépêcher en Guinée une délégation d’entreprises afin d’explorer les opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’extraction et la transformation de la bauxite et du minerai de fer, les télécommunications, les infrastructures et l’agriculture.

Pour Conakry, l’enjeu est de transformer les complémentarités entre les deux économies en résultats tangibles : investissements, transfert de technologies, emplois et création de valeur ajoutée locale.

Autre perspective mise en avant : la création d’un véritable partenariat économique à double porte.

Le Vietnam pourrait constituer pour la Guinée une passerelle vers les marchés de l’ASEAN, tandis que la Guinée pourrait servir de point d’accès aux entreprises vietnamiennes désireuses de se positionner sur le marché ouest-africain.

Cette approche vise à dépasser la coopération bilatérale traditionnelle pour construire un véritable pont économique entre l’Afrique de l’Ouest et l’Asie du Sud-Est, fondé sur l’investissement, le commerce, le partage des compétences et la création de chaînes de valeur.

L’agriculture apparaît également comme l’un des secteurs prioritaires de cette nouvelle dynamique.

Fort de son expérience dans la production et la transformation agricoles, le Vietnam entend partager son savoir-faire avec la Guinée dans plusieurs filières, notamment le riz, le café, le poivre et la noix de cajou.

La coopération pourrait également concerner la production, la transformation, la conservation, la commercialisation et l’organisation des chaînes de valeur agricoles.

Pour la Guinée, cette perspective rejoint directement les ambitions de Simandou 2040, qui entend faire de l’agriculture et de l’agro-industrie des leviers de souveraineté alimentaire, d’industrialisation et de création d’emplois.

L’objectif ne serait donc plus seulement d’augmenter la production, mais aussi de renforcer la transformation locale, d’améliorer l’accès aux marchés et de favoriser l’émergence d’entreprises agro-industrielles capables de créer davantage de valeur en Guinée.

De l’histoire politique aux ambitions économiques, la Guinée et le Vietnam semblent ainsi vouloir franchir une nouvelle étape dans leur relation.

L’enjeu est désormais de convertir une amitié construite dans les combats pour la souveraineté en un partenariat orienté vers la prospérité, l’innovation, l’industrialisation et le développement du capital humain.

Hier, les deux peuples se tenaient côte à côte pour défendre leur liberté. Aujourd’hui, ils veulent se retrouver autour d’un autre combat : celui du développement et de la transformation économique.

C’est toute la portée de cette nouvelle dynamique entre Conakry et Hanoï : faire de l’histoire commune non pas un simple souvenir, mais un levier pour construire l’avenir.

Cet avenir pourrait désormais s’écrire autour de deux ambitions : Simandou 2040 et Vietnam 2045.

Une coopération Sud-Sud appelée à être jugée non plus seulement à l’aune des accords signés, mais surtout à travers les investissements réalisés, les usines construites, les terres valorisées, les compétences transférées, les jeunes formés et les emplois créés.

 

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Agence Guinéenne de Développement : Souleymane Camara prend les rênes du Marketing et de la Communication https://planete7.info/agence-guineenne-de-developpement-souleymane-camara-prend-les-renes-du-marketing-et-de-la-communication/ Tue, 18 Aug 2026 07:20:03 +0000 https://planete7.info/?p=61855 L’Agence Guinéenne de Développement (GDB) renforce son dispositif de communication avec la nomination de Souleymane Camara au poste de Directeur Marketing & Communication. Une arrivée qui traduit la volonté de l’institution de consolider son identité, son positionnement et sa visibilité, alors que la Guinée entend accélérer sa transformation économique à travers notamment le programme Simandou […]]]>

L’Agence Guinéenne de Développement (GDB) renforce son dispositif de communication avec la nomination de Souleymane Camara au poste de Directeur Marketing & Communication. Une arrivée qui traduit la volonté de l’institution de consolider son identité, son positionnement et sa visibilité, alors que la Guinée entend accélérer sa transformation économique à travers notamment le programme Simandou 2040.

Professionnel aguerri de la communication institutionnelle, Souleymane Camara dispose d’une expérience construite au fil de près d’une décennie au cœur de la communication publique guinéenne. Il a notamment occupé les fonctions de Coordonnateur de la Cellule de Communication du Gouvernement, avant de devenir Conseiller principal au Ministère de l’Information et de la Communication.

À travers ces différentes responsabilités, il a participé à la conception et à la mise en œuvre de stratégies de communication autour de l’action publique, dans un environnement marqué par des enjeux importants d’information, de visibilité institutionnelle et de proximité avec les citoyens.

Son parcours s’est également distingué dans le domaine de l’entrepreneuriat. Depuis 2018, il assure les fonctions de Commissaire Général du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN), un rendez-vous devenu au fil des années un espace de rencontres entre entrepreneurs, porteurs de projets, institutions publiques et investisseurs.

À la tête du Marketing & Communication de l’Agence Guinéenne de Développement, Souleymane Camara aura désormais pour mission de concevoir et de piloter la stratégie de marque et de communication de l’institution.

L’enjeu dépasse ainsi la seule promotion de l’image de l’agence. Il s’agit également de construire une identité forte, cohérente et lisible auprès des différents interlocuteurs du GDB, notamment les décideurs publics, les investisseurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du secteur privé.

Dans cette nouvelle fonction, il devra notamment accompagner la Direction Générale et les différents pôles de l’agence dans la définition du message institutionnel et dans le développement de son rayonnement.

Une mission qui intervient dans un contexte où la communication occupe une place croissante dans la mise en œuvre et la valorisation des grands projets de développement. Pour le GDB, l’objectif est notamment de renforcer la visibilité de ses actions et de mieux faire connaître son rôle dans l’accompagnement de la transformation économique du pays.

L’arrivée de Souleymane Camara intervient alors que la Guinée cherche à traduire les opportunités liées à ses ressources et à ses grands projets en retombées durables pour son économie.

Dans cette dynamique, le programme Simandou 2040 constitue l’un des principaux cadres de transformation économique du pays. La communication institutionnelle devient dès lors un levier stratégique pour expliquer les ambitions, valoriser les initiatives et renforcer le dialogue entre les institutions, les investisseurs et les populations.

Avec son expérience dans la communication gouvernementale, son passage au ministère en charge de l’Information et de la Communication et son implication dans la promotion de l’entrepreneuriat à travers le SADEN, Souleymane Camara arrive au GDB avec un parcours qui lui confère une connaissance approfondie des enjeux institutionnels et économiques guinéens.

Cette nomination marque ainsi une nouvelle étape pour l’Agence Guinéenne de Développement, qui entend faire de sa marque et de sa communication des instruments au service de son ambition : accompagner et donner davantage de visibilité à la transformation économique de la Guinée.

La nouvelle direction Marketing & Communication aura donc la responsabilité de traduire cette ambition en messages, en stratégies et en actions capables de renforcer la confiance et l’influence du GDB auprès de ses partenaires et des acteurs du développement.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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Simandou : Djiba Diakité appelle Rio Tinto à accélérer la production et renforcer ses engagements https://planete7.info/simandou-djiba-diakite-appelle-rio-tinto-a-accelerer-la-production-et-renforcer-ses-engagements/ Thu, 13 Aug 2026 09:48:19 +0000 https://planete7.info/?p=61541 Production, santé-sécurité, normes environnementales, contenu local et développement communautaire étaient au cœur des échanges entre le Comité stratégique de Simandou et le géant minier Rio Tinto. Le projet Simandou poursuit sa montée en puissance. À Conakry, les autorités guinéennes entendent maintenir le cap sur les objectifs fixés autour de ce mégaprojet considéré comme l’un des […]]]>

Production, santé-sécurité, normes environnementales, contenu local et développement communautaire étaient au cœur des échanges entre le Comité stratégique de Simandou et le géant minier Rio Tinto.

Le projet Simandou poursuit sa montée en puissance. À Conakry, les autorités guinéennes entendent maintenir le cap sur les objectifs fixés autour de ce mégaprojet considéré comme l’un des principaux leviers de transformation économique du pays.

C’est dans ce contexte que le président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, a reçu, mercredi 12 août 2026, Matthew Holcz, responsable mondial de la branche Minerai de fer de Rio Tinto. La rencontre a permis de passer en revue les principales priorités liées à l’avancement du projet, mais aussi les engagements de l’entreprise dans plusieurs domaines stratégiques.

Au cœur des discussions : l’accélération de la production. Djiba Diakité a insisté sur la nécessité de maintenir le rythme des travaux afin de permettre à Simandou d’atteindre, à terme, son objectif de 60 millions de tonnes de minerai de fer par an. Une ambition qui doit toutefois s’inscrire dans le strict respect des exigences en matière de santé, de sécurité et de protection de l’environnement.

Au-delà de la production minière, le président du Comité stratégique a également appelé Rio Tinto à consolider ses engagements en faveur du contenu local et du développement communautaire. Des priorités qui s’inscrivent, selon lui, dans la vision portée par le programme Simandou 2040, qui ambitionne de faire du projet un véritable moteur de transformation structurelle de la Guinée.

« Simandou est bien plus qu’un projet minier », a rappelé Djiba Diakité, soulignant son potentiel en matière de développement socio-économique durable. Pour les autorités guinéennes, l’enjeu dépasse ainsi les seules performances de production : il s’agit également de faire en sorte que les retombées du projet bénéficient durablement aux populations et à l’économie nationale.

La rencontre a par ailleurs été l’occasion de saluer certaines réalisations de Rio Tinto, notamment la première phase du Parc urbain de Conakry. Djiba Diakité a également exprimé sa confiance quant à la poursuite des initiatives prévues dans le cadre de Simandou Academy, présentée comme un outil important pour le développement des compétences et la formation de la jeunesse guinéenne.

De son côté, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a souligné l’importance de cette rencontre pour faire le point sur les engagements de Rio Tinto. Il a notamment mis l’accent sur les questions liées au contenu local, à la santé-sécurité et au développement communautaire.

À travers ces échanges, les autorités guinéennes réaffirment ainsi leur volonté de suivre de près l’exécution des engagements pris autour de Simandou, tout en veillant à ce que la montée en puissance du projet s’accompagne de retombées économiques et sociales concrètes pour la Guinée.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Programme Simandou 2040 : à Labé, le futur hôpital régional nourrit l’espoir d’un système de santé plus proche des populations https://planete7.info/programme-simandou-2040-a-labe-le-futur-hopital-regional-nourrit-lespoir-dun-systeme-de-sante-plus-proche-des-populations/ Mon, 10 Aug 2026 10:21:44 +0000 https://planete7.info/?p=61265 À Labé, la construction du nouvel hôpital régional, inscrite dans le cadre du Programme Simandou 2040, prend forme. Au-delà d’un chantier d’infrastructure, le projet porte l’espoir d’un meilleur accès aux soins spécialisés pour les populations du Fouta-Djallon, longtemps contraintes de se rendre à Conakry pour certaines prises en charge médicales. À Labé, le paysage sanitaire […]]]>

À Labé, la construction du nouvel hôpital régional, inscrite dans le cadre du Programme Simandou 2040, prend forme. Au-delà d’un chantier d’infrastructure, le projet porte l’espoir d’un meilleur accès aux soins spécialisés pour les populations du Fouta-Djallon, longtemps contraintes de se rendre à Conakry pour certaines prises en charge médicales.

À Labé, le paysage sanitaire s’apprête à connaître une transformation majeure. En cours de construction dans le cadre du Programme Simandou 2040, le futur hôpital régional symbolise l’ambition des autorités de renforcer les infrastructures sanitaires et de rapprocher les soins spécialisés des populations de l’intérieur du pays.

Pour les habitants de Labé et des préfectures environnantes, l’enjeu est considérable. Jusqu’ici, les patients nécessitant certaines spécialités médicales doivent souvent être référés vers Conakry, avec des conséquences financières et logistiques parfois lourdes pour les familles.

Neurologie, néphrologie et autres spécialités médicales : autant de prises en charge pour lesquelles le déplacement vers la capitale reste une réalité pour de nombreux patients. Une situation que le futur établissement pourrait contribuer à changer.

Inspecteur régional de la santé de Labé, Kassié Fangamou considère ce projet comme une réponse directe à l’un des principaux défis sanitaires de la région.

« La construction de ce centre vient à point nommé pour combler un déficit majeur que nous avions dans la région, qui est le rapprochement des services de spécialité auprès de la population. »

Selon lui, avant le lancement du chantier, les patients souffrant de pathologies nécessitant une prise en charge spécialisée étaient régulièrement orientés vers Conakry.

« Tous nos malades qui ont des problèmes de spécialité, de neurologie, de néphrologie et tant d’autres spécialités sont référés vers Conakry, où certains n’ont même pas où loger et n’ont pas de tuteur », explique-t-il.

La mise en service du futur hôpital devrait ainsi permettre de réduire considérablement ces déplacements et les dépenses qu’ils engendrent pour les familles.

« Une fois que ce centre sera opérationnel, ce problème économique, mais aussi celui lié aux déplacements, va être complètement un souvenir lointain », estime l’Inspecteur régional de la santé.

Au-delà de sa vocation sanitaire, le projet présente également un impact socio-économique pour la région. Depuis le démarrage des travaux, plusieurs jeunes ont été recrutés localement, participant ainsi à la dynamique économique autour du chantier.

Kassié Fangamou souligne notamment la participation des femmes et des jeunes filles.

« Sur le plan social, la construction de cette infrastructure a permis de générer de l’emploi pour la jeunesse au niveau local. Depuis le terrassement jusqu’à maintenant, beaucoup de jeunes ont été recrutés localement ici, et parmi eux, il y a beaucoup de filles et de jeunes femmes qui peuvent se prendre en charge à travers les travaux qu’elles sont en train de mener sur le terrain », témoigne-t-il.

Pour les acteurs locaux, cette dimension sociale renforce l’importance du projet, qui ne se limite donc pas à la construction d’un établissement de santé, mais participe également à la création d’opportunités économiques au bénéfice des populations.

À mesure que le chantier avance, les attentes grandissent. Pour l’Inspecteur régional de la santé, cette infrastructure s’inscrit dans une vision plus large de modernisation du système sanitaire guinéen.

Il salue l’engagement des autorités et estime que les investissements engagés pourraient permettre au pays de franchir un nouveau cap.

« Au nom du système de santé de la région de Labé que je représente, je remercie très sincèrement Monsieur le Président de la République. Qu’il sache que ce qu’il est en train de faire est vu par nous et que nous connaissons l’importance de cela », déclare-t-il.

Et d’ajouter : « Nous le remercions et bénissons pour que toutes les œuvres que le gouvernement, à travers les initiatives de Monsieur le Président, est en train de poser puissent être bénéfiques pour la population et contribuer à son bonheur et à l’émergence de la population guinéenne. »

Dans une région où l’accès aux soins spécialisés demeure un enjeu majeur, le futur hôpital régional de Labé apparaît ainsi comme bien plus qu’une infrastructure supplémentaire. Il cristallise l’espoir de voir les patients bénéficier, plus près de chez eux, de soins jusque-là accessibles principalement à Conakry.

« La Guinée a beaucoup souffert de son système de santé, et nous sommes vraiment optimistes qu’avec cette allure, nous allons avoir un système de santé moderne en Afrique de l’Ouest, et pourquoi pas en Afrique », conclut Kassié Fangamou.

À Labé, le chantier avance donc avec une promesse forte : faire de la proximité des soins spécialisés une réalité et inscrire la région dans une nouvelle dynamique sanitaire.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Infra for Africa 2026 : « 40 % des financements de Simandou 2040 viendront du secteur privé », annonce Mariama Ciré Sylla https://planete7.info/infra-for-africa-2026-40-des-financements-de-simandou-2040-viendront-du-secteur-prive-annonce-mariama-cire-sylla/ Sat, 08 Aug 2026 10:41:24 +0000 https://planete7.info/?p=61192 À l’occasion du Forum Infra for Africa 2026, organisé par Africa50, la Guinée a défendu sa nouvelle stratégie de financement des grands projets structurants. La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, y voit une opportunité de renforcer l’attractivité du pays et de mobiliser davantage de capitaux privés pour concrétiser les […]]]>

À l’occasion du Forum Infra for Africa 2026, organisé par Africa50, la Guinée a défendu sa nouvelle stratégie de financement des grands projets structurants. La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, y voit une opportunité de renforcer l’attractivité du pays et de mobiliser davantage de capitaux privés pour concrétiser les ambitions de Simandou 2040.

La Guinée entend désormais davantage s’appuyer sur les investissements privés pour accélérer la transformation de son économie. C’est l’un des principaux messages portés par la délégation guinéenne au Forum Infra for Africa 2026, organisé par Africa50, où les autorités ont présenté les grandes orientations du programme Simandou 2040 et multiplié les échanges avec des investisseurs et partenaires financiers.

Pour Mariama Ciré Sylla, cette participation a constitué une véritable vitrine pour présenter les ambitions économiques du pays et attirer de nouveaux partenaires.

« La participation de la Guinée à l’Infra for Africa Forum a permis de partager la vision de transformation économique du programme Simandou 2040 », a expliqué la ministre, soulignant l’importance des échanges avec les institutions financières et les investisseurs privés.

Selon elle, le choix d’Africa50 comme cadre de présentation n’est pas anodin. L’institution panafricaine, spécialisée dans le financement des infrastructures, dispose notamment de capacités d’investissement en fonds propres et de mobilisation de capitaux privés. Une approche qui correspond aux objectifs de financement définis dans le cadre de Simandou 2040.

« Le programme Simandou 2040 prévoit que 40 % des financements attendus viendront notamment du secteur privé et 30 % des partenaires techniques et financiers », a-t-elle rappelé.

Au-delà de la présentation du programme Simandou 2040, la rencontre a permis aux autorités guinéennes de mettre en avant les performances économiques récentes du pays ainsi que les réformes engagées pour améliorer son environnement d’investissement.

La ministre a notamment évoqué une croissance économique de 7,1 % en 2025, avec une projection de 8,6 % pour 2026, avant une ambition de croissance à deux chiffres à l’horizon 2030.

Mariama Ciré Sylla a également mis en avant l’évolution de la notation souveraine de la Guinée, passée, selon elle, de B+ avec perspectives stables en septembre 2025 à B+ avec perspectives positives en mars 2026.

Pour le gouvernement, ces indicateurs doivent contribuer à renforcer la confiance des investisseurs et à positionner la Guinée comme une destination plus attractive pour les capitaux privés.

Dans cette dynamique, plusieurs nouveaux mécanismes institutionnels ont également été présentés aux partenaires.

La ministre cite notamment le Guinea Development Board, destiné à faciliter et promouvoir les investissements privés, ainsi que le Delivery Unit, chargé d’améliorer le suivi et l’exécution des projets sur le terrain.

À ces dispositifs s’ajoute le projet de mise en place de fonds souverains, présenté comme un outil destiné à mieux gérer les revenus issus des ressources minières et à préserver une partie des bénéfices pour les générations futures.

Le déplacement de la délégation guinéenne n’a toutefois pas été limité à la présentation de la stratégie économique du pays.

Plusieurs discussions ont porté sur des partenariats susceptibles de déboucher sur des financements concrets.

« On a discuté de partenariats concrets avec des partenaires tels que l’Atidi, Africa50, mais aussi avec des partenaires institutionnels habituels de la Guinée, tels que la Banque africaine de développement », a indiqué Mariama Ciré Sylla.

La Banque africaine de développement aurait notamment réaffirmé sa disponibilité à accompagner la Guinée dans la mise en œuvre de Simandou 2040. Une volonté que la ministre présente comme un signal important pour le financement des futurs projets structurants.

La rencontre a également permis à la Guinée de partager son expérience avec d’autres pays africains. Des échanges ont notamment eu lieu avec des responsables de la Tanzanie et du Rwanda autour de la mobilisation des ressources, de l’investissement public et des mécanismes de financement du développement.

Ces discussions devraient déboucher sur la signature de mémorandums et de protocoles de partenariat destinés à favoriser le partage d’expériences et l’adoption de bonnes pratiques.

L’Assemblée générale d’Africa50 a, pour sa part, permis à la Guinée de réaffirmer son intérêt pour les investissements dans plusieurs secteurs stratégiques.

Les infrastructures routières, l’énergie et l’agriculture figurent notamment parmi les domaines identifiés pour de futures collaborations avec l’institution panafricaine.

« On a parlé de routes, on a parlé de centrales énergétiques, on a parlé aussi d’appui sur des projets agricoles », a précisé la ministre.

La Guinée entend ainsi poursuivre les discussions engagées avec Africa50 dans les prochains jours, avec l’objectif de transformer les échanges du forum en projets et partenariats opérationnels.

À travers cette offensive auprès des investisseurs et des institutions financières, le gouvernement cherche surtout à donner une traduction concrète à l’un des principes centraux de Simandou 2040 : faire du secteur privé un partenaire majeur du financement et de la transformation économique du pays.

Reste désormais à convertir les engagements et les discussions nouées à l’occasion d’Infra for Africa en financements effectifs et en projets visibles sur le terrain.

Sylla Ama pour Planete7.info 

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