Santé publique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 21 Aug 2026 21:48:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Santé publique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Ebola en RDC : plus de 2 500 morts, l’ONU alerte sur une propagation hors de contrôle https://planete7.info/ebola-en-rdc-plus-de-2-500-morts-lonu-alerte-sur-une-propagation-hors-de-controle/ Fri, 21 Aug 2026 21:43:59 +0000 https://planete7.info/?p=62287 L’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) franchit un nouveau seuil critique. Plus de 2 500 personnes ont déjà succombé au virus, alors que la maladie poursuit une progression jugée « exponentielle » par les Nations unies. Vendredi, le coordinateur principal de l’ONU pour la réponse à Ebola, Julien Harneis, a tiré […]]]>

L’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) franchit un nouveau seuil critique. Plus de 2 500 personnes ont déjà succombé au virus, alors que la maladie poursuit une progression jugée « exponentielle » par les Nations unies.

Vendredi, le coordinateur principal de l’ONU pour la réponse à Ebola, Julien Harneis, a tiré la sonnette d’alarme face à l’accélération de la flambée. Selon lui, l’épidémie s’étend désormais sur un territoire plus vaste que la France, compliquant davantage les opérations de surveillance, de prise en charge et de vaccination.

L’ampleur de la mortalité inquiète particulièrement les autorités sanitaires. Près de la moitié des décès recensés seraient survenus au cours des vingt derniers jours, révélant une accélération brutale de la propagation du virus.

« Sa propagation dépasse la rapidité de notre réponse », a averti Julien Harneis, mettant en cause une riposte confrontée à un manque de financements, à des difficultés organisationnelles, mais aussi à la méfiance persistante d’une partie des populations concernées.

Déclarée le 15 mai dernier, cette épidémie est désormais présentée comme la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC. Elle est liée à la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique homologué n’est actuellement disponible.

Face à l’urgence, des essais cliniques sont néanmoins en cours. Quelque 70 000 doses du vaccin Ervebo ont par ailleurs été acheminées vers la RDC afin d’évaluer leur efficacité dans le cadre de la riposte.

En l’espace de seulement trois mois, la flambée actuelle a déjà dépassé en gravité plusieurs précédentes épidémies enregistrées dans le pays. Une situation qui accentue la pression sur les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux.

Alors que le nombre de victimes continue d’augmenter, les Nations unies appellent à une mobilisation urgente et à un renforcement significatif des moyens humains, logistiques et financiers. Pour les acteurs de la riposte, l’enjeu est désormais de parvenir à contenir une épidémie dont la progression menace de prendre davantage de vitesse que les capacités de réponse sur le terrain.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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RDC : Ebola franchit un seuil historique avec plus de 2 300 morts https://planete7.info/rdc-ebola-franchit-un-seuil-historique-avec-plus-de-2-300-morts/ Mon, 17 Aug 2026 21:45:00 +0000 https://planete7.info/?p=61837 L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC) vient de franchir un seuil particulièrement alarmant. Avec 2 325 décès confirmés sur 4 945 cas recensés au 15 août 2026, soit un taux de létalité de 47 %, cette nouvelle flambée devient officiellement la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays. Le bilan […]]]>

L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC) vient de franchir un seuil particulièrement alarmant. Avec 2 325 décès confirmés sur 4 945 cas recensés au 15 août 2026, soit un taux de létalité de 47 %, cette nouvelle flambée devient officiellement la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays.

Le bilan dépasse désormais celui de la grande épidémie de 2018-2020, qui avait fait 2 287 morts sur 3 470 cas dans le Nord-Kivu. Une différence de 38 décès qui pourrait encore s’accroître, l’épidémie actuelle étant toujours active.

La flambée de 2018-2020, qui avait duré près de 22 mois, reste l’une des crises sanitaires les plus graves de l’histoire récente de la RDC. Elle avait mobilisé d’importants moyens humains et logistiques pour contenir la propagation du virus.

Au cours de cette période, plus de 303 000 personnes avaient été vaccinées, tandis qu’environ 250 000 contacts avaient fait l’objet d’un suivi. Les équipes de riposte avaient également analysé près de 220 000 échantillons afin d’identifier rapidement les cas et de limiter les chaînes de transmission.

Le nouveau bilan prend une dimension d’autant plus préoccupante que l’épidémie de 2026 n’est pas encore arrivée à son terme. Contrairement à celle de 2018-2020, qui avait finalement été déclarée terminée après près de deux ans de lutte, la flambée actuelle continue de faire des victimes.

Avec 4 945 cas enregistrés et 2 325 décès, le taux de létalité atteint près d’un cas sur deux. Ces chiffres traduisent la gravité de la situation et soulignent les défis auxquels sont confrontées les autorités sanitaires et les équipes engagées dans la riposte.

Le dépassement du précédent record constitue ainsi un nouveau signal d’alerte pour la RDC. Tant que la transmission du virus ne sera pas interrompue, le bilan humain de cette épidémie pourrait continuer de s’alourdir dans les prochains jours et semaines.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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RDC : Ebola franchit la barre des 2 000 morts, l’épidémie toujours hors de contrôle https://planete7.info/rdc-ebola-franchit-la-barre-des-2-000-morts-lepidemie-toujours-hors-de-controle/ Wed, 12 Aug 2026 14:50:08 +0000 https://planete7.info/?p=61471 Avec 2 011 décès pour 4 381 cas confirmés, la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo atteint un nouveau seuil critique. L’Ituri concentre à elle seule 86,5 % des cas, tandis que l’OMS alerte sur la faible prise en charge des malades et le risque d’une transmission accrue à domicile. L’épidémie d’Ebola continue […]]]>

Avec 2 011 décès pour 4 381 cas confirmés, la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo atteint un nouveau seuil critique. L’Ituri concentre à elle seule 86,5 % des cas, tandis que l’OMS alerte sur la faible prise en charge des malades et le risque d’une transmission accrue à domicile.

L’épidémie d’Ebola continue de gagner du terrain en République démocratique du Congo (RDC). Selon le dernier bilan des autorités sanitaires publié mardi 11 août, le pays compte désormais 4 381 cas confirmés et 2 011 décès, portant le taux de létalité à environ 46 %.

Déclarée le 15 mai 2026, cette 17ᵉ flambée d’Ebola est déjà présentée comme la plus importante jamais enregistrée en RDC. Cinq provinces demeurent touchées par le virus, avec une situation particulièrement préoccupante en Ituri, principal foyer de l’épidémie, qui concentre à elle seule 86,5 % des cas recensés.

Au-delà du nombre de victimes, c’est la capacité de la riposte sanitaire à identifier et prendre en charge les personnes infectées qui inquiète les autorités et les organisations internationales.

À Bunia, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’environ 30 % seulement des personnes infectées seraient effectivement prises en charge par les équipes de riposte. Une proportion particulièrement faible qui complique considérablement le contrôle de la chaîne de transmission.

Selon l’OMS, de nombreux malades resteraient à domicile avant de décéder, exposant leurs proches et leur entourage au virus et favorisant ainsi sa propagation.

La situation reste également préoccupante dans le Haut-Uélé, le Nord-Kivu et la Tshopo, où les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de dépistage et de prise en charge.

Alors que le bilan franchit le seuil symbolique des 2 000 morts, les autorités congolaises se veulent néanmoins prudentes quant à l’évolution de la situation.

Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, estime que la dynamique de l’épidémie pourrait être progressivement inversée au cours des prochains mois. « Dans les trois mois qui viennent, on pense qu’on aura déjà maîtrisé la progression », a-t-il déclaré.

Une perspective qui reste toutefois conditionnée au renforcement de la surveillance, à l’identification rapide des cas et surtout à une meilleure prise en charge des personnes infectées.

Avec plus de 2 000 décès enregistrés, l’épidémie se rapproche désormais du bilan de la flambée de 2018-2020, qui avait fait près de 2 300 morts en RDC. La progression actuelle ravive ainsi le souvenir de l’une des crises sanitaires les plus meurtrières jamais connues dans le pays.

Face à l’urgence, l’OMS recommande également d’évaluer l’efficacité du vaccin Ervebo dans le cadre d’un essai clinique. Déjà homologué contre Ebola, ce vaccin pourrait être testé contre le variant Bundibugyo, identifié comme responsable de l’épidémie actuelle.

Un stock mondial d’environ 500 000 doses d’Ervebo, financé par Gavi, doit notamment contribuer à soutenir les essais cliniques ainsi que les efforts de réponse à l’épidémie.

Mais sur le terrain, le défi demeure immense. Alors que le nombre de décès dépasse désormais les 2 000, la priorité reste de retrouver les malades, interrompre les chaînes de transmission et empêcher que les contaminations ne continuent de progresser dans les provinces encore touchées.

L’épidémie n’a donc pas encore livré son bilan définitif. Et pour les autorités sanitaires congolaises comme pour l’OMS, les prochaines semaines seront déterminantes pour déterminer si la courbe peut enfin être inversée.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Mauritanie : à Nouakchott, l’insalubrité pousse les autorités à exiger un plan d’action https://planete7.info/mauritanie-a-nouakchott-linsalubrite-pousse-les-autorites-a-exiger-un-plan-daction/ Tue, 11 Aug 2026 12:56:06 +0000 https://planete7.info/?p=61350 À Nouakchott, les tas d’ordures qui s’amoncellent dans plusieurs quartiers de la capitale alimentent la colère et l’inquiétude des habitants. Face à une situation jugée « totalement inacceptable », les autorités mauritaniennes veulent désormais une réponse rapide et durable. Dans les rues de Nouakchott, le constat est difficile à ignorer. Déchets ménagers, dépôts sauvages et […]]]>

À Nouakchott, les tas d’ordures qui s’amoncellent dans plusieurs quartiers de la capitale alimentent la colère et l’inquiétude des habitants. Face à une situation jugée « totalement inacceptable », les autorités mauritaniennes veulent désormais une réponse rapide et durable.

Dans les rues de Nouakchott, le constat est difficile à ignorer. Déchets ménagers, dépôts sauvages et ordures éparpillées s’invitent dans plusieurs quartiers de la capitale mauritanienne. Une situation qui dégrade le cadre de vie et ravive les inquiétudes des populations face aux risques sanitaires et environnementaux.

L’insalubrité s’est progressivement imposée comme l’une des préoccupations majeures des habitants. Sur le terrain, certains dénoncent une gestion défaillante de la collecte des déchets, tandis que d’autres pointent du doigt des comportements qui contribuent à aggraver la situation.

« Le phénomène persiste. Des fois, les chariots empirent les choses en versant leurs propres ordures ici et quand tu t’y opposes, finalement, tu reçois les insultes de ces derniers », témoigne Zeynab, une habitante de Nouakchott.

Pour Kalidou Sy, la lutte contre l’insalubrité ne peut toutefois reposer uniquement sur les services de nettoyage. Elle nécessite également une implication des populations et un véritable effort de sensibilisation.

« Les gens jettent leurs ordures partout. Il va falloir que les gens se mobilisent pour qu’il y ait une sensibilisation de la population pour éviter ce phénomène, parce que beaucoup d’ordures amènent des maladies. Ça peut amener le paludisme avec la multiplication des moustiques », explique-t-il.

Selon lui, les autorités doivent également accompagner les citoyens afin de favoriser l’adoption de comportements plus responsables et lutter durablement contre l’accumulation des déchets.

Face à la persistance du problème, le gouvernement mauritanien entend désormais accélérer la riposte. Lundi 3 août 2026, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lamine, a réuni les services chargés du nettoyage de Nouakchott pour faire le point sur la situation.

Au cours de cette rencontre, le ministre n’a pas mâché ses mots. Il a qualifié l’état actuel de la capitale de « totalement inacceptable » et appelé à une action urgente et structurée.

Il a notamment demandé la mise en place d’un plan d’action destiné à améliorer durablement la propreté de Nouakchott. Une exigence adressée en particulier à Arma, la société marocaine chargée de la collecte et du nettoyage des déchets en Mauritanie.

L’entreprise devra ainsi présenter un plan permettant d’améliorer rapidement les opérations de collecte et de nettoyage dans la capitale.

Au-delà de l’intervention des services de nettoyage, la situation met en évidence un défi plus large : celui de la gestion durable des déchets et de la mobilisation collective.

Pour les habitants, l’amélioration du cadre de vie passe à la fois par une collecte plus efficace, une meilleure organisation des services concernés et une sensibilisation accrue de la population.

Les autorités affichent désormais un objectif clair : parvenir à un nettoyage complet de Nouakchott et répondre aux attentes des populations. Reste à savoir si le nouveau plan d’action permettra de transformer cette volonté en résultats visibles dans les rues de la capitale.

À Nouakchott, les habitants, eux, attendent surtout de voir les tas d’ordures disparaître durablement de leur quotidien.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Fiscalité du tabac : le ministère de l’Économie porte l’ambition de la Guinée pour une réforme régionale renforcée https://planete7.info/fiscalite-du-tabac-le-ministere-de-leconomie-porte-lambition-de-la-guinee-pour-une-reforme-regionale-renforcee/ Tue, 11 Aug 2026 02:07:44 +0000 https://planete7.info/?p=61318 La Guinée accueille depuis ce lundi 10 août 2026 une réunion régionale consacrée à la révision de la directive CEDEAO de 2017 sur les droits d’accise appliqués aux produits du tabac. À Conakry, les États membres, les institutions communautaires et les partenaires techniques cherchent à poser les bases d’une fiscalité plus harmonisée, plus efficace et […]]]>

La Guinée accueille depuis ce lundi 10 août 2026 une réunion régionale consacrée à la révision de la directive CEDEAO de 2017 sur les droits d’accise appliqués aux produits du tabac. À Conakry, les États membres, les institutions communautaires et les partenaires techniques cherchent à poser les bases d’une fiscalité plus harmonisée, plus efficace et mieux adaptée aux mutations du marché du tabac et de la nicotine.

La fiscalité du tabac s’invite au cœur des discussions régionales à Conakry. Réunis autour de la révision de la directive communautaire adoptée en 2017, les représentants des États membres de la CEDEAO sont appelés à réfléchir à de nouveaux mécanismes fiscaux capables de répondre aux enjeux économiques, sanitaires et sécuritaires liés aux produits du tabac.

À l’ouverture des travaux, Mariama Ciré Sylla, ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, a réaffirmé l’engagement de la Guinée en faveur d’une réforme ambitieuse de la fiscalité du secteur. Pour le gouvernement guinéen, l’enjeu est désormais de disposer d’un cadre fiscal qui tienne compte des transformations rapides du marché, notamment avec l’apparition et la diversification des nouveaux produits à base de nicotine.

La ministre a également mis en avant la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle afin de mieux lutter contre les pratiques frauduleuses et le commerce illicite des produits du tabac. Une démarche qui vise à la fois à protéger les recettes publiques et à garantir une meilleure efficacité des politiques de santé publique.

Au-delà des frontières nationales, la Commission de la CEDEAO plaide pour une plus grande harmonisation des régimes fiscaux appliqués au tabac dans l’espace communautaire. Les disparités entre les États peuvent en effet favoriser les pratiques de contournement fiscal et alimenter les circuits informels et illicites.

La rencontre de Conakry doit ainsi permettre d’évaluer la mise en œuvre de la directive de 2017, d’identifier ses insuffisances et de proposer des ajustements adaptés aux réalités actuelles du marché. La question du traitement fiscal des nouveaux produits nicotiniques figure notamment parmi les sujets qui devraient retenir l’attention des participants.

Pour les autorités régionales, l’objectif est double : garantir une fiscalité suffisamment efficace pour générer des recettes tout en évitant que les écarts de taxation entre pays ne créent des opportunités pour les réseaux de commerce illicite.

La dimension sanitaire occupe également une place importante dans les débats. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que le tabagisme est responsable de plus de 7 millions de décès chaque année dans le monde. Dans ce contexte, elle encourage les États à utiliser la fiscalité comme un instrument de réduction de la consommation des produits du tabac.

L’organisation recommande notamment le renforcement de la taxation, la mise en place de mécanismes efficaces de traçabilité et une meilleure utilisation des recettes issues des produits du tabac en faveur du financement de la santé.

À Conakry, les discussions dépassent donc la seule question des recettes fiscales. Elles portent sur la capacité des États de la CEDEAO à construire une politique commune qui permette de concilier mobilisation des ressources publiques, protection de la santé des populations et lutte contre le commerce illicite.

En accueillant cette rencontre, la Guinée entend ainsi contribuer à une nouvelle étape dans l’harmonisation de la fiscalité du tabac au sein de l’espace communautaire. Pour Mariama Ciré Sylla et les autres acteurs réunis à Conakry, la révision de la directive de 2017 constitue une occasion de faire évoluer le dispositif régional afin de mieux répondre aux réalités économiques, fiscales et sanitaires de l’heure.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Nuisances sonores en Guinée : la FEGEDEG appelle à une stratégie nationale de lutte contre le bruit https://planete7.info/nuisances-sonores-en-guinee-la-fegedeg-appelle-a-une-strategie-nationale-de-lutte-contre-le-bruit/ Sat, 08 Aug 2026 11:14:58 +0000 https://planete7.info/?p=61202 La Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG) salue la condamnation avec sursis de six jeunes cascadeurs à moto à Siguiri et appelle les autorités à renforcer la lutte contre les nuisances sonores. Dans un communiqué publié ce 8 août 2026, l’organisation plaide pour l’application effective du Code de l’environnement, le renforcement des contrôles […]]]>

La Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG) salue la condamnation avec sursis de six jeunes cascadeurs à moto à Siguiri et appelle les autorités à renforcer la lutte contre les nuisances sonores. Dans un communiqué publié ce 8 août 2026, l’organisation plaide pour l’application effective du Code de l’environnement, le renforcement des contrôles et la mise en place d’une véritable stratégie nationale de prévention de la pollution sonore.

Communiqué ci-joint :

COMMUNIQUÉ OFFICIEL DE LA FEGEDEG POUR LA LUTTE CONTRE LES NUISANCES SONORES EN GUINÉE

La Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG) a appris avec satisfaction la décision rendue par les autorités judiciaires de Siguiri à l’encontre de six jeunes cascadeurs à moto condamnés à six mois d’emprisonnement avec sursis pour des comportements ayant porté atteinte à la tranquillité publique.

La FEGEDEG salue cette décision qui constitue un signal fort en faveur du respect de l’ordre public, de la sécurité des citoyens et de la protection du cadre de vie.

Cette action judiciaire rappelle une réalité importante : les nuisances sonores constituent aujourd’hui une véritable forme de pollution environnementale qui affecte la santé publique, le bien-être des populations et la cohésion sociale.

La pollution sonore peut entraîner des conséquences importantes, notamment :

– les troubles du sommeil ;

– le stress et l’anxiété ;

– la fatigue ;

– les difficultés de concentration ;

– les risques liés à une exposition prolongée à des niveaux sonores excessifs ;

– la dégradation de la qualité de vie dans les quartiers et espaces urbains.

La nuisance sonore : une problématique nationale

Dans plusieurs villes de Guinée, particulièrement dans le Grand Conakry, les populations sont confrontées à une augmentation des sources de bruit excessif, notamment :

– les motocyclettes équipées d’échappements non conformes ;

– les acrobaties et rassemblements dangereux sur la voie publique ;

– l’usage abusif des klaxons ;

– les sonorisations excessives ;

– les activités nocturnes non maîtrisées ;

– les groupes électrogènes ;

– certains ateliers, commerces, chantiers et équipements industriels.

Ces pratiques, lorsqu’elles deviennent répétitives et incontrôlées, portent atteinte au droit des citoyens à vivre dans un environnement sain, paisible et sécurisé.

Rappel du cadre juridique et réglementaire

La FEGEDEG rappelle que la lutte contre les nuisances sonores repose sur des principes reconnus au niveau international et sur des dispositions nationales.

Au niveau international, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère le bruit environnemental comme un enjeu majeur de santé publique et recommande aux États de mettre en place des politiques efficaces de prévention et de réduction de l’exposition au bruit.

Les principes de santé et sécurité au travail de l’Organisation internationale du Travail (OIT) invitent également à protéger les travailleurs exposés aux environnements bruyants.

Au niveau national, la FEGEDEG rappelle l’existence de la Loi L/2019/0034/AN du 4 juillet 2019 portant Code de l’environnement de la République de Guinée, qui encadre la prévention et la lutte contre les nuisances sonores.

À ce titre :

– L’article 134 interdit les émissions sonores susceptibles de nuire à la santé humaine, de gêner excessivement le voisinage ou de porter atteinte à l’environnement ;

– L’article 135 prévoit les mesures de surveillance et de contrôle des nuisances sonores et vibratoires ;

– L’article 136 prévoit l’établissement de normes techniques relatives aux émissions sonores, aux équipements, aux véhicules, aux installations industrielles, commerciales et artisanales ainsi qu’aux mesures permettant de faire cesser les nuisances.

La FEGEDEG estime qu’il est désormais nécessaire de renforcer l’application de ces dispositions et d’accélérer l’adoption des textes réglementaires complémentaires afin d’assurer une meilleure protection des populations.

Appel à une stratégie nationale de lutte contre les nuisances sonores

La FEGEDEG appelle le Gouvernement, les collectivités locales, les services techniques, les forces de sécurité et l’ensemble des acteurs concernés à engager une démarche nationale structurée comprenant :

✅ l’actualisation et l’harmonisation de la réglementation sur les nuisances sonores ;

✅ le renforcement des contrôles techniques des véhicules et engins à moteur ;

✅ la mise en place de mécanismes de plainte et de suivi des nuisances sonores ;

✅ la sensibilisation des citoyens, particulièrement des jeunes, sur les conséquences du bruit excessif ;

✅ l’intégration de la problématique sonore dans les politiques urbaines, environnementales et sanitaires.

Responsabilité collective

La FEGEDEG rappelle que la protection de l’environnement ne se limite pas uniquement à la gestion des déchets et à l’assainissement.

Elle englobe également :

– la qualité de l’air ;

– la qualité de l’eau ;

– la salubrité publique ;

– la tranquillité des populations ;

– la santé publique ;

– la prévention de toutes les formes de pollution.

La Fédération invite les jeunes à faire preuve de responsabilité citoyenne et encourage la création d’espaces adaptés permettant la pratique des activités sportives et de loisirs dans le respect de la sécurité et de la tranquillité publiques.

Elle invite également les opérateurs économiques, les organisateurs d’événements, les établissements de loisirs et tous les utilisateurs d’équipements bruyants à adopter des comportements responsables.

Engagement de la FEGEDEG

La Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée réaffirme sa disponibilité à accompagner les autorités dans :

– la sensibilisation des populations ;

– la collecte des données environnementales ;

– l’identification des zones fortement exposées au bruit ;

– la promotion des bonnes pratiques ;

– le plaidoyer pour l’amélioration du cadre réglementaire.

La FEGEDEG félicite les autorités judiciaires et administratives de Siguiri pour cette action exemplaire et encourage l’ensemble des villes de Guinée à renforcer les initiatives visant à construire des espaces urbains plus propres, plus sûrs, plus paisibles et plus respectueux du bien-être des citoyens.

Conakry, le 08 août 2026

Pour la Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG)

Le Président

Sory CAMARA

 

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Kankan : en période d’hivernage, les autorités sanitaires alertent sur la recrudescence des maladies chez les enfants https://planete7.info/kankan-en-periode-dhivernage-les-autorites-sanitaires-alertent-sur-la-recrudescence-des-maladies-chez-les-enfants/ Fri, 07 Aug 2026 19:00:58 +0000 https://planete7.info/?p=61135 À Kankan, la saison des pluies rime avec une vigilance accrue sur le plan sanitaire. Entre la prolifération des moustiques, la multiplication des eaux stagnantes et les risques de contamination des aliments, l’hivernage crée un environnement favorable à l’apparition de plusieurs maladies, particulièrement chez les enfants. Le directeur préfectoral de la santé de Kankan, Elhadj […]]]>

À Kankan, la saison des pluies rime avec une vigilance accrue sur le plan sanitaire. Entre la prolifération des moustiques, la multiplication des eaux stagnantes et les risques de contamination des aliments, l’hivernage crée un environnement favorable à l’apparition de plusieurs maladies, particulièrement chez les enfants.

Le directeur préfectoral de la santé de Kankan, Elhadj Dr Fafodé Condé, a tiré la sonnette d’alarme sur cette situation lors d’un entretien accordé ce jeudi 6 août 2026. Selon lui, le paludisme demeure la principale menace sanitaire pour les enfants, notamment ceux âgés de moins de cinq ans.

« Le paludisme constitue la première cause de consultation et d’hospitalisation des enfants d’au moins 5 ans. Cela est provoqué par la présence des eaux stagnantes où les moustiques pondent leurs œufs. Nous sommes dans une période où beaucoup d’anophèles circulent dans les familles », a expliqué le responsable sanitaire.

Avec les fortes précipitations enregistrées pendant l’hivernage, les flaques d’eau et les zones mal assainies deviennent des lieux privilégiés de reproduction des moustiques vecteurs du paludisme. Une situation qui expose davantage les enfants, considérés comme l’une des couches les plus vulnérables face à cette maladie.

Au-delà du paludisme, la fièvre typhoïde et certaines infections parasitaires préoccupent également les services de santé. Le directeur préfectoral de la santé pointe notamment du doigt les risques liés à la consommation d’aliments pouvant être contaminés durant leur production ou leur transport.

« La fièvre typhoïde est provoquée aussi par l’eau. Dans nos potagers, plusieurs légumes, notamment la salade et certaines feuilles, sont arrosés avec des eaux de puits parfois souillées ou contaminées, puis acheminés vers les marchés », a-t-il indiqué.

Face à ces risques, les autorités sanitaires appellent les populations à renforcer les mesures préventives. L’utilisation régulière des moustiquaires imprégnées, l’assainissement des alentours des habitations, l’élimination des eaux stagnantes ainsi qu’un lavage rigoureux des aliments avant leur consommation sont fortement recommandés.

Le Dr Fafodé Condé invite également les parents à protéger davantage les enfants pendant les épisodes pluvieux, en évitant notamment qu’ils restent longtemps sous la pluie.

« Il faut utiliser les moustiquaires, assainir l’environnement des foyers en éliminant les eaux stagnantes et garder les enfants à la maison pendant qu’il pleut. Un enfant qui joue sous la pluie risque de développer des infections pulmonaires », a-t-il averti.

À l’approche des semaines les plus arrosées de l’hivernage, les services sanitaires de Kankan encouragent ainsi les familles à adopter des comportements préventifs afin de réduire la propagation des maladies et préserver la santé des enfants.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Conakry : le 4e Congrès de la SOGUI-ORL et les 2es Journées de la Fondation Sayon placent les maladies chroniques au cœur des priorités https://planete7.info/conakry-le-4e-congres-de-la-sogui-orl-et-les-2es-journees-de-la-fondation-sayon-placent-les-maladies-chroniques-au-coeur-des-priorites/ Fri, 31 Jul 2026 13:11:28 +0000 https://planete7.info/?p=60560 Conakry accueille depuis ce jeudi le 4e Congrès de la Société Guinéenne d’Oto-Rhino-Laryngologie (SOGUI-ORL), couplé aux 2es Journées de la Fondation Sayon pour l’ORL communautaire. Placée sous le thème « ORL et maladies chroniques en Afrique : diagnostiquer tôt, traiter mieux, prévenir durablement », cette rencontre scientifique de deux jours réunit des spécialistes ORL, médecins, […]]]>

Conakry accueille depuis ce jeudi le 4e Congrès de la Société Guinéenne d’Oto-Rhino-Laryngologie (SOGUI-ORL), couplé aux 2es Journées de la Fondation Sayon pour l’ORL communautaire. Placée sous le thème « ORL et maladies chroniques en Afrique : diagnostiquer tôt, traiter mieux, prévenir durablement », cette rencontre scientifique de deux jours réunit des spécialistes ORL, médecins, infirmiers, chercheurs et techniciens venus de toute la Guinée, ainsi que plusieurs experts africains, autour des enjeux liés à la prévention et à la prise en charge des maladies chroniques de la sphère ORL.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Mme Khaité Sall.

Au-delà des communications scientifiques, ce rendez-vous se veut un cadre de réflexion et de partage d’expériences sur les défis que posent les maladies chroniques ORL en Afrique. Il ambitionne également de renforcer les compétences des professionnels de santé et d’améliorer durablement la qualité de la prise en charge des patients.

Prenant la parole, le professeur Keita Abdoulaye, titulaire d’ORL du CAMES, enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé des universités guinéennes et président fondateur de la Fondation Sayon Camara pour l’ORL communautaire, a mis en lumière les principales innovations de cette quatrième édition.

« L’innovation cette année, parce que nous sommes à notre quatrième édition et à la deuxième édition pour la Fondation, c’est surtout le renforcement des capacités des professionnels de santé à tous les niveaux : infirmiers, médecins et techniciens d’appareillage. Nous avons commencé par deux jours d’ateliers et d’interventions chirurgicales dans les blocs opératoires. Les ateliers étaient basés sur les explorations fonctionnelles auditives, les explorations du vertige, mais aussi les explorations et le traitement de l’apnée du sommeil. »

Le spécialiste a également souligné l’introduction de nouvelles technologies destinées à améliorer la prise en charge des patients.

« L’innovation encore, c’est l’utilisation des implants cochléaires dans la lutte contre la déficience auditive et l’utilisation des PPC, des appareils à ventilation positive, pour lutter contre l’apnée du sommeil. »

Selon lui, les travaux de ce congrès seront essentiellement consacrés aux maladies chroniques qui affectent la spécialité ORL.

« Les échanges seront concentrés sur les maladies chroniques et l’ORL. Ces maladies chroniques, il faut citer la perte de l’audition, la perte de la communication, l’insuffisance de sommeil ou les troubles du sommeil, les troubles de l’équilibre. Ce sont ces pathologies que nous allons discuter ensemble. La discussion va porter depuis le dépistage précoce jusqu’au traitement et au soulagement du patient. »

Le professeur Keita Abdoulaye a, par ailleurs, formulé plusieurs recommandations en direction des autorités sanitaires afin de renforcer les capacités nationales dans ce domaine.

« La recommandation au niveau des décideurs, c’est la facilitation de la formation des médecins spécialistes, des infirmiers spécialisés pour des professions particulières telles que les orthophonistes et les audioprothésistes, mais aussi le renforcement de la prise en charge chirurgicale de ces affections telles que les otites chroniques. »

Il a rappelé que les deux journées préparatoires ont permis de réaliser plusieurs interventions chirurgicales sur des patients souffrant d’otites chroniques, avant de plaider pour une meilleure documentation de ces pathologies.

« Nous lançons aussi un plaidoyer pour la création de registres de ces affections, afin qu’ils soient inscrits dans le cahier du ministère de la Santé. Nous plaidons également pour une prise en charge plus spécialisée de ces pathologies chroniques à travers les implants cochléaires, la radiothérapie et la biothérapie. Les conclusions et recommandations issues de nos travaux ne resteront pas dans les tiroirs. »

Présidant la cérémonie d’ouverture, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Mme Khaité Sall, a salué l’engagement des spécialistes ORL en faveur de l’amélioration de la santé des populations. Elle a assuré que les conclusions du congrès serviront de base aux futures orientations du département.

« Je m’engage personnellement à ce que le rapport général de ce congrès serve de document de travail direct pour l’élaboration de nos plans d’action. »

La ministre a également appelé l’ensemble des acteurs du secteur à conjuguer leurs efforts pour améliorer l’accès aux soins ORL en Guinée.

« Bâtissons ensemble une Guinée où entendre, respirer, parler et vivre en pleine santé n’est plus un privilège, mais un droit garanti pour chaque citoyen. »

Déclarant officiellement ouverts les travaux, Mme Khaité Sall a adressé ses encouragements aux participants.

« C’est sur ces mots d’espoir, d’ambition partagée et de confiance renouvelée en notre corps médical que je déclare officiellement ouvert le quatrième congrès de la SOGUI-ORL et les deuxièmes Journées de la Fondation Sayon pour l’ORL communautaire. Je vous souhaite plein succès dans vos travaux. Vive la recherche médicale et la coopération scientifique internationale. Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens. »

Durant deux jours, les participants prendront part à des ateliers pratiques, des conférences scientifiques, des échanges d’expériences et des démonstrations de techniques innovantes. À l’issue de cette rencontre, des recommandations sont attendues pour renforcer la prévention, favoriser un diagnostic précoce et améliorer durablement la prise en charge des maladies chroniques ORL, aussi bien en Guinée que sur le continent africain.

Salif Camara pour Planete7.info

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Khaïté Sall reconduite à la Santé : « La confiance oblige. Elle appelle des résultats » https://planete7.info/khaite-sall-reconduite-a-la-sante-la-confiance-oblige-elle-appelle-des-resultats/ Tue, 28 Jul 2026 02:25:13 +0000 https://planete7.info/?p=60261 Reconduite à la tête du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique à l’issue du remaniement gouvernemental, Khaïté Sall a salué la confiance renouvelée des plus hautes autorités du pays. Dans un message empreint de reconnaissance et d’engagement, elle promet de poursuivre les réformes engagées afin de renforcer durablement le système de santé guinéen. […]]]>

Reconduite à la tête du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique à l’issue du remaniement gouvernemental, Khaïté Sall a salué la confiance renouvelée des plus hautes autorités du pays. Dans un message empreint de reconnaissance et d’engagement, elle promet de poursuivre les réformes engagées afin de renforcer durablement le système de santé guinéen.

Quelques heures après la publication du décret présidentiel confirmant son maintien au sein du gouvernement, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a réagi en adressant un message de gratitude au Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi qu’au Premier ministre. Elle considère cette reconduction comme une marque de confiance qui renforce son devoir de poursuivre les transformations déjà amorcées dans le secteur de la santé.

« Ma plus profonde gratitude et mon infinie reconnaissance à Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République, Chef de l’État, ainsi qu’à Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement, pour la confiance renouvelée qu’ils m’accordent. Être reconduite à la tête du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique est pour moi bien plus qu’un honneur : c’est le renouvellement d’un pacte de confiance et une invitation à aller encore plus loin dans la transformation de notre système de santé », a déclaré la ministre.

Dans son message, Khaïté Sall réaffirme sa volonté de poursuivre sa mission avec rigueur, discipline et détermination, en inscrivant son action dans la vision stratégique portée par le Chef de l’État. Elle estime que les réformes entreprises devront contribuer à faire du secteur de la santé un levier majeur du développement national.

« Consciente de l’immense responsabilité qui m’incombe, je réaffirme ma loyauté totale envers la vision portée par le Chef de l’État et mon engagement à poursuivre, avec exigence, discipline et détermination, les réformes engagées. Chaque décision, chaque projet, chaque résultat devra contribuer à faire de la santé un véritable pilier du Programme Simandou 2040 et un levier de développement pour notre Nation », a-t-elle souligné.

La ministre a également insisté sur la nécessité de placer les citoyens au cœur des politiques publiques en matière de santé. Elle assure vouloir poursuivre les efforts visant à bâtir un système sanitaire plus moderne, plus performant et davantage accessible à l’ensemble des Guinéens.

« Je continuerai à servir avec humilité, à écouter, à agir et à fédérer toutes les énergies autour d’une seule ambition : offrir à chaque Guinéenne et à chaque Guinéen un système de santé moderne, performant, accessible et digne de leurs attentes. La confiance oblige. Elle appelle des résultats. C’est avec cet état d’esprit que je poursuis cette mission au service de la République », a conclu Khaïté Sall.

Par cette déclaration, la ministre réaffirme son ambition de consolider les acquis enregistrés ces dernières années et de poursuivre les réformes destinées à améliorer l’accès des populations à des soins de qualité, dans le cadre des priorités fixées par les autorités de la transition.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Labé : à Kouroula, des habitants dénoncent les nuisances des déchets de la maison centrale et réclament une intervention urgente https://planete7.info/labe-a-kouroula-des-habitants-denoncent-les-nuisances-des-dechets-de-la-maison-centrale-et-reclament-une-intervention-urgente/ Fri, 26 Jun 2026 12:41:30 +0000 https://planete7.info/?p=57824 Dans le quartier Kouroula, situé dans la commune urbaine de Labé, le quotidien des habitants est marqué par une situation qu’ils qualifient de préoccupante. Depuis plusieurs années, les riverains dénoncent le déversement des eaux usées et des déchets provenant de la maison centrale de Labé, directement à proximité de leurs habitations. Une situation qui, selon […]]]>

Dans le quartier Kouroula, situé dans la commune urbaine de Labé, le quotidien des habitants est marqué par une situation qu’ils qualifient de préoccupante. Depuis plusieurs années, les riverains dénoncent le déversement des eaux usées et des déchets provenant de la maison centrale de Labé, directement à proximité de leurs habitations. Une situation qui, selon eux, constitue une menace pour leur santé et leur environnement.

Entre mauvaises odeurs, insalubrité et inquiétudes sanitaires, les populations disent vivre un véritable calvaire. Elles affirment avoir multiplié les alertes auprès des autorités locales, sans qu’une solution durable ne soit trouvée jusque-là.

Rencontrée ce vendredi 26 juin 2026, Dame Tiguidanké Sow, habitante du quartier, décrit une situation devenue insupportable.

« Nous avons un sérieux problème. Avant, il n’y avait que les eaux usées, mais aujourd’hui ce sont aussi les déchets des toilettes qui se déversent devant nos concessions. Nous avons alerté toutes les autorités locales, notamment la commune urbaine, mais personne n’est venu constater la réalité sur le terrain », témoigne-t-elle.

Selon elle, les habitants ont tenté de limiter les dégâts avec leurs propres moyens, mais leurs efforts restent insuffisants face à l’ampleur du problème.

« Nous avons construit deux petits murs pour empêcher ces déchets d’avancer, mais nos enfants continuent de jouer à proximité et certains se baignent même dans ces eaux sales. Nous sommes très inquiets, car nous n’avons aucune autre alternative. Nous demandons aux autorités de prendre des mesures concrètes », ajoute-t-elle.

Une situation qui affecte également le quotidien des autres habitants. Mariama Diouldé, une autre résidente de Kouroula, déplore l’absence de réponse malgré les nombreuses démarches engagées.

« Les déchets de la maison centrale nous préoccupent énormément. Nous avons saisi les autorités à différents niveaux, mais jusqu’à présent rien n’a changé. Certaines personnes étaient venues nous promettre de fermer le passage par lequel ces déchets s’écoulent, mais cela n’a jamais été fait », regrette-t-elle.

Elle explique que ces nuisances ont considérablement dégradé les conditions de vie dans le quartier.

« Aujourd’hui, nous ne pouvons même plus rester devant nos maisons pour prendre le petit-déjeuner à cause des mauvaises odeurs et des eaux usées. Nos jeunes continuent les démarches, mais aucune solution n’a encore été trouvée », poursuit-elle.

Pour obtenir la version des responsables de la maison centrale de Labé, notre équipe s’est rapprochée du régisseur de l’établissement pénitentiaire. Celui-ci a orienté la rédaction vers le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Labé.

Le procureur a indiqué que la gestion de cette situation ne relevait pas de ses attributions, précisant que les décisions concernant les infrastructures et la gestion des déchets de l’administration pénitentiaire relèvent de la Direction nationale de l’administration pénitentiaire.

En attendant une réponse concrète, les habitants de Kouroula continuent de subir les conséquences de cette situation qu’ils jugent alarmante. Ils espèrent désormais une intervention rapide des autorités compétentes afin de mettre fin à ces nuisances qui menacent leur cadre de vie.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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