Sékou Camara – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 06 Oct 2026 14:52:18 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Sékou Camara – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Du « NON » de 1958 à l’avenir : à Kinshasa, l’ambassadeur Sékou Camara revisite l’héritage panafricain de la Guinée https://planete7.info/du-non-de-1958-a-lavenir-a-kinshasa-lambassadeur-sekou-camara-revisite-lheritage-panafricain-de-la-guinee/ Tue, 06 Oct 2026 13:15:57 +0000 https://planete7.info/?p=65521 Soixante-huit ans après le « NON » historique du 28 septembre 1958, la Guinée continue de présenter son indépendance comme un acte fondateur dont la portée dépasse ses propres frontières. À Kinshasa, l’Ambassadeur Sékou Camara a placé la célébration du 2 octobre sous le signe de la mémoire, de la souveraineté et de la solidarité […]]]>

Soixante-huit ans après le « NON » historique du 28 septembre 1958, la Guinée continue de présenter son indépendance comme un acte fondateur dont la portée dépasse ses propres frontières. À Kinshasa, l’Ambassadeur Sékou Camara a placé la célébration du 2 octobre sous le signe de la mémoire, de la souveraineté et de la solidarité africaine.

Dans son intervention, le diplomate a rappelé le choix effectué par le peuple guinéen en 1958 lors du référendum sur la communauté française. Sous la conduite d’Ahmed Sékou Touré, la Guinée avait alors choisi la voie de l’indépendance, devenant le premier territoire de l’Afrique subsaharienne française à accéder à la souveraineté cette année-là.

Mais pour l’Ambassadeur, cette indépendance ne peut être comprise comme un événement strictement national. Elle s’inscrivait dans une vision plus large de la libération du continent.

Il a ainsi rappelé la vocation panafricaine de la Guinée et son rôle historique dans le soutien aux mouvements de libération. Dans cette lecture de l’histoire, Conakry fut non seulement la capitale d’un État nouvellement indépendant, mais également un espace de solidarité pour les peuples africains engagés dans la conquête de leur liberté.

Cette dimension historique trouve un écho particulier en RDC, pays dont l’histoire de l’indépendance reste intimement associée à la figure de Patrice Emery Lumumba. Sékou Camara a justement rappelé la proximité historique entre Sékou Touré et Lumumba et fait de cette mémoire partagée l’un des fondements de l’amitié entre les deux peuples.

Mais le discours ne s’est pas enfermé dans la nostalgie.

« S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir, notre jeunesse » : le thème retenu pour la célébration sert précisément de passerelle entre mémoire et avenir. La Guinée veut tirer de son histoire une ambition nouvelle, notamment autour de la souveraineté économique, du développement des ressources naturelles et de la formation de sa jeunesse.

Cette approche fait écho au message délivré à Conakry pour le 68e anniversaire : le souvenir de l’indépendance doit désormais nourrir une nouvelle étape de la souveraineté, politique mais aussi économique.

Le choix de Kinshasa pour porter ce message revêt une portée symbolique particulière. Entre la Guinée et la RDC, deux pays séparés par la géographie mais rapprochés par l’histoire des indépendances africaines, le panafricanisme demeure un terrain de convergence.

À travers son discours, Sékou Camara semble donc proposer une lecture en trois temps de l’histoire guinéenne : le “NON” de 1958 comme acte de souveraineté, le panafricanisme comme héritage et la jeunesse comme porteuse d’un nouvel avenir.

Une manière de rappeler que l’indépendance n’est pas seulement une date à célébrer. Elle constitue aussi une responsabilité permanente : celle de préserver la dignité, de renforcer la souveraineté et de construire, avec les nouvelles générations, une Afrique davantage maîtresse de son destin.

 

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Fête nationale de la Guinée à Kinshasa : Sékou Camara appelle à donner un nouvel élan au partenariat guinéo-congolais https://planete7.info/fete-nationale-de-la-guinee-a-kinshasa-sekou-camara-appelle-a-donner-un-nouvel-elan-au-partenariat-guineo-congolais/ Mon, 05 Oct 2026 16:45:36 +0000 https://planete7.info/?p=65473 La célébration du 68e anniversaire de l’indépendance de la République de Guinée en République démocratique du Congo a pris, cette année, une tonalité résolument diplomatique. Dans son discours prononcé à Kinshasa, l’Ambassadeur de Guinée en RDC, Son Excellence Sékou Camara, a salué la profondeur des relations entre les deux pays tout en appelant à transformer […]]]>

La célébration du 68e anniversaire de l’indépendance de la République de Guinée en République démocratique du Congo a pris, cette année, une tonalité résolument diplomatique. Dans son discours prononcé à Kinshasa, l’Ambassadeur de Guinée en RDC, Son Excellence Sékou Camara, a salué la profondeur des relations entre les deux pays tout en appelant à transformer leur amitié historique en une coopération économique plus ambitieuse.

Devant les autorités congolaises, les membres du corps diplomatique, les représentants des organisations internationales et la communauté guinéenne, le diplomate a rappelé les liens qui unissent les deux peuples depuis les indépendances. Il a notamment évoqué l’amitié entre les pères fondateurs de la Guinée et de la RDC, Ahmed Sékou Touré et Patrice Emery Lumumba, comme l’un des fondements historiques de cette proximité.

Pour Sékou Camara, cette relation privilégiée ne doit cependant pas se limiter à la mémoire et à la solidarité politique. « Notre partenariat économique présente un potentiel sous-exploité », a-t-il souligné, invitant les deux pays à mieux exploiter leurs complémentarités.

La diplomatie économique apparaît ainsi comme l’un des messages centraux du discours. Guinée et RDC disposent toutes deux d’importantes ressources minières et énergétiques et font face à des défis similaires en matière d’infrastructures, d’industrialisation et de création de valeur locale. L’Ambassadeur a plaidé pour une coopération accrue dans l’industrie extractive, l’énergie, le commerce, les nouvelles technologies, les arts et la culture.

Cette orientation intervient alors que les échanges entre les deux pays semblent vouloir prendre une nouvelle dimension. En septembre 2026, l’Ambassade de Guinée à Kinshasa et l’Agence nationale congolaise pour la promotion des investissements ont notamment échangé sur la participation de la RDC au UK-Francophone West & Central Africa Forum prévu à Conakry en octobre. Les discussions ont mis en évidence les complémentarités entre les ambitions minières et infrastructurelles des deux pays.

Sur le plan sécuritaire, la Guinée a également réaffirmé son soutien aux efforts visant à restaurer durablement la paix dans l’Est de la RDC et à préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale congolaises. La coopération militaire et la formation des officiers figurent également parmi les domaines appelés à se renforcer.

À travers son discours, Sékou Camara dessine ainsi les contours d’une relation guinéo-congolaise appelée à dépasser le registre de l’amitié historique pour investir davantage celui du partenariat stratégique.

Le message est clair : la mémoire des pères fondateurs constitue un socle, mais l’avenir des relations entre Conakry et Kinshasa devra surtout se construire autour des investissements, des compétences, des infrastructures et de la transformation des ressources naturelles en développement partagé.

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« Guinée », et non « Guinée-Conakry » : quand le nom d’un pays devient un acte de souveraineté (Par Pathé Diallo) https://planete7.info/guinee-et-non-guinee-conakry-quand-le-nom-dun-pays-devient-un-acte-de-souverainete-par-pathe-diallo/ Mon, 05 Oct 2026 13:18:15 +0000 https://planete7.info/?p=65443 Il est des mots qui semblent anodins, mais qui portent en eux une histoire, une identité et parfois même une conception de la souveraineté. La manière de nommer un État appartient à cette catégorie. Dans une récente prise de parole, S.E. Sékou Camara, Ambassadeur de la République de Guinée en République démocratique du Congo, rappelle […]]]>

Il est des mots qui semblent anodins, mais qui portent en eux une histoire, une identité et parfois même une conception de la souveraineté. La manière de nommer un État appartient à cette catégorie.

Dans une récente prise de parole, S.E. Sékou Camara, Ambassadeur de la République de Guinée en République démocratique du Congo, rappelle une précision qui mérite d’être entendue bien au-delà des chancelleries : notre pays ne s’appelle pas « Guinée-Conakry ».

Son nom est la Guinée, tout simplement. Et dans sa forme officielle longue : la République de Guinée.

Cette précision peut paraître sémantique. Elle ne l’est pas.

Un nom officiel, une identité nationale

L’appellation « Guinée-Conakry » est parfois utilisée dans les médias, dans les conversations ou dans certains contextes internationaux pour distinguer notre pays d’autres territoires portant le nom de Guinée. Mais l’usage d’une appellation pratique ne doit pas conduire à perdre de vue le nom officiel de l’État.

Pour un pays indépendant et souverain, le nom n’est pas un détail.

Il constitue un élément de son identité juridique, diplomatique et politique. Dans les documents officiels, les relations entre États et les enceintes internationales, c’est bien la République de Guinée qui désigne notre pays.

Le rappel de l’ambassadeur Sékou Camara intervient d’ailleurs dans un contexte où la diplomatie guinéenne cherche à renforcer ses relations avec ses partenaires africains. Nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée en RDC, il a présenté ses lettres de créance au président Félix Tshisekedi en mai 2024, avec l’ambition affichée de consolider les liens historiques entre les deux pays.

Quand la géographie ne doit pas remplacer le nom

Pourquoi alors « Guinée-Conakry » ?

La réponse est essentiellement historique et géographique. Le continent africain compte plusieurs États ou territoires dont les noms comportent le terme « Guinée » : Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, et bien entendu la Guinée.

Pour éviter les confusions, certains ont donc pris l’habitude d’ajouter « Conakry », du nom de la capitale.

Mais une capitale ne définit pas le nom d’un État.

On ne dit pas « Paris-France » pour désigner la France, ni « Dakar-Sénégal » pour désigner le Sénégal. La distinction géographique peut avoir son utilité dans certains contextes, mais elle ne doit pas se substituer au nom officiel d’un pays.

C’est précisément là que la remarque de l’ambassadeur prend une dimension plus large.

Une question de souveraineté symbolique

Nommer correctement un pays, c’est aussi reconnaître son identité telle qu’il se définit lui-même.

La souveraineté ne s’exprime pas uniquement à travers les frontières, les institutions, les forces de défense ou les traités internationaux. Elle se manifeste également dans les symboles, les dénominations et la manière dont un État est présenté au monde.

Dire « Guinée », c’est donc employer le nom court consacré par l’usage et l’identité nationale.

Dire « République de Guinée », c’est employer sa forme officielle.

Dans les deux cas, le message est clair : la Guinée n’a pas besoin d’un suffixe pour être identifiée.

Une bataille linguistique qui dépasse les mots

La démarche défendue par Sékou Camara peut ainsi être comprise comme une invitation à davantage de rigueur dans le langage diplomatique, médiatique et institutionnel.

Il ne s’agit évidemment pas de transformer chaque emploi de « Guinée-Conakry » en incident diplomatique. Il s’agit plutôt d’encourager une culture de la précision.

Car les mots construisent aussi les représentations.

Lorsqu’un pays tient à la manière dont son nom est écrit, prononcé et traduit dans les échanges officiels, il ne défend pas seulement une question de vocabulaire. Il affirme une part de son identité.

Et cette exigence prend une résonance particulière dans un contexte africain où les États travaillent encore à consolider leur présence, leur image et leur influence sur la scène internationale.

De Conakry à Kinshasa : la diplomatie du respect mutuel

Le rappel de l’ambassadeur guinéen intervient aussi dans le cadre du rapprochement entre la Guinée et la RDC.

Depuis son arrivée à Kinshasa, Sékou Camara a notamment mis en avant le renforcement des relations économiques, diplomatiques, sociales et culturelles entre les deux pays.

Plus récemment, en septembre 2026, l’ambassade de Guinée à Kinshasa était encore engagée dans des discussions visant à renforcer les coopérations économiques entre les deux pays, notamment autour de la participation congolaise au Forum UK-Francophone West & Central Africa prévu à Conakry.

La diplomatie n’est donc pas seulement affaire de grands accords et de sommets internationaux. Elle se joue aussi dans la précision des mots, dans la reconnaissance mutuelle et dans le respect des identités nationales.

« La Guinée », tout simplement

Au fond, le message de Sékou Camara pourrait se résumer en une phrase :

Notre pays a un nom. Il convient de l’utiliser.

La République de Guinée, dans sa forme officielle.

La Guinée, dans sa forme courante.

Et si « Guinée-Conakry » peut parfois servir à lever une ambiguïté géographique, elle ne doit pas devenir, par habitude, le nom par lequel nous-mêmes finissons par désigner notre propre pays.

Car une nation commence aussi par la manière dont elle se nomme.

La Guinée est la Guinée. Et ce nom, à lui seul, porte une histoire, une souveraineté et une identité.

 

Pathé Diallo

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Coopération : l’Ambassadeur Sékou Camara échange avec la Ministre des affaires étrangères de la RDC https://planete7.info/cooperation-lambassadeur-sekou-camara-echange-avec-la-ministre-des-affaires-etrangeres-de-la-rdc/ Thu, 28 Aug 2025 16:58:12 +0000 https://planete7.info/?p=45450 Porteur d’un message de félicitations de sa hiérarchie, l’Ambassadeur Sékou Camara a été reçu en audience, ce mercredi 27 août 2025, par Son Excellence Madame Thérèse KAYIKWAMBA Wagner, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora de la République démocratique du Congo, suite à sa reconduction […]]]>

Porteur d’un message de félicitations de sa hiérarchie, l’Ambassadeur Sékou Camara a été reçu en audience, ce mercredi 27 août 2025, par Son Excellence Madame Thérèse KAYIKWAMBA Wagner, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora de la République démocratique du Congo, suite à sa reconduction à la tête de la diplomatie congolaise.

Dans une atmosphère empreinte de cordialité, les deux personnalités ont salué la solidité des relations diplomatiques et amicales liant les deux Chefs d’Etat et les peuples frères guinéens et congolais. Elles ont cependant souligné la nécessité de renforcer et de diversifier la coopération et le partenariat bilatéraux dans divers domaines d’intérêt commun à travers la relance de la Grande Commission mixte de coopération Guinée-RDC, dont les travaux connaissent une période d’hibernation depuis près de trois décennies.

L’Ambassadeur Camara a en outre réaffirmé l’engagement de la Guinée en faveur de la paix et de la stabilité dans l’Est de la RDC, ainsi que son soutien indéfectible aux initiatives et processus de paix régionaux et internationaux en cours.

Il a enfin mis l’occasion à profit pour remettre à Madame la Ministre d’Etat un exemplaire du projet de nouvelle Constitution, pour information et encadrement.

L’audience s’est terminée avec un sentiment d’appréciation réciproque et une volonté commune de redynamiser les liens d’amitié et de coopération bilatéraux, conformément aux instructions des plus hautes Autorités des deux pays.

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